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Ferme dite la Bordelaise

Dossier IA17043469 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesétable, écurie, hangar, dépendance
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Sorlin-de-Conac
Adresse : route de
Charron
Cadastre : 1828 B 188 ; 2009 B 200

La métairie est la propriété au début du 19e siècle de Pierre Boyveau dit Boyveau-Laffecteur (1743-1812), médecin à Paris, puis de ses héritiers, comme la Petite Métairie et la Parisienne. Elle apparaît comme tel dans le cadastre de 1828. Elle est acquise peu après par Jérémie et Edouard Fourestier, aussi propriétaires du Mérin d'or, du Château Saint-Sorlin, de la Parisienne et du Magasin. Selon le cadastre, ils la reconstruisent en 1838. Cette reconstruction pourrait correspondre à la partie la plus au nord du logis, où se trouve la cheminée. L'autre partie, au sud, présente les caractéristiques d'une construction de la fin du 19e siècle (encadrements des baies saillants, par exemple). En 1856, Jérémie et Edouard Fourestier se partagent leurs biens communs ; le premier reçoit la Bordelaise qui échoit en 1889 à son gendre, Félix Carrière, également propriétaire du Château Saint-Sorlin. La métairie, qui a constitué l'une des importantes de la commune, est aujourd'hui en ruines, en particulier le logis.

Période(s)Principale : 19e siècle
Dates1838, daté par source

Accessible par deux petits ponts qui franchissent le canal de Charron et une ceinture, la ferme comprend un alignement de dépendances à l'ouest et un logis. Parmi les dépendances se trouve, au nord, une vaste écurie-grange à foin, similaire à celle que l'on observe au Magasin. Ouverte côté est, elle est couverte d'un toit à longs pans et à croupes qu'ornent deux épis de faîtage en terre cuite, en forme de pointes. Un hangar lui est accolé en appentis à sa droite, tandis qu'à sa gauche s'étirent des étables. Sous un toit à longs pans avec une seule croupe côté sud, elles abritent encore des mangeoires et des rateliers.

Le logis se décompose en deux parties. La plus au nord, sans doute la plus ancienne, est en rez-de-chaussée. Elle était couverte d'un toit à longs pans. Elle comprenait deux pièces, avec une cheminée dans l'une d'entre elles. L'autre partie, au sud, possédait un étage. Elle était couverte d'un toit à croupes. Sa façade, orientée à l'est, présentait sans doute deux travées d'ouvertures, dont l'une subsiste. Les quatre façades du logis étaient ornées d'une génoise dont il reste des traces. A l'intérieur, le rez-de-chaussée était divisé en deux par une cloison en brique. L'une de ces pièces, au sud, abritait une cheminée à montants obliques en brique.

Murscalcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
croupe
Typologiesferme à bâtiments séparés
États conservationsmenacé
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 3E 70/899. 1856, 10 novembre : devant Lys, notaire à Saint-Ciers-du-Taillon, partage entre Isaac et Jérémie Fourestier des biens de leurs parents. L'ensemble comprend le Mérin d´Or, le domaine de Saint-Sorlin et deux métairies dans les marais. Edouard reçoit le Mérin d´Or et la Parisienne. Jérémie reçoit Saint-Sorlin et la Bordelaise.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4097. 1828 : tableau indicatif des propriétés foncières, état de section.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4098 à 4102. 1831-1939 : matrices cadastrales des propriétés foncières.

  • A. D. Charente-Maritime. 3Q 6548, folio 41 : transcription de l´acte de donation partage par Louise-Lafoi Fourestier dite Elise veuve Prat, demeurant au bourg de Saint-Sorlin, en faveur de ses deux filles épouses Carrière et Wachter, le 29 septembre 1889 devant Coudret, notaire à Saint-Thomas-de-Cônac.

Documents figurés
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4941. 1828-1842 : plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac.

  • Plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac établi entre 1828 et 1842.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4941
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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