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Ferme, actuellement maison

Dossier IA17047581 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesjardin, grange, étable, fournil
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Pichonnière (la)
Cadastre : 1811 A 1065 ; 2019 ZC 135

Appelée la hutte de la Pichonnière ou de Pichaunier, une petite habitation apparaît à l'est cet emplacement (de l'autre côté du grand fossé) sur le plan cadastral de 1811. Aujourd'hui disparue, elle appartient à cette époque à Pierre Guéret, lequel possède aussi un vivier juste à côté, en bordure de rivière (le chemin de halage n'existe pas encore). Il s'agit probablement de Pierre Guéret (1753-1821), pêcheur, marié à Marie Bariteau (1758-1845). En 1853, leur petit-fils, François Gauthier (1824-1901) épouse à L'Île-d'Elle Madeleine Bouhier et s'établit ici avec elle, comme l'indique le recensement de 1856. La maison est alors rebaptisée "la Georgette", et leurs fils Eugène et Théophile y naissent en 1855 et 1859.

En 1861 (inscrit en 1864 au cadastre), une nouvelle habitation est édifiée à côté, là où elle se dresse encore de nos jours. Son propriétaire est Pierre Bouyer époux Buteau, demeurant à L'Île-d'Elle, le propre beau-père de François Gauthier qui s'installe alors sans doute avec sa famille dans cette nouvelle ferme. Ses fils Eugène et Théophile, mariés l'un avec Eugénie Goussard, l'autre avec Marie Maquin, établissent plus tard ici leurs nouveaux ménages dans les années 1880-1890. C'est alors sans doute que le logis est agrandi de manière à les accueillir dans deux logements différents. Vendue en 1886 à Antoine Gautier-Michaud, demeurant à la Grande Choletière, la ferme est rachetée en 1902 par les frères Gauthier.

Eugène Gauthier vit encore là au recensement de 1921, Théophile est encore présent dans les années 1930. A cette époque, et à partir du recensement de 1931, Eglantine Tardy, fille des habitants de la ferme voisine (l'Auneroy), et son mari, Albert Genauzeau viennent habiter là. En 1944-1945, lors des combats de la Poche de La Rochelle, la famille est évacuée, comme tous les habitants de Saint-Jean-de-Liversay. Elle trouve alors refuge dans une ancienne habitation située juste de l'autre côté de la rivière, à L'Ile-d'Elle (il n'en reste qu'une dépendance). En 1948, Albert Genauzeau finit par racheter la ferme à la famille Gauthier. Un hangar métallique est ajouté à l'arrière de la grange-étable.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle
Dates1861, daté par source

Cette ancienne ferme est située au bord de la Sèvre Niortaise dont elle est séparée par le chemin de halage. Son logis, en alignement sur la voie et prolongé à l'ouest par une ancienne grange-étable, était divisé en deux logements répartis de part et d'autre d'un fournil, à l'usage commun de leurs habitants. Le logis comprend un corps de bâtiment en rez-de-chaussée surmonté d'un grenier, encadré par deux autres en simple rez-de-chaussée. La façade présente au total deux travées d'ouvertures et quatre baies au rez-de-chaussée. Les appuis des baies sont saillants.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étagesrez-de-chaussée, étage en surcroît
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme de plan allongé, Marais mouillés, 2/4

Repéré de niveau 2.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1813, 1824-1954 : état de section, matrices et registres des augmentations et diminutions cadastrales de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3584, 3585 à 3593
Documents figurés
  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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