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Eglise paroissiale Saint-Martin

Dossier IA79001517 réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

VocablesSaint-Martin
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Lieu-dit : Montigné
Cadastre : 1820 A 321 ; 1933 A3 311

L'église Saint-Martin a été bâtie avant 1479. En cette année, Pierre de Nossay, seigneur de la Forge, fonda la chapelle du Saint-Sacrement desservie à l'autel de l'église paroissiale de Montigné. Les registres de cette paroisse témoignent de nombreuses abjurations entre 1670 et 1685. Vers 1700 : « Il y a une chapelle en l'église de la seigneurie de la Forge, de valeur de cinquante livres, tenue par [vide]. En avril 1704, une assemblée de la paroisse a été convoquée à la requête de Matthieu Cotheron, curé, afin de décider les réparations nécessaires à faire à l'église et au clocher. A cette occasion, Pierre de Nossay, écuyer, seigneur de Tillou, a pris possession de la chapelle du Saint-Sacrement desservie dans l'église. A cette date, elle était « en très mauvais estat sans garniture d'autel ny marbre, tableaux ny portraits, la muraille menace ruyne par le derrière... » Dans la visite épiscopale de 1769 on apprend que l'église est presque entièrement en ruine.

Vendue à la Révolution, elle est adjugée le 14 floréal an VI [3 mai 1798] à Jean-Baptiste Bernardin, citoyen à Melle, déjà adjudicataire de la métairie noble de la Petite Forge à Montigné. Vers 1820, à l'époque de l'établissement de l'ancien plan cadastral, l'état des sections mentionne une maison imposée pour deux ouvertures au lieu-dit l'Eglise, appartenant à Bernardin. Le 5 septembre 1865, le sieur Martin vend à la commune de Montigné l'ancienne église aménagée en maison qu'il avait acquise en 1862 des époux Lévesque-Bernardin. Un croquis de l'église, fait entre 1862 et 1878, indique encore quatre petites fenêtres dans les élévations latérales qui ont dû être agrandies lors des travaux d'aménagement de cet édifice.

La paroisse est réunie pour le spirituel à Saint-Médard après 1878. De cette année datent des plans et un devis pour construire un logement pour le curé de Montigné dans le prolongement de la sacristie. Les armes de la famille de Nossay, remployées sur la façade de la remise (cadastre A3 303), proviennent probablement de cet édifice ; il s'agit peut-être de la clef de voûte du choeur.

Période(s)Principale : Moyen Age , (détruit)
Principale : 3e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La façade en pignon de ce modeste édifice présente plusieurs reprises d'appareil. Elle n'est agrémentée d'aucun décor.

La porte et la baie au-dessus sont couvertes d'un arc en plein cintre, de même que les baies des élévations latérales et celle du choeur.

L'élévation latérale droite a conservé au niveau du rez-de-chaussée les baies murées de la maison aménagée dans l'ancienne église. La sacristie a été accolée au choeur.

Murscalcaire
moellon
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Couvrementslambris de couvrement
Couverturestoit à longs pans
pignon couvert
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Visite épiscopale de l'église de Montigné, 1769 :

    La paroisse de Saint-Martin de Montigny, située à deux petites lieues de Melle du côté du couchant, est composée de cent vingt communiants. Il y a six maisons de protestants.

    L'église est presque entièrement fondue [en ruine] dès le mois de décembre.

    Il y a très peu d'ornements et de décorations. On propose et il paraît nécessaire de réunir cette paroisse à celle de Verrine et il ne paroit y avoir aucun obstacle difficile à lever, si ce n'est l'opposition que pourroit mettre M. de Nossay de la Forge, qui a droit de sépulture dans le choeur, et que M. le curé prétent être en conséquence charggestioné de l'entretien du choeur seulement ; et il a ses armes autour de l'église en dehors et en dedans, à la clef de voûte du choeur.

    Il y a un calice et un soleil, un ciboire et une custode qui ne sont pas dorés dans leurs coupes.

    M. le prieur de Verrines est seigneur de la paroisse et joint des droits honnorifiques. Il est le principal décimateur. M. le curé de Périgny [Périgné] et M. le curé de Montigny [Montigné] en perçoivent une modique portion. Il n'y a aucun revenu de fabrique.

