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Ferme, actuellement maison

Dossier IA17043426 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, chai, logement, hangar
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Sorlin-de-Conac
Lieu-dit : le Pas-de-Poupot
Adresse : 26 route de
Cônac
Cadastre : 1828 A 2541, 2542 et 2543 ; 2009 A 1760 et 1761

Parmi les bâtiments de cette ancienne ferme, le plus ancien semble être celui situé en face du logis actuel, abritant un petit logement et des dépendances. Il apparaît sur le plan cadastral de 1828 (parcelle 2543), avec une emprise au sol presque identique à l'actuelle. Ce bâtiment date pour partie du 17e siècle ou bien a pris la place d'un bâtiment datant de cette époque : une pierre, sans doute la clé de linteau d'une ancienne ouverture, portant la date 1678, est remployée dans le mur côté rue. Il s'agissait peut-être des bâtiments d'origine de la ferme, regroupant logement et dépendances sous un même toit, avant la construction des autres bâtiments de l'autre côté de la rue au cours des 18e et 19e siècles.

Au début du 19e siècle, la ferme ne constitue qu'une seule propriété avec les bâtiments voisins, au numéro 28. Cet ensemble appartenait à Joseph Fumeau et son épouse Elisabeth Pelletan qui sont décédés au Pas de Poupot les 18 et 31 mars 1817. C'est ici que se sont tenues un temps les assemblées du syndicat des marais de Cônac dont Joseph Fumeau était l'un des membres fondateurs, ayant acheté des marais desséchés à la Révolution. La propriété a été divisée à sa mort entre ses gendres Michel-Augustin Ithier (numéro 26) et Bernard Legras (numéro 28) (voir ci-joint le tableau généalogique des familles Fumeau-Ithier-Bernard-Fresneau).

Selon le cadastre, en 1873, après la mort de Michel-Augustin Ithier, la ferme est passée à son petit-fils, François Fresneau, tandis que la ferme voisine, au numéro 28, était acquise par son autre petit-fils, Pierre Bernard. Après François Fresneau, la ferme est héritée en 1906 par son fils, Arsène Fresnaud époux Dupuy (mort en 1915, pendant la Grande Guerre, son nom est inscrit sur le monument aux morts et son tombeau se trouve dans le cimetière). C'est le gendre et la fille de ce dernier, Henri Morandière et Aline Fresneaud qui ont fait construire le logis actuel en 1926, comme l'atteste l'inscription sur la façade au-dessus de la fenêtre centrale du premier étage. Ils ont également édifié le chai en 1942, selon la date également inscrite sur sa façade.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1678, porte la date
1926, daté par source
1942, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L'ancienne ferme, attenante aux bâtiments de la propriété voisine, comprend un logis et des dépendances dans son prolongement et de l'autre côté de la rue. Le logis est situé en retrait par rapport à la voie, à l'arrière d'une petite cour délimitée par un muret avec grille et portail. Le parti architectural et le décor de ce bâtiment sont rarement observés sur un logis de ferme. Ils caractérisent le plus souvent les demeures de villégiature en bord de mer. On trouve ainsi de nombreuses constructions de ce type aux alentours de Royan par exemple. Il n'existe que deux exemples de ce type sur la commune de Saint-Sorlin-de-Cônac : à la Déchandrie et ici. Le bâtiment est couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique, surmonté d'une girouette. La façade, orientée au sud-est, présente cinq travées d'ouvertures. La travée centrale, qui comprend la porte, correspond à une avancée sur la façade. Cette avancée est surmontée d'une partie de façade en pignon et d'un toit débordant soutenu par des consoles. Sous ce pignon, une fenêtre étroite éclaire le comble.

La façade se distingue aussi par le jeu de couleurs que crée l'alternance entre la brique et la pierre de taille. La brique est utilisée pour le solin à la base de la façade, pour le bandeau à son sommet, pour créer les encadrements harpés des fenêtres, en alternance avec la pierre de taille ; celle-ci est employée entre autres pour les clés de linteau des baies et les larmiers à denticules qui surmontent les fenêtres de l'étage. Les pleins de travées entre les ouvertures de l'étage et celles du rez-de-chaussée, sont ornés de rectangles aux angles abattus, alliant pierre de taille, brique rouge et brique verte. Une brique différente, ornée de fleurs, est utilisée en incrustations de manière à couvrir le mur de l'avancée centrale de la façade, toujours en alternance avec la pierre de taille employée ici pour les encadrements des baies et les chaînes d'angles. L'encadrement de la porte est mouluré et une agrafe orne son linteau.

Attenant au logis, vers le nord-est, se trouvent plusieurs dépendances dont un chai. Sa façade est sur le mur pignon, côté rue. Son toit, débordant, est soutenu par des consoles. Au-dessus de la porte, dans un losange, sont inscrits la date 1942 et les initiales des propriétaires d'alors, "MF" pour Morandière-Fresneaud. A gauche, une génoise couronne la façade en goutterereau d'une autre partie du chai. De l'autre côté de la rue, un bâtiment abrite sous un vaste toit à longs pans à la fois un logement et des dépendances. C'est dans le mur de ce bâtiment, sur la rue, qu'est remployée la pierre portant la date 1678. Un hangar en pierre, en partie orné d'une génoise, est accolé à l'arrière de ce bâtiment.

Murscalcaire
brique
enduit partiel
pierre de taille
moellon
Toittuile mécanique
Étages1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
pignon
Typologiesferme à bâtiments séparés
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4097. 1828 : tableau indicatif des propriétés foncières, état de section.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4098 à 4102. 1831-1939 : matrices cadastrales des propriétés foncières.

Documents figurés
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4941. 1828-1842 : plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac.

  • Plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac établi entre 1828 et 1842.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4941
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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