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Donjon, château

Dossier IA79004283 réalisé en 2011

Construit au bord de la Sèvre Niortaise, le donjon de Niort (dans les Deux-Sèvres) comprend deux tours reliées par un corps de bâtiments. Il est l'un des plus vastes donjons romans conservés en France.

Le donjon de Niort est le superbe vestige d'un château qui comprenait plusieurs bâtiments et une vaste enceinte, aujourd'hui disparus.

Ce château est construit au cours de la seconde moitié du 12e siècle, par le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt ou par son fils Richard Cœur de Lion. Le Poitou est sous domination anglaise depuis le mariage d'Aliénor d'Aquitaine, comtesse de Poitou et duchesse d'Aquitaine, avec Henri Plantagenêt, en 1152.

Le château s'élève sur la rive gauche de la Sèvre Niortaise, où s'étend alors la ville de Niort. Il est érigé dans la partie ouest de la ville, près du port (aujourd'hui disparu) qu'il protège.

Le donjon, pièce maîtresse de la défense du château, présente la particularité d'être composé de deux tours carrées, disposées à quelques mètres l'une de l'autre, et reliées par deux murs. Il était protégé par une première enceinte munie de tours, édifiée à l'intérieur de la ville fortifiée.

L'édifice est construit en pierres de taille. Les angles des tours sont confortés par de gros contreforts semi-cylindriques ; des contreforts un peu plus petits épaulent également les murs des tours. La porte d'entrée était aménagée dans le mur qui, côté ville, relie les deux tours ; percée entre les deux premiers niveaux, elle était accessible par une échelle.

Le donjon est doté d'un système de défense alors rare en Occident, visible sur la seule tour sud. Des archères (fentes de tir pour les archers) y sont percées au premier et au second étages ; des mâchicoulis (ouvertures permettant la défense de la base des murs) sont aménagés au sommet des grands arcs qui relient les contreforts.

Le donjon est remanié au cours des siècles. Au 15e siècle, l'espace entre les deux tours est couvert et transformé en logis. Au 18e siècle, la tour nord s'effondre partiellement et est reconstruite. Propriété de la Ville de Niort depuis la Révolution, il devient un musée en 1896, ce qu'il est encore aujourd'hui.

Dénominationsdonjon, château
Aire d'étude et cantonRégion Poitou-Charentes - Niort
AdresseCommune : Niort
Cadastre : 1809 A 44 ; 1846 K 15 ; 2014 BO 152

La ville de Niort se développe sous la protection du castrum qui est mentionné à plusieurs reprises dans les textes dès la seconde moitié du 10e siècle. Les textes ne précisent pas où se situe ce premier ensemble ; il est probable qu’il quitte le méandre de la Sèvre, où était installée la ville antique, pour rejoindre sur l’autre rive, à l’Est, le vallon entre les deux collines. À l’époque romane, l’une est dominée par l’église Notre Dame, l’autre par l’église Saint-André. Aux 11e et 12e siècles, on conserve peu de mentions du château de Niort. Manifestement, le comte de Poitou, qui le possède, y séjourne rarement. En 1104, la place est incendiée par le comte d’Anjou. Les textes mentionnent rapidement cet épisode sans préciser les dégâts éventuels. Avant 1134, le comte de Poitou, signe une charte dans la salle du château de Niort (« in aula niortensi castri »). Et en 1141, le roi Louis VII est à Niort dans son palais (« in palacio nostro »). Il est donc question du palais, de la grande salle, et non d’un édifice fortifié. Rien ne permet d’identifier ce palais comtal avec tout ou partie du donjon conservé. Dans la seconde moitié du 12e siècle, la ville de Niort se développe rapidement, avec le soutien du nouveau comte de Poitou, Henri Plantagenêt. L’importance de la ville, pour ce dernier, est liée au contrôle de la navigation sur la Sèvre. À l’entrée des marais, le port existait probablement avant la fin du 12e siècle, établi près de l’endroit où le ruisseau du Merdusson se jette dans la Sèvre (actuelle rue Brisson). Il était placé directement sous la protection du château. Les archives anglaises enregistrent à partir de 1214 les sommes données par le roi aux bourgeois de Niort, afin de les aider à fortifier leur ville. L’enceinte du château existait sans doute déjà. Niort est reprise par le roi de France en 1224. À partir de 1243, Alphonse, comte de Poitou, entreprend des travaux dans son château de Niort. Ils portent sur l’aménagement, voire la création des espaces résidentiels, comme l’indiquent l’utilisation des termes « aula », « robis » et « domus ». Ils placent au milieu du 13e siècle la création d’une véritable « grande salle » au donjon de Niort, avec le couvrement de l’espace réservé à ciel ouvert entre les deux tours formant le donjon. De nouveaux travaux d’aménagement des salles sont attestés dans la seconde moitié du 15e siècle. Ils sont suivis de la fourniture de mobilier.Proche de La Rochelle, capitale des Huguenots à la fin du 16e siècle, la ville de Niort est à cette époque une place stratégique, et subit plusieurs sièges, notamment en 1569 et en 1588. L’église Saint-Gaudent, dans le château, est alors détruite. D’importants travaux de réparations sont encore entrepris au château dans les années 1670.

Très tôt, le donjon a servi de prison. À partir du 18e siècle, on y entasse des détenus. Les marques laissées sur les murs par les prisonniers anglais, au cours de la guerre de Sept ans, frappent encore l’imagination des visiteurs aujourd’hui. Les archives du Génie livrent le détail des nombreux travaux réalisés à cette époque au donjon et sur les bâtiments compris dans l’enceinte du château. Les murailles et les tours qui les flanquent sont en revanche délaissées. Les fossés sont peu à peu comblés par les habitants de Niort. En 1791, le château est vendu à la municipalité de Niort, sauf le donjon qui sert de maison d’arrêt au Département. Le classement de l’édifice au titre des Monuments historiques, en 1840, entraîne des travaux de restauration. C’est seulement en 1869 que le donjon est cédé à la Ville, afin de loger le dépôt d’archives. En 1896, il est aménagé en musée, une affectation qu’il conserve aujourd’hui depuis plus d’un siècle.

Période(s)Principale : 4e quart 12e siècle, 13e siècle, 15e siècle, 18e siècle
Dates1752, porte la date

Si les sondages archéologiques effectués récemment au pied du donjon ont mis en évidence l’occupation du site aux alentours de l’an mil, ils n’ont pu en revanche faire la preuve de l’existence d’un château. Il n’est pas impossible d’imaginer, sous l’actuel édifice, les vestiges des bâtiments mentionnés au début du 12e siècle. L’existence d’une construction en pierre antérieure à l’édifice actuel est d’ailleurs suggérée par des changements d’appareillage qui apparaissent sur le parement intérieur, dans les salles basses (tour sud en particulier). Des murs ont été signalés lors des récents travaux, mais non relevés en plan, avant la réfection du sol, au même niveau.

