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Celles-sur-Belle : présentation de la commune

Dossier IA79002484 réalisé en 2004

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aires d'étudesCelles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle

La rivière la Belle tient probablement son nom de Belenos, l'Apollon des Gaulois et le dieu des sources. Sur la rive droite de la Doua à Verrines fut découvert un souterrain renfermant des pointes de flèches et des ossements d'animaux. Le sol du lieu dit Le Luc à Verrines, a livré une nécropole gallo-romaine, contenant, outre des sépultures, vingt vases en terre, vingt-six en verre, une clochette en bronze, une médaille de Faustina Augusta... Enfin, vingt-six sarcophages et un important mobilier funéraire appartenant à un cimetière mérovingien, probablement encore utilisé à l'époque carolingienne, fut mis à jour au lieu-dit l'Houmée, sur la commune de Verrines.

D'après la chronique « Tote l'histoire de France » écrite par un moine saintongeais, Clovis serait venu à Celles en 507. Ce texte ferait de Notre-Dame de Celles l'un des plus ancien pèlerinage du Poitou. De plus, cette même chronique nomme la localité « Cella », ce qui signifie monastère en latin, preuve qu'il existait un très ancien sanctuaire dédié à la Vierge. Le village de Montigné est mentionné dès 925 sous le nom « Villa Montinico » dans le descriptif d'un don fait à l'abbaye de Saint-Maixent. En 966, Verrines apparaît sous le nom de « Villa Vedrina » et dépend de l'élection et du ressort de Saint-Maixent. A Verrines, une congrégation de moines de Saint-Maixent bâti, avant le 11e siècle, un prieuré au bord de la Belle, qui devint progressivement une agglomération. Au 11e siècle, un prieuré dépendant de l'abbaye Limousine de Lesterps, fut établi à Celles. Sur une charte de l'abbaye de Cluny datant de 1020, le bourg de Celles apparaît sous le nom de « Villa que vocatur ad cellula » (du diminutif latin cellula : petit monastère). Selon la tradition, la ville de Saint-Maixent aurait, en 1095, été sauvée de la peste grâce à l'intervention de Notre Dame de Celles, la nouvelle de ce miracle se répandit rapidement et attira dans la localité un grand nombre de pèlerins toujours croissant. En 1100, les religieux reçurent en donation de la part de Pierre II les revenus de trois églises du voisinage. D'autres donations eurent lieu par la suite, d'un évêque de Poitiers, environ vingt ans plus tard et de quelques seigneurs.

Vers 1137, le prieuré fut érigé en abbaye, le premier abbé fut Jean 1er d'Usson ; la construction de l'église abbatiale est contemporaine de cette époque. En 1148, le chapitre de Lesterps renonça aux droits qu'il semblait encore posséder à Celles, tant au niveau spirituel que temporel. Au 13e siècle la localité est appelée « Notre-Dame de Cele » et relevait des châtellenie, siège royal et élection de Niort ; l'église paroissiale dépendait de Melle. En 1305, Clément V qui, séjournant à Lusignan, venait d'apprendre son élection à la papauté, fit halte à Celles les 23 et 24 juin. En 1463, Marie d'Anjou, mère de Louis XI, séjourna à Celles au retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Le 8 septembre de la même année, le roi y séjourna à son tour et participa au pèlerinage. Le 6 janvier 1470, Jehan Leclerc, secrétaire du roi, fit confectionner au nom de son maître un cierge de 114 livres pour l'offrir à la Vierge. Il fut réalisé par Pierre Texier, le plus habile cirier du bourg de Celles. Quelques jours plus tard, le père abbé reçu un don du chapelain de Louis XI pour la célébration de 115 messes à son attention. L'église et l'abbaye de Celles bénéficièrent de nombreuses autres donations, et notamment, au mois de mars 1470, mille écus d'or, destinés à leur édification. En 1470, Louis XI séjourna à Celles pendant la période allant du Samedi Saint au lundi de Pâques ; un charpentier du pays lui aurait aménagé un oratoire dans la chapelle Notre-Dame. En juillet, un membre de la Cour fut envoyé par le roi pour prier la Vierge en sa faveur. Après le pèlerinage du 8 septembre (la Septembrèche), il fut annoncé aux habitants de Celles, que ceux-ci seraient « exempts de tous impôts et tailles », durant le vivant de Louis XI. En 1473, le roi fit un dernier passage à Celles en allant à Bordeaux. Par la suite, il fit encore d'importantes donations. Dans la nuit du 22 août 1530, François 1er fit halte à Celles.

Les guerres de Religions étaient proches et la ville fut particulièrement touchée par la Réforme, et de manière sanglante. Au mois d'octobre 1568, l'église et l'abbaye furent pillées et brûlées par des troupes calvinistes. Les travaux de reconstruction de l'église abbatiale ne débutèrent qu'en 1665, sous la direction de François le Duc, dit « Toscane », architecte normand. Pendant la période de persécutions contre les protestants, de nombreuses assemblées eurent lieu à Celles et dans les environs. C'est rassemblement secrets de Réformés étaient nommés « les assemblées du désert ». En 1681, 230 abjurations furent reçues en l'église Saint-Hilaire.

En 1698, on dénombrait à Verrines : un greffier chargé des tailles, un garde-étalon, vingt-cinq laboureurs, deux artisans, vingt-neuf journaliers et trente-neuf valets et servantes. Au 18e siècle, il y avait à Montigné trois meuniers, sept laboureurs, quatre artisans et plus d'une dizaine de servantes et de valets. Le fait protestant est reconnu avec l'avènement de Louis XVI, mais déjà la Révolution est en marche. Le trente-septième et dernier abbé de Celles fut, de 1788 à 1790, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent, évêque d'Autun, fondateur de l'Eglise constitutionnelle ; celui-ci ne vint jamais dans la ville. Le 2 mars 1789, les habitants de Celles nommèrent des représentants pour l'assemblée préliminaire de la sénéchaussée de Niort. En 1790, Celles devient le chef-lieu d'un canton comprenant les communes de Verrines, Sainte-Blandine, Montigné et Saint-Médard. Le 7 mars 1791 et le 6 juin 1798, les biens de l'abbaye furent confisqués au profit de la nation puis vendus. En mars 1793, des soldats qui se dirigeaient vers la Vendée s'en prirent à Notre-Dame de Celles et décapitèrent la Vierge et l'Enfant Jésus. A partir du 15 janvier 1794, Celles accueilli des prisonniers vendéens ; ceux qui survécurent aux conditions de détention, furent libérés fin 1794. A la fin de l'année 1794, à la suite de l'interdiction de pratiquer le culte, l'église de Celles fut fermée. Dès 1795, l'abbé Poulet commença une activité clandestine. Il fit dénoncé, arrêté et emprisonné le 3 février 1799 à Saint-Martin-de-Ré. L'abbé Poulet fut libéré un an après son emprisonnement (le 14 février 1800), il revint à Celles pour y exercer ses fonction dans un oratoire privé jusqu'au rétablissement officiel du culte en février 1804. Il exerça son ministère jusqu'à sa mort en 1823, après avoir été nommé vice-archiprêtre.

Au 19e siècle, la population de la ville s'élevait à 1102 habitants. Un marché avait lieu tous les mercredis et quatre fois par an s'y tenait une foire. Le commerce était fleurissant et on y trouvait notamment trois chaudronniers, un fabricant de chapeaux, deux selliers bourreliers, un cloutier et un teinturier. En 1809, la date d'une des quatre foires annuelles est modifiée : le mercredi d'avant « la Madeleine », au lieu du 23 juillet. En 1818, plusieurs habitants signent une pétition contre le nouvel emplacement du marché des menues denrées : « plus bas dans la Grand'rue au lieu de la place de la Grand'rue ». En 1820, est formulée une demande pour l'établissement de deux nouvelles foires. En 1821, la ville comptait 1338 habitants et ce chiffre n'a cessé d'augmenter. En 1825 la statue mutilée de la Vierge fut restaurée et remise en place. En 1840, l'école de Montigné s'installe dans le bourg, elle était mixte et recevait aussi quelques adultes.

