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Ecole primaire de Luché, actuellement maison et salle de réunions

Dossier IA17047521 réalisé en 2019

Fiche

Parties constituantes non étudiéescour, préau, logement
Dénominationsécole primaire
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Luché
Adresse : 33 et 35 rue
de la Liberté
Cadastre : 1811 D 2531 ; 2019 ZV 204, 205, 121

Aucune construction ne figure à cet endroit sur le plan cadastral de 1811. Une première école commune aux hameaux de Luché et de Sourdon est créée dès 1884, dans une maison de Luché louée auprès d'Auguste Préveau. L'objectif est de faire face tant au développement démographique de ces deux hameaux qu'à leur éloignement géographique du bourg et de ses écoles. Mais cette école, mixte, s'avère vite insuffisante et, dès 1886-1887, les habitants réclament la construction d'une nouvelle école dans laquelle garçons et filles seraient séparés, comme on l'a fait à Thairé-le-Fagnoux. Un long débat s'ensuit, des plans et devis sont présentés le 16 avril 1889 par Auguste Cotton, architecte à La Rochelle. Il prévoit deux cours séparées par un mur central et, en arrière, vers le nord, un bâtiment de classe prolongé par un logement de fonction. Pour les matériaux, on utilisera la chaux des fours de Richebonne, à Charron, ou de Marans, la pierre de taille de Sainte-Même, de Crazannes ou de Niort. En cette année 1889, l'école doit accueillir 32 garçons et autant de filles.

Trois années s'écoulent encore avant que ce projet ne soit approuvé, avec des modifications : les préaux, prévus de chaque côté du mur qui séparera garçons et filles au milieu de la cour, sont reportés dans le prolongement des bâtiments de part et d'autre, de manière à ne pas masquer la façade de ces derniers ; par ailleurs, la salle de classe et le logement de fonction sont intervertis. Les travaux sont enfin adjugés, le 12 juin 1892, à Adrien Français, entrepreneur à Châtelaillon, et le terrain est acheté le mois suivant. La nouvelle école fait l'objet d'un procès-verbal de réception provisoire le 13 juin 1893, et ouvre probablement à la rentrée suivante.

L'école de Luché est endommagée pendant la guerre 1939-1945. Son agrandissement est décidé dès 1954. On ne prévoit alors la création que d'une seule salle de classe supplémentaire, ce qui s'avère insuffisant. Le conseil municipal du 29 avril 1956 confie l'opération, plus ambitieuse, aux architectes rochelais Georges Marolleau et Yves Chaussat. Ils proposent d'agrandir l'école vers l'ouest en ajoutant, au-delà de la cantine, deux salles de classes, un préau et des annexes. Un nouveau logement de fonction sera aussi construit au sud de l'ensemble, le long de la rue. Le terrain nécessaire est acquis en mars 1959, les travaux, adjugés en partie à André Granet, entrepreneur de maçonnerie à Cram-Chaban, ont lieu dans la foulée et sont réceptionnés le 14 juin 1960. En 1980, l'école compte encore 49 élèves. Une classe maternelle est aménagée en 1982 dans une des salles de classes. Pendant ce temps, l'école restée jusqu'ici presque seule à la sortie du hameau de Luché, est rejointe par l'urbanisation. Après sa fermeture en 1996, les locaux ont été transformés en logements (anciens logements de fonction), en commerce (ancienne salle de classe à l'est) ou en salle de réunions (ancienne salle de classe à l'ouest).

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle, 3e quart 20e siècle
Dates1892, daté par source
1959, daté par source
Auteur(s)Auteur : Cotton Auguste
Auguste Cotton

Architecte à La Rochelle à la fin du 19e siècle.


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architecte attribution par source
Auteur : Marolleau Georges
Georges Marolleau

Architecte à La Rochelle.


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architecte attribution par source
Auteur : Chaussat architecte attribution par source

L'ancienne école est située à la sortie sud-ouest du hameau de Luché. Le parking qui s'étend devant les bâtiments était précédemment la cour de récréation, délimitée par un muret et ponctuée d'arbres, et qui était à l'origine partagée en deux par un mur séparatif. L'école comprend deux parties, dans le prolongement l'une de l'autre, en fond de cour. A l'est, les bâtiments les plus hauts sont aussi les plus anciens, soit de gauche à droite : un logement de fonction, à un étage, une salle de classe, bénéficiant de larges ouvertures, un petit corps de bâtiment la prolongeant, et enfin un préau en retour d'équerre à l'est de la cour. Le bâtiment de logement et la salle de classe ont en commun leurs murs pignons, découverts, et le matériau de leur toiture, la tuile mécanique. Vers l'ouest, se succèdent les bâtiments ajoutés vers 1960 : une remise, une autre salle de classe, un préau et un garage. La salle de classe se distingue cette fois par le traitement de sa façade, en parement de fausses pierres de taille, et par son alignement de larges baies, à peine séparées par des montants en béton. A ces deux ensembles s'ajoute l'ancien logement de fonction construit au sud-ouest de la cour en 1959. En simple rez-de-chaussée, il partage avec la salle de classe son traitement en parement de fausses pierres de taille.

Murscalcaire moellon enduit
béton parement
Toittuile mécanique
Étages1 étage carré, en rez-de-chaussée
Couverturestoit à longs pans pignon découvert
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1883-1927 : construction et travaux à l'école du hameau de Luché, à Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1947
  • 1959-1982 : agrandissement et gestion de l'école de Luché.

    Archives municipales, Saint-Jean-de-Liversay : Carton Ecole de Luché
Documents figurés
  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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