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Glénay : présentation de la commune

Dossier IA79014571 réalisé en 2019

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'étudesCommunauté de communes du Thouarsais
AdresseCommune : Glénay

L’étymologie du nom de Glénay pourrait venir du mot celte Glenn, désignant la vallée. La première mention connue, vers 1110 dans le Cartulaire de Saint-Laon de Thouars, cite Glenniaco. En 1112, l'orthographe évolue en Glennai puis en Glenniacum en 1166 et Glennaiun en 1300. Ce n'est qu'en 1319, dans les archives de Saint-Loup, que le nom de la commune s'écrit dans sa forme actuelle Glénais ou Glénay.

Des traces archéologiques attestent d'une occupation du site dès le néolithique. Au Champ Rossignol (près de la D938), des sépultures ont été trouvées ainsi que des morceaux de céramique. A l’emplacement du bourg actuel, se trouvait le Monceau, une villa nommée ainsi du fait de son implantation sur une colline surplombant la rivière du Thouaret. Une occcupation du lieu dès l’époque gallo-romaine est attestée par la présence d’un soubassement d’une ancienne construction dans la cave d’une maison proche de l’église Saint-Martin. A 500 mètres à l’ouest du monceau se trouvait le Margat ou Marca (lieu boueux) où ont été construits la maison-forte puis l’actuel château de Glénay.

Durant l’Antiquité, la création de voies romaines, transformées en routes reliant Thouars à Parthenay, et Airvault à Bressuire ont favorisé l’implantation urbaine dans des carrefours qui sont devenus les hameaux et le bourg que composent Glénay. Les hameaux sont d'anciennes villas régies par un maître. Trois villas sont connus, celles de Beaumont, de Biard et de Soussigny.

Le premier édifice fortifié connu est la motte castrale de la butte de Beaumont datant du Bas Moyen-Age. Il semble qu'il s'agissait à l'origine d'un tumulus utilisé au Moyen-Age comme site de défense. Lorsque le système féodal se met en place, la famille des Beaumont-Glénay est la seigneurie principale de la terre de Glénay possédant la Haute, Moyenne et Basse justices. Les vassaux du seigneur de Glénay se trouvant à Biard et Soussigny disposaient sur leurs terres de la Moyenne et de la Basse justice. Le seigneur rendait justice à la "Plaine de Justice" située dans le nord du territoire. Les dalles de granite étaient encore visibles jusqu'à la fin du 20e siècle.

La famille des Beaumont-Glénay s’installa par la suite près d'un gué un lieu stratégique pour contrôler les circulations sur son territoire. La motte castrale est progressivement abandonnée au profit de la maison-forte (le Marca) surplombant la vallée du Thouaret qui deviendra le château de Glénay.

La deuxième seigneurie, celle de Biard serait une ancienne villa nommée Bovillare. Son premier propriétaire connu est Philippe de Biard en 1354. Le hameau était séparé en deux seigneuries. Celle du Petit Biard composée du manoir et de sa métairie, appelée « l’Hôtel de Biard » dans un aveu de 1545. La Seigneurie du Grand Biard était composée d’une maison noble, citée dans un aveu de 1550, et de plusieurs fermes et maisons.

La troisième seigneurie se situait à l’extrémité est du territoire de Glénay, au hameau de Soussigny. Cette ancienne villa composée du Haut et du Bas Soussigny appartenait au Marca de Glénay jusqu’au 15e siècle. Un manoir seigneurial a été construit dans le Haut Soussigny.

Ce territoire composé de métairies, de fermes et de maisons de vignerons vivait en quasi autarcie grâce à un système de polyculture de seigle, de blé, de chanvre, de vigne, de vergers et d'élevage. Le bourg et les hameaux se sont progressivement développés au cours des siècles. Les fermes, étaient généralement constituées d'une grange, d'une étable, d'une écurie, d'une porcherie, parfois d'un four et/ou d'un pressoir - ce qui leur permettait de fonctionner en autonomie. De nombreux trous de boulin visibles sur les façades de granges ou de maisons témoignent de la présence de pigeonniers. Il en subsiste deux : celui du château de Glénay de forme circulaire datant du 16e siècle et un ancien pigeonnier-porche situé dans le bourg.

● Le 19e siècle et l'industrie

Sur le territoire de la commune, on dénombre trois moulins à eau et neuf moulins à vent qui ont été construits au cours de l'histoire. Il est difficile d'avancer une datation précise pour les plus anciens. Néanmoins, la documentation du début du 20e siècle apporte des précisions : en 1809, l'inventaire des moulins recense trois moulins à eau et quatre moulins à vent ; sur le cadastre napoléonien de 1830 figurent sept moulins à vent ; et au cours du 3e quart du 19e siècle, un dernier moulin est construit à Valigny. A partir du début du 20e siècle, ces moulins sont progressivement abandonnés.

Dans les années 1870, la Noue situé en bordure est du bourg, est progressivement urbanisée par l'installation du Groupe scolaire puis la construction en 1882 d'un four à chaux et enfin celle de la briqueterie. A la même époque, la ligne de chemin de fer Chartres - Bordeaux-Saint-Jean qui dessert la carrière du Noubleau (Saint-Varent) est construite. Une portion de la ligne ainsi qu'une maison de garde sont construits sur la commune de Glénay vers 1885.

L’architecture de la commune est marquée depuis le milieu du 19e siècle par l'entreprise Baillargeat. Dès 1870, cette famille, de maçons de père en fils, participe à la construction du nouveau presbytère et construit et/ou rénove de nombreuses maisons de la commune. En 1896, Abel Baillargeat découvre le béton lors de la Grande exposition industrielle de Berlin. A partir de 1930, Il en devient un adepte et utilise systématiquement ce nouveau matériau dans ses chantiers de construction et de rénovation. Pendant ces mêmes années, il construit sa propre maison et y installe son entreprise. Le jardin conserve toujours le petit château d'eau. Il est également connu pour l'utilisation d'un enduit crépi sombre pour rénover les façades dit "style Baillargeat". Les clôtures sont aussi travaillés en béton dans le style Art Déco. En parallèle, des barques en béton sont construites par la famille Baillargeat pour naviguer sur le Thouaret. Aujourd’hui peu d'exemples sont conservés.

En 1929, l’électricité arrive à Glénay, les premiers équipements à en bénéficier sont la mairie-école, le presbytère, l’église et les rues du bourg. La présence du chemin de fer dans le Nord de la commune a favorisé l’arrivée précoce de ce confort.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent quelques mois la commune sans laisser de séquelles. A cette époque le maire Paul Réau, propriétaire d’une entreprise à Bouillé Saint-Varent fait tourner l’économie de la commune en passant commande aux différents artisans de la commune.

Une légende, connue depuis le début du 20e siècle, parle de trois boules d’or qui auraient été jetées dans l’un des puits du château en même temps que la tête du gisant de Madame de Vignerot et les angelots du tombeau. La tête et les angelots ont été retrouvés, mais jamais les boules d’or.

Sites de proctectionabords d'un monument historique

La commune de Glénay située dans la partie sud de la Communauté de communes du Thouarsais s'étend sur une superficie de 21,14 km².

La commune est composée d’un bourg et de hameaux : Beaumont à l’extrême sud, Biard au sud-est, Soussigny à l’est, et Valigny au nord-ouest. De grandes fermes sont aussi présentes : Orbigny à l’est du bourg, Arcendeau au nord du bourg, le Breuil au sud du bourg, ainsi que la Petite et la Grande Mousinières au nord.

Son paysage est marqué à l'est par une Plaine calcaire où l'habitat est regroupé en écarts et les champs sont étendus. Vers l'ouest, le sol devient gréseux. Les parcelles sont délimitées par des haies et les bocages se multiplient. La partie ouest, dont le sol est granitique, se caractérise par un paysage de collines, de haies bocagères et de points d'eau. Cette partie de la commune est marquée par la présence d'écarts et de fermes isolées. Certaines zones présentent un sol argileux plus important, comme le bois de Biard ou le bois de la butte de Beaumont qui culmine à 170 m. Au nord, deux dépôts artificiels, des terrils, formant de hautes collines sont le résultat de l’exploitation de la carrière La Noubleau située sur la commune de Saint-Varent. Cette exploitation a favorisé l'implantation d'une voie de chemin de fer qui traverse en partie nord-est la commune de Glénay.

