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Brillac : présentation de la commune

Dossier IA16005351 réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'étudesCommunauté de communes du Confolentais
AdresseCommune : Brillac

" Brillac " provient d'un patronyme latin probablement d'origine grecque " Beryllius" et du suffixe latin de lieu " acum ". L'orthographe médiévale " Brilhac " devint ensuite " Briliac " puis " Brillac ". Le bourg de Brillac est traversé par deux anciennes voies romaines. L'une de ces voies correspond à l'actuelle rue Ferrade, qui traversait l'Issoire sur l'actuel pont Binot.

Selon une tradition, Ranulfe, comte de Poitiers, et Raims, son cousin, comte d'Herbauge, auraient livré un combat à Brillac, le 4 novembre 852, contre les Normands. Eble ou Ebulon, abbé de Saint-Denis en France, de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Hilaire de Poitiers, révolté contre le roi, y aurait péri en 893. Selon Dom Becquet, l'abbaye de Lesterps se serait établie vers 975 aux dépens de la paroisse de Saint-Quentin citée en 1032 et fondée par l'évêque de Limoges en démembrement de la paroisse de Brillac. Le chapitre de Brillac fut réuni à celui du Dorat vers 1400. En 1789, la paroisse correspondait à la commune actuelle. Elle dépendait du diocèse de Limoges. Les saints patrons de l'église étaient Saint-Pierre-ès-Liens et Saint-Mélise (ou Mélèse ou encore Mélisi). L'ancienne paroisse comptait deux chapelles rurales. Celle de la Villatte a disparu. Il reste à Malangin les vestiges d'une seconde chapelle. Le prieuré de bénédictines Saint-Marc des Hautes-Mesures fut détruit par un incendie au XVIIe siècle. La commanderie des hospitaliers de Saint-jean-de-Jérusalem d'Aunac n'était plus au XVIIe siècle qu'une templerie unie à la commanderie de Champeaux. L'emplacement d'une ancienne maladrerie, au nord du bourg, est mal connu. La paroisse faisait partie de la généralité de Limoges et dépendait de la sénéchaussée du Dorat. Dans la paroisse, l'autorité laïque était représentée par le seigneur. En 1789 il s'agissait d'une femme, Marie-Charlotte de la Ferté-Senneterre, veuve du maréchal d'Armentières. Un procès-verbal du 7 février 1790 rapporte la mise en place de la nouvelle municipalité. Le premier maire, Jean Robert, était également le desservant de la paroisse. Le second maire, Jean-Sylvain de Verdilhac, fut élu le 13 novembre 1791. Son successeur se nommait Charles Vauguyon. La paroisse fut maintenue en 1803, mise à la charge de la commune le 26 décembre 1805 et de l’État le 30 septembre 1807.

Le bourg comporte les restes d'un château fortifié dit la Tour de Brillac. La commune a compté plusieurs autres châteaux. Les châteaux de la Forêt (le château de la Forêt aurait selon la légende servi d'habitation aux sœurs des seigneurs de Brillac qui avaient renoncé au mariage), de la Lande, de la Vergne-Bauton et de la Villatte ont aujourd'hui totalement disparu. Au sud-est du bourg se trouveraient les ruines d'un cinquième château.

Le bourg a eu un notaire jusqu'au XVIIIe siècle.