    Il n'y a aucun bénéfice fondé dans ladite paroisse la chappelle de Soupe sallée dont est titulaire M. l'abbé d'Aurignac [Orignac] de Nossé, qui est à la nomination de la famille. Elle vaut quarante-cinq livres, toutes charges aquittées. Elle est chargée de deux messes par an, que M. le curé est tenu d'aquiter par un arrangement pour lequel le chappelain a cédé un petit jardin à la cure. Il n'a été fait aucune fondation ny legs pieux à la cure.

    La cure est à la nomination de M. l'abbé de Saint-Maixent et vaut environ six cents livres. M. François Leconte est curé de ladite paroisse depuis quinze ans.

    Liste des curés connus :

    1631 : Pierre Fleras, curé.

    1670-1681 : Mre Pierre Morillon, pbre curé de Montigné (Reg. par. Montigné)

    21 février 1691 : Prise de possession de la cure par mre Pierre Cotheron, bachelier en théologie, prêtre du diocèse de Poitiers

    juillet 1692 : Transaction entre Charles Pallatte, prêtre, se prétendant pourvu de ladite cure de Montigné, et Georges Cotheron, notaire à Melle, agissant pour Pierre Cotheron, son fils ; Charles Pallatte s'est volontairement désisté de tous les droits qu'il pourrait avoir sur la cure de Montigné

    1698 : "La cure vaut quatre cens livres, tenue par le sr Cotteron".

    27 avril 1704 : Assemblée des habitants au sujet de réparations nécessaires de l'église, à la suite d'une ordonnance de l'évêque de Poitiers, ordonnance prise sur la requête de Matthieu Cotheron, curé ; est-ce le même qui va être prieur de Sainte-Blandine de 1714 à 1731 ?

    avant 1754 : Jacques-François Maisonnier

    8 mars 1754 : Prise de possession de la cure par mre François Leconte, prêtre, aumonier des religieuses du Calvaire de Poitiers, bénéfice vancant par la mort de mre François Maisonnier, dernier titulaire

    21 décembre 1754 : Prise de possession de la cure par mre René-Pierre Terrière, vicaire de St-Maixent de Verrines, cure vacante par la mort de mre Jacques-François Maisonnier

    1769 : François Leconte est curé depuis quinze ans.

  • Eglise paroissiale Saint-Martin :

    5 septembre 1865 : vente de l'église à la commune

    Une maison située au chef-lieu de la commune de Montigné dite l'ancienne église et toutes ses dépendances, composée de trois chambres au rez-de-chaussée, grenier au-dessus, cour au levant ; confrontant du levant au cimetière, du couchant à Gaultier, du midi d'un terrain communal et du nord au cimetière (destinée à l'établissement d'une chapelle de secours).

    Appartenant en propre au sieur Martin pour en avoir fais l'acquisition avant son mariage de M. Pierre Désiré Levesque ancien avoué propriétaire et de dame Casarine Louis Sophie Bernardin son épouse ayant demeurés anciennement en la ville de Melle et actuellement à Bordeaux, suivant acte reçu par Maître Fleurichaud notaire à Celles et son collègue les douze et vingt et un novembre mil hui cent soixante deux en forme.