Entre 1860 et 1864, est lancé le projet de construction de deux écoles de garçons catholique et protestante, d'une mairie et d'une justice de paix à l'emplacement des immeubles figurant sur le plan cadastral, section A, parcelles 214, 215, 218. Le dossier comprend : trois plans, trois coupes et une élévation, signés par Loquet à Parthenay le 31 décembre 1860. Le 17 août 1862, les plans et devis relatifs à la construction de deux maisons d'école, d'une mairie et d'un prétoire, reçoivent l'approbation du conseil municipal. Entre 1864 et 1870 est établi le dossier de construction d'une école de garçons catholique, d'une mairie et d'une justice de paix. Le dossier est composé d'un procès verbal d'adjudication du 28 juin 1866 signé par F.V. Vallet, architecte ; l'adjudicataires est Louis Goubeault, entrepreneur à la Règle sur la commune de Romans. De 1869 à 1873, est monté le dossier relatif à la construction d'une école de garçons protestante ; il comprend : un devis estimatif, signé par E. Gresset, architecte, successeur de M. Vallet, daté du 4 août 1870 et un procès verbal d'adjudication en date du 26 août 1870, les adjudicataires sont Jacques Fournier, maçon demeurant à Vaumoreau sur la commune de Vouillé et Daniel Mainson. En 1875-76, un temple est bâti à Verrines ; auparavant, le service religieux se faisait dans une grange ou en plein air. Entre 1884 et 1888 est réalisé le dossier concernant l'agrandissement de l'école de garçons de Celles. Ce dossier est composé : d'un devis et d'un cahier des charges signés le 15 mars 1884 par A. Bergeron ; un métré et les détails estimatifs des travaux, également signés par A. Bergeron, le 31 mars 1884 ; un procès verbal d'adjudication daté du 8 avril 1887 et dont l'adjudicataire est Daniel Mainson ; un procès verbal de réception provisoire en date du 28 septembre 1887. Le 13 août 1886, Elie Hérault, maire de Celles, passe un marché avec M. Besnard, fabricant d'appareil d'éclairage, demeurant à Paris, pour qu'il fournisse à la commune « seize lanternes grand modèle, n° 873, tout cuivre, garantissant toute extinction par le vent, avec lampe cuivre, bec rond de 66 millimètres, verre rétréci, à 28 francs l'une ».

Un décret du 21 octobre 1892 donne à la commune son nom actuel pour éviter toute confusion avec d'autres communes. Le 4 novembre de la même année le décret est mis en application par une lettre du sous-préfet de Melle adressée au maire de Celles-sur-Belle.

Après plus d'un siècle d'abandon, le pèlerinage à Notre-Dame de Celles est rétabli en 1899. Entre 1909 et 1923, est abordé le projet de construction d'une nouvelle école de garçons. En 1912, Celles-sur-Belle reçoit l'électricité, c'est une des premières localités du Sud Deux-Sèvres à en bénéficier. De 1910 à 1914 est réalisé un dossier concernant l'acquisition, l'agrandissement, la restauration et l'amélioration de l'immeuble servant de caserne de gendarmerie de Celles-sur-Belle. En 1922, est construit un abri au lavoir du Rochereau par M. Alfred Vimpierre, menuisier à Celles. Le 18 septembre 1922, est établit le devis, accompagné d'un plan et d'une coupe et le 17 octobre le projet est traité de gré à gré entre le maire et M. Vimpierre. De 1931 à 1937, à lieu à Celles la construction d'un groupe scolaire. A la même époque, est monté le dossier concernant la construction d'un abattoir ; ce dossier contient un devis descriptif et estimatif des travaux, deux plans, une coupe et quatre élévations, établis le 5 octobre 1931 et signé par Julien Bercier, architecte à Niort. C'est en 1932 qu'arrive à Celles l'adduction d'eau pour alimenter le bourg et certains villages en eau potable. Entre 1936 et 1939, est établit le dossier concernant l'aménagement d'un immeuble de poste, comprenant un devis estimatif et descriptif des travaux, signé par Julien Bercier, architecte à Niort, le 28 septembre 1936. Un marché de gré à gré est passé avec Jean Billard, entrepreneur à Celles. Depuis le 10 novembre 1942, la commune de Verrines est rattaché à Celles, à cette date, il y avait à Verrines moins de 950 habitants. En 1972, est rattachée la commune de Montigné ; elle comptait alors environs 175 habitants.

Le canton de Celles-sur-Belle occupe une position centrale dans l'arrondissement de Niort et la commune de Celles qui est le chef-lieu, se trouve au sud-est de ce canton. La commune a une superficie de 3724 hectares, elle prend la forme d'une plaine vallonnée ou sont disséminés quelques bois et hameaux. Les bois les plus importants sont au nord, mais on trouve également quelques petits bois épars et notamment aux abords de la rivière. On distingue trois types de paysages : des prairies et des petites cultures bordées de haies au nord-est ; des terrains verdoyants qui accueillent les animaux élevés en prairie autour de la Belle et de ses affluents ; des plateaux à l'ouest et à l'est de la vallée, qui regroupent la majeure partie des exploitations agricoles. Le sol de la commune est occupé de différentes façons : l'habitat occupe une superficie de 276 hectares ; les activités économiques occupent une superficie de 50 hectares ; l'agriculture occupe une superficie de 2689 hectares ; les espaces naturels occupent une superficie de 553 hectares. Le reste du territoire est constitué de 93 hectares destinés à une urbanisation future et 63 hectares de réserves foncières.

Le territoire de la commune s'organise autour de la vallée de la Belle et de ses affluents. Le bourg de Celles est implanté sur un promontoire sur le versant ouest de la Belle. Des hameaux, tels que Verrines et Montigné, sont situés dans la vallée ; d'autres comme Viré, Bonneuil, etc., sont implantés autour des affluents de la Belle, en fond de vallée. Enfin, on trouve quelques hameaux sur les versants des collines proche du bourg de Celles, c'est le cas, par exemple de La Ronze et de la Revêtizon. Le paysage est marqué par de nombreux murets bas de pierres sèches qui sillonnent la commune. Les endroits les plus bas sont situés à l'aval de la vallée de la Belle, au sud du bourg de Montigné, à une altitude de 60 mètres ; le point le plus haut atteint 162 mètres, au nord-est de la commune, à la Sibaudière. Le reste du relief varie entre 85 et 115 mètres d'altitude. La commune bénéficie d'un climat atlantique, avec une température moyenne de 12 degrés et des précipitations annuelles d'environ 91 millimètres. La Belle prend sa source au nord-est de la commune et se jette dans la Boutonne après avoir parcouru 25 kilomètres. Elle est alimentée par quatre ruisseaux : la Renaudière, le Chironnail, la Doua et le Bonneuil. Limitée au nord par la Gâtine, constituée de terrains d'âge primaire et au sud par la dépression d'âge secondaire du Marais Poitevin, la commune de Celles est située en limite de deux zones naturelles : la plaine de Niort à l'ouest et le plateau Mellois à l'est.

Quatre grands ensembles se distinguent dans le patrimoine urbains de la commune. Il y a d'une part, le centre ancien de la ville au bâti très dense, aligné sur rue, et les noyaux anciens des hameaux qui conservent l'architecture traditionnelle de pierres calcaires blanches et de tuiles creuses. Il y a d'autre part, les extensions de Celles, de grandes maisons à l'architecture recherchée, vers la laiterie et vers Vitré ; et des ensembles pavillonnaires. Egalement, les villages et hameaux ou se côtoient des bâtiments de diverses époques. Et enfin, des zones commerciales et industrielles. Sont installés sur la commune, vingt-huit artisans, quarante et un commerçants et dix-sept entreprises.