Le donjon est un imposant bâtiment de plan rectangulaire composé de trois parties : deux hautes tours carrées reliées par un bâtiment central. L’ensemble est élevé en bel appareil de pierres de taille calcaire, soigneusement layées, ajustées à joints fins. Les assises sont régulières, sur toute la longueur de l’édifice, prouvant la contemporanéité de la construction des deux tours et du volume entre deux. L’élévation extérieure est rythmée assez régulièrement par de gros contreforts semi-cylindriques : les tours, de plan carré, en possèdent un à chaque angle, et un au milieu de chaque côté. Un contrefort semblable marque le milieu de la face ouest du bâtiment central. Il trouve son symétrique dans la tourelle d'entrée de la face est.

La tour sud s’élève à 28 m de hauteur sur un plan carré, de 13,50 m de côté. Elle présente trois niveaux voûtés en berceau, desservis par un escalier en vis logé dans le contrefort nord-ouest. Le premier niveau n’est éclairé que par deux fentes de jour étroites, vers la rivière. Le second niveau possède une belle voûte en berceau renforcée. Cette dernière a été recoupée par le percement d’une grande fenêtre, au sud. Cette ouverture, comme la cheminée et la grande niche du mur ouest, a été créée à la fin du Moyen Âge pour donner un caractère plus résidentiel à la salle, en condamnant une ancienne archère. Deux autres ouvertures de tir sont encore conservées à ce niveau, mais également à l’étage supérieur, dont la grande voûte, portant la terrasse sommitale, a été créée après coup. Sur les faces nord et sud de la tour, le chemin de ronde est en encorbellement, soutenu par de grands arcs dissimulant des mâchicoulis, pour défendre le pied des murs.

La tour nord est sensiblement moins élevée que sa voisine (23 m). Elle possède quatre niveaux dont le premier est seul voûté. Le second niveau montre encore des ouvertures anciennes : portes, fenêtres étroites, et vestige d’archère. Les deux niveaux supérieurs, sur planchers, ont été clairement réaménagés à la fin du Moyen Âge (cheminée et fenêtre) et au 18e siècle. La tour s’écroula en effet partiellement en 1749 et fut restaurée l’année suivante. L’escalier en vis qui dessert les étages et la terrasse au sommet est bien d’origine.

Dans son état originel, le donjon de Niort apparaît comme une construction homogène, avec deux tours qui, en dépit de leurs différences, relèvent d’une même conception d’ensemble (distribution et circulations, répartition des postes de tir et des fenêtres, plan et disposition des contreforts). Ces deux tours contemporaines étaient reliées par une courtine, à l’est et à l’ouest, délimitant une cour à ciel ouvert. Plusieurs arguments soutiennent cette restitution : une terrasse dallée révélée par les anciennes gargouilles d’évacuation des eaux de pluie, les fentes de tir ouvertes en partie haute des tours, vers la cour, et surtout les mâchicoulis sur arcs de la tour sud, qui défendaient le pied de la tour et sont donc parfaitement incompatibles avec la présence de la toiture centrale. C’est par cette cour que l’on accédait autrefois au donjon : il n’existait à l’origine qu’une seule entrée à l’Ouest, du côté de la rivière. C’était une haute porte en plein cintre, surélevée par rapport au sol extérieur, et qui devait être desservie par un escalier de bois ou une échelle, comme c’est généralement le cas pour les donjons romans. Ainsi, aucune des deux tours n’a jamais possédé un accès direct sur l’extérieur : il fallait d’abord entrer par la cour intérieure. De là, on devait pouvoir accéder directement à chacun des escaliers en vis qui desservait les étages des tours. Seule la tour sud possédait au premier étage une belle porte donnant alors sur le vide, semblable à une entrée principale. Il fallait sans doute encore une échelle pour accéder à cette porte, à moins qu’elle n’ait été desservie par le chemin de ronde de la muraille voisine, par une passerelle.

L’analyse architecturale, comme les données des textes, confirme que c’est au milieu du 13e siècle que l’espace entre les deux tours est fermé par un bâtiment à deux niveaux sous combles. L’étage était originellement porté par un plancher soutenu par des arcs diaphragmes. Le même système d’arcs soutenait la charpente si ce n’est un niveau sous combles. Ces arcs ont tous été clairement insérés après coup dans les courtines qui délimitaient l’ancienne cour intérieure. Ces travaux sont bien datés par les comptes d’Alphonse de Poitiers des années 1250. Il est possible que l’aménagement de la fausse-braie, à l’est du donjon, soit contemporain de la création de la tourelle d’entrée. La grande salle créée à l’étage devait avoir une fonction noble, comme en témoignent les traces de peinture qui ont été relevées. Les traces d’un décor ocre et rouge de faux-joints, animé par une fleurette, se voient encore sur le contrefort de la tour sud, à l’intérieur. Si des fenêtres existaient à cette époque, elles devaient se trouver à l’emplacement des actuelles ouvertures, percées sur le parement ouest. Les comptes de la fin du 13e siècle mentionnent explicitement les travaux engagés pour la réfection et la couverture (en tuiles) des appartements du château de Niort. Nous pensons qu’il s’agit de la charpente et couverture créée pour coiffer cet ensemble palatial. Cette charpente devait être en retrait du chemin de ronde, qui est alors surélevé ; on voit encore nettement que le parapet est collé contre les deux grandes tours. Il était défendu par des hourds vers la rivière. En résumé, tous les indices corroborent pour attribuer à Alphonse de Poitiers la création d’un volume noble sous combles entre les deux tours, mais aussi la création de la fausse-braie et le retranchement du donjon par une muraille doublée d’un fossé. Ces travaux ont dû s’échelonner dans la seconde moitié du 13e siècle avec des interruptions. De nouveaux travaux sont réalisés au 15e siècle. Les grandes fenêtres rectangulaires du second niveau (tour sud, tour nord et salles centrales), sont ouvertes dans des niches aux voûtes segmentaires. Elles possèdent meneau et traverse horizontale, et coussièges caractéristiques de la fin du Moyen Âge, mais sont dépourvues de toute mouluration qui permettrait de préciser la datation. De fait, la plupart des encadrements ont été manifestement restaurés au 18e siècle. Dans certains cas, il est clair qu’elles ont remplacé des ouvertures plus anciennes dont on ne voit que l’arc plein cintre (tour sud et fenêtre nord de la salle centrale). Leur mise en œuvre paraît relativement homogène, et témoigne d’une grande phase de travaux portant sur la création de chambres sur tout le premier étage, mais également la création, dans la tour nord, d’un second étage habitable, sur plancher. Cet étage est de plain pied, ou presque, avec le sol des combles qui est alors créé. La grande toiture de ce volume de comble a été refaite par la suite, et les lucarnes créées plus récemment.

