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Ferme dite la métairie du Pas de Poupot

Dossier IA17043423 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéescour, hangar, fenil, écurie, dépendance
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Sorlin-de-Conac
Lieu-dit : le Pas-de-Poupot
Adresse : route de
Cônac
Cadastre : 1828 B 242 et 243  ; 2009 B 289

La métairie du Pas de Poupot est mentionnée en 1756 dans une visite des marais de Cônac. Propriété du maréchal-duc de Richelieu, cultivée par François Arnaudeau, elle comprend alors "une chambre du côté nord, refaite à neuf il y a sept ans, une autre côté midi, joignant la première, et un four". Comme tous les marais de Cônac, la métairie est saisie comme bien national à la Révolution au détriment de l'émigré "Chinon", c'est-à-dire Armand-Emmanuel de Richelieu, fils et héritier du maréchal, comte de Chinon, futur Premier ministre sous la Restauration. La métairie est estimée en 1794 et comprend alors une maison, trois toits à cochons, un toit à brebis, un jardin et des terers. Elle est acquise la même année par Maurice Rodier. Elle est ensuite figurée sur le plan cadastral de 1828 et appartient à cette date à M. Pelligneaud, demeurant à Saint-Germain-de-Lusignan, près de Jonzac. A cette époque, elle comprend un bâtiment situé à l'emplacement de l'actuel. Selon le cadastre, ce dernier a été construit en 1859 par les héritiers Chotard. Selon la tradition orale, la ferme appartenait encore au 20e siècle à cette famille qui demeurait à Mirambeau.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1859, daté par source

Située dans les marais desséchés, en bordure de digue, cette ferme en ruines comprend un corps de bâtiment qui abrite sous un même toit le logis et les dépendances. Le toit, à longs pans, est couvert en tuile creuse. La partie habitable, constituée sans doute de plusieurs logements, se trouve au sud. Elle ne comprend qu'un rez-de-chaussée. Sa longue façade, orientée au sud, est construite en pierre de taille. Une génoise double courre tout le long de son sommet. Elle est percée de plusieurs ouvertures, dont trois portes et une large porte charretière. Celle-ci donne peut-être accès aux dépendances qui se trouvent à l'arrière, sous le faîtage du toit et au-delà. Elles possèdent un comble. Elles sont accessibles par le mur pignon est qui est percé par une porte charretière, au-dessus, au niveau du comble, par une baie. Ces deux ouvertures présentent un encadrement saillant et harpé et un linteau en arc segmentaire.

Murscalcaire
enduit
pierre de taille
Toittuile creuse
Étagesen rez-de-chaussée, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
Typologiesferme de plan massé
États conservationsmenacé, envahi par la végétation
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. B 2270. 1756, 11 février : juridiction du comté de Cônac, procès-verbal de visite du château et des marais où se trouvent au total vingt métairies. A. D. Charente-Maritime. E 239. 1613-1759 : entretien du canal de Saint-Bonnet et dessèchement des marais de Cônac.

    p. 40
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4097. 1828 : tableau indicatif des propriétés foncières, état de section.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4098 à 4102. 1831-1939 : matrices cadastrales des propriétés foncières.

  • A. D. Charente-Maritime. Q 84. An II ; procès-verbaux d´estimation des biens de deuxième origine. A. D. Charente-Maritime. Q 95. 1794-1796 : tableau des ventes des biens d'émigrés, district de Pons.

Documents figurés
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4941. 1828-1842 : plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac.

  • Plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac établi entre 1828 et 1842.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4941
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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