Entre 1900 et 1920, il y avait à Celles environ 75 exploitations agricoles de deux à cinq hectares. En l'an 2000, il n'y en avait plus que six, d'une superficie moyenne de 120 hectares. En 1821, il y avait 1338 Cellois et ce chiffre n'a cessé de croître ; en effet, ils étaient 1572 en 1968, 2898 en 1975, 3274 en 1982 et 3430 en 1990. En plus de Montigné (16) et Verrines (23), la commune compte 69 lieux-dits, soit un total de 108 écarts. La plupart ne sont composés que de quelques fermes (renseignements de l'INSEE en 1975). Les plus importants au niveau du nombre d'habitants sont : Verrines, Bonneuil, la Ronze, le Luc et la Mouline. 1200 résidences principales ont été dénombrées, ainsi que 53 résidences secondaires et 112 logements vacants.

Annexes

  • Description du village en 1716 et 1744

    1716 : « Celles est une espèce de petite ville ou bourg ramassé, composée de cent soixante et dix-neuf feux, presque tous de bourgeois et artisans, n'y ayant que dix-neuf dommaines et six moullins. Sa scituation est au levant de Nyort et à la distance de quatre lieues, sur la rivière de la Belle, que l'on traverse sur un pont, dans une plaine fertille en touttes les espèces de bledz, avec des pascages sufisans pour la nourriture de touttes sortes de bestiaux que l'on y élève, et des bois.

    Il y a un marché tous les mercredy et plusieurs foires l'année.

    Son revenu consiste en bleds, foin, bois, dans les profits sur les bestiaux des marchez et foires.

    Porte d'imposition ...

    Cette parroisse est du diocèse de Poitiers.

    Il y a une abée royalle de l'ordre de Saint-Augustin, de vingt-cinq mil livres de revenu. M. l'abé de Sommery en est abé. Il a succédé à M. l'abé de la Rochefoucault.

    Les relliggieux étoient autrefois mitigez, M. le cardinal de la Rochefoucault, qui en était abé y établit la réforme en l'année ... [vide] que les chanoines réguliers de la congrégation de Sainte-Geneviève en prirent possession en vertu du concordat entre son Eminence et lesdits chanoines réguliers sans lettres patentes.

    C'étoit anciennement un prieuré dépendant de l'abbée de Lestrop [Lesterps] en Limouzin, il fut érigé en abbée ; Guillaume neuf, duc d'Aquitaine, luy concéda la justice de la ville de Celles, ensuite les roys d'Angleterre pendant qu'ils possédoient la Guyenne y firent des donations considérables. En 1567, le comte de Montgommery brusla l'églize et entièrement les lieux réguliers. Geoffroy d'Estissac, évesque de Maillezay, lors abé en ayant apris la nouvelle en mourut de chagrain. Les religieux se pratiquèrent de petits logements, en 1668 ils entreprirent le rétablissement en entier de l'églize et des lieux réguliers quy fut fini en 1682.

    L'église abbatialle est une des plus magnifiques de la province, bastie à la moderne avec ce défault néanmoins qu'il faut dessendre dix à douze marches pour y entrer.

    La maison abatiale et celles des religieux sont très belles, aussy basties à la moderne.

    Il y a le prieuré de la Carte, ordre de Saint-Benoist, de deux mil livres de revenu, réuny au collège des pères jésuites de Poitiers.

    Elle appartient à M. l'abé en droit de baronie relevant du Roy à cause du chasteau de Nyort.

    Elle a diminué de quatre feux ».

    1744 : « Celles à quatre lieues de Niort au levant, du diocèse de Poitiers.

    Nombre de feux en 1744 : 191. En 1716 : 179. Augmentation : 12.

    Impositions ...

    Cette paroisse forme un bourg où il y a des ouvriers de toutes les espèces. Il y a justice et droits de plaids, cela fait un juge, deux procureurs qui sont aussi notaires, deux huissiers. Comme il y a marché tous les mercredis, il y a aussi dix habitants qui font le commerce de venir acheter des denrées à Niort qu'ils revendent à ceux qui viennent à ce marché, sept cabarétiers, vingt-deux métairies, (il y en a de grosses et de fort petites aussy), trois ou quatre bourgeois, le reste est de pauvres journaliers ou veuves. On oubliait sept moulins de peu de conséquence.

    Le terrain de cette paroisse n'est pas étendu, elle n'a pas une lieue dans sa plus grande longueur et trois quarts de lieue dans la plus large et la plus grande partie de cet espace est occupé par les bois de M. l'abbé, le surplus est bon soit pour raporter du blé, soit pour le pacage.

    Il y passe un petit ruisseau qui forme quelques prairies et sur lequel sont situés les moulins.

    C'est le chef-lieu d'une abbaye de dix sept mille livres de rente que possède M. l'évêque de Rieux [Alexandre de Johanne de Saumery], ceux qui en reçoivent les revenus se disent simples régisseurs, il (sic) ne sont point imposés à la taille comme fermiers. M. de la Rochefoucault cy devant abbé au lieu des anciens religieux de Saint-Augustin qui y étoient y a introduit des chanoines réguliers de la congrégation de France ou de Sainte-Geneviève. Ils ont très bien accommodé cette maison et ils tiennent un cours de théologie ».

    Description du village vers 1800

    CELLE, chef-lieu de canton et siège d'une justice de paix, est situé au nord-ouest et à huit kilomètres de Melle sur la Belle.

    Sa population est de 1102 individus, dont beaucoup de protestants. Il y a un notaire.

    Son territoire est assez fertile : il produit froment et baillarge, mais très peu de seigle et d'avoine, avec quelques chanvres, pommes de terre et un peu de vin. Les prairies naturelles ne sont pas considérables ; on en cultive quelques-unes d'artificielles.

    Il y a les bois nationaux de Piélejau, du Renard-Lariniat, de la Frémigière, de la Touche, et les bois de la Carte.

    On compte sept moulins à eau à coussotte et deux à vent.

    On fabrique quelques étoffes en laine à l'usage du pays : on élève des brebis et autres bestiaux ; il y a une halle. On fait le commerce de laine. On tient foire les 4 vendémiaire, 24 frimaire, 26 nivôse et 4 thermidor. Marché tous les mercredis.

    On remarque l'église et la maison des ci-devant Génovéfains.

    Dépendances :

    villages : Viré, la Mouline, la petite Briette, la basse Revétison, la hauteRevétison, la Justandière.

    métairies : Ripaillette, le petit Garochet, les Hombrails, la Grois-l'Abbé, la Cigogne, la Voix-basse, le Chirouil, le Feu, la grande Briette, le Treuil, les Moulins de Mezéré, de Follet, de Parsay, de Lavé et du Papon.

    borderies : le grand Garochet, la Carte.

    1838 : « Pop. 1475 h. A 3 myriamèt[res] 1 kilomèt[re] (un peu plus de 4 l[ieux]) sud-est de Niort. Chef-lieu de canton. Justice de paix. Bureau de distribution des lettres dépendant du bureau de poste de Melle.

    Ce bourg situé au milieu d'un pays riche et productif fait un assez grand commerce sur les produits du sol et sur les bestiaux, mules et mulets. Celles possède une église et les restes d'un abbaye de génovéfains dont l'architecture, fort remarquable, est l'oeuvre d'un italien appelé Leduc, surnommé Toscane, parce que la Toscane était sa patrie. Louis XI, qui avait fait bâtir l'église, vint y faire un pèlerinage en 1469. En partie détruite en 1569 par les religionnaires, elle fut réédifiée telle qu'on la voit aujourd'hui. Le dernier titulaire de cette abbaye a été le célèbre diplomate, M. de Talleyrand, ancien évêque d'Autun, qui à la révolution abandonna l'état ecclésiastique.