Le donjon de Niort appartient à la grande famille des donjons romans des Pays d’Ouest, étudiée par André Chatelain. Dans son état originel, il apparaît comme une construction monumentale et austère, dont les vastes salles quadrangulaires sont logeables, mais obscures et froides. Toutes les grandes fenêtres et les cheminées actuellement conservées ont été créées après coup. Le donjon « roman » n’était éclairé que par d’étroites et hautes fentes de jour, largement ébrasées vers l’intérieur. Elles sont toutes percées vers la rivière, à l’Ouest. Il n’existait aucune cheminée, ce qui est très surprenant dans un édifice de cette qualité. Il n’était manifestement pas conçu pour une habitation noble. Une seule latrine est conservée, en encorbellement sur la face sud du donjon, au second niveau. Elle est desservie par un petit passage coudé. Le retrait existant à l’opposé sur la face nord, au même niveau, pouvait également desservir une latrine du même type. Deux puits existaient dans la grande salle basse centrale. Les couvrements les plus anciens des salles sont des voûtes en berceau légèrement brisé. Le recours quasi systématique au plein cintre, pour le couvrement des ouvertures, rattache clairement la construction du donjon à l’art roman ; il inviterait même à une datation assez haute, si l’édifice ne possédait des éléments qu’il est difficile de dater avant la fin du 12e siècle : archères et mâchicoulis sur arcs.

Il ne semble pas que le donjon ait été dégradé pendant les guerres de Religion, mais ses fortifications ont certainement été renforcées, en particulier pour pourvoir porter des pièces d’artillerie. Si elles n’ont pas été créées à la fin du Moyen Âge, c’est en effet au 16e siècle que l’on doit placer la construction des voûtes surmontées de terrasses d’artillerie des deux tours, et la transformation du parapet de la fausse-braie. Les travaux réalisés par l’armée, tout au long du 18e siècle, sont bien documentés. Ils prouvent que la tour nord n’a pas été entièrement reconstruite après son effondrement en 1749, mais partiellement remontée ; c’est à cette époque que sont créées les voûtes des salles basses et que la terrasse est reprofilée, à l’est. Différents travaux sont effectués encore tout au long du 20e siècle par les architectes des monuments historiques, comme le réaménagement des abords du donjon et du sommet des tours.

Murscalcaire moyen appareil
Toitardoise
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1840
Précisions sur la protection

Château dit le Donjon : classement par liste de 1840.

Annexes

  • 1494, 12 mars, état relatif à certaines réparations faites au château de Niort par ordre de Pierre de Pontbriand, capitaine dudit château.

    AD 79, E suppl.

    Ed. Joseph Berthelé, AHP, t. 20, 1889, p. 295-298.

    « Sensuyvant les reparacions qui estoyent très neccessaires estre faictes on chasteau de Nyort, et lesquelles ont esté faictes par l’ordonnance et commandement de Pierre de Pontbryand, escuyer, eschansson du roy, nostre sire, et cappitayne du dict chasteau de Nyort, et par les parsonnes cy emprès nommées.

    Et premierement à Jeahn Basty, menuzier, la somme de quarente et cinq solz tournoiz, qui deue luy estoyt pour avoir fait au dict chasteau ung oustevent en la grant chambre de la tour estans devers la ville, avecques une porte. Pour ce, icy XVL s. t.

    A luy, la somme de soixante et dix solz tournoiz, pour avoir fait ung banc tourniz pour le dict chasteau de neuf piez et demy de long ou environ, avecques une table et deux treteaux et deux escabeaux. Pour ce, icy LXX s. t.

    Au dict Basty, la somme de soixante et dix solz tournoiz, pour avoir fait ung dressouer pour le dict chasteau et fourny de tout boys, où il y a quatre armaises, qui est pour la dicte grant chambre du dict chasteau. Pour ce, icy LXX s. t.

    A Mathurin Caradieu, sayrurier, la somme de soixante six solz troys deniers tournoiz, pour avoir fait au pont levys de Foulcault deux grans lyens de fer, et une claveure bernardine avecques la clef à la porte par laquelle l’on sault au port de Nyort, et auxi pour avoir abillé les chaynes des pons levys du dict chasteau et plusieurs careilz, loquez, ardivelles, gons et paumelles en icelluy chasteau. Pour ce, icy LXVI s. III d. t.

    A luy, la somme de deix et sept solz six deniers tournoiz, pour avoir fait ung lyen au pont levys du dict chasteau estant devers la ville et pour avoir ferré l’oustevent que a fait le menuzier cy davant nommé. Pour ce, icy XVII s. VI d. t.

    Au dict Caradieu la somme de quarente et cinq solz tournoiz pour avoir ferré le dressouer dont cy davant est faicte mencion en la partye du dict menuzier. Pour ce, icy XLV s. t.

    A icelluy Mathurin Caradieu, la somme de vingt et six solz six deniers tournoiz pour avoir baillé ung madrier de quatre piés de long et d’ung pié de large, neccessayre pour le petit huysset de la première porte de la basse court par où l’on entre ou dict chasteau, et pour reffayre la claveure et muer les gardes et les crampons et une clef pour le dict huysset, et pour deux journées d’ung charpentier, qui a habillé le dict huysset et pour avoir fait dix verges de fer, qui tiennent les verrynes de la chambre dessus dicte et de la salle et garde-robbe, que auxi pour demye douzenne de chevilles de fer pour couldre le dict madrier. Pour ce, icy XXVI s. VI d. t.

    A André de Cran, vitrier, la somme de soixante et dix solz tournoiz, pour avoir fourny pour le dict chasteau dix huyt piez de verre blanc tout plain et neuf autres piez, tant en la tour estant devers la hasle de Nyort que en la salle du dict chasteau, que auxi pour avoir rabillé plusieurs autres vitres estans du dict chasteau. Pour ce, icy LXX s. t.

    Je Pierre de Pontbryand, escuyer, eschansson du roy, nostre site, et cappitayne du chasteau de Nyort, certiffie à messeigneurs des comptes du roy, nostre sire, à Paris, et à tous à qui il appartiendra, que les repparacions faictes ou dict chasteau de Nyort par Jehan Basty, Mathurin Caradieu et André de Cran, cy davant nommés, montens ensemble la somme de vingt livres dix solz troys deniers tournoiz, estoyent très necessayres estre faictes ou dict chasteau, et icelles avoir esté, par mon ordonnance et commandement, bien et proffitablement faictes et parfaictes au prouffit du roy, nostre dict sire, par les dessus diz. E, tesmoing de vérité, j’ai signé ces presentes de ma main et scellées du scel de mes armes, le XIIe jour de mars, l’an mil quatre cens quatre vings et treze. Pierre de Pontbryand. »

  • 1611, état du château de Niort par René Androuet du Cerceau.

    « État des chemins et château du Poitou dressé en 1611 par René Androuet du Cerceau », éd. Arthur Labbé, AHP, t. 31, 1901, p. 363-370.

    XVII. Devis des réparations qu’il est besoing faire tant en la ville que faulxbourgs de Niort.Premièrement ay passé et veu les ruhes de ladicte ville et faulxbourgs que j’ay trouvées estre fort mal pavées en pleusieurs endroictz, et seroit besoing ordonner aux particulliers que chascun fits paver davant soy.

    Plus ay trouvé une place davant la porte dudict chasteau, ayant tant en longeur que largeur vingtz-cinq toizes, qu’il seroit nécessaire paver à cause que ladicte place est bourbeuse et fort incommode tant de l’entrée que sortye dudict chasteau, et faudroit bien chascune toize à faire et fournir trois livres, qui feroit pour le tout la somme de soixante et quinze livres, cy…………………………..LXXV L.