Le couvent qui se trouvait dans le bourg, route de Bussière-Boffy, a disparu au XXe siècle. Ce couvent comportait une chapelle dédiée à sainte Anne qui servit de maison commune après la Révolution. Différentes dévotions se sont pratiquées sur la commune de Brillac. Il en existait six avec six itinéraires différents : la première avait lieu à l'intérieur et à l'extérieur de l'église ; la seconde partait de l'église et passait par différentes croix autour du bourg, la troisième partait de l'église et passait par l'étang et le cimetière ; la quatrième passait par la chapelle Saint-Marc et l'église ; la cinquième passait par la fontaine Saint-Mélizy, l'église et différentes croix. La sixième était la grande dévotion de la Trinité, elle partait de l'église, passait par la croix de la Poule, la croix du Got, la route des Quatre chemins, le chemin de la Garenne à Aunac, les croix de la Lande, d'Aunac, de l'Age du Puits, de Beaulieu, du chemin des Bougouilles, de Salvert, du Mignon, de Ribourgeon, du Chemin de Chalotte, du cimetière, du Champ de foire, de l'ancienne Chapelle, du Couvent, de la fontaine et revenait à l'église. La procession d'environ 7 km avait surtout pour objectif de combattre les convulsions infantiles, l'insomnie, la peur et les fièvres. Ce rassemblement était l'occasion pour les domestiques et servantes de changer d'employeur. La Trinité était également le jour de la frairie dans le bourg. De nombreuses croix ont aujourd'hui disparu et la pratique des dévotions a progressivement cessé à la fin du XXe siècle. Il est probable qu'elles se pratiquent encore individuellement. De nouvelles croix doivent être installées à l'emplacement de certaines anciennes croix en 2005 et 2006. Des sentiers de randonnées ont été mis en place à la fin du XXe siècle sur les itinéraires des anciennes dévotions.

La commune de Brillac est située dans le canton de Confolens Sud, au nord-est de Confolens. Elle couvre une superficie de 4241 ha. La superficie agricole utilisée en 2000 était de 3064 ha. La commune est traversée par la route départementale 951 de l'ouest au nord-est. La route départementale 80 en provenance du bourg d'Esse franchit l'Issoire au niveau du pont Binot, traverse le bourg de Brillac et rejoint la D951 près du hameau de Chez-Gain. Le sud de la commune est vallonné du fait de la présence des vallées de l'Issoire et de son affluent la Marchadaine, qui se jette dans l'Issoire près de Gâtine. Le paysage a été modifié par un remembrement. La commune comptait 1354 habitants en 1821. La population a culminé à 1680 habitants en 1846, était de 1537 habitants en 1911 et de 1092 habitants en 1946. Elle oscille entre 600 et 700 habitants depuis le début des années 1980. Elle était de 674 habitants en 1999. La commune compte environ 60 hameaux répartis sur la commune de manière assez égale. Parmi ces hameaux certains présentent un habitat particulièrement dense : les Champs, les Hautes-Mesures et les Basses-Mesures, la Chaise et le Moulin des Dames.

Le bourg, situé à environ 220 m d'altitude, domine les vallées. Il se situe au carrefour de deux anciennes voies romaines. L'habitat du bourg est marqué au centre par l'empreinte du château médiéval et réparti le long de plusieurs axes. Le bourg possède un bureau de poste, une école, une bibliothèque, un musée des maisons de poupées et objets miniatures, une maison de retraite, un médecin généraliste, une pharmacie, une épicerie et un marchand de journaux/station-service. Une boulangerie devrait ouvrir à la fin de l'année 2005. Le marché a lieu chaque mardi place de la Liberté. Le village de vacances situé route de Lesterps au sud du bourg est une base de loisirs de 3 ha comprenant 18 chalets, des terrains de sport et une piscine. La commune compte de nombreuses associations : amicale laïque, anciens combattants, association des parents d'élèves, gymnastique volontaire, union sportive, club de majorettes, jeunes motards de Brillac, comité des fêtes, société de chasse et amicale 3e âge. Le centre du bourg et l'église ont été restaurés en 2004 et 2005.

Références documentaires

Bibliographie
  • Boulanger, Pierre. Brillac aux temps de la Révolution. Edité par la mairie de Brillac, Texto Saint-Junien, 1994.

    p. 3
  • De Verdilhac. Notice sur le bourg de Brillac (arrondissement de Confolens). Bulletin de la Société Archéologique et Historique de la Charente, 1846.

    p. 87, 88
  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

  • Dumont, Jacques. La terre et les hommes à Lesterps en 1473. Bulletins et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 1988.

    p. 246 et 247
  • Dumont, Jacques. Géographie historique de Confolens sud. Les amis du vieux Confolens, n° 59-60, nov. 1996.

    p. 35
  • Leproux, Marc. Dévotions et saints guérisseurs. Presses Universitaires de France, 1957.

    p. 126-128
  • Lou Brillachon. Gazette communale d'information. Décembre 1996, n° 2.

  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 3.

    p. 85
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 4.

    p. 485
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