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Église paroissiale Saint-Saturnin

Dossier IA17043462 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Sorlin-de-Conac
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1828 A 214 ; 2009 A 521

L'église est placée sous le vocable de saint Saturnin, autrement appelé saint Sernin, évêque de Toulouse, martyrisé en 250. L'église relève jusqu'à la Révolution de l'archiprêtré de Cônac et de son prieur. Son abside semble dater de l'époque romane (12e siècle environ). Le mur pignon ouest, avec sa porte en arc brisé, est d'époque gothique (13e-15e siècles), de même que la voûte nervurée et la baie ogivale sous le clocher. La sacristie, au pied du clocher, date peut-être du 17e ou du 18e siècle, comme le laisse penser la forme de sa porte, en plein cintre. Après avoir été saisie et fermée pendant la Révolution, l'église rouvre en 1801 et devient une annexe de celle de Saint-Thomas-de-Cônac. La municipalité verse d'ailleurs à partir de cette date une contribution aux honoraires du curé de Saint-Thomas. L'église apparaît sur le plan cadastral de 1828, entourée par le cimetière jusqu'au transfert de celui-ci en dehors du bourg en 1868. Dans la première moitié du 19e siècle, quelques travaux sont effectués, souvent en urgence, par exemple en 1810, 1814, 1821, 1823, 1826 et 1828. A cette date, une souscription permet l'acquisition d'ornements, la réparation de l'autel et de la toiture de la sacristie. D'autres réparations ont lieu en 1843 et 1854. En 1868, on cesse d'inhumer dans le cimetière qui entourait l'église. Après le transfert du cimetière au nord du bourg, l'ancien est nivelé en 1878 et des arbres sont plantés devant l'église. La toiture de l'église est refaite en 1958.

Période(s)Principale : 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 15e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L'église est située au cœur du bourg, sur la pente du vallon, en contrebas de la rue. On y accède par des marches et un parvis. L'église est de plan rectangulaire. L'entrée s'effectue par un petit portail gothique en arc brisé mouluré, percé sur le haut mur pignon ouest. Ce portail est surmonté d'un oculus désaxé. On observe aussi les traces d'une petite baie en plein cintre murée. Le mur sud est percé d'une baie en arc brisé.

Le clocher s'élève au-dessus du transept sud. Il s'agit d'une tour massive de plan carré, flanquée d'une tour d'escalier également carrée et de deux contreforts biais. Il est couvert d'un toit en pavillon et d'une croix en ferronnerie. Sa façade sud est percée d'une haute baie ogivale en arc brisé, à meneau central. La sacristie prend place dans l'angle formé par le clocher et l'abside. Elle ouvre par une porte en plein cintre à sommiers saillants, en haut de quelques marches.

L'abside en hémicycle présente cinq pans coupés, séparés par quatre colonnes engagées dont la base s'élargit. Le tout est couronné par une corniche que supportent des modillons simples. Deux gros contreforts et un plus petit soutiennent l'abside dont les murs sont percés par plusieurs baies en plein cintre. L'une d'elles, dans l'axe du choeur, est murée. Le mur nord, dont l'angle nord-est est renforcé par un contrefort biais, est percé d'une baie en plein cintre chanfreinée et à réseau.

A l'intérieur, un fort emmarchement de sept marches donne accès à la nef. Cette dernière, unique et très large, possède un plafond bas en bois vernis. La nef mène au chœur, désaxé et voûté en berceau brisé, puis à l'abside voûtée en cul-de-four. L'arc doubleau qui marque l'entrée du chœur s'appuie sur deux colonnes engagées à chapiteaux muets massifs. Dans le mur droit du chœur prend place une petite porte en plein cintre, à sommiers saillants, donnant accès à la sacristie. La partie basse du mur gauche du chœur est percée d'une petite ouverture en plein cinrte inscrite dans une arcade aveugle qui repose sur des chapiteaux en pointes de diamants. A gauche du chœur, le mur est percé d'une ouverture en plein cintre murée. A droite du chœur, sous le clocher, se trouve une chapelle à voûte nervurée. Les nervures viennent s'appuyer sur des colonnes.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Techniquespeinture
Précision représentations

La voûte du chœur est ornée de fleurs de lys peintes sur fond blanc. Celle de l'abside porte aussi un décor peint qui représente un ciel étoilé se poursuivant à la base par de faux éléments d'architecture.

Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 2O 2445. 1854, 11 mai : décision du conseil municipal pour des travaux urgents à l'église.

  • A. M. Saint-Sorlin-de-Cônac. Registres des délibérations du conseil municipal.

Documents figurés
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4941. 1828-1842 : plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac.

  • Plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac établi entre 1828 et 1842.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4941
Bibliographie
  • Fourcade, Danièle. Etude des églises de Haute-Saintonge, synthèse. DRAC, Communauté de communes de Haute-Saintonge, 1997-1998.

  • Rainguet, P.-D.. Etudes historiques, littéraires et scientifiques sur l'arrondissement de Jonzac. Jonzac, Saint-Fort-sur-Gironde, 1864, p. 285-286.

    p. 285-286
  • Connoué, Charles. Les églises de Saintonge, tome V. - Saintes : Delavaud, 1961.

    p. 155-156
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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