    XVIII. Devis des réparations faictes de nouveau au chasteau de Niort.

    Première ay veu ledict chasteau où ay trouvé à (364) l’entrée d’icelluy deux pilles de pierre de taille faicte de nouveau ayant six piedz de haulteur et trois de long et deux d’épesseur.

    Plus ay aussy veu le pallastrage aussy faicte de neuf de la seconde porte dudict chasteau sans aulcune cherpante, lequel est couvert de thuille courbe et qui passe sur ledict pallastrage.

    Plus ay veu le coing de la maison de la consiergerye proche de l’entrée dudict chasteau, lequel a esté resapé de la haulteur de cinq piedz et de trois pierdz par ung costé et de deux piedz par l’aultre, faict à chaux et sable et de bonne pierre.

    Plus suis allé à une tour proche la tour du Mère, laquelle a de large vingtz-ung pied de dedans en dedans, qui est couvert de neuf tant en cherpante que tuille courbe faicte en apenti.

    Plus suis allé à la tour proche des moullins du roy, où ay trouvé une guéritte faicte de neuf ayant six piedz de long et trois de large, faicte à neuf de coullombage, garnye de bricque et couverte de tuille courbe.

    Plus entre la tour de la Fontaine et la tour de Lespingalle, ay trouvé une brèche dans la muraille dudict chasteau de la longueur de seize piedz et haulteur douze piedz et d’épêsseur trois piedz, qui a esté resapée avecq des cartiers de pierre de taille massonnée à chaux et sable.

    Plus joignant ladicte tour de Lespingalle, ay trouvé quatre toizes de parapet faict de neuf sur la muraille dud. Chasteau de la haulteur de six piedz et d’épesseur dix-huict poulces des cartiers faict à chaux et sable.

    Plus sur ladicte tour de Lespingalle ay trouvé une guérite faicte de neuf couverte de tuille courbe, ayant lad. guérite de longeur six piedz en ung sans et sept en l’aultre.

    Plus ay veu la muraille joignant ladicte tour allant joindre celle de la ville, laquelle on a rompue de la longeur de deux toizes exprès, à cause que on pourroit de la muraille de la ville entrer dans led. Chasteau.

    Plus au bout de ladicte muraille rompue, ay veu la longeur d’une toize et demye et de haulteur six piedz de massonne faicte de neuf ayant d’épesseur six piedz faicte en tallus pour empescher que on ne puisse venir des murailles de la ville dans led. Chasteau.

    Plus ay veu la tour de Pelle, où ay trouvé la valleur de cinq toize de massonnerye en carré faict autour de ladicte tour par le hault, ayant ladicte massonnerye trois piedz faicte de cartiers à chaux et sable, et aussy ung degré pour monster sur le parapel de ladicte tour ayant dix piedz de hautleur et trois piedz de large, estant les marches de bonne pierre dure massonnée à chaux et sable.

    Plus joignant ladicte tour de Pelle, ay veu ung resapement dans la muraille dudict chasteau de la longeur de quarente-deux toizes sur la haulteur de douze toizes faict de pierre de taille à chaux et sable.

    Plus à la tour qui est vers Nostre-Dame ay trouvé ung escallier faict de neuf et le contremur pour tenir les terres qui sont dans ladicte tour, et au lieu de la guérite qui y estoit a esté faict ung parapel de cinq piedz de hault et d’épesseur xx faict à chaux et sable ayant de longeur unze toize.

    Plus à la tour qui est vers le logis du sieur de la Barberye ay trouvé une guérite faicte de neuf, qui a sept piedz en ung sans et cinq piedz en l’aultre et sept piedz de haulteur bien couverte, et aussy ay trouvé le long de la muraille de ladicte tour trois toizes de long de resapement sur douze piedz de haulteur et trois piedz et demy d’épesseur faict de cartiers à chaux et sable.

    Plus sur la plateforme du dongon du chasteau ay trouvé qu’elle a esté couverte à neuf de cherpante et de tuille courbe.

    XIX. Mémoire de la besoigne qui a esté faicte au chasteau de Niort qui n’est dans le bail.

    Plus ay veu, entre la tour du Mère et l’aultre tour proche du costé de la ville, ung tallu faict de pierre de taille à chaux et sable de longeur de trois toizes et de haulteur huict piedz et d’épesseur cinq piedz et demy.

    Plus ay veu ung escallier où il y a vingtz marches faict de neuf de pierre de taille de haulteur de dix piedz pour monster dans la tour proche celle du Mère au droict des Moullins avec une muraille de parapel contenant la valleur de deux toizes de long et haulteur six pieds et d’épesseur deux piedz faict de cartiers à chaux et sable. Plus du costé de la rivière entre la tour du Moullin et la tour de Foucault, ay trouvé le parapel faict de neuf de pierre de taille à chaux et sable de longeur de six toizes quatre piedz et d’épesseur dix-huict poulces et haulteur dix piedz.

    Plus sur le pont de Foucault, entre les deux tours, ay trouvé une guérite faicte de neuf, laquelle a de long neuf piedz et sept piedz de large et haulteur six piedz couverte de tuille courbe.

    Plus ay veu les deux tours dudict pont de Foucault, où ay trouvé que on a resapé par le hault du marchepied d’icelles tours de haulteur trois piedz tout autour, dans l’une desquelles y a esté faict ung escallier à neuf de pierre de taille de la haulteur de neuf piedz.

    Plus depuis lesdictes deux tours jusques à la tour de la Fontaine, ay trouvé le parapel faict de neuf de la longeur de six toizes quatre piedz sur la haulteur de dix piedz et dix-huict poulces d’épesseur.

    Plus à la tour qui est vers le Jeu de Paulme, ay trouvé ung escallier faict de neuf de haulteur de dix piedz et trois piedz de large et aussy de parapel faict de neuf tout autour de ladicte tour de longeur de dix toizes et de haulteur cinq piedz et d’épesseur vingtz poulces.

    Plus au bout de l’escurye estant en la court dudict chasteau, ay veu ung ralongement faict de neuf de longeur de vingtz-cinq piedz de chascun costé et le pignon ayant de largeur de dedans en dedans dix-neuf piedz et de hault vingtz- ung piedz, en ce comprins l’aiguille, ayant lesdictes murailles et pignon d’épesseur deux pieds et demy faict à chaux et sable, et se trouve en tout lesdictes murailles des costés et pignon ent tout tant en longeur que largeur vingtz-cinq toizes.

    XX Devis des réparations qu’il est besoing de faire audict chasteau de Niort.

    Premièrement à l’entrée où est le portail pour aller dans ledict chasteau, il est besoing paver sur la voulte dudict portal, à cause qu’elle se ruine et gaste sy on n’y remédie promptement, et est nécessaire que ledict pavé soit de bonne pierre dure faict à chaux et sable et siment, et contient ladicte voulte tant en longeur que largeur vingtz toizes, vallant bien chascune toize à faire et fournir douze livres, qui feroit pour tout la somme de deux cens quarente livres, cy………………………………………………………………………….IIc XL L.

