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Château

Dossier IA86007900 réalisé en 2010

Fiche

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  • Parties constituantes

    • logement
    • cour
    • courtine
    • latrine
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Montreuil-Bonnin est un château important tenu par le comte de Poitou avant 1030. Il occupe peut-être dès cette époque le rebord du plateau qui domine la vallée de la Boivre et le village, car la construction de l'église Saint-André est située vers 1085 sous les murs du castrum. Cependant, le grand château de pierre reconstruit à la fin du XIIe siècle sur un plan régulier montre peu d’indices d’une occupation plus ancienne. Ses caractéristiques architecturales, et notamment son exceptionnel donjon circulaire, le rattachent à une construction comtale majeure des années 1200 (Comte Richard ?).

Parties constituantes non étudiéeslogement, cour, courtine, latrine, enceinte
Dénominationschâteau, donjon
Aire d'étude et cantonRégion Poitou-Charentes - Vouillé
AdresseCommune : Montreuil-Bonnin

Montreuil-Bonnin est au début du XIe siècle une des places tenues directement par le comte de Poitou. En 1029, un accord est signé dans ce château entre Guillaume le Grand et Hugues IV Le Brun de Lusignan (1). Il occupe peut-être dès cette époque le rebord du plateau qui domine la vallée de la Boivre et le village, car la construction de l'église Saint-André est située vers 1085 sous les murs du château (2). À la fin du XIIe siècle, Montreuil-Bonnin reste dans le domaine du comte Richard, qui y vient souvent chasser si l’on en croit les chroniques (3). La châtellenie est administrée par un prévôt en 1189 (4). Richard est encore mentionné comme seigneur de Montreuil en 1194 (5). En 1197, il donne le château à son neveu Othon de Bavière, qu’il fait comte de Poitou. Devenu empereur, ce dernier restitue le comté et ses châteaux (6). On ne conserve pas de mention de la prise de Montreuil-Bonnin en 1204, mais il apparaît dans la liste des châteaux du roi de France. Philippe Auguste le donne à un fidèle, Bouchard de Marly, et en 1225, le château est toujours sous la garde d'un châtelain gagé par Bouchard, qui est qualifié de « seigneur de Marli et de Montreuil » (97). En 1230, le roi de France donne le château à Hugues de Lusignan. La comtesse de la Marche mentionne son château de Montreuil inféodé à Pierre de Marly, fils de Bouchard (8). Ce dernier tient encore Montreuil en décembre 1232 (9). En 1235, la Grosse Tour du château sert de prison, comme l'indique une inscription datée, gravée au-dessus de la porte (10).

Le château relève toujours d’Hugues de Lusignan, comte de la Marche, en juillet 1241. Alors qu'il rend hommage au comte de Poitou pour Saintes et pour ses terres et forteresses de Poitou, il s'engage à ne pas fortifier Montreuil-Bonnin sans l'accord du comte (11). Hugues de Lusignan respecta-t-il son engagement ? Quoiqu'il en soit, assiégée en 1242, Montreuil-Bonnin est l’une des premières places enlevées par le roi de France au comte de la Marche. Guillaume de Nangis raconte comment Louis IX « assist prumièrement un chatel que len nomme Mousteruel en Gastine et le prit en poi de jours par sa force » (12). Confisqué aux Lusignan, le château reste dans le domaine du comte Alphonse, frère du roi, qui y entreprend des travaux entre 1245 et 1259 (13). En 1346, le comte de Derby incendie le château et tue les ouvriers de l’atelier monétaire qui y était installé (14). Montreuil-Bonnin est repris par Bertrand du Guesclin qui le cède à Jean, duc de Berry et comte de Poitou. Il passe en 1423 au capitaine écossais Laurent Vernon. De nouvelles restaurations sont mentionnées en 1465 (15). La place est assiégée en 1593 ; Félix du Puis-Vaillant précise qu'une brèche est ouverte au pied de la Grosse Tour par trois canons, mais que « là se trouvait une galerie protégée par deux fauconneaux » (16). On n'en trouve pas trace aujourd'hui. À la Révolution, le château est vendu, les charpentes, les merlons, et la partie la plus ancienne du logis sont détruits.

1. P. Labbé, Nova bibliotheca manuscriptorum, vol. 2, p. 185.

2. « Cartulaire de l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers », éd. L. Rédet, AHP, 1874, t. 3, p. 277.

3. J. Bouchet, Annales d’Aquitaine, faits et gestes des rois de France et d’Angleterre... jusqu’en l’an 1535, Poitiers, 1644, p. 12, 145, 156.

