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Lavoirs et fontaines du Confolentais

Dossier IA16008676 réalisé en 2007

Fiche

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Aires d'étudesCommunauté de communes du Confolentais
Dénominationslavoir, fontaine

Avant la Révolution, de nombreux lavoirs appartenaient au seigneur religieux ou laïc, mais tout habitant pouvait l'utiliser pour y laver son linge, parfois contre paiement d´une taxe.

Au milieu du XIXe siècle, les conceptions hygiénistes et la lutte contre les épidémies entraînent le vote de plusieurs lois et de crédits incitant au déménagement des cimetières hors des bourgs et à la construction de lavoirs, par exemple en 1851 où l'assemblée législative vote un crédit destiné à la construction de lavoirs publics. Ces mesures sont rappelées à différentes reprises, jusqu´au début du XXe siècle.

Les 31 lavoirs recensés sur les 26 communes du territoire datent pour la plupart du XIXe siècle, voire du début du XXe siècle dans le cas de l´exceptionnel lavoir de la Réchaudie donné à la commune par la veuve Desange avant la Première Guerre mondiale. Il s'agit parfois de reconstructions de lavoirs plus anciens.

La grande lessive (ou " bugée ", " bujada " dans la partie occitanophone) était alors réalisée une ou deux fois par an. Le linge était mis à bouillir dans des ponnes, vastes cuves en céramique. Le lendemain, il était porté au lavoir pour être savonné et rincé.

Un vaste programme soutenu par la communautés de communes du Confolentais a permis la restauration de nombre d'entre eux entre 2002 et 2006.

Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine

De forme généralement rectangulaire, les lavoirs sont parfois protégés par un toit (lavoirs du bourg à Alloue, de la Chenau et du bourg à Champagne-Mouton, du bourg à Epenède, etc.).

Ils sont souvent accompagnés d'une fontaine, la plupart du temps surmontée d'une structure maçonnée (lavoirs de Masmayoux à Alloue, du bourg et du Breuil à Ambernac, du Marmon à Chassiecq, du bourg à Epenède, du bourg à Manot, de la Gorge à Pleuville).

Une pompe à main a dans certains cas été ajoutée à proximité du lavoir.

Construit en brique et en béton, le lavoir de la Réchaudie à Saint-Coutant, situé non loin d´une ancienne tuilerie, est un bâtiment exceptionnel : il comprend, outre le lavoir, une salle fermée avec une cheminée où l´on faisait bouillir le linge et une grande terrasse à usage de séchoir.

Décompte des œuvres repérés 64
étudiés 47

Références documentaires

Bibliographie
  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

    p. 19
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes de Charente Limousine (c) Communauté de communes de Charente Limousine - Dujardin Véronique
Véronique Dujardin

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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- Moinot Emilie