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Lavoirs

Dossier IA79004023 réalisé en 2000

Fiche

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Aires d'étudesCelles-sur-Belle
Dénominationslