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Hôtel

Dossier IA79001324 réalisé en 2002

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesjardin, logement, communs, puits
Dénominationshôtel
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Adresse : 10 route de
Vitré
Cadastre : 1981 AH 116

Cet édifice conserve une tour d'escalier, des baies chanfreinées et des linteaux en accolades pouvant dater du 16e siècle. La façade sur la rue, avec ses ouvertures à linteaux en arcs segmentaires, semble dater du 18e siècle. Au 19e siècle le bâtiment a servi d'école privée et actuellement il sert de cure.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 18e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

L'habitation en bordure de rue se compose d'un couloir central au fond duquel se trouve la tour d'escalier. A l'arrière est un vaste jardin, accessible par un passage couvert au nord et bordé latéralement par des communs.

Mursmoellon
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
Typologiessimple en profondeur, grande largeur sur rue
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Hôtel ; école ; presbytère :

    Entre 1822 et 1840, cet hôtel appartenait à Jeanne-Julie Nourry, née vers 1760, fille de René-Louis, procureur fiscal et notaire royal à Melle dans le troisième quart du 18e siècle, et d'Anne Senné qui, étant veuve, s'installa à Celles-sur-Belle à partir de 1783. Elle vivait encore en 1799.

    Nous ne savons pas si leur fille Jeanne-Julie est devenue propriétaire de la demeure, actuellement presbytère (1822 A 450), par achat ou par héritage. A partir de 1825, elle agrandit sa propriété en acquérant les parcelles A 446, jardin (1825), A 447, une petite maison imposée pour une porte et une fenêtre (1826) et A 452, une autre petite maison imposée pour deux ouvertures (1835). A cette époque, les ouvertures de l'hôtel A 450 sont passées de neuf à vingt, c'est à dire qu'elle a fait agrandir le logis par la construction d'une aile. Elle mourut le 20 juin 1840, âgée de 80 ans.

    Le 23 août 1840, sa nièce Julie Delphine Nourry, fille de Vincent-Augustin, juge de paix et de Marie-Anne-Rosalie Granier, propriétaire majeure et célibataire, a acquis de ses cohéritiers les dix-neuf vingtièmes en indivis « dans une maison sise à Celles, dans la rue ou chemin qui conduit de Celles à Vitré, consistant en un corps de bâtiment donnant sur la rue, composé d'une salle à manger, un salon de compagnie, une office, une cuisine, quatre appartemans au premier étage, grenier sur le tout ; un autre corps de bâtiment le long du chemin qui descend de la maison au moulin de Bouchaud, composé de deux petits appartemens bas, une buanderie à la suite, un porche où se trouve la porte cochère, unissant les deux corps de bâtimens, grenier sur le tout ; de l'autre côté de la maison un hangard, des latrines, un bâtiment de servitude où se trouvent l'escalier pour monter au hangard et l'entrée de la cave, une cave voûtée, une écurie, grenier au-dessus, un chay à la suite séparé de la maison de Mr Bernardin par une venelle mitoyenne, un grenier au-dessus ce chay, une cour où se trouve le puits ; un jardin à la suite, à l'extrémité duquel il y a une buandrie avec un grenier au-dessus, le tout se tenant formant clôture et couvrant une superficie de treize ares environ et confrontant du levant à la rue qui conduit de la halle au moulin du Bouchaud à gauche ; du midi à l'écurie de Joyaux, à la maison et cour de M. Bernardin, à la maison de la veuve Jousseaume, à la rue de la Forge et à la maison de M. Pommier ; du couchant à l'écurie de la veuve Archimbault, à, la maison du sieur Martin, à celle du sieur Tarenne et à la rue qui conduit de Celles à Vitré et du nord à la petite rue qui descend au moulin du Bouchaud ».

    Dans les années 1840, celle-ci y installa trois religieuses de la Congrégation des filles de la Croix, dites soeurs de Saint-André, dont la maison mère était à la Puye (Vienne), pour y fonder une école privée et donner gratuitement l'éducation aux jeunes filles pauvres. Puis en juin 1844 elle fit une donation de la propriété [A 446, 447, 450, 452], donation autorisée par l'ordonnance royale du 7 septembre 1847.

    En 1882, les parcelles A 449, 450, imposée pour un portail et vingt-deux ouvertures, et 452, sont dites appartenir à la Congrégation des Filles de la Croix.

    Dans le dernier quart du 19e siècle, quatre (1881), puis trois (1886) religieuses demeuraient dans le secteur de la rue de Vitré.

    Cependant, une clause dans la donation a dû éviter que les immeubles de cette fondation devinrent propriété de la commune en 1906, lors de la loi de la séparation de l'église et de l'état. En effet, les matrices mentionnent en 1907 les héritiers Delphine Nourry, demeurant 13 rue Sainte-Radegonde à Poitiers, comme propriétaires, puis en 1909, la veuve André-Vincent Molinière, née Anne-Marie Nourry, demeurant rue Sainte-Radegonde à Poitiers.

    A une date inconnue, cet ancien hôtel particulier est devenu le presbytère de la commune.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres : 3 P 30 Celles.

  • A.D. Deux-Sèvres : 7 M 5 Celles.

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