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Ferme dite l'Anneroy, actuellement maison

Dossier IA17047582 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesdépendance, hangar agricole
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Pichonnière (la)
Cadastre : 1811 A 1059 ; 2019 ZC 133

Appelée l'Anneroy, ou la hutte "Chez Suire" sur le plan cadastral de 1811, ou encore la hutte Babin dans le recensement de 1856 à 1866, cette ferme a succédé à une ancienne petite habitation figurant sur le même plan de 1811, alors toute entourée de fossés. La baie de la partie orientale du logis actuel présente, gravée sur sa pierre d'appui, la date 1799, tandis que le nom "L'Anneroy" a été inscrit (plus récemment) sur son linteau. La pierre d'appui datée est sans doute un remploi provenant de l'ancienne habitation.

Dans la première moitié du 18e siècle, selon divers actes notariés, Pierre Suire (1709-1766), pêcheur, et son épouse Marie Renoux (1713-1755) vivent à l'Anneroy, de même que, après eux, leur fils Pierre Suire, époux de Louise Ratier, qui habite à "Laine Roy" en 1765. Au cadastre de 1811, la "hutte Chez Suire" appartient au fils de ce dernier, Pierre Suire (1767-1827), pêcheur, marié avec Jeanne Babin.

Vers 1830 s'installent ici Alexis Charbonnier (1803-1890), pêcheur, et son épouse, Rose Tardy (1805-1869). Aux recensements de 1856 et 1861, la ferme est appelée "hutte Babin" avant de retrouver son appellation "l'Anneroy". Alexis Charbonnier la fait reconstruire en 1882, selon le cadastre, lui donnant sans doute son aspect actuel (tout en remployant la pierre gravée à la date de 1799 et sans doute une partie des anciens murs). La ferme passe ensuite à son fils, Alexis Charbonnier, époux de Madeleine Pépin, puis au gendre de ces derniers, Adolphe Tardy, époux de Laeticia Charbonnnier. Leur fille, Eglantine Tardy et son mari, Albert Genauzeau vivent dans la ferme de la Pichonnière, voisine.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle, 4e quart 19e siècle
Dates1799, porte la date
1882, daté par source

Cette ancienne ferme est située au bord de la Sèvre Niortaise dont elle est séparée par le chemin de halage. Elle est construite sur un terrain surélevé, de manière à résister plus longtemps à l'inondation. Elle était constituée d'un logis, qui demeure, d'une dépendance (sans doute une grange et étable) dans son prolongement à l'ouest, et d'un hangar en pierre, également à l'ouest, dont il reste les vestiges. Le logis comprend un corps principal, avec grenier, et deux ailes en rez-de-chaussée. La façade présente au total une travée d'ouvertures et quatre baies au rez-de-chaussée.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étagesrez-de-chaussée, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme à bâtiments séparés, Marais mouillés, Logis en partie en rez-de-chaussée, 1/4

Repéré de niveau 2.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1813, 1824-1954 : état de section, matrices et registres des augmentations et diminutions cadastrales de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3584, 3585 à 3593
Documents figurés
  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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