    Sol argilo-calcaire, le principe argileux dominant ; il s'y trouve malgré cela beaucoup de substance quartzeuse et même du cristal de roche d'une belle eau.

  • "Le récit des documents qui vont suivre, on été recopier textuellement sur l'original manuscrit tout d'abord par Monsieur L. DANIAU en 1803 et repris par J. Bain le 15 septembre 1879. Quelques mots malgré tout ont été mis entre « guillemets » et suivis d'un mot plus compréhensible, afin que tous les lecteurs puissent mieux le comprendre.

    Armand COUDRET 1976.

    COMMUNE DE VERRINES PAR J. BAIN

    Le 15 septembre 1879

    PATOIS, MOEURS, COUTUMES

    PATOIS :

    Le patois poitevin tend à disparaître, les écoles ont fait pénétrer partout la langue française, les paysans l'entendent et le parle.

    Le patois poitevin est composé et formé de certains mots celtiques et de latin rustique et corrompu.

    MOEURS & COUTUMES :

    L'habitant du bocage est bienveillant, hospitalier, secourable pour les pauvres et d'une probité à toute épreuve.

    Attaché avec passion au sol qui l'a vu naître, il ne songe a le laisser un moment, que pour aller à la foire voisine, à la foire prochaine.

    Sa maison est souvent isolée, aussi sa vie et solitaire.

    Sa nourriture est frugale ; il porte le sombre vêtement d'autrefois ; il est pour ainsi dire, ce qu'il a toujours été, sa vie est celle de ses pères ; cependant il admet un progrès, c'est celui de faire rendre à ses champs de genêts et d'ajoncs des moissons plus riches et plus belles.

    L'habitant de la plaine est plus communicatif, plus vif, il s'adapte plus facilement à l'esprit de son époque, il aime savoir toujours plus, il aime à la veillée du soir, à répéter les nouvelles qu'il a entendues, qu'il a recueillie au marché de la ville. D'ailleurs sobre, laborieux, toujours au soleil, toujours à la pluie, il fait et refait d'un pas lent mais toujours sûr, les durs sillons de son champ et de sa vigne qu'il aime.

    Propriétaire, il jette un oeil d'envie sur le champ qui lui touche ; simple fermier, il convoite le champ qu'il cultive, fier de ses boeufs bien nourris, de ses poulinières au crin flottant, de ses mules élégantes, fier de sa position meilleure acquise par de rudes labeurs ; il n'en continu pas moins sa vie économe, son travail incessant.

    Devenu vieux, il s'entretient avec un sang froid bien sûr ; de sa fin qui s'approche, il en parle avec une indifférence, avec un calme, que l'on trouve seulement parmi ces hommes des champs, dont la vie est si rude.

    Les habitants des Deux-Sèvres aiment les fêtes, chacune des récoltes a la sienne ; les foins, les moissons, les vendanges, sont toujours terminées par des solennités champêtres. Quoi de plus naturel, de plus charmant que de voir les bonnes populations de nos champs reconnaître par de naïves et simples réjouissances l'inépuisable bonté de Dieu.

    Pendant l'hiver, il y a des veillées, où chaque soir se réunit la jeunesse du village. Pendant la belle saison, il y a des assemblées où on va en foule pour trouver ses parents, les amis de son âge. Ces fêtes sont toujours accompagnées par des danses ; mais on y voit plus les « Branles de Poitou », on y voit plus ces « Rondes » où nos pères s'égayèrent tant de fois.

    Ne l'oubliez jamais, Agriculteurs qui lisez ces lignes.

    Ne cherchez pas à quitter les champs pour aller vous fixez à la ville ! Le bonheur est là, à la campagne, dans la culture du sol, dans l'élevage des bestiaux, les belles fêtes de l'agriculture, les concours agricoles vous prouvent chaque année que votre profession est utile et honorée.

    PARTICULARITES SUR LA CONSTITUTION PHYSIQUE DES HABITANTS, LEUR LONGEVITE, LEURS MOEURS, LEURS USAGES, LEUR LANGAGE, LEUR DEGRE D'INSTRUCTION :

    Les habitants de la commune de Verrines sont en général bien constitués ce qui fait qu'il y a aucune particularité sérieuse à signaler. Il y a cependant quelques boiteux, quelques bossus et un aveugle.

    Leur existence est d'assez longue durée, ainsi sur 19 décès qu'il y eu en 1885, 4 décédés avaient plus de 80 ans, 7 avaient plus de 70 ans, 2 de plus de 60 ans, 2 au dessus de 40 ans et les 4 autres avaient moins de 30 ans.

    Leurs moeurs sont douces, leurs jeux paisibles et leurs goûts et manières simples. On croit cependant remarquer que leurs usages, leur manière de vivre ressemble beaucoup à ceux des habitants de Brioux et de la Saintonge, leurs costumes, même ceux des femmes plus particulièrement semblent copiés sur ceux des Saintongeaises, la coiffe à peu près la même. Leur langage est sobre sans être français, bien que le patois soit facile à comprendre.

    L'instruction y est assez bonne et il n'y a plus aujourd'hui un seul homme de trente ans et au dessous qui ne sache ni lire ni écrire et compter. Les progrès qui sont faits en ce moment sont notables. Du reste, les arrondissements de Melle et de Niort sont du département, ceux où l'instruction est la plus développée et cela est dû certainement à ce que ces deux arrondissements ne possèdent que des écoles communales laïques.

    EVENEMENTS DE LA GUERRE 1870-1871 :

    La guerre de 1870-71 n'a pas porté ses ravages sur la commune de Verrines. Néanmoins à cette époque néfaste et pour parer à toute éventualité, le Conseil Municipal de cette commune, nomma un conseil de recensement, qui devait sous la présidence du Maire, s'occuper de l'organisation d'une garde Nationale sédentaire.

    Quelques jours après le 3 septembre 1870, le Conseil Municipal décida que les hommes valides de Verrines, se joindraient à ceux des communes de Montigné et de St. Médard, pour former une compagnie de 250 Gardes Nationaux, devant agir en cas de besoin sous la direction d'un seul Chef. Le même jour, il vota une somme de 1200 francs, destinée à l'équipement, à l'habillement et à l'entretien des Gardes Nationaux.

    Enfin le 22 décembre 1870, il organisa un Comité chargé de statuer sur les demandes de secours faites par les parents des jeunes gens qui étaient sous les drapeaux.

    QUELQUES REMARQUES SUR DES NOMS DE LIEUX NON HABITES (DE ROUTES, DE CHEMINS OU CHAMPS) :

    Buisson Caquet : terrain dans lequel il y avait autrefois un buisson, où les bergers et les bergères se réunissaient pour se mettre à l'ombre ou à l'abri et où ils ne faisaient pas faute de « caqueter à coeur joie ».

    Bois Bichonneau : situé près du Luc, autrefois « bois aux biches ».

    Croix Prochon :

    Croix Brangier : etc. en somme, tous les lieux appelés ainsi, à une époque reculée, des potences furent dressées et des exécutions par pendaison furent opérées et le nom du pendu a été donné à ces lieux (ce genre d'exécutions pouvant se situer aux environ de 1750-1780).

    La Couture : ce nom viendrait de ce que, autrefois les Gaulois ne cultivaient que les terres fertiles au milieu de leurs bois et forêts, cela offrait un aspect de couture.

    UNE EXCEPTION DANS L'APPELATION DES CROIX :

    La Croix Pendue : Carrefour où se trouvait la potence de Verrines.

    Follet : Prés où on apercevait des deux follets.

    Moulin à vent : Terrain où s'élevait autrefois un moulin à blé, mû par le vent.

    Saint Martin : Ce nom se trouve souvent répété dans les environs, non seulement dans la commune de Verrines, mais aussi dans les autres environnantes. Dans la commune de Verrines, il existe un bois, des champs, une fontaine ; dits : Saint-Martin. Ces lieux auraient été autrefois visités par l'Apôtre de Touraine, peut-être s'est-il reposé à l'ombrage du bois, désaltéré à l'eau de la fontaine et qui en souvenir ces lieux auraient conservé son nom.

