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Laiterie industrielle et caséinerie de Saint-Jean-de-Liversay

Dossier IA17000261 réalisé en 1996

Fiche

Á rapprocher de

  • Porcherie
    Saint-Jean-de-Liversay, Bourg, 52 rue Saint-Jean
Précision dénominationcaséinerie
Appellationslaiterie coopérative de Saint-Jean-de-Liversay
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, quai, bureau, logement d'ouvriers, atelier de réparation, transformateur, chaufferie, hangar industriel, chambre froide
Dénominationslaiterie industrielle
Aire d'étude et cantonCharente-Maritime - Courçon
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Calvaire (le)
Adresse : 1 route de
Courçon
Cadastre : 1811 C 1464 ; 2019 ZO 86 à 88

Aucune construction ne figure à cet endroit sur le plan cadastral de 1811. Fondée par la Société de beurrerie coopérative de Saint-Jean-de-Liversay et Saint-Sauveur-d'Aunis, elle même créée le 21 août 1890, la laiterie est construite à cet endroit cette même année 1890 (inscrit en 1893 au cadastre) (avec une annexe créée à Thairé-le-Fagnoux en 1901). Elle bénéficie alors de la proximité de la gare et de la voie ferrée Marans-Surgères, ouvertes à la même époque, tout en étant placée au carrefour des routes de Marans à Courçon et de Vix à Surgères. Le premier bâtiment de la laiterie, en simple rez-de-chaussée, avec une haute cheminée en métal puis en brique, est situé à l'emplacement de l'aile ouest actuelle.

La laiterie est agrandie en 1905 (1908 au cadastre). Le long corps de bâtiment à un étage est alors sans doute construit dans le prolongement est des bâtiments d'origine. En 1913 (inscrit en 1916 au cadastre), une habitation et une infirmerie voient le jour. Une porcherie est édifiée la même année sur une parcelle voisine, au sud (les animaux devant consommer les résidus de la laiterie). La laiterie, une des plus importantes de la région (elle compte jusqu'à 400 sociétaires), collecte chaque matin le lait dans les étables de tous les environs, à 7 kilomètres à la ronde, à partir de ses sections de Thairé-le-Fagnoux, Choupeau, Sourdon, Luché et Ferrières. C'est en 1931 (selon le cadastre) qu'une nouvelle caséinerie est bâtie en arrière du bâtiment d'origine. Elle permet de produire la caséine à partir du lait écrémé, jusqu'à présent restitué aux éleveurs ou employé à la porcherie, selon un procédé mis au point peu avant la guerre 1914-1918. En 1938, la laiterie de Saint-Jean-de-Liversay produit 242 352 kg de beurre en traitant 5 450 000 litres de lait.

Dès 1906, l'usine est équipée d'une chaudière Tournat (Surgères, Charente-Maritime) de 20 chevaux. En 1936, on installe un moteur à huile lourde, mais en 1940, on revient à l'électricité. Une chambre froide est installée en 1951. Une unité de fabrication de poudre de lait avec une tour Spray est édifiée en 1952 par les architectes Ch. Pavid et W. Barbey de Cognac (Charente). En 1957, l'établissement fait partie des sept plus grandes laiteries coopératives d'Aunis. A son apogée, la laiterie de Saint-Jean-de-Liversay est à la tête d'une union (l'Union des Laiteries Coopératives de la Sèvre et de l'Aunis, ULACOSA) regroupant brièvement, entre 1965 et 1967, six autres laiteries coopératives voisines (Courçon, Saint-Hilaire-la-Palud, Marans, Taugon, Andilly et La Ronde). En 1954, la laiterie de Saint-Jean-de-Liversay traite 5 millions de litres de lait. En 1977, elle compte 25 employés. En 1985, une nouvelle union est formée avec la laiterie de La Ronde, formant la Laiterie coopérative de Saint-Jean-La Ronde.

Encore active dans les années 1990 (tout en n'employant plus que 15 personnes en 1996), l'usine traite alors en moyenne 8 millions de litres de lait par an ; près de 70 % de la production de beurre part à Rungis, et la caséine est traitée et commercialisée par l'Union des caséineries coopératives à Surgères. Le matériel observé en 1996 remontait pour l'essentiel aux années 1960. Entraînée par la chute du prix du beurre et par la concurrence internationale, la laiterie coopérative cesse de produire de la caséine et se sépare de la porcherie dès 1990. Elle ferme finalement ses portes en 2006. Les locaux sont rachetés en 2015 par la communauté de communes.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1952, daté par travaux historiques, daté par source
Auteur(s)Auteur : Pavid Charles
Charles Pavid

Architecte à Cognac au milieu du 20e siècle.


