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Ferme dite la cabane de la Marnerie

Dossier IA17047577 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, grange, étable
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Marnerie (la)
Cadastre : 1811 A 1977 ; 2019 OA 797

Si le nom de lieu la Marnerie devait exister auparavant, la ferme ou cabane de marais desséchés a été créée au moment de leur dessèchement au milieu du 17e siècle. Lors du partage des marais de la Société de Taugon-La Ronde-Choupeau-Benon en 1665, renouvelé en 1675, elle forme l'essentiel du carreau A des marais de Choupeau, avec deux autres cabanes situées au sud et dont les bâtiments ont aujourd'hui disparu : la Petite Marnerie (celle-ci étant alors appelée la Grande Marnerie) et les Sources. Le même partage de 1665-1675 attribue la Grande Marnerie à la famille d'Etienne Foullé (décédé en 1673), seigneur de Prunevault, parlementaire breton, ancien intendant du Limousin puis du Languedoc, puis intendant des finances.

A la Révolution, la Grande et la Petite Marnerie appartiennent toutes deux à Jean-Antoine Carré (1717-1796), seigneur de Sainte-Gemme, époux de Marie-Anne Petit du Petitval, demeurant à La Rochelle. Emigré en Espagne où il meurt, ses biens sont saisis et vendus comme biens nationaux. La vente des deux cabanes a lieu le 7 octobre 1795 (15 vendémiaire an IV). La Grande Marnerie est rachetée pour 404000 livres par Charles-Adrien Tristan et son épouse, de La Rochelle, et la Petite Marnerie par Etienne Simon, de Nuaillé-d'Aunis. Au cadastre de 1811-1813, elles appartiennent toutes deux à M. Moineron, notaire à Dompierre, mais après la chute de l'Empire, les héritiers Carré de Sainte-Gemme réclament et obtiennent une indemnité au titre de la loi de 1825 dite du Milliard des émigrés.

La Marnerie passe entre les mains de différents exploitants au cours des 19e et 20e siècles : au recensement de 1846 par exemple, Louis Lange et son épouse Marie Brodu y vivent avec deux employés et un berger ; en 1866, François Jourdain et Marie-Rose Bonneau, cultivateurs, y habitent ; Eugène Michaud et Modeste Verdon y sont mentionnés en 1936. La cabane a vu son logis reconstruit vraisemblablement en deux étapes : d'abord la partie basse (2e moitié du 19e siècle ?) puis la partie haute (début du 20e siècle ?).

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle, 1er quart 20e siècle

La ferme ou cabane est située au bord des marais desséchés, juste derrière la digue qui la protège des inondations venant de la Sèvre Niortaise et des marais mouillés au nord et à l'ouest. En plus des bâtiments agricoles contemporains, elle comprend un logis et d'anciennes dépendances (grange, étable) dans son prolongement vers l'est. Le logis est lui-même constitué de deux corps de bâtiments dans le prolongement l'un de l'autre. Le corps ouest (sans doute le plus ancien) est en rez-de-chaussée avec grenier habitable ; le corps est possède un étage. L'ensemble présente en façade cinq travées d'ouvertures, avec encadrements et appuis saillants.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile creuse
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
TypologiesFerme à bâtiments jointifs, Cabane de marais desséchés, 5

Repéré de niveau 2.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1665, 7 novembre : acte de partage des marais desséchés de Taugon-La Ronde-Choupeau-Benon, devant Layné, notaire à Marans.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 E 31/37
  • 1675, 18 novembre : partage des marais desséchés de Taugon-La Ronde-Choupeau-Benon.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 31 ETP, archives de la Société des marais de Taugon, carton 2, chemise B, dossier 1.
  • 1813, 1824-1954 : état de section, matrices et registres des augmentations et diminutions cadastrales de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3584, 3585 à 3593
  • 1793-1795 : états mensuels des ventes des biens nationaux de 2e origine du district de La Rochelle.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Q 123
  • 1825 : demande de restitution de biens déposée par les héritiers de Jean-Antoine Carré de Sainte-Gemme dans le cadre de la loi dite du Milliard des émigrés.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : Q 309, numéro 118
Documents figurés
  • 1720 : Carte du 46me quarré de la generalle des costes du Bas Poitou païs d'Aunis Saintonge et partie de la Basse Guienne, par Claude Masse.

    Service historique de la Défense, Vincennes : J10C 1293, pièce 17
  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
  • [Vers 1665 ou 1675] : extrait du plan de partage des marais desséchés de Taugon, La Ronde, Choupeau et Benon.

    Archives départementales de la Vendée, La Roche-sur-Yon : 1 G 32
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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