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Chenal et porte éclusière du Port de Charron, canal de Charron

Dossier IA17043463 réalisé en 2010

Fiche

Dénominationschenal, site d'écluse, canal
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Sorlin-de-Conac
Cadastre : 2009 B 768

La porte éclusière du Port de Charron, le canal de Charron dont elle garde l'entrée face à la mer, et la digue qui longe ce canal font partie du système de dessèchement des marais de Cônac mis en place au 17e siècle, tout comme les portes de Cônac et de Vitrezay. La porte a été reconstruite par la suite. L'ensemble est géré par le syndicat des marais de Saint-Sorlin. Le chenal de Charron est mentionné sur le plan cadastral de 1828, de même que la porte éclusière, avec des fermes à proximité.

Période(s)Principale : 17e siècle , (?)
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le canal du Charron qui aboutit au Port de Charron, est long d'environ 4,5 kilomètres. Il prend naissance à Saint-Bonnet, longe les prairies au pied de Saint-Sorlin-de-Cônac en passant par le Pas de Poupot, et oblique vers l'ouest jusqu'au port de Charron. Il participe à l'évacuation des eaux des marais desséchés. Une digue, la levée de Saint-Bonnet, le longe sur sa rive gauche pour empêcher une éventuelle inondation de passer d'un marais à l'autre. Une route est construite sur la digue pour relier la porte au bourg de Saint-Sorlin. Au niveau de la ferme de la Bordelaise, elle franchit le canal par un pont.

Au débouché du canal se trouve une porte éclusière. Elle se situe à la limite entre la commune de Saint-Sorlin-de-Cônac (sur la rive gauche) et celle de Saint-Thomas-de-Cônac (sur la rive droite). Elle marque surtout la limite entre les marais desséchés, en amont, et le milieu marin, en aval. A partir de là commence un chenal qui débouche dans l'estuaire quelques dizaines de mètres plus loin. La porte est construite en pierre de taille et repose probablement sur un système de pilotis. Elle comprend deux vantaux en bois à armature métallique qui se ferment à marée haute pour empêcher l'eau de mer d'envahir les marais desséchés en amont, et s'ouvrent à marée basse pour que l'eau des marais desséchés s'évacue dans le chenal en aval. En amont de la porte, une vanne métallique actionnée verticalement permet de renforcer ce système hermétique et de retenir l'eau en amont dans le canal autant que de besoin. Au-dessus de la porte, un pont permet au chemin de franchir le canal. Au pied de la porte, les bords du canal et du chenal sont renforcés par des pieux en bois.

Le chenal qui s'écoule en aval de la porte est encadré par des digues qui empêchent l'inondation des marais desséchés situés de part et d'autre. Les digues se poursuivent ensuite tout le long de l'estuaire, de part et d'autre de l'entrée du chenal. Le chenal se dirige à travers les vases et les prés salés jusqu'à l'estuaire. Quelques carrelets à pêche s'égrainent dans le chenal et au sud de son embouchure. Placé suffisamment en aval pour atteindre les flots, chacun est accessible par un long ponton en bois en hauteur.

Statut de la propriétépropriété publique
propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4941. 1828-1842 : plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac.

  • Plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac établi entre 1828 et 1842.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4941
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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