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architecte attribution par source
Auteur : Barbey W.
W. Barbey

Architecte à Cognac au milieu du 20e siècle.


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architecte attribution par source

Autrefois desservi par la ligne ferroviaire Marans-Surgères, et sur la route Marans-Courçon, le site se trouve à l'entrée sud du bourg de Saint-Jean-de-Liversay. Il comprend d'abord un corps principal de bâtiment, à un étage, couvert d'un toit à l'origine en ardoise, avec sept travées d'ouvertures en façade. La beurrerie occupait le rez-de-chaussée, tandis que le logement du chauffeur et de sa famille se trouvait à l'étage. Ce corps principal de bâtiment se prolonge, à droite, vers l'ouest, par une chaufferie et bâtiment de conditionnement de la caséine, en simple rez-de-chaussée, avec charpente en bois apparente et toit en tuile mécanique. A gauche du corps principal de bâtiment, vers l'est, se trouve un ancien bâtiment de congélation en parpaing de béton, en rez-de-chaussée, couvert d'un toit en tuile mécanique à croupe. Derrière celui-ci se trouve un bâtiment de bureau, en parpaing de béton, en rez-de-chaussée surélevé, couvert d'un toit à croupes, à l'origine en ardoise. Accolés à l'arrière du corps principal et de la chaufferie, on observe un ancien atelier de réparation en parpaing de béton, une unité de poudre de lait en béton armé, et un quai de réception du lait.

Murscalcaire moellon enduit
béton parpaing de béton
béton béton armé
Toitardoise, tuile mécanique, ciment amiante en couverture
Étages1 étage carré
Couvrementscharpente en bois apparente
charpente métallique apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
pignon couvert
Énergiesénergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1913-1927 : comptes rendus d'assemblée générale de la laiterie coopérative de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 4 J 4343
  • 1889-1900 : statistiques industrielles.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 11 M 3/5
  • 1887-1935 : sociétés coopératives.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 13 M 3/4
  • 1813, 1824-1954 : état de section, matrices et registres des augmentations et diminutions cadastrales de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 3584, 3585 à 3593
  • 1906, 21 mai : déclaration du directeur de la laiterie de Saint-Jean-de-Liversay pour l'installation d'un générateur à vapeur Tournat.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 8 S 277
Documents figurés
  • 20e siècle : imprimerie Henri Prax, à Marans, recueil de papiers d'emballage de beurre dont certains provenant des laiteries de Saint-Jean-de-Livseray et de Taugon.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 90 J 87
  • " Vues prises dans les années 1950 ". In : Encyclopédie laitière française. Angoulême : Ed. R. Cheminade, 1954.

    p. 132
Bibliographie
  • Boudet, Jeanne. L'industrie laitière en Aunis.Mémoire d'études supérieures. Faculté de lettres, Université de Poitiers, 1958.

    p. 60, 74, 86, 91
  • Gorse, Roger. Le lait et l'industrie laitière en Charente-Maritime. Rapport E. N. A., 1949.

    p. 34 Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 J 119
  • Huguet, J.. Courçon : un canton charentais au contact du Marais poitevin et de la plaine d'Aunis, 1955.

    p. 48
  • Luc, Albert-Michel, "La laiterie coopérative de Saint-Jean-de-Liversay, 1951", Mémoire de fin d'études, Ecole Normale de garçons, La Rochelle, De la vigne aux laiteries coopératives et à l'industrie laitière, le fleuve lait, une richesse en Aunis, Association d'Histoire et de Géographie en Pays aunisien, 2011, p. 74-91.

  • Pinard, Jacques. Les industries du Poitou et des Charentes : Étude de l'industrialisation d'un milieu rural et de ses villes. Poitiers : S. F. I. L., 1972.

    p. 373-374
  • Pousson, A. ; Vert, L. La Rochelle, ses industries, ses ports. La Rochelle : Imprimerie de l'ouest. 1928.

    p. 36
Multimedia
  • Présentation de la laiterie coopérative de Saint-Jean-de-Liversay sur le site internet http://www.letyrosemiophile.com/departements/CHARENTE-MARITIME/17-Saint-Jean-de-Liversay.htm (consulté le 17 mars 2020).

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Pouvreau Pascale - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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