    Mortefonds, le 26 décembre 1888.

    J. BAIN.

    CHIFFRES DE LA POPULATION FOURNIS PAR LES ETATS DE RECENSEMENT :

    1851 : 1224 habitants1856 : 1227

    1861 : 1223

    1866 : 1232

    1872 : 1244

    1876 : 1277

    1881 : 1314

    1886 : ?

    MARIAGES ; NAISSANCES ; DECES ; AVEC NOM DES MAIRES ET ADJOINTS :

    1803. maire : ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 1. naissances : 28. décès : 14.

    1804. maire : ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 6. naissances : 28. décès : 20.

    1805. maire : ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 7. naissances : 38. décès : 20.

    1806. maire : ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 6. naissances : 38. décès : 29.

    1807. maire : ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 9. naissances : 33. décès : 19.

    1808. maire : SERPAULT. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 4. naissances : 28. décès : 25.

    1809. maire : SERPAULT. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 7. naissances : 38. décès : 19.

    1810. maire : SERPAULT. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 11. naissances : 24. décès : 18.

    1811. maire : SERPAULT. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 5. naissances : 41. décès : 25.

    1812. maire : SERPAULT. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 6. naissances : 22. décès : 24.

    1813. maire : SERPAULT. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 17. naissances : 28. décès : 18.

    1814. maire : SERPAULT. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 9. naissances : 39. décès : 30.

    1815. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 3. naissances : 37. décès : 26.

    1816. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 8. naissances : 32. décès : 12.

    1817. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 5. naissances : 31. décès : 19.

    1818. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 9. naissances : 35. décès : 32.

    1819. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 2. naissances : 29. décès : 45.

    1820. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 6. naissances : 27. décès : 38.

    1821. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 4. naissances : 36. décès : 23.

    1822. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 4. naissances : 28. décès : 25.

    1823. maire : J. ROBELIN. adjoint : Ch. BAIN. mariages : 11. naissances : 25. décès : 23.

    1824. maire : Jean ROBELIN. adjoint : Louis FAUCHE. mariages : 12. naissances : 40. décès : 11.

    1825. maire : Jean ROBELIN. adjoint : Louis FAUCHE. mariages : 4. naissances : 32. décès : 19.

    1826. maire : Jean ROBELIN. adjoint : Louis FAUCHE. mariages : 10. naissances : 34. décès : 28.

    1827. maire : Jean ROBELIN. adjoint : Louis FAUCHE. mariages : 4. naissances : 31. décès : 18.

    1828. maire : Louis FAUCHE. adjoint : MORIN. mariages : 10. naissances : 26. décès : 21.

    1829. maire : Louis FAUCHE. adjoint : MORIN. mariages : 6. naissances : 36. décès : 18.

    1830. maire : Louis FAUCHE. adjoint : MORIN. mariages : 9. naissances : 39. décès : 15.

    1831. maire : Louis FAUCHE. adjoint : MORIN. mariages : 5. naissances : 28. décès : 25.

    1832. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 12. naissances : 31. décès : 15.

    1833. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 9. naissances : 38. décès : 21.

    1834. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 6. naissances : 37. décès : 39.

    1835. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 12. naissances : 29. décès : 23.

    1836. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 9. naissances : 48. décès : 17.

    1837. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 9. naissances : 37. décès : 35.

    1838. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 9. naissances : 33. décès : 19.

    1839. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 4. naissances : 33. décès : 25.

    1840. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 12. naissances : 21. décès : 14.

    1841. maire : MARCUSSEAU. adjoint : MORIN. mariages : 16. naissances : 28. décès : 15.

    1842. maire : MORIN. adjoint : BONNIN. mariages : 14. naissances : 42. décès : 48.

    1843. maire : MORIN. adjoint : MOREAU. mariages : 12. naissances : 28. décès : 29.

    1844. maire : MORIN. adjoint : MOREAU. mariages : 9. naissances : 39. décès : 18.

    1845. maire : MORIN. adjoint : MOREAU. mariages : 4. naissances : 35. décès : 18.

    1846. maire : MORIN. adjoint : MOREAU. mariages : 11. naissances : 36. décès : 20.

    1847. maire : MORIN. adjoint : MOREAU. mariages : 9. naissances : 36. décès : 23.

    1848. maire : Ch. PONTENIER. adjoint : MOREAU. mariages : 6. naissances : 29. décès : 30.

    1849. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 6. naissances : 42. décès : 27.

    1850. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 14. naissances : 40. décès : 19.

    1851. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 10. naissances : 24. décès : 30.

    1852. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 11. naissances : 34. décès : 26.

    1853. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 7. naissances : 28. décès : 14.

    1854. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 11. naissances : 29. décès : 28.

    1855. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 12. naissances : 24. décès : 17.

    1856. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 9. naissances : 26. décès : 21.

    1857. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 9. naissances : 32. décès : 22.

    1858. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 13. naissances : 21. décès : 32.

    1859. maire Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 16. naissances : 39. décès : 27.

    1860. maire : MIALON. adjoint : MOREAU. mariages : 17. naissances : 37. décès : 23.

    1861. maire : MIALON. adjoint : MOREAU. mariages : 9. naissances : 32. décès : 28.

    1862. maire : MIALON. adjoint : MOREAU. mariages : 12. naissances : 29. décès : 20.

    1863. maire : J.Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 8. naissances : 27. décès : 23.

    1864. maire : J.Ch. BAIN. adjoint : MOREAU. mariages : 14. naissances : 28. décès : 23.

    1865. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 11. naissances : 22. décès : 27.

    1866. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 8. naissances : 30. décès : 25.

    1867. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 17. naissances : 28. décès : 26.

    1868. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 15. naissances : 29. décès : 24.

    1869. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 15. naissances : 41. décès : 27.

    1870. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 6. naissances : 33. décès : 25.

    1871. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 9. naissances : 21. décès : 22.

    1872. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 22. naissances : 41. décès : 16.

    1873. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 6. naissances : 18. décès : 26.

    1874. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 16. naissances : 23. décès : 16.

    1875. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 8. naissances : 34. décès : 32.

    1876. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 18. naissances : 24. décès : 25.

    1877. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 8. naissances : 25. décès : 18.

    1878. maire : J.Ch. CLERT. adjoint : MOREAU. mariages : 13. naissances : 29. décès : 24.

    1879. maire : J. ROSSARD. adjoint : MOREAU. mariages : 14. naissances : 31. décès : 21.

    1880. maire : J. ROSSARD. adjoint : MOREAU. mariages : 11. naissances : 31. décès : 27.

    1881. maire : J. ROSSARD. adjoint : P. FOUCHE. mariages : 13. naissances : 27. décès : 15.

    1882. maire : J. ROSSARD. adjoint : P. FOUCHE. mariages : 9. naissances : 31. décès : 20.

    1883. maire : J. ROSSARD. adjoint : P. FOUCHE. mariages : 19. naissances : 32. décès : 18.

    1884. maire : Ch. DUBREUIL. adjoint : P. FOUCHE. mariages : 9. naissances : 32. décès : 27.

    1885. maire : Ch. DUBREUIL. adjoint : P. FOUCHE. mariages : 15. naissances : 21. décès : 20.

    1886. maire : Ch. DUBREUIL. adjoint : P. FOUCHE. mariages : ? . naissances : ? . décès : ? .

    1887. maire : Ch. DUBREUIL. adjoint : P. FOUCHE. mariages : ? . naissances : ? . décès : ? .

    1888. maire : Ch. DUBREUIL. adjoint : P.C.F. BAIN. mariages : ? . naissances : ? . décès : ? .

