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Ambernac : présentation de la commune

Dossier IA16002071 réalisé en 2003

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'étudesCommunauté de communes du Confolentais
AdresseCommune : Ambernac

Plusieurs indices d'occupation ancienne ont été relevés à Ambernac. Des levées de terre, sur la rive gauche de la Charente, suscitent de nombreuses hypothèses : tumuli, cimetière mérovingien (une francisque aurait été retrouvée), ou remblais des mines d'Ambernac. A l'époque gallo-romaine, Ambernac aurait été un carrefour de voies romaines. Une borne milliaire a d'ailleurs été découverte, elle est conservée à Angoulême au musée de la Société archéologique et historique de la Charente.

Les mines de plomb argentifère auraient été exploitées à cette époque. Des sarcophages dits gallo-romains auraient également été retrouvés autour de l'église.

Pendant l'Ancien Régime, Ambernac était un chef-lieu d'archiprêtré. Nanglard affirme l'existence d'une commanderie de templiers dépendant de Villegast au Maslandrie, d'une chapelle Saint-Cyprien près du pont sur la Charente, ainsi que d'une maladrerie. La commune d'Ambernac est en fait la réunion de deux paroisses, Saint-Pierre d'Ambernac et Saint-Martin de l'Erm. La paroisse Saint-Martin a été annexée en 1802. Les principaux logis étaient Praisnaud, Puynode, Villechaise et Chez Guilloux. Des registres d'arpentage ont été dressés en 1749-1751.

Presque tous les hameaux actuels de la commune sont présents sur la carte de Cassini. Seules quelques fermes isolées n'y figurent pas (la Grosse-Pierre, les Broussilles). Au XIXe siècle, la commune dépasse 1000 habitants. Elle compte près de 1200 habitants en 1850. A cette époque, plusieurs tentatives sont faites pour exploiter les mines d'Ambernac et d'Alloue, aucune n'atteint le seuil de rentabilité. Le 27 juillet 1944, des combats violents opposent une colonne de soldats allemands et les Résistants du maquis Foch présents à Ambernac, faisant de nombreux morts et détruisant de nombreux bâtiments (l'Allemandie, les Champs, le bourg). Depuis plusieurs décennies, Ambernac subit un déclin démographique.

Les matériaux présents dans le sous-sol à Ambernac sont variés et on retrouve cette diversité dans les constructions. Le calcaire et le silex dominent au nord et à l'ouest. Au sud et à l'est, le grès et le granite sont présents. L'alios, appelé également poudingue ou "grison" est également présent dans le sous-sol et employé pour la construction.

Situé entre le calcaire et le granite, Ambernac se trouve aussi sur la ligne de partage des eaux entre la Charente et la Vienne. Cette ligne est assez proche de la limite est de la commune. La Charente coule à l'ouest d'Ambernac, du sud vers le nord. Plusieurs affluents de la Charente traversent la commune (le Braillou, le ruisseau des Vergnes, le ruisseau du Maslandrie et le ruisseau de la Fontaine Berlière). La Charente forme une large vallée, à 150 mètres d'altitude.

Les plateaux atteignent 232 mètres d'altitude au nord-est de la commune. Plusieurs espaces boisés ont été conservés près des limites communales. Le bourg est assez peu développé, au sommet d'une colline qui domine la vallée de la Charente. De même, Saint-Martin domine la vallée du Braillou et presque tous les hameaux sont situés sur le versant ou au bord du plateau, à proximité de l'eau. La Grange-des-Mottes, Clermont et Ambouriane sont les exceptions, situés au milieu du plateau.

Le peuplement s'est réparti inégalement. Le nord-est de la commune, sur le plateau, est presque désert. Le sud de la commune est très peu peuplé, aucun hameau ne s'est implanté près du ruisseau des Vergnes. L'habitat s'est en fait développé près de la Charente, mais encore davantage près du Braillou. Plusieurs foyers d'habitat dense ont été repérés : Ambernac, Saint-Martin, le Breuil, Montermenoux, la Grange-de-Mottes, l'Allemandie. Les autres hameaux, petits ou grands, ont un habitat beaucoup plus dispersé. La superficie de la commune est de 3005 hectares, pour 422 habitants en 1999, soit une densité légèrement supérieure à 14 habitants au kilomètre carré.

Références documentaires

Bibliographie
  • Bougnoteau, Florence, Les prieurés et les églises dépendant de l'abbaye Saint-Sauveur de Charroux dans les anciens diocèses de Poitiers, Saintes et Angoulême, Mémoire de DEA de l'université de Poitiers, 1995.

    p. 32, 39, 64
  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

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