4. Dom Fonteneau, vol. 2, p. 151.

5. Dom Fonteneau, vol. 5, p. 619.

6. Arch. dép. Vienne, SA0 245, pièce 954.

7. Arch. nat. Q 1 1613.

8. Layettes, vol. 2, p. 182 b.

9. À l'occasion d'un différend qui l'oppose au prieur de Sainte-Radegonde de Poitiers, Hugues de Lusignan le désigne en effet comme seigneur du château de Montreuil-Bonnin, Layettes, vol. 2, p. 241 a.

10. Corpus des inscriptions de la France médiévale, vol. 1, 1975, Poitou-Charentes 2, Vienne, p. 56-60. Transcription et traduction : « Moi, Samuel de Besalu, je fus emprisonné ici en la lunaison d’Adar II ; notre recours au nom de l’éternel, en l’année 4995 (21 février 1235) ».

11. Layettes, vol. 2, p. 453. Ce type d’engagement est fréquent ; il ne signifie pas que le château n’était pas fortifié, mais simplement que Hugues de Lusignan s’engage à ne pas construire de nouvelles fortifications.

12. Vie de Saint-Louis par Guillaume de Nangis, éd. Dom Bouquet, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. 20, p. 335.

13. « Comptes d’Alphonse de Poitiers », éd. A. Bardonnet, AHP, 1875, t. 4, op. cit., p. 130, 158, 203, 224 ; « Comptes et enquêtes d’Alphonse de Poitiers », éd. A. Bardonnet, AHP, 1879, t. 8, p. 28, « compotus Theobaldi de Noviaco senescalli Pictavensiis, 1259. Opera castrorum, Pro turre Mosterolii retegenda et pro aliis operibus factis in dicto castro, VIII libr. VI sol. VII den ».

14. R. Crozet, « Textes et documents relatifs à l’histoire des arts en Poitou », op. cit., p. 74.

15. Ibidem, p. 148.

16. F. du Puis-Vaillant, « Notice historique sur le château de Montreuil-Bonnin », op.cit., p. 256.

Période(s)Principale : 12e siècle, 13e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 19e siècle
Dates1235, porte la date

Le château de Montreuil-Bonnin est élevé sur le rebord d’un plateau peu escarpé dominant la vallée de la Boivre et le bourg. Il présente une enceinte presque rectangulaire de près de 100 mètres de longueur, sur environ 50 mètres de largeur. Elle est flanquée, aux angles, de tours rondes, de 5 à 6 mètres de diamètre. Le front ouest forme une légère avancée, enfermant le donjon qui domine la place. Une cinquième tour, ronde et pleine (5 mètres de diamètre), renforce la muraille au-devant du donjon. De larges fossés taillés dans le rocher isolent l’enceinte, y compris sur le front sud, précédant l'escarpement, vers le village. Les bancs de pierre sont restés nus, sauf au pied de la tour sud-ouest, dont la base est assise en fond de fossé, revêtant l’escarpe, mais sans talus. L'ensemble du château est élevé en moyen appareil de calcaire. L’épaisseur de la muraille est apparemment constante sur les fronts ouest et nord, mais diminue considérablement au sud et à l’est, révélant des reprises. Le chemin de ronde, que l’on devine encore sous la végétation au sommet des murs, était accessible par des escaliers droits à ciel ouvert, longeant les courtines aux angles du château. La tour d’angle sud-ouest et celle de l’angle nord-est ont été clairement reconstruites en moellons sur des bases plus anciennes. Cette reconstruction n’est pas antérieure au XVe siècle, comme en témoignent les ouvertures de tir. Les dispositions originelles de ces tours sont peu lisibles.

La tour-porte ronde qui marque l’angle sud-est de l’enceinte conserve deux niveaux. Au premier niveau, une salle de plan circulaire s’ouvre de plain pied sur la cour par une porte qui a été entièrement refaite. La voûte de la salle, en coupole assisée de pierres de taille, semble d’origine. Elle possède une seconde porte, qui s’ouvre vers les fossés, accessible grâce à un pont porté par une pile de pierre et des culées qui sont encore conservées. Cette porte rectangulaire ne conserve pas de trace du système de fermeture. La tour possède un second niveau, accessible depuis l’escalier extérieur qui donne accès au chemin de ronde. Cette salle haute a été arasée au niveau des ouvertures, qui toutes ont été éventrées. Il pourrait s’agir d'archères.

Le châtelet d’entrée.

L'entrée principale du château s'ouvre au milieu du front nord, dans un châtelet de plan rectangulaire, large de 8,40 mètres, et profond de 12,70 mètres. En façade, la porte est encadrée de deux tourelles rondes et pleines. Avec sa porte piétonne, et les rainures permettant d'encastrer les flèches du pont-levis, cette façade semble entièrement rapportée au devant d’une porte plus ancienne. Le passage d’origine n’étant pas assez large, on a dû ménager l’accès à la porte piétonne dans l’épaisseur du mur, en arrière de la tourelle. Le passage est voûté en berceau, avec une corniche. L'accès était défendu par un pont-levis, et des vantaux de bois qui pivotaient sur des gonds fixés dans une poutre haute, horizontale. Depuis l’entrée, la voûte est percée d’un assommoir carré, puis d’un assommoir plus large. Entre les deux glissait la herse, située à 3,90 mètres. En arrière de l’entrée. Un troisième assommoir est ménagé vers la cour. De part et d’autre du passage existe un petit réduit voûté en berceau desservant une archère sous une voussure en plein cintre. La porte d’accès à chacun de ces réduits s’ouvre directement sur la cour, sous un arc en plein cintre. La partie arrière du châtelet apparaît ainsi plus ancienne que l’avant. À l’étage s’ouvre une grande salle rectangulaire, autrefois voûtée, et à laquelle on accédait probablement par le chemin de ronde de la courtine voisine. C’était une salle de garde, et de manœuvre de la herse. Elle a été aménagée en logis, sans doute à la fin du Moyen âge. La voûte a été détruite lors de la création d'un plancher intermédiaire posé sur un ressaut, de façon à créer deux niveaux. Ils étaient desservis par un escalier à deux volées droites logé dans l'angle nord-est. Les fenêtres rectangulaires à coussièges et traverses, et la bouche à feu percée dans la façade, ne sont pas antérieures au XVe siècle. Le châtelet est donc le résultat d’au moins deux campagnes de construction. Il n’est pas exclu d’imaginer l’ancienne porte déjà flanquée de deux tourelles, en façade. Elle devait en tout cas être assez saillante sur la courtine. Elle était défendue par un assommoir et une herse. À la fin du Moyen Âge, toute la façade est plaquée au-devant de l'ancien châtelet. C’est sans doute lors de la même campagne que l’on crée l’escalier extérieur, pour desservir le logis aménagé dans la salle de garde, et que l’on couronne l’ouvrage d’un chemin de ronde à mâchicoulis sur consoles.

Seul le front nord est percé d’archères, qui sont regroupées de part et d’autre du châtelet d’entrée. On en compte six à l'est, distantes de 4 à 5 mètres, et deux seulement à l'ouest. Ces archères sont toutes identiques, à ébrasement simple sous linteaux, avec appui. Le châtelet est exactement situé au milieu du front nord, à égale distance des tours d'angle, dont il devait être séparé à l’origine par un flanquement intermédiaire dont on lit encore l’arrachement sur le parement extérieur de la muraille. Il pourrait s’agir d’une tourelle, dont le diamètre serait d’environ 3,50 mètres. Très arasée vers l’est, la muraille du front nord ne présente pas de trace de reprise ; on note cependant qu’elle possède des trous de boulin (ou de hourds) seulement contre la tour d’angle nord-ouest.

Les logis.

Plusieurs logis s’adossent à la longue muraille du front sud, qui n’est défendue que par l’escarpement et les fossés. Le logis du XVe siècle, remanié aux XVIIe et XIXe siècles, s’articule sur un plan en équerre. Il s'appuie sur des vestiges plus anciens : une grande porte murée est encore bien visible au sud, à l’angle d'un bâtiment qui a été englobé dans le logis. Il peut s’agir d’une porterie romane, vers le village.

À l’angle sud-ouest de l’enceinte sont conservés les restes d’un logis daté généralement du XIIIe siècle. La construction arasée est surtout caractérisée par ses trois belles fenêtres ouvertes sur la Boivre. Il s'agit de baies géminées sous une archivolte en tiers point qui repose sur des chapiteaux sculptés. Ils sont reliés, d’une baie à l'autre, par un cordon horizontal. Une seule de ces fenêtres est intégralement conservée, avec sa colonnette centrale couronnée d’un chapiteau à feuillage. Ce type de baie nous semble pouvoir être daté de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle.

Le donjon.