    BIBLIOGRAPHIE COMMUNALE :

    La commune de Verrines a été formé de l'ancienne Paroisse de ce nom. Sa configuration physique est fort bizarre, elle offre la forme d'un U gigantesque, elle entoure la Commune de Celles sur plus de la moitié de son étendue. Elle est donc formée au nord par la Commune de Celles et par les Communes de Thorigné et de Vitré, à l'ouest par celle de Ste. Blandine, au sud par Montigné, à l'est, par les Communes de St. Romans-les-Melle et St. Martin-les-Melles (Canton de Melle).

    Son territoire est passablement accidenté, les vallons et les collines s'y succèdent à des intervalles assez rapprochés.

    Elle n'est cependant traversée que par deux cours d'eau : la Belle et la Doie ; un troisième, venant du Chironnail, se jette dans la Belle, presque à son entrée dans la Commune ; en revanche de nombreuses fontaines fournissent une eau pure et limpide et ne sont pas sans utilité.

    Les principales, sont celles de la Doie, d'où sort le ruisseau du même nom, de Mortefond, de Miseré, de l'Aspic, de Bellivège, du Gandau, de Grand-Fond, de Douhaud, de Montifaud.

    On rencontre aussi quelques bois, dont les principaux sont ceux de la Ronze.

    Il existe aussi un petit mamelon, connu sous le nom de Pastureau de Pied de Coi et qui semble être un des derniers soubressauts des collines du Poitou.

    Verrines « Toury » viendrait du mot latin Véchina. D'après Monsieur Benjamin Fillon, Verrines viendrait de Verre : Verrerie, parce que dit-il ; à l'époque Gallo-Romaine, Poitiers était un grand centre d'industrie pour le verre et de nombreuse fabriques étaient répandues dans les environs et il y a tout lieu de croire que Verrines en possédait une, d'où est venu de Verrerie : VERRINES.

    Verrines possède actuellement comme monuments publics, une Eglise, un Temple et deux Ecoles communales.

    Eglise : (voir annexe 4 : Prieuré Saint-Maixent).

    Verrines ne possédait pas de Temple ; en 1875-1876, on en batit un. Auparavant le service religieux se faisait dans une grange, ou en plein air.

    L'Ecole des garçons bâtie sur le chaume de Grand-Fond, a été élevée en 1864.

    L'Ecole des filles située non loin du Temple, l'a été en 1883.

    Verrines possède aussi un moulin à blé et on rencontre tout près également près de bourg, une carrière de pierres de taille.

    Bonneuil (Bonolis en latin).

    Luc (Lucus, bois sacré) à l'époque des persécutions religieuses, à l'heure où nos pères traqués par les Dragons du Roi Soleil, opprimés dans leur conscience, se réunissaient dans les lieux où ils espéraient prier en sécurité ; le Luc était un des lieux où les vieux Huguenots se rassemblaient pour se réconforter en commun dans leur foi. Sans doute le bois qui y existait alors, leur offrait un abri, lorsque par hasard une bande de Dragons venait interrompre leur prière.

    Dans son livre des martyrs Poitevins, Monsieur le Pasteur LIETRE cite ce lieu, comme lieu de réunion.

    En 1858, près du village du Luc, dans un champ entouré d'arbres et de haies et appartenant aujourd'hui à Madame Veuve CLERT, un cultivateur soulève avec le soc de sa charrue, un objet qu'il reconnu après l'avoir nettoyé, pour un vase de verre de forme actuellement inusitée. Puis il découvrit un autre vase également de verre et un troisième en poterie rouge.

    A la suite de cette trouvaille, des fouilles furent opérées dans un espace de 15 ou 20 mètres et l'on découvrait bien rangées de fosses creusées dans une espèce d'argile très compacte, la profondeur de ces fosses de 1 mètre, 3, la largeur de 2 mètres ; dans celle de la première rangée, on a seulement exhumé des ossements incinérés qui tombaient en poussière. Dans celles de la seconde, on a trouvé des vases et des fragments de vases en verre et en terre.

    Les vases en terre qui sont au nombre de 24, des cruches, les unes en terre rouge, les autres en terre grisatre, des ollaises en grès noir, des carafons, un réchaud à trois pieds, des vases culinaires, deux petites coupes en terre de samos, des plats et deux vases de même matière, dont l'un a conservé le nom du potier.

    Les vases en verre qui sont au nombre de 26 n'offrent pas le moindre intérêt. Presque tous se distinguent les uns des autres par leur forme ou leur grandeur. Ce sont les verres restés d'un beau verre, des urnes, des fioles, des coupes et deux flacons qui méritent une mention spéciale, car ils simulent avec une véritable élégance, une grappe de raisin que sa feuille accompagne. Il faut citer surtout une aiguillère dont la couleur est verdâtre, la forme d'un goût élevé, la panse en est circulaire, le cou élégant, l'orifice s'épanouit avec grâce et l'anse qui le complète, s'y rattache d'une façon remarquable. Ce beau vase suffirait à lui seul pour attester qu'à l'époque de la domination Romaine, il y avait dans ces lieux, une riche et puissante famille.

    La Ronze : a dû sans doute son nom aux broussailles qui l'entoure et où la plante « la ronce » domine. La Ronze n'était autrefois qu'une ou deux fermes et appartenaient à cette famille de Brémont, de Venours à laquelle appartient encore le Chironnail et relevait de cette Seigneurie : le Fief de la Ronze.

    La Hutonnière : valait trois cent livres de rentes. Une Ecole mixte a été construite à la Ronze en 1886.

    « Les vases cités ci-dessus, sont au musée de Niort. »

    La Garzelle : (vient de Garzella) sorte d'oiseau sautillant qui se tient dans les bois. Ce pays était autrefois tout couvert de bois. Le Fief de la Garzelle, de trois cent livres de rentes, appartenait aux Religieux de l'Abbaye de Celles.

    Mortefonds : vient de Mortefontaine ou fontaine morte, semble mériter de plus en plus ce nom. Cette source donne beaucoup moins d'eau qu'elle ne faisait autrefois. (voir texte associé au logis de Mortefond).

    Mortefonds possède aujourd'hui une Ecole de Garçons. Il existe également une fabrique de tuiles qui n'est pas sans importance et un four à chaux. J'oubliais de dire qu'à coté ou plutôt dans le même corps de bâtiments que l'Ecole, se trouve une salle qui sert de Mairie.

    La Chaillotterie : (Chaloterie) doit sans doute son nom aux pierres dures et ferrugineuses aux chails qui se trouvent dans le sol.

    La Proutée ; Croué.

    Grand Fond : « De grande Fontaine ». Il y a au nord-ouest de ce village, une grande Fontaine.

    Montifault : « Mont - il - faut » se trouve situé près d'une côte d'où il lui est venu son nom.

    La Dreuerie : son nom viendrait de « LADRERIE ». Lors des expéditions des croisées en Orient, ils en rapportèrent une maladie comme sous le nom de Lèpre ou « Ladrerie », maladie répugnante dont ceux qui en étaient atteints étaient écartés ou plutôt séquestrés afin qu'ils ne communiquent pas leur mal aux autres personnes, on désignait alors sous le nom de « Ladrerie » ou « Maladrerie » les Etablissements où ces malheureux étaient relégués. On suppose donc qu'un Etablissement de ce Genre a existé à la Dreuerie et des vestiges d'une tour viendraient le confirmer.

    La Greue : viendrait de la nature du terrain sur lequel le village est bâti.

    La Grand'Rue ; La Petite Rue : tiennent sans doute leur nom de la grande étendue de terrains qui les entourait et servait de cour.

    Ces habitations étaient autrefois des gentilhommières, ainsi qu'on peut le constater par quelques vieilles constructions. Dans une des ces maisons on lit sur une pierre, cette inscription : Dame L.A.D. Poix Dagmes de ce lieu Baronne de Saint-Romans.

    Ces Gentilhommières relevaient de la Baronnerie de Saint-Romans.