    Plus est nécessaire acommoder trois cheminées estant dans ledict portail, sçavoir deux au bas estage et l’aultre au hault, lesquelles ont grand besoing de réparation et sont prestes à se ruiner du tout, qui n’y remédira promptement, et aussy convient et est nécessaire faire audict portal et estages quatre fenestres de menuzerye, à sçavoir deux de cinq piedz de hault et trois piedz de large et les deux aultres d’ung pied et demy en carré chascune, et aussy faire une porte de menuzerye à la chambre où sont lesdictes voultes et cheminées, et aussy refaire une guérite qui est ruinée sur ledict portail, estans les bois d’icelle entièrement pourris, ayant en tout sans cinq piedz en carré et six de haulteur, et la couvrir de cherpante et tuille, et vault bien tant à racommoder lesdictes cheminées que faire les quatre fenestres, portes et guérite, la somme de deux cens vingtz livres, cy……………..… IIc XX L.

    Plus à l’entrée dudict chasteau à main gauche où estoit antiennement les prisons, est nécessaire de resaper et refaire les coings des murailles de la haulteur de deux toizes et largeur de sept à huict piedz de bonne pierre dure et racommoder en pleusieurs endroicts desdictes prisons où les murailles sont gastées, et le tout faire à chaux et sable et semblablement resaper le fondement où il sera besoing, ce qui vault bien le tout ensemble à faire et fournir la somme de cens vingtz livres, cy…………………………………cxx L.

    Plus est besoing paver lesdites prisons, où couchent de présant les soldatz de la garnison, de grand pavé de pierre de taille dure de la haulteur de trois toizes et demyz en ung sans et trois toizes en l’aultre, revenant le tout à dix toizes et demye, vallant chascune toize à faire et fournir douze livres, qui seroit pour tout la somme de deux cens six livres, cy…………………….IIc VI L.

    Plus est nécessaire racoustrer la tour du Moullin et la planchonner et metre sept solliveaux de douze piedz de longeur et de six à sept poulces en carré et remassonner soubz lesdictz solliveaux, et fault quatre toizes de planches pour metre sur lesdictz solliveaux et recouvrir ladicte tour d’ardoize où il sera besoing, et vault bien toutes lesdictes réparations cy-dessus la somme de deux cens cinquante livres, cy…..IIc L l.

    Plus à la tour de la Fontaine est nécessaire de refaire environ quatre ou cinq toizes de murailles de long sur six piedz de hault tout autour de ladicte tour d’épesseur de deux piedz et recouvrir ladicte tour partout où il sera besoing, qui vault bien le tout la somme de cens livres, cy ………c l.

    Plus fault ellever la muraille qui est du costé du fort de Foucquault de quatre piedz et demy de pierre de taille dure à chaux et sable et d’épesseur vingtz poulces, prenant ladicte muraille depuis la tour de la Fontaine jusque à une petite guérite y ayant de distance vingtz toizes de longeur qu’il faut faire, et vault bien chascune toize la somme de quinze livres à cause que c’est un lieu fort difficille à porter les mathériaux, par ce coustroit le tout la somme de trois cens livres, cy…………………………..IIIc l.

    Plus est nécessaire rompre une muraille estans entre la guérite de la tour de Lespingalle et le fossé du chasteau, à cause que l’on pourroit par icelle monter de la ville dans ledict chasteau, d’aultant qu’elle traverse le fossé, et est lad. muraille qu’il fault rompre de longeur de six toizes et la baisser de huict piedz et y faire ung tallu de pierre dure de la haulteur desdict huict piedz et qui soit le plus en pante que faire ce pourra, et coustra bien le tout tant à rompre que faire ledict tallus la somme de cens cinquante livres, cy….. cl l.

    Plus fault refaire tout à neuf la muraille de l’escurie qui est contre la tour du Moullin et resaper le pignon de la dicte escurye de la haulteur de vingtz piedz et les coings dudict pignon jusques au hault de la largeur d’une toize, ayant la muraille qu’il fault refaire de neuf six toizes de longeur et haulteur huict piedz et d’épesseur trois piedz et demy et le tout à chaux et sable, et aussy est besoing racoustrer en pleusieurs endroictz les murailles de ladicte escurye tant dedans que dehors, et se trouve en tout quinze toizes, vallant à faire et fournir seize livres chascune, qui est pour tout deux cens quarente livres, cy….. IIc xl l.

    Plus fault refaire et remetre le premier pont qui est au bout du pont-levis qui sort du chasteau à aller au fort de Foucault, et pour ces effaict il y convient quinze toize de madriers ayant d’épesseur ung poulce et demy, qui coustra chascune toize d’épesseur ung poulce et demy, qui coustra chascune toize six livres, par ce pour le tout la somme de quatre-vingtz-dix livres, cy……………………………………IIIIxx X l.

    Plus est besoing resaper et refaire deux pilliers de pierre de taille à chaux et sable qui sont dans la rivière, qui servent pour porter le deuxiesme pont à passer dudict chasteau au fort de Foucault, lesquelz pilliers sont près à tomber en totalle ruine s’il n’y est bien tost pourveu, qui sont de haulteur de douze ou treize piedz et longeur de poincte en poincte neuf piedz et demy et d’épesseur six piedz, et fault faire le tout à chaux et sable, et vault bien à cause qu’il fault travailler en l’eaue la somme de cens cinquante livres, cy…………. CL l.

    Plus fault refaire sur lesdictz deux pilliers cy-dessus, et pour ces effaict il convient oultre deux pièces de bois qui sont de reste du bois du vieil pont deux toizes et demye de madriers d’ung poulce et demy d’épesseur, et coustra bien la toize six livres, qui seroit pour tout la somme de quinze livres, cy…………xv l.

    Plus fault refaire ung pillier à chaux et sable, qui sy davant s’est entièrement ruiné, de haulteur de douze piedz et largeur six piedz et longeur neuf piedz de pointe en poincte, et faire deux contrescarpes, l’une du costé du fort de Foucault et l’aultre du costé du chasteau joignant ung petit bocage joignant le boys de Foucault, ayant la mesme haulteur et longeur que ledict pillier et d’épesseur chascune quatre piedz et demy, le tout massonné à chaux et sable avecq le dedans de bon moillon et les paremens de pierre de taille tant dud. Pillier que contrescarpes, et vaudroict bien le tout la somme de quatre cens cinquante livres, cy………..IIIIc L l

    Plus pour faire le pont sur ledict pillier et contrescarpes pour aller du bois de Foucault dans le fort dudict Foucault, fault six pieces de bois de douze piedz de long sur dix poulces en carré et quatre toizes de madriers pour metre sur lesdictes pièces, vallant bien le tout ce que dessus à faire et fournir la somme de six vingtz livres, cy…….. VIxx l. »

  • 1657, 14 mars. Visite des ponts du château au fort Foucault et au moulin du Roc.

