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Demeure, maison du docteur Quoy

Dossier IA00043536 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, jardin
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Bourg
Adresse : 10 et 12 rue
du Docteur Quoy
Cadastre : 1811 B 855 ; 2019 OB 1604 et 1605

Cette demeure aurait été construite en 1760 pour Mme Massé, afin d'y établir une auberge au nom de l'Ecu de France. Son architecture plaide en tout cas pour une construction de la seconde moitié du 18e siècle. Sous la Révolution, la demeure appartient à Jean Quoy (1758-1817), chirurgien demeurant à Maillé (Vendée) (sa mère, Anne Guérin, y était déjà "maîtresse en chirurgie"). Il s'est marié en 1789 avec Louise Arsonneau (1766-1847), fille de Jean Arsonneau, riche marchand, propriétaire du Logis de Luché. Au cadastre de 1811, Jean Quoy est bel et bien le propriétaire de cette demeure qui comprend alors, en plus de la maison, une aile ouest, à la place de l'entrée actuelle de la cour. La demeure était alors accessible par le sud, via une ruelle qui donnait sur la rue des Bosquets.

Jean Quoy et Louise Arsonneau sont les parents de Jean René Constant Quoy, chirurgien de marine, anatomiste, ornithologiste et zoologiste (un monument à sa mémoire se trouve sur la place de l'église, face à la maison ; une plaque en marbre fixée sur la façade de la maison, rappelle aussi qu'elle lui a appartenu).

Né le 10 novembre 1790 à Maillé, Jean-René-Constant Quoy est envoyé, enfant, à Saint-Jean-de-Liversay, pour se mettre à l'abri des troubles révolutionnaires chez une tante (sans doute Charlotte Mangou, veuve Quoy puis Arsonneau, demeurant au 6 rue du Docteur Quoy, ou bien une tante Arsonneau, demeurant avec le grand-père Jean Arsonneau à Luché). Pensionnaire à Marans, il retrouve toute sa famille à Saint-Jean-de-Liversay en 1799, lorsque son père vient s'installer là pour succéder comme médecin à son défunt frère René (époux de Charlotte Mangou). Son père l'initie alors à la médecine et à la botanique. Admis à l'école de médecine navale de Rochefort en 1806, il rejoint le corps des chirurgiens de marine en 1813 et soutient sa thèse de docteur en médecine à Montpellier en 1814, avant de revenir à l'hôpital maritime de Rochefort en 1815.

De 1817 à 1820, il sert comme naturaliste aux côtés du zoologue Joseph Paul Gaimard et du botaniste Charles Gaudichaud-Beaupré, au cours d'une expédition à bord de L'Uranie, commandée par Louis Claude de Saulses de Freycinet, puis de La Physicienne. De nouveau nommé à Rochefort, il devient professeur d'anatomie à l'école de médecine navale en 1824, tout en étant membre correspondant de l'Académie de Médecine et fait chevalier de la légion d'honneur en 1825.

De 1826 à 1829, il participe à une nouvelle expédition autour du monde, cette fois avec Jules Dumont d'Urville, sur L'Astrolabe. Membre correspondant de l'Académie des Sciences en 1830, premier médecin en chef de l'hôpital maritime de Rochefort, transféré à Brest en 1838, inspecteur en chef de santé de la Marine en 1848, officier puis commandeur de la légion d'honneur en 1852, il se retire en sa demeure de Saint-Jean-de-Liversay en 1858. Décédé à Rochefort le 4 juillet 1869, il est inhumé dans l'enclos familial au cimetière de Saint-Jean-de-Liversay.

Après lui, la maison familiale passe à sa nièce, Virginie Guillon (1811-1877), veuve de Jean Volcy Quoy, puis au fils de cette dernière, Volcy Quoy, demeurant à Luçon. En 1880, celui-ci la vend à Jean Honoré Constant Sarrazin, qui la cède en 1897 à Daniel Junin, médecin. A ce dernier succède, dans les années 1930, le docteur Félix Auchier.

Période(s)Principale : 3e quart 18e siècle

La demeure est située dans le centre-bourg, sur le côté sud de la place de l'église. En alignement sur la voie, elle bénéficie d'une cour et d'un jardin postérieurs. Haute d'un étage et d'un étage en surcroît, elle présente en façade cinq travées d'ouvertures réparties symétriquement autour de la porte centrale. Chaque ouverture possède un encadrement saillant. Les baies du dernier niveau se distinguent par leur forme rectangulaire horizontale.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré, étage en surcroît
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
TypologiesMaison attenante, Maison de maître, 5
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1813, 1824-1954 : état de section, matrices et registres des augmentations et diminutions cadastrales de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3584, 3585 à 3593
Documents figurés
  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
Bibliographie
  • FARDET, Marc. Jean-René-Constant Quoy, médecin naturaliste à la découverte du monde (1790-1869), Rochefort, chez l'auteur, 2011, 104 p.

  • FARDET, Marc. "Jean-René-Constant Quoy (1790-1869), médecin naturaliste à la découverte du monde", La nature pour passion, catalogue de l'exposition de l'Historial de la Vendée, Somogy éditions d'art, Conseil général de la Vendée, 2014, p. 72.

  • SARDET, Michel. Les mémoires inédits du naturaliste circumnavigateur Jean-René Quoy. Un témoignage exceptionnel sur la société du XIXe siècle. Pharmathèmes, Paris, 2009.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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