    La Bichonnerie ; Saumon ; Viré « Vinella ».

    LIEUX NON HABITES ET L'AYANT ETE AUTREFOIS :

    La Doie ; Le Vieux Moulin ; Villeneuve

    Doie : qui, dans le langage Celtique signifiait (deux vieux), de ce qu'il y a double sources, deux mamelles « colines ». Avant la domination Romaine, la Doie et les environs étaient certainement une forte agglomération de Huttes Gauloises. Tous les terrains autour de la Doie, sont couverts d'énormes monceaux de pierres appelés « Chirons » et qui ont tout l'air de provenir d'anciennes ruines.

    En 1864, Monsieur BATERT DE JUILLE, après avoir fait de nouvelles fouilles au Luc, dans le terrain où on avait déjà découvert des poteries, après y avoir trouvé six vases en terre de formes différentes, dont, deux seulement entiers, puis cinq autres vases en verre, dont deux complets, vient faire des fouilles à la Doie.

    Il s'agissait de faire des fouilles dans le terrain d'un nommé DESCHAMPS de Mortefonds, dans lequel celui-ci avait déjà trouvé des grains de blé et de « baillarge » (orge) qu'une taupe en rejetant le trop plein de ses galeries souterraine, avait rejeté dehors.

    On y découvrit une porte de puit de 2 mètres, 20 de profondeur. Au fond, on découvrit deux passages qui conduisaient à des sortes de chambres circulaires, appelées souterrains, dans lesquelles on trouva des quantités de débris de poterie de terre et d'époque différentes, des os et des dents de porcs ou de sangliers, de moutons, de chevreuils, de lièvres, de divers volatiles etc. des coquilles de moules et de palourdes et enfin une quantité de petites pointes ou harpons de pêche et des lames de couteaux ou de poignards. On y trouva également deux pièces de monnaie qui étaient en si mauvais état, qu'on a pas pû les nettoyer de façon à les reconnaître ; sur l'une d'elle on voit un lion.

    Dans différents autres puits que l'on découvrit dans le même terrain, on rencontre des clous, du plomb, des scories de fer, des dents d'animaux sciées ou entaillées et usées en pointe très aigues, des petites pierres rondes et carrées de quatre centimètres environ de diamètre, percées avec soin au milieu, trois morceaux de poignards en os sur lesquels on remarque des ronds et des losanges tracés à la pointe et enfins seize petits anneaux en os. Dans tous les terrains environnants la Doie, on ne peut pas donner un coup de pioche sans trouver des éclats de poteries et de ferraille.

    Le Vieux Moulin : il existait autrefois au lieu, appelé le Vieux Moulin, un moulin ; le propriétaire du terrain, en piochant, découvrit il y a quelques années, des fragments de meules et une portion de la porte d'entrée, une partie des montants étaient encore debout, on pouvait voir aussi l'endroit où se trouvait la roue. Ce moulin était alimenté par les fontaines de la Doie. L'espace compris entre le Moulin et les fontaines n'étaient à cette époque qu'un vaste étang.

    On voyait encore il y a peu d'années, le mûr de la digue où était indiqué la graduation pour les hauteurs différentes de la montée de l'eau. On ignore les causes qui l'on amené à la ruine de ce moulin, ni à qu'elle époque la catastrophe est arrivée. J'ai trouvé dans un extrait du papier censif du Prieuré de Verrines, un passage où il est dit, en partant d'un terrain qui touchait à l'étang de la chaussée du moulin (cet extrait est à la date de 1768) où il y a tout lieu de croire, que dès cette époque, le moulin ne fonctionnait plus.

    Villeneuve : Ce lieu se trouve à droite du chemin qui va du Luc à Saint-Romans, sur le vallon qui commence à la « Petite-Rue » et va se terminer à la « Tête-Noire » en passant par la « Moutonnerie » (fond Plan). Des tas de pierres, dont quelques-unes paraissent avoir été travaillées, annonçant que dans ces lieux, il y a eu autrefois des habitations, on peut voir même encore dans un ravin les restes d'un vieux puits.

    Dans son historique sur l'Abbaye de Celles, Monsieur Gabriel LEVRIER parle de Villeneuve et il y a tout lieu de croire d'après les vestiges qui existent que ce n'est autre, que le Villeneuve de nos jours. Il serait question de Villeneuve en 1033, dans un concil selon Don FONTENEAU, comme faisant partir des biens que le Prieuré de Saint-Maixent possédait.

    C'est donc depuis 1033 que Villeneuve a cessé de faire partir des lieux habités, mais on ignore l'époque réelle et à la suite de quelle catastrophe la chose est arrivée ; peut-être, es-ce pendant la guerre de cent ans, à l'heure où CLISSON disait à Charles V : vous n'avez que faire d'employer vos gens contre ces Enragés, ils ne vous mettrons pas hors de votre héritage avec toutes ces fumières.

    DU CIMETIERE CHARLES ET DU SOUTERRAIN QUI EN EST PROCHE :

    (voir le document qui est écrit aux premières pages et croquis et commenté par Monsieur Louis DANIAU en 1803)

    COMMUNE DE VERRINES AVANT 1789 :

    La Commune de Verrines était autrefois la Paroisse de St.Maixent de Verrines. On y rencontrait trois Fiefs : Mortefonds La Garzelle et La Ronze, on rencontrait également dans cette paroisse deux Bourgeois (en 1789, il y en avait dix huit). Un Notaire Royal qui était Procureur Fiscal de la Seigneurerie : François BERTOME. Un greffier des rôles des Tailles (impôts) : Antoine CHEVALLIER. Un chirurgien : René GARNIER ; Un Cabasetier (aujourd'hui, il y en a deux) ; Deux Meuniers ; 26 laboureurs ; 37 Artisans ; 73 Journaliers ; 56 Valets et Servantes ; 173 Jeunes ; 100 Hommes ; 550 Âmes.

    Deux cent Protestants avaient été obligés de se convertir, mais 25 seulement assistaient à la messe.

    L'imposition de la « Taille » était de 1650 livres.

    ECOLES DE VERRINES :

    La Commune de Verrines possède actuellement quatre Ecoles communales et une Congréganiste.

    Ces quatre Ecoles réunissaient 260 Elèves.

    L'Ecole de garçons dirigée par Monsieur PASTUREAU est composée d'un corps de bâtiment qui est le logement de l'Instituteur. A ce bâtiments est adossé la salle de classe. Elle est bâtie au lie appelé « La Chaume de Grand-Fond », à l'ouest de Verrines.

    L'Ecole des filles dirigée par Madame VINCENT est construite à peu près comme celle de Monsieur PASTUREAU. Elle est située à l'est du bourg de Verrines, non loin du Temple.

    L'Ecole des garçons a été construite en 1864 et celle des filles en 1883.

    L'Ecole des garçons « dite Protestante »dirigée par Monsieur RICHARD Alcide n'est composée que d'un seul corps de bâtiment. Elle est établie à Mortefonds.

    Cette dernière Ecole a été donnée à la Commune par Monsieur Pierre Louis PASTUREAU, ancien Conseiller de Préfecture à Niort, par un testament autographe en date du 12 mars 1829. Il a légué en même temps un terrain situé au lieu appelé la Cerisaie et dans lequel il est inhumé. Un monument de la forme d'une pyramide triangulaire est élevé sur son tombeau.

    Divers Instituteurs ont enseigné dans la Commune, ceux dont les noms ont été conservés et qui étaient comme Instituteurs libres fûrent : DANIAUD ; BAIN (I) ; QUINTARD et PASTURAULT.

    (I : Grand-père de celui qui a écrit ce document).

    Le premier Instituteur Communal : FOUCHE Jacques, fût nommé provisoirement par le Conseil Municipal à la date du 27 octobre 1836. Le successeur de M. FOUCHE, fût Monsieur BIDEAU, qui fût seul Instituteur de 1850 à 1851.