    Arch. dép. Deux-Sèvres, 5 F 11 : document transcrit par Apollin Briquet.

    « Aujourd’huy 14e jour de mars 1657 a comparu par devant les notaires et tabellions royaux à Niort soussignés noble Jacques Noyer sieur de la Rose commandant au château pour l’absence de monseigneur le duc de Navaille gouverneur de cette ville et château lequel nous a dit qu’il est venu par devant nous pour nous déclarer que par l’inondation de la rivière de Sayvre enflée extraordinairement et plus qu’on ne l’avait vue de mémoire d’homme, le pont de Foucault qui fait communication avec le fort de Foucault qui tient toute la rivière du moulin et le faux-bourg d’icelle, le pont qui fait ladite communication a été emporté, une tour en laquelle autrefois se faisoit corps de garde pour la sureté de la place mise en ruine de sorte que y a un grand dégas et désolation, et pour n’être vu en demeure, être témoigné au roy et à monseigneur le duc de Navaille c’est service quil est obligé et afin que la visite du fait en soit manifestée, nous a requis vouloir nous transporter sur les lieux pour dresser procès-verbal de l’état des lieux et de la ruine arrivée et lui en être octroyé acte pour valoir et servir en temps et lieux ce quil appartiendra. A quoi nous - notaire obtempérant nous sommes transportés au château de cette ville et y étant, ayant passé par une poterne nous a en premier lieu ledit Noyer fait voir un pont-levis de 12 pieds lequel a été gâté en divers endroits par le moyen de ladite inondation, lequel est appuyé sur une pille de pierres dont l’eau a disjoint les quartiers, de sorte que s’il n’y est promptement pourvu ladite pille qui est au milieu d’un canal de 30 pieds ou environ sera emportée et c’est là toute communication ôtée pour aller aux lieux ci-après et aux moulins qui en sont proches, dont en cas de nécessité l’on peut tirer bleds et farines pour secourir la place en cas de défaut de vivres, même l’avitailler pour 2 ou 3 mois et sur ladite pille est appuyé un pont dormant, lequel est de 3 pierres de 7 à 8 pouces chacune, de longueur de 18 pieds, et lequel pont a été emporté en le fond, de sorte quil a besoin d’être refait.

    Et après ledit pont dormant, nous a fait voir ledit Noyer une muraille qui sert de garde-corps du côté de la porte du pont lequel est de hauteur compris le chapieau à prendre du rez-de-chaussée de 7 pieds et monsieur a fait voir que laditte inondation a passé au travers ladite muraille environ 1 toise et plus même jusqu’au chapeau de sorte que ce qui reste de ladite muraille menace ruine.

    Puis Monsieur m’a fait voir que à ladite muraille ladite inondation en avait emporté 4 toises et que 3 toises restant, il n’est que la croute, mêmement que la muraille qui forme un canal lequel est de la largeur de 15 pieds et qui fait séparation du lieu où étoit autrefois ledit garde corps et qui servoit de galerie pour venir au 3e pont qui étoit sur ledit courant d’eau a été emporté et quil ne reste plus qu’une pièce de bois mêmement que l’eau a miné sous les fondements de ladite gallerie.

    Puis Monsieur a fait voir que le pont qui fasoit séparation de ladite gallerie d’avec une redoute, et lequel pont étoit de 15 pieds a été emporté et que ne reste plus même qu’une pièce de bois.

    Puis avons vu que l’eau venant en grande ravine a fait crever la ditte redoute laquelle est crevée en tout sens et s’il ni est pourvu au moyen des crevasses et (crabans) qui sont dès à présent sous ladite redoute elle sera emportée par l’eau. Et au-delà de ladite redoute Monsieur a fait voir un canal de pareille distance de 15 pieds dont le pont a été emporté, lequel faisoit communication avec une tour ovale qui faisoit corps de garde et dans lequelle on avoit accoutumé en temps de trouble à mettre 10 hommes laquelle tour a été entièrement ruinée et emportée par l’impétuosité de l’eau.

    Plus est à dire que à laditte tour ci-dessus étoit joint un pont de bois lequel faisoit communication avec ledit fort de Foucaud, lequel pont étoit de 40 pieds, appuyé sur 6 pilles, 2 de chaque côté avec les membrures et gardes-corps, lesquels pilliers avoient été ci-devant fait mettre ladite communication audit fort Foucault - troubles au moyen de la communication dudit fort se fit garde - pour la sureté de ladite place.

    Puis Monsieur a fait voir que la tour qui sert de bastion et fait flanc sur ledit canal de 40 pieds et sur celui qui vient qu’on dit l’abreuvoir aux chevaux du côté du petit moulin, ensemble sur le canal par où passe les eaux pour aller au roc si endommagée par le bas et en son fondement, en sorte que au moyen d’une crevasse qui se trouve à ladite muraille, il est à craindre la ruine de ladite tour par ce moyen la perte dudit fort qui fait communication dudit château avec le port et le château.

    Plus nous a fait voir le lieu où étoit autrefois le pont-levis lequel il nous a dit avoir été emporté, et de fait il nous a fait voir que la pille sur lequel il étoit apuié est ruinée et à demi emportée, ensemble le pont montant qui étoit au-delà de ladite pille a été aussi emporté et lequel faisoit la communication dans une (eaubarrée) au-delà de laquelle y avoit un pont-levis, lequel a été pareillement emporté.

    Monsieur a pareillement fait voir que sur les deux tours qui flanquent sur le canal du roc se font divers crabants et creux en les murailles qui atireront la ruine des dittes deux tours qui paroissent crevassées, si promptement n’est pourvu par une réparation exacte.

    De tout quoi nous notaire avons audit Noyer ce requérant octroyé acte pour valoir et servir en tems et lieux, ce que de raison fait sur chacun des dits lieux le jour et au susdit signé Jacques Noyer et des deux notaires.

  • 1780. Mémoire de l’état des ville et fortifications du château de Niort ainsi que des bâtiments, ponts, barrières qui en dépendent.

    Archives du Génie, 1VH 1276.

    « VILLE.

    Les fortifications de la ville ne consistent que dans une vieille enceinte flanquée de mauvaises tours très peu saillantes, espacées près à près de 7 à 8 toises environ de milieu en milieu. Sa figure irrégulière approche de celle d’un trapèze allongé, et a environ 1400 toises dans son pourtour. Elle s’étend le long de la Sèvre dans un espace de 400 toises, dans la moitié duquel il ne règne plus de mur d’enveloppe, mais où le terrain est fort escarpé. Les fossés dans le reste du pourtour sont presque partout comblés et la hauteur du revêtement ne passe pas en certains endroits 10 à 12 pieds. Il n’y a rien à l’entretien du roi, ni dans l’enceinte, ni dans la ville, à laquelle appartient le corps de cazernes qui s’y trouve, suffisant pour un régiment de cavalerie.

    CHÂTEAU.

    Le château est une espèce de quarré long, flanqué de 15 grosses tours distantes les unes des autres de 20 à 22 toises, et à environ 330 toises de son pourtour. Un de ses côtés qui a près de 100 toises donne sur la rivière et fait partie de l’enceinte de la ville.

