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Digue des marais de Taugon-La Ronde-Choupeau-Benon

Dossier IA17047545 réalisé en 2019
Dénominationsdigue
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit :
AdresseCommune : Taugon
AdresseCommune : La Ronde
AdresseCommune : Courçon

La digue a été édifiée dans les années 1650 au moment du dessèchement des marais de Taugon-La Ronde-Choupeau-Benon. A partir de Cigogne et de Thairé-le-Fagnoux (Saint-Jean-de-Liversay) à l'ouest, et jusqu'aux abords de La Grève-sur-Mignon, au sud-est, l'itinéraire choisi se rapproche au plus près de la Sèvre Niortaise et de ses méandres ainsi que, à l'est, de la rivière du Mignon. Jusqu'à la fin du 18e siècle, la ligne de digue n'englobe toutefois pas les marais de Boëre, situés à l'est, communes de La Ronde et de Courçon. Trop difficiles à mettre en valeur, ceux-ci sont en effet retranchés en 1675 à l'aide d'une nouvelle ligne qui relie Caillaude, Chalogne, l'Angle d'Oie (à La Ronde) et la Macaudière (à Saint-Cyr-du-Doret). En 1778, après bien des efforts, les marais de Boëre sont de nouveau mis à l'abri des inondations grâce au rétablissement de la ligne de digues entre Caillaude, la Tête de Boëre et les abords d'Angiré.

Période(s)Principale : milieu 17e siècle, 4e quart 18e siècle

La digue serpente entre les marais mouillés de la Sèvre Niortaise, au nord et au nord-est, ceux du Mignon, à l'est, et les marais desséchés de Saint-Jean-de-Liversay, Taugon, La Ronde et Courçon qu'elle met à l'abri de l'inondation. Depuis l'ancienne île de Cigogne (Saint-Jean-de-Liversay) jusqu'aux Ouchettes, près d'Angiré (Courçon), elle suit de manière plus ou moins proche les méandres du fleuve. Du point de vue de la toponymie, elle se décompose en plusieurs portions soit, à partir de l'ouest : la digue de Cigogne, la digue de Thairé-le-Fagnoux, la digue des Combrands, la digue du Sablon, la digue de la Cavalerie, la digue de la Rabatière, la digue de la Rosée, la digue de Caillaude et la digue ou levée de Boëre. Au total, cette ligne mesure environ 26 kilomètres. Elle est franchie à quelques reprises par des axes routiers, aux Combrands, au pont du Sablon, au Passage de La Ronde et à Caillaude.

Comme tous les ouvrages du même type, la digue est constituée, en coupe, d'un haut monticule de terre encadré par deux canaux ou ceintures (la ceinture intérieure côté marais desséchés, la ceinture extérieure côté marais mouillés). Ces canaux sont destinés à recevoir l'eau, notamment en cas d'inondation, pour en freiner les effets sur le flanc de la digue. Le plus souvent, la digue est dénuée de végétation. Certains tronçons sont plantés d'arbres, sur les bords de la digue pour en retenir la terre.

Mursterre
Statut de la propriétépropriété d'une association, Propriété de la Société des marais desséchés de Taugon-La Ronde-Choupeau-Benon.

Références documentaires

Documents figurés
  • 1720 : Carte du 46me quarré de la generalle des costes du Bas Poitou païs d'Aunis Saintonge et partie de la Basse Guienne, par Claude Masse.

    Service historique de la Défense, Vincennes : J10C 1293, pièce 17
  • [1837 :] Tableau, extrait cadastral des marais de Taugon, La Ronde, Choupeau et Benon et de Boëre, situés dans les communes de Saint Jean de Liversay, Taugon La Ronde, Saint Cyr du Doret et Courçon, canton de Courçon.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 5 Fi Taugon 2
  • 1667, 2 janvier : plan [de partage des marais] de Taugon et La Ronde levé par le sieur de Laserre arpenteur général le 2 janvier 1667.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 5 Fi Taugon 4
Bibliographie
  • Suire, Yannis. Le Marais poitevin, une écohistoire du XVIe à l'aube du XXe siècle. La Roche-sur-Yon : Centre vendéen de recherches historiques, 2006.

    p. 110, 198
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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