    Madame Levesque en étais elle même propriétaire comme l'ayant recueillie dans les successions de ses père et mère décédés il y a (de) très longues années et pour lui avoir été attribuée dans un acte de partage déclaré en forme. Ainsi que les époux Martin le déclarent et s'obligent d'en justifier à première requisition. Entrée en jouissance.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres. 2 E 1 Mazières-sur-Béronne. avril 1659 : procès-verbal de visite des églises de l'archiprêtré de Melle par Jean de Nogeret, curé de Mazières-sur-Béronne.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8918. 10 octobre 1675 : prise de possession par René Navarre, diacre, agissant pour Louis de Nossay, écuyer, bachelier simple en théologie de l'université de Poitiers.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 8993. 8 mars 1754 : prise de possession de la cure par messire François Leconte, prêtre, aumônier des religieuses du Calvaire de Poitiers, pourvu dudit bénéfice par l'abbé de l'abbaye royale de Saint-Maixent, bénéfice vacant par la mort de François Maisonnier, dernier titulaire.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9008. 10 septembre 1780 : nomination de messire Antoine Maury, clerc tonsuré du diocèse de Poitiers, par messire Jacques Antoine de Nossay, chevalier, seigneur de Tillou et autres lieux, aux chapelles de la Soupe salée de Saint-Martin de Montigné, et des Gourlatières de Saint-Hilaire de Melle. 29 septembre 1780 : prise de possession.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9227. 21 février 1691 : prise de possession de la cure par messire Pierre Cotheron, bachelier en théologie, prêtre du diocèse de Poitiers.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9253. 14 janvier 1711 : présentation de la chapelle de la Soupe salée, desservie dans l'église de Montigné, vacante par la mort de Louis de Nossay, dernier titulaire. Messire Jacques de Nossay, chevalier, seigneur de la Forge, Tillou et autres places, demeurant audit Tillou, patron et fondateur de laditte chapelle, au sieur Pierre Thienny, prêtre du diocèse d'Orléans, prieur curé de Tillou. 22 janvier 1711 : prise de possession en présence de messire Matthieu Cotheron, prêtre et curé.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9259. 22 mai 1724 : présentation de Jacques de Nossay, écuyer, clerc tonsuré au diocèse de Poitiers, aux chapelles de la Soupe salée de Saint-Martin de Montigné, et des Gourlatières de Saint-Hilaire de Melle, par messire Jacques de Nossay, chevalier, seigneur de la Forge, Tillou et autres places, présentateur. 3 juin 1724 : prise de possession. 7 juin 1724 : procès-verbal de visite.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9262. 1734 : Jacques de Nossay, seigneur de la Forge de Montigné, Tillou et autres lieux, demeurant en son château de Tillou, patron et présentateur des chapelles de Saint-André, dite des Gourlatières, desservie en l'église Saint-Hilaire de Melle, et de la chapelle du Saint-Sacrement dite Soupe salée, desservie en l'église de Montigné. Jean Alexandre Prunier est prêtre curé de Montigné.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 9277. 21 décembre 1754 : prise de possession de la cure par messire René Pierre Terrière, vicaire de Saint-Maixent de Verrines, cure vacante par la mort de messire Jacques François Maisonnier.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10195. 27 avril 1704 : assemblée des habitants à la requête du syndic qui leur a présenté une ordonnance de l'évêque de Poitiers afin de pourvoir aux réparations nécessaires de l'église et du clocher, ordonnance prise sur la requête de Matthieu Cotheron, curé.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10371, min. Thélèphe Fleurichaud, notaire à Celles, vente par les époux Lévesque d´une maison connue sous le nom de l´ancienne église de Montigné, des 12 et 21 novembre 1862.

  • A.D. Deux-Sèvres. 14 F 180.

  • A.D. Deux-Sèvres. L 1er suppl. 58. 25 mars 1794 (5 germinal an II) : état des biens dépendant tant des fabriques que des cures situées dans l'arrondissement du bureau de Melle : "un petit domaine légué à la charge de deux messes, du revenu de 2 livres, dont le curé jouit encore... l'église, un cimetière valant au plus 500 livres ; cinq chasubles tant en mauvais état que médiocres, deux aubes de valeur de 130 livres".

  • A.D. Deux-Sèvres. 2 O 1539. 5 septembre 1865 : vente par les époux Martin à la commune de Montigné d'"une maison, située au chef-lieu de la commune de Montigné, dite l'ancienne église...", suivant acte reçu par Me Fleurichaud, notaire à Celles-sur-Belle.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 P 30 Montigné.

  • A.D. Deux-Sèvres. Q 67. 3 mai 1798 (14 floréal an VI). Procès-verbal de vente de domaines nationaux : "la cy-devant église de Montigny... adjudicataire Jean-Baptiste Bernardin, administrateur, demeurant à Niort, pour 32.000 francs".

  • A. E. Poitiers. Cartonnier 25, dossier 3. 1804 : état des églises et des chapelles : Saint-Médard, autrefois paroissiale (aujourd'hui réunie à Montigné), l'église est vendue et "approchant détruite". Celle de Montigné est aussi vendue et en mauvais état.

  • Médiathèque François-Mitterand, Poitiers : ms. 383 (192).

    p. 135-137
Documents figurés
  • Montigné. Eglise et ses dépendances. [vers 1878]. 322 x 207 mm. Encre. A. E. Poitiers.

Bibliographie
  • POIGNAT, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres [volume 2]. Le pays mellois. - Niort : Ed. du Terroir, 1982.

    p. 120
  • Mém. Soc. hist. scient. Deux-Sèvres, t. 2, 1906.

    p. 111
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