    Le réduit et la porte d’entrée cotée 2 sont en bon état. Les deux tours de défense de la porte d’entrée cotée 3 et 4 ont les joints de leurs parement fort dégradés, particulièrement la tour cotée 3 dont le parement est en grande partie rongé de salpêtre. La petite tourelle qui lie cette dernière tour au mur d’enceinte en est séparée par une grande lézarde.

    Il y a plusieurs écorchements au mur d’enceinte qui lie les tours cotées 3 et 8. La partie qui avoisine la tourelle joignant la tour 3 est en mauvais état ; la tour 8 est en fort bon état.

    La courtine qui joint les tours 8 et 10 menace ruine dans toute sa partie supérieure qui surplombe beaucoup, et où il y a même une brêche qui s’accroît journellement. Le pied de sa fondation qui repose sur le rocher se découvre par les effets de la gelée qui mine peu à peu le rocher.

    La tour cotée 10 est légèrement écorchée vers le bas, dans sa remontée de droite et de gauche avec les deux courtines adjacentes. D’ailleurs elle est en fort bon état.

    Il y a un écorchement d’environ 8 pieds de longueur sur 4 de hauteur au milieu du mur d’enceinte entre les tours 10 et 11. La tour cotée 11 a les joints de son parement fort ouverts et un écorchement à droite dans sa jonction avec le mur d’enceinte.

    La courtine entre les tours 11 et 44 repose sur un rocher qui se mine journellement et qui laisse la fondation en l’air en quelques endroits. Vers le milieu de la longueur le pied du revêtement est creusé par une brèche de deux à trois pieds de profondeur. La tour 44 n’a d’autre défaut que d’avoir ses joints rongés de salpêtre.

    Les courtines entre les tours cotées 44, 45, 46, 47, et 48 sont en assez bon état. Il y a une brèche au haut du mur attenant le côté gauche de la tour cotée 47. La hauteur du revêtement est de 30 à 36 pieds. Les tours ci-dessus sont en assez bon état excepté celle de Pelet cotée 48 dont toute la partie extérieure est absolument ruinée. Les tours cotées 11, 44, 46 et 47 qui ont des souterrains voûtés, la plupart encore en assez bon état, pourroient servir de magazin ou même de logement au besoin, si la cour vouloit faire la dépense de la couvrir comme les tours 8 et 10.

    Il y a une brêche d’environ 5 toises de longueur au mur de la rivière cotté 50 et 51 : cette brèche qui occupe toute la hauteur du revêtement n’est qu’un écorchement du parement. Le derrière du mur est encore assés bon et sur pied. Une grande partie du soubassement de ce mur de la rivière est fouillée et minée par les eaux, et il est à craindre qu’on ne voye les brèches se multiplier dans cette partie, si l’on ne reprend sous œuvre tout ce qui commence à se dégrader.

    La tour des Poudres cottée 52 est en assés bon état ainsi que le mur d’enceinte qui la lie à la tour 26. Les deux tours de défense de la porte de fer cottées 26 et 27 sont dégradées dans le haut par les effets du salpêtre. Les joints des paremens sont fort ouverts.

    La courtine qui lie les tours 27 et 28 est en mauvais état : partie de la banquette en maçonnerie a été détruite par l’écroulement du revêtement intérieur sur les deux tiers de l’épaisseur du mur. La tour du retranchement cottée 28, et la courtine qui lie les deux tours cottées 28 et 29 sont en bon état. La tour du cordonnier cottée 29 est lézardée de haut en bas dans sa rencontre avec le mur d’enceinte à gauche, ainsi que vers le milieu de sa circonférence extérieurement.

    Le mur d’enceinte entre la tour du cordonnier et celle cottée 4 est en bon état, ainsi que la tour du gouvernement qui est entre deux.

    FOSSES ET CONTRESCARPES.

    Le château est environné du côté de la ville d’un fossé sec de 10 toises de large, revêtu d’une contrescarpe dans toute son étendue, excepté dans une partie d’environ 70 toises à gauche de la porte d’entrée, qui est à terre coulante. La contrescarpe depuis la tour du cordonnier jusqu’au réduit coté 2 est en assez bon état. Il n’en est pas de même de toute la partie comprise entre la tour de Pelet cotée 48 et celle cotée 44 qui est fort dégradée et qui n’a pas plus de 3 à 4 pieds de hauteur, du moins entre la tour 46 et celle de Pelet. La rivière qui baigne les murs du château depuis cette tour jusqu’à celle du cordonnier cotée 29 tient lieu de fossé dans cette partie. Elle s’y partage en plusieurs branches qui forment de petits islots dont on a tiré parti pour y placer des moulins à blé, ou qui servent à préparer des peaux dont la ville fait un grand commerce. La rivière n’est point navigable au-dessus du château. Elle ne l’est qu’au-dessous, où elle a un bras qui forme un petit port où se chargent toutes les farines qui vont à Marans. Il existoit jadis un pont vis-à-vis la porte de fer entre les tours 26 et 27 qui servoit à communiquer à une espèce de demi-lune qui existe encore et qu’on nomme le fort Foucault, à environ 30 toises du revêtement du château. Cet ouvrage étoit très bien revêtu ; mais toute la maçonnerie s’en va étant minée par la rivière. Son terre-plein est aujourd’hui converti en jardin, que le lieutenant de roi loue à un particulier de la ville, ainsi que deux petites pièces de terre de droite et de gauche qui en sont une dépendance.

    DONJON.

    Le donjon est une masse énorme de maçonnerie rectangulaire, assise sur un rocher au milieu du château, entourée du côté de la ville d’un fossé très profond creusé dans le roc. Il est composé de deux tours quarrées dont les huit angles sont flanqués de tours circulaires élevées au-dessus du fond du fossé d’environ 90 pieds, et unies par un corps de bâtiment qu’on nomme le comble. Outre les tours dont on parle, il y en a huit autres qui servent de contreforts ; ce donjon n’est destiné que pour des prisonniers de guerre ou d’état. On y a tenu jusqu’à 300 anglais qui y étaient fort à l’aise. Il est en assez bon état, à la tourelle près qui sert de contrefort à la tour cotée 22 du côté de la rivière. La cour en avoit ordonné la réparation cette année-ci ; mais le défaut de matériaux et l’avancement de la saison l’ont fait remettre à l’année prochaine. La tour angulaire du donjon coté 20 à droite de la porte d’entrée du côté de la ville, a besoin d’être réparée par le haut pour éviter les accidents et une plus grande dégradation... Le rocher sur lequel le donjon est assis est d’une mauvaise nature étant feuilleté et très cassant et par conséquent miné par la gelée. Un défaut essentiel dans la construction est de n’avoir pas laissé une berme assez grande aussi les effets de la gelée ont-ils-été très sensibles au point que les fondements ont été attaqués et qu’il a fallu y remédier par des massifs de maçonnerie. On sera obligé de faire la même chose dans la partie qui reste à découvert, les mêmes causes d’affaissement dans la masse totale agissant aussi de ce côté.