Le donjon est une énorme tour ronde (13,70 mètres de diamètre), conservée dans toute son élévation, dominant très largement l’ensemble du château et du bourg. Il était peut-être isolé par un fossé annulaire, aujourd’hui comblé. Il conserve la trace de cinq niveaux planchéiés, le sommet étant sous une coupole aujourd’hui effondrée. On y entre désormais par une petite porte au ras du sol, percée dans les murs de plus de 3 mètres d’épaisseur. Ce premier niveau, obscur, n’est éclairé que par deux hauts soupiraux à double ébrasement et appui incliné. Il correspond manifestement à une salle basse, en partie comblée par des gravats, et qui était recoupée en deux niveaux par un plancher. Les trous d’encastrement des solives de ce dernier apparaissent juste sous les soupiraux. L’entrée principale de la tour s’ouvre en fait au troisième niveau, à 5, 60 mètres de hauteur, par une porte rectangulaire dont le seuil a été arraché. On ne trouve aucune trace du système d'accès. Une autre porte, plus petite, apparaît en vis-à-vis, vers la campagne (une latrine en encorbellement ?). La salle est portée par un plancher posé sur un retrait dans l'épaisseur du mur. Ce plancher a été surélevé d’environ 1 mètre par un muret de moellons posé sur le retrait du mur, venant masquer la base des piédroits de la cheminée. Il apparaît donc clairement que le sol de la salle était plus bas à l'origine, et bien au-dessous du seuil des portes. Cet étage est éclairé par deux fentes de jour. Par un escalier droit ménagé dans l’épaisseur du mur, on accède à l’étage supérieur. La porte de la salle est couverte d’un linteau porté par des coussinets en quart de rond. Ce niveau est éclairé par des fenêtres rectangulaires, très simples, et possède une cheminée, dont un des piédroits est encore porté par une grosse console, sous le niveau du plancher. Le dernier niveau n’existait pas à l'origine. La porte d’entrée a été percée après coup, et la voûte en coupole a été clairement rapportée. Elle est soutenue par des nervures moulurées qui ont été insérées dans le parement intérieur aux assises bien régulières. Le plancher des deux derniers niveaux a brûlé comme en témoignent les traces de rubéfaction sur les gros trous d’encastrement du niveau 5 et sur les parois du niveau 6. Seules les nervures et les portes, créées après l'incendie, ne présentent pas de trace de feu. Elles sont venues interrompre le larmier de l’ancien parapet. Le donjon de Montreuil-Bonnin présente en effet, dans un remarquable état de conservation, le système d’évacuation des eaux pluviales qui courait sur les parements intérieurs, porté par un retrait. Avant la création de la coupole, une toiture sans doute assez peu pentue était dissimulée derrière le parapet, dont le chemin de ronde semble encore en place, sous la végétation. Les eaux du toit étaient recueillies par des chéneaux de pierre périphériques, formés d'une ceinture de pierres taillées emboîtées très régulièrement. L’eau était évacuée par des gargouilles traversant l’épaisseur des murs et faisant saillie à l’extérieur.

Ce donjon très vaste apparaît comme une construction grandiose, mais peu confortable, dont les fenêtres étaient trop étroites pour éclairer l'espace intérieur. Les cheminées n’existaient pas à l'origine ; elles ont été insérées après coup dans le parement, comme l’indique un grand coup de sabre dans la maçonnerie, bien visible à gauche du manteau. Il n’existe pas de latrines, à moins que la seconde porte, dont la base a été remaniée, n'ait été ouverte sur une latrine en encorbellement. L’entrée surélevée, l’absence de voûte, excluent ce donjon des constructions typiques des châteaux de Philippe Auguste. L’édifice s’inscrit encore dans la tradition architecturale des « donjons romans » de la fin du XIIe siècle, en dépit de son plan circulaire.

Nota : Les logis médiévaux, restaurés au XIXe siècle, n'ont pas été étudiés.

Murscalcaire pierre de taille
Couvrementsvoûte en berceau
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
escalier intérieur : escalier droit en maçonnerie

Ayant appartenu tour à tour aux Plantagenêt, jusqu'en 1204, au roi de France, puis aux Lusignan, le château de Montreuil-Bonnin a pu être attribué aux uns ou aux autres. Considérant qu’il était dès la fin du XIIe siècle non seulement le siège d’une importante seigneurie relevant directement du comte de Poitou, mais qu’il abritait un atelier monétaire, il est difficile d’imaginer qu’il n’ait pas été doté d’une enceinte de pierre à cette époque. Et l’enceinte de ce château, comme l’exceptionnel donjon, peut tout à fait appartenir aux constructions de Richard Cœur de Lion, comte de Poitou.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesdonjon
Protectionsclassé MH, 1840
Précisions sur la protection

Château (restes) : classement par liste de 1840

Annexes

  • Procès-verbal de visite et vérification des bâtiments, terres, bois, fermes, de Montreuil-Bonnin. XVIIIe siècle (Arch. nat., R1 208).