Le territoire est marqué par le passage d'un ensemble de cours d'eau, dont le principal est le Thouaret qui sillonne du sud-ouest vers le nord-est la commune. Sur son lit ont été construits trois moulins à eau : Encrué en amont, au bourg et Veillet en aval. Au sud, un affluent du Thouaret, le Mignonnet sert de frontière naturelle avec la commune Faye-l'Abbesse. A l'est, le ruisseau de l'Etang Fourreau sert de frontière avec la commune de la Maucarrière. Deux rus sont aussi présents en partie nord de la commune, l'un passant dans le bourg de Glénay, l'autre longeant la Grande Mousinière.

L'agriculture a marqué le paysage de la commune formé de champs, de haies bocagères et de rigoles. Les champs calcaires à l'est, fertiles, ont permis l’exploitation de différentes cultures : céréales, vignes, et vergers. La partie ouest, marquée par des champs présentant un sol granitique et argileux ont bénéficié de l'épandage de chaux.

Le bâti présente des décors récurant : la génoise qui est présente sur de petits et grands programmes et le lambrequin qui est utilisé aussi bien en débord de toiture que sur le faîtage. Les maisons construites en granite pré-dominent sur le territoire. Seuls les hameaux de Biard et de Soussigny présentent un bâti en grès pour le premier et en calcaire pour le second.

Un certain nombre de cheminées, d'éviers et de potagers peuvent être observés dans les intérieurs. De nombreuses ouvertures ont été bouchées ou transformées ce qui dénature les façades.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Deux-Sèvres. Série P ; 3P : 105. Cadastre napoléonien de 1830, commune de Glénay.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3P 105
  • [Écoles : correspondances, vente immobilière, plans, devis.] 1830-1912.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 2 O 1170
  • Échanges entre la Sous-préfecture de Bressuire et la mairie de Glénay concernant la reconstruction du Presbytère (1860-1872).

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 2 O 1172
  • AN Paris. Série MC ; MC/ET/VIII : 654. Devis et marché entre Michel Bourdin, maître sculpteur et peintre, et François de Vignerot, seigneur de Glénay pour la fabrication du tombeau de René de Vignerot et Françoise du Plessis.

    Archives nationales, Paris : MC/ET/VIII/654
  • État des moulins à farine en activité dans le département des Deux-Sèvres (1809).

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 6 M 464
  • AD Deux-Sèvres. Série Z : 1 Z 49. Fonctionnement des équipements communaux de Glénay et arrivé de l'électricité dans les années 1920-1930.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 1 Z 49
  • A paroissiales Saint-Varent. Série P ; P2 GLENAY : D3 boîte 1. Entretien des édifices appartenant ou affectés à la paroisse. Dossier 2. Église, cloches (1824-2018).

    Archives paroissiales : P2 GLENAY D3
  • A paroissiales Saint-Varent. Série P ; P2 : C 1-2 boîte 4. Registre de catholicité ( 1879-1895). Érection de la statue de Saint Antoine de Padoue, 2 juin 1895.

    Archives paroissiales : P2 GLENAY C 1-2
  • Registres de catholicité (1923-1939). Travaux dans l'église : nouveau vitrail réalisé par les ateliers Degas de Mortagne.

    Archives paroissiales : P 2 GLENAY C 1-2
  • A paroissiales Saint-Varent. Série P ; P2 GLENAY : C 1-2 boîte 6. Registre de catholicité (1909-1922). Installation de 6 nouvelles statues (Rouillard d'Angers), 23 avril 1919.

    Archives paroissiales : P2 GLENAY C 1-2
Bibliographie
  • GALLAIS, Henri. Glénay, son vieux château, son église fortifiée depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Niort, 1936.

    Médiathèque, Thouars : Fonds Poitevin n°125
  • GERMOND, G. Tonnelles ou chavêches du nord des Deux-Sèvres. Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e série, t 9, Niort, 1976.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : non coté
  • GIL, Vincent, LUCON, Philippe. Le Château de Glénay. Congrès archéologique de France, Deux-Sèvres,Société Française d'Archéologie, 2001, Paris, 2004.

    Médiathèque, Thouars : 723.4 CON
  • POIGNAT, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres. Le pays thouarsais. [vol. 6], Thouars, Argenton-Château, Airvault, Saint-Varent. Niort : Editions du Terroir, 1985.

    Médiathèque, Thouars : 909.4 POI
Périodiques
  • Courrier de l'Ouest. Un élan de solidarité pour sauvegarder l'oratoire de Glénay. Juillet 1985.

    Archives paroissiales : Non coté