    A cette époque, le Conseil Municipal jugea nécessaire d'établir deux Ecoles, l'une Protestante, l'autre Catholique.

    INSTITUTEURS CATHOLIQUES :

    BIDEAU 1850-1852

    PINEAU 1852-1854

    BONNEAU 1854-1856

    BARREAU 1856-1858

    LEGRIS 1858-1862

    RENAULT 1862-1870

    QUESON 1870-1873

    PAIN 1873-1875

    BROTHIER 1875-1877

    PASTUREAULT 1877- ?

    INSTITUTEURS PROTESTANTS :

    GUIMOND 1851-1859

    RICHARD F. 1859-1863

    GUICHARD 1863-1872

    RICHARD 1872-1882

    RICHARD 1882-1886

    RICHARD 1886- ?

    Instituteur à la RONZE : BRUNET.

    ECOLE DES FILLES :

    Mademoiselle BREAUD Institutrice libre de 1867 à 1877 ; communalisée à cette époque et elle est restée jusqu'en 1878.

    Madame JUCHAULT de 1878 à 1886

    Madame VINCENT de 1886 à 1891

    Madame POUGNARD de 1891 à ?

    Institutrices Adjointes :

    Mademoiselle RICHARD

    Mademoiselle CHANON

    Madame RICHARD

    Ce document réalisé par Monsieur J. BAIN, a été reconstitué textuellement au vu de l'original, tant dans sa richesse d'actualité que d'expressions d'époque, par Monsieur Armand COUDRET, Maire de Verrines-sous-Celles, de 1971 à 1983".

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.C. Celles-sur-Belle. Non coté. 4 novembre 1892 : Lettre du sous-préfet de Melle au maire : "J'ai l'honneur de vous adresser ci-joint ampliation d'un décret du 21 octobre dernier portant qu'à l'avenir la commune que vous administrez portera le nom de Celles-sur-Belle..., dans...".

  • A.D. Deux-Sèvres. Sans cote. 16ème-17ème siecles. Minutes notariales dépouillées par le docteur Merle (XVIe-XVIIe siècles).

  • A.D. Deux-Sèvres. A. C. Montigné 2 E 1. 2 septembre 1642 : baptême à Montigné : marraine Louise de Bremont, épouse de Pierre de Nossay, seigneur des Chasteliers et autres places, en présence de maître Estienne Le Fort, tailleur de pierre, qui signe. 20 octobre 1647 : mariage à Montigné : Estienne Le Fort signe.

  • A.D. Deux-Sèvres. A. C. Montigné 2 E 1. 3 octobre 1647 : mariage à Montigné de Jean Durepere, tailleur de pierre de la paroisse du Pérat, avec Jeanne Eselle, en présence de Louise de Bremont, épouse de Pierre de Nossay, seigneur de la Forge de Montigné, et de maître François Fort. 12 juillet 1648 : baptême à Montigné de François, fils de Jean Durepere, maître maçon, et de Jeanne Eselle ; parrain maître François Fort, maître entrepreneur du pavillon de la maison noble de la Forge.

  • A.D. Deux-Sèvres. A. C. Montigné 2 E 1. 24 avril 1648 : baptême à Montigné d'Olivier, fils de Gilles Sournon, maître tailleur de pierre. Parrain Olivier Fort, "fils du maistre entrepreneur de la Forge" (= François Fort, entrepreneur au château de la Forge de Montigné ?).

  • A.D. Deux-Sèvres. C 40 (liasse) /A. D. Deux-Sèvres. C 45 (liasse) /A. D. Deux-Sèvres. C 46 (liasse). 1685-1687 : 153 feux ; 1692 : 168 feux ; 1695 : 177 feux.

  • A.D. Deux-Sèvres. 2 O Celles-sur-Belle. 1809 : Changement d'époque d'une foire : le mercredi d'avant la Madeleine au lieu du 23 juillet. 1818 : Pétition de plusieurs habitants contre le nouvel emplacement du marché des menues denrées : plus bas dans la Grand'rue au lieu de la place de la Grand-rue. 1820 : Demande pour l'établissement de deux nouvelles foires aux mules : en plus du 17 janvier (ou viennent les Espagnols et autres habitants du midi), on demande le 25 février et le 22 avril. 1827 : Mesures relatives à la tenue des foires et marchés prises par le conseil municipal. 1870-1872 : Conversion de l'assemblée aux mules en foire. 1891-1895 : Création de trois nouvelles foires : 1ers mercredi de février et mars ; troisième mercredi de novembre.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8936. 10 juillet 1759 : ferme, messire de Choiseul, à François Aymé Rondeau, marchand, demeurant à Benon, de la fuye de la Moutonnerie à Montigné, dépendant de la seigneurie de Mortefonds en Vérinnes.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9262. 1734 : Jacques de Nossay, seigneur de la Forge de Montigné, Tillou et autres lieux, demeurant en son château de Tillou, patron et présentateur des chapelles de Saint-André, dite des Gourlatières, desservie en l'église Saint-Hilaire de Melle, et de la chapelle du Saint-Sacrement dite Soupe salée, desservie en l'église de Montigné. Jean Alexandre Prunier est prêtre curé de Montigné.

  • A.N. Paris. 3 II 4, 11. Commune possédant un dossier aux Archives nationales. Administration communale, S. d.

  • A.N.F 3 II Deux-Sèvres, 13. Commune possédant un dossier aux Archives nationales (administration communale).

  • A.N. Paris. F 19 10689. 3 octobre 1856 : Tableau statistique de l'église consistoriale réformée de Melle par communes dans le département des Deux-Sèvres, relatif : 1° aux écoles communales de garçons 2° aux écoles communales de filles 3° aux maisons d'écoles appartenant aux communes 4° aux places de pasteurs à créer 5° aux presbytères 6° aux édifices consacrés aux cultes.

  • A.N.Q 1 1526-1527. 1526 : aveu du fief et seigneurie du Luc.

Bibliographie
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    p. 181-184
  • BILLARD, Pierre. Un siècle de vie à Celles. Le Rochereau, la pierre et l'eau, 1900-2000. - Niort, 2001.

  • Baron DUPIN. Notice sur les anciens châteaux et abbayes. ms., s.d. [18 ? ? ]. - Paris : Dir. Architecture.

    p. 54-55
  • Dupin, baron. Dictionnaire géographique, agronomique et industriel du département des Deux-Sèvres. - Niort, Plisson, an XI.

    p. 352-353
  • FAVRAUD, A. Celles, Chef-Boutonne et Sauzé-Vaussais. Paysages et monuments du Poitou photographiés par Jules Robuchon. - Paris, 1894.

    p. 1-5
  • FOLIN, L (de). Géographie élémentaire du département des Deux-Sèvres. - Melle, 1838.

    p. 147-148
  • HIERNARD, Jean et SIMON-HIERNARD Dominique. Les Deux-Sèvres. Carte archéologique de la Gaule. - Paris, 1997.

    p. 128-131
  • POIGNAT, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres [volume 2]. Le pays mellois. - Niort : Ed. du Terroir, 1982.

    p. 93-102, 119-122, 149-152
  • Delorme, M.E. Anciens méreaux protestants poitevins et saintongeais. Revue poitevine saintongeaise, t. 6, 1889.

    p. 156-163
  • PROUST, Henri. "Inventaire du fonds Briquet". Bull. soc. stat. départ. des Deux-Sèvres, 1885-1887, t. 6.

    p. 754
  • RICHARD, Alfred. "Mémoire statistique sur l'élection de Saint-Maixent". Mém. soc. Stat. du département des Deux-Sèvres, 2e s., t. 13, 1873-1874.

    p. 71, 111-112
  • TARRADE, Jean. "La réforme municipale de 1787 en Poitou". Bull. soc. Antiquaires de l'Ouest, 1986.

    p. 437
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