    « De là sommes retournés dans la grande cour du château, où nous avons examinés une grosse tour qui est à 140 pieds de circonférence, et 9 pieds et demi d’épaisseur dans ses murs. Sa base autrefois creuse est en partie comblée de décombres provenant de la voûte de la dite tour, la porte d’entrée est totalement vuide de toutes fermetures. L’intérieur n’a aucun étage soutenu ; on en aperçoit seulement quelques vestiges par des entablements ruinés ; au second étage est une petite porte étroite qui donne naissance à un petit escalier en vis contenu dans l’épaisseur du mur ; son sommet est couronné des bases d’une voûte dont le centre est comblé de vétusté ».

  • Anciens titres du domaine de Montreuil-Bonnin, saisie réelle de la terre et seigneurie de Montreuil-Bonnin et de ses dépendances, 8 et 9 juillet 1698 (Arch.nat., R1 209, dossier 1).

    « Le chasteau, maison noble et principal manoir desdites terres et seigneuries de Montreuil-Bonnin ; ledit chasteau scitué au bourg dudit lieu province de Poitou consiste en un grand corps de logis appliqué à plusieurs salles, offices et cuisines par bas, chambres et antichambres hautes, cours, écuries, granges, estables, et autres bâtiments et greniers dessus couverts d’ardoise, thuilles et bardeau, une grande porte cochère et petite à costé avec un pont-levis pour entrer dans la cour dudit chasteau qui est entouré de murailles et fossés au-dessus desquelles portes est un pavillon composé d’une chambre couverte de bardeau et à côté deux petites tourettes rondes couvertes d’ardoises, et aux quatre coings des murailles desquels bastiments sont quatre tours rondes dont trois composées de chacune une chambre couverte d’ardoises l’autre estant en ruine et presqu’entièrement tombée, une autre grosse tour ronde de pierre non couverte est dans la cour duquel chasteau à côté de laquelle est un puis, jardins, terre labourable et non labourable, borderies, prés, vignes, cens, rentes, dixmes, terrages, métaieries, borderies, moulins, droit de châtellenie et de justice haute ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbal de visite et vérification des bâtiments, terres, bois de Montreuil-Bonnin.

    Archives nationales, Paris : R1 208
  • Anciens titres du domaine de Montreuil-Bonnin.

    Archives nationales, Paris : R1 209
  • Anciens titres du domaine de Montreuil-Bonnin, XVIIIe siècle.

    Archives nationales, Paris : R1 210
  • Aveux rendus au comte de Poitou pour Montreuil-Bonnin, XVIIe siècles.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : C 334
  • Pièces originales intéressant Montreuil-Bonnin.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : SAO, n° 180
Documents figurés
  • Le château de Montreuil-Bonnin, lithographie de Pichot à Poitiers (éditée dans Le Poitou pittoresque, fin XIXe siècle).

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : Estampes, n° 227
Bibliographie
  • Baudry, Marie-Pierre. Châteaux « romans » en Poitou-Charentes. Xe - XIIe siècles, Collection Cahiers du Patrimoine, n° 95. Geste éditions, 2011.

    53, 56, 120, 121, 128, 149, 151, 153, 154, 155, 164, 182, 248, 286, 287, 288, 304, 306, 314
  • Baudry, Marie-Pierre. Les fortifications des Plantagenêts en Poitou 1154-1242. Paris, 2001. Comité des travaux historiques et scientifiques, Mémoires de la section d'archéologie et d'histoire de l'art, 11.

    p. 181-192
  • Blomme, Yves, Le château de Montreuil Bonnin, Poitou gothique, Paris, Picard.

    p. 211-215
  • Crozet, René, Le château de Montreuil-Bonnin, Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1953, 4e série, t. 2.

    p. 507-514
  • Du Puis-Vaillant, Félix, Notice historique sur le château de Montreuil-Bonnin, Mémoire de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1869, t. 34.

    p. 231-265
  • Puaud, Florence, Le château de Montreuil-Bonnin, mémoire de maîtrise soutenu à l’université de Poitiers sous la direction de Mme Camus, 1992.