    Le revêtement de la fausse-braie coté 17, 18 et 19 est en assez bon état ; on y communique par un pont dormant en bois appuié sur trois piles de maçonnerie, qui est aussi en très bon état, ainsi que le pont-levis qui est au bout.

    Il y a autour du donjon trois guérites qu’on y avoit placées lors des prisonniers anglois ; elles sont encore de service, quoique les bois commencent à se gâter par le bas ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1393-1633 : copies de documents poitevins sur Niort.

    Archives nationales, Paris : K 184, n° 14, 15, 28 et 31
  • 1476 : Compte de réparations faites aux châteaux de Poitiers, Lusignan et Niort.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Fr. 6737, recueil de comptes des XIVe-XVIe siècles, fol. 41.
  • 1587 : ordonnance de Catherine de Médicis pour le pont du château de Niort.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Fr 3301, fol. 48
  • 1647 : provision de la charge de capitaine et gouverneur de la ville et du château de Niort accordée par Louis XIV au comte de Nevillan.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Fr. 4175, fol. 345
  • 1647 : acte nommant François de Baudéan, comte de Nevillan, gouverneur de la ville et du château de Niort.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Fr. 4221, fol. 298
  • Le roi nomme Guillaume de Lis capitaine des ville et château de Niort.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Ms Fr 5086, fol. 47
  • N° 078262 : donjon, plan des murets en 1922, calque. N°015791 : donjon, état actuel des ouvrages. Faces sur les rues Duguesclin et du château. Profil. Reproduction d’une esquisse, avant-projet, plan (Déverin Joseph ACMH), 1914.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : 0082/079/2006 Niort, dossiers de restauration.
  • Correspondance, projet de construction aux abords, travaux, aménagement du musée, 1867-1981. Travaux de restauration, aménagement des salles, remise en état de l’escalier d’accès, 1904-1972.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : 0081/079/0091 : donjon.
  • 1285-1785, lettres des rois de France et du duc de Berry à la commune de Niort.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : E 207
  • Inventaire manuscrit des archives anciennes de la ville de Niort, par Apollin Briquet et Maurice Béguin.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 1 F 10
  • Notices sur Niort, Paul Galteaux, descriptions des monuments, des fortifications, du château.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 1 F 18
  • Installation des archives de Niort au donjon, 1875-1877.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 F 1
  • Fonds Apollin Briquet, archiviste-bibliothécaire de la ville de Niort.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 5 F
  • 1657 : procès-verbal de visite des ponts du château de Niort au Fort-Foucault et au moulin du Roc.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 5 F 11
  • 1493 : table chronologique des archives de la ville de Niort. Collation de l’inventaire des archives de la ville de Niort fait en 1493 avec tout ce qui se trouve dans la Teraudière.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 5 F 71
  • Note sur les marques de tâcherons du donjon de Niort.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 9 F 12
  • Cartes postales anciennes du donjon.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 47 Fi 1446, 1448 à 1487, 1490, 1491
  • Cartes postales anciennes de la place du donjon.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 47 Fi 2107 à 2118
  • 1462 : devis de réparation au château de Niort par Jean Guibon, maître des œuvres du roi.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : J 2117
  • 1817 : aliénation des murs, tours, fossés de la ville de Niort et des terrains dépendant du château

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 2 O 1653
  • 1820 : démolition des tours de l’ancienne porte d’entrée du château et vente des matériaux.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 2 O 1654
  • Dossiers de restauration du donjon.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 9T 15-19
  • 1561-1775 : hommages et aveux rendus au roi à cause de son château de Niort.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : C 349-C 359
  • 1673 : procès-verbal de visite des réparations faites aux ponts et murailles de la ville de Niort en 1673.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : C 359
  • 1758-1773 : état des recettes et dépenses des deniers communs de la ville de Niort.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : C 582
  • Niort, le fort Foucault, gravure s.d.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 Fi M 104
  • Mémoire sur Niort.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : Ms. 544, Dom Fonteneau, t. 37
  • Donjon de Niort.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : Ms. 547, monuments du Poitou, XVIIIe-XIXe siècles, vol. 1, fol. 81
  • Service historique de la Défense, Vincennes. Ms. 185 (4° 135). Mémoire géographique de Masse sur partie du Bas-Poitou, pays d’Aunis et de Saintonge, 1715.

Documents figurés
  • Aquarelle du donjon, par Tavernier de Jonquières.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Estampes, Ve 26 m
  • Plan de Niort par de La Pointe.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Estampes, Va 79, t. 2 H 157026
  • 1695-1850 : Niort, plans et mémoires sur la ville et le château.

    Service historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1276
  • Niort, atlas, recueil de plans sur le château, XVIIIe siècle.

    Service historique de la Défense, Vincennes : 4VT 259
  • Mémoires sur plusieurs carrés de la carte générale des provinces de l’Ouest, levée par Masse.

    Service historique de la Défense, Vincennes : Ms. 182 (4° 132)
  • Recueil des plans de Poictou et d’Aunis.

    Service historique de la Défense, Vincennes : Ms. 505 (F° 131 h)
  • Plans de Niort (fol. 14).

    Service historique de la Défense, Vincennes : Atlas des places fortes de France, n° 167, t. 4, Ouest
  • Château de Niort, lithographie de Louis-Julien Jacottet, vers 1850.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3123 D-S F3
  • Vue du château de Niort, lithographie de Louis-Désiré Thiénon.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3124 D-S F3
  • Donjon de Niort, lithographie d’Antoine Baugier, 1843.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3125 D-S F3
  • Niort, château dit « donjon », dessin, s.d.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3126 D-S F3
  • Niort, donjon du château de Niort, gravure d’Octave de Rochebrune, 1876.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3128 D-S F3
  • Donjon de Niort, lithographie de F. Courimes, vers 1840-1850.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3129 D-S F3
  • Le Donjon à Niort, lithographie de Léon-Auguste Asselineau, 1864-1866.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3131 D-S F3
  • Nior en Poictou, par Claude Chastillon, gravure extraite de la planche de la Topographie françoise conservée à la BnF.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 6165 D-S F2
  • Niort, plan du château par Gaston Girault, vers 1890.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 6174 DS F2
  • Niort, plan du jardin botanique de l’École centrale des Deux-Sèvres, par Thénadey, 1800.

    Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 3141 D-S F3
Bibliographie
  • Arnauld, Charles. Histoire du château de Niort. Niort, 1878.

  • Arnauld, Charles. Monuments religieux, militaires et civils du Poitou, Deux-Sèvres. Niort : Robin, 1843.

  • Aussy, Denis d’, Campagnes de Du Guesclin dans le Poitou, l’Aunis et la Saintonge (1372-1375), La Rochelle, Imprimerie Noël Texier, 1890.

  • Baudry, Marie-Pierre. Le château de Niort. Éditions Patrimoines et Médias, 2013.

  • Baudry, Marie-Pierre. La politique de fortification des Plantagenêts en Poitou. Anglo Norman studies, t. 24, 2001.

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(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Baudry Marie-Pierre