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Demeure dite le Logis de Luché, ferme, actuellement maisons

Dossier IA00043561 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, puits, grange, étable, écurie, clôture, portail, logement
Dénominationsdemeure, ferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Luché
Adresse : 16, 18 et 20 rue
du Logis
Cadastre : 1811 D 1684 ; 2019 OD 2569, 2570, 2640, 2641

Le Logis de Luché n'apparaît pas sur la carte de la région par Claude Masse en 1720. Il a donc été construit au 18e siècle (sans doute dans la seconde moitié), comme le confirment certains éléments architecturaux (forme de certaines ouvertures, distribution des pièces du logis...). Si l'on en croit l'inscription portée sur le linteau au-dessus de la porte principale du logis, la première pierre du domaine a été posée le 2 mai 1785 par Jean Charles Arsonneau, âgé de 8 ans (futur percepteur). Celui-ci est le fils de Jean Arsonneau, marchand, demeurant à la ferme de Bel Air. Né en 1738 à Foussignac (Charente), il s'est marié en 1765 avec Louise Morin, puis en 1791 avec Louise Peigné, et enfin en 1801 avec Charlotte Mangou, tante par alliance du docteur Quoy (elle est inhumée au cimetière de Saint-Jean-de-Liversay, dans l'enclos de la famille Quoy). Par ailleurs, issue du premier mariage de Jean Arsonneau, Louise Arsonneau a épousé Jean Quoy en 1789 ; elle est la mère du même docteur Quoy.

Au cadastre de 1811, le domaine de Luché appartient encore à Jean Arsonneau. Le plan cadastral montre les bâtiments répartis en U autour de la cour dont l'entrée semble marquée par un portail central, à côté d'un petit bâtiment depuis lors disparu. Le plan montre aussi deux petits corps de bâtiments accolés en arrière du logis, eux aussi détruits. D'autres modifications ont été apportées ponctuellement aux bâtiments actuels aux 19e et 20e siècles : reprise de certaines ouvertures des dépendances, surélévation du logement de l'aile ouest... Le domaine est aujourd'hui divisé en deux propriétés. Au recensement de 1931, il est habité d'une part par Frédéric Chazeirat (1849-1928), dont le gendre, Théotime Loriou, maçon, a fait construire en 1907 un four à chaux à l'est du domaine ; d'autre part par Olivier Laidain (1880-1956), avant de passer à la famille Petit.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle
Dates1785, porte la date

Le Logis de Luché se situe à la sortie est du hameau. Ses bâtiments sont répartis en U tout autour d'une vaste cour, délimitée par un muret avec portail à piliers maçonnés. Le logis, en fond de cour, est encadré par deux longues ailes en retour d'équerre qui abritent, à l'est comme à l'ouest, des dépendances (grange, étable...) (à l'ouest, un logement a remplacé d'anciennes étables). L'aile orientale présente plusieurs ouvertures (dont certaines murées) remontant probablement à la construction du domaine à la fin du 18e siècle : portes en arc en plein cintre ou en anse de panier, petites baies en arc en plein cintre pour l'une, en arc segmentaire pour l'autre. L'aile ouest présente, au plus près du logis, une porte basse avec linteau droit mouluré.

Le logis est un long corps de bâtiment de plan rectangulaire, à un étage, couvert d'un toit à croupes. La façade présente cinq travées d'ouvertures, réparties symétriquement autour de la porte centrale. Les encadrements des baies sont saillants. A l'intérieur, la porte centrale ouvre sur un couloir traversant, au sol dallé de pierres de taille, avec un escalier en bois. De part et d'autre, les pièces se succèdent en enfilade. Dans l'une d'elles, on observe une cheminée à décor géométrique.

Le linteau de la porte centrale du logis présente cette inscription latine : "AD PRPETUAM REI MEMORIAM CEDENTE CERERE PENATIBUT DIE / IIA MENSIS MAII ANNO REPARATAE SALUTIS MDCCLXXXV AETATIS / VERO MEAE VIII° DEO DUCE ET AUSPICE DEI PARA APPOSITUS EST A / ME JOANNE CAROLO ARSONNEAU HUIUSCE DOMUS LAPIS PRIMARIUS / MONUMENTUM MORIS P A T ERNI." Soit : "Pour mémoire perpétuelle, à la fin de l'été, dans mes pénates, le 2 mai, l'an du Salut 1785, la 8e année de ma vie, sous la conduite de Dieu et avec le soutien de la mère de Dieu, la première pierre de cette maison a été posée par moi Jean Charles Arsonneau".

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
TypologiesFerme à bâtiments jointifs, de plan en U, Maison de maître, 5
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1813, 1824-1954 : état de section, matrices et registres des augmentations et diminutions cadastrales de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3584, 3585 à 3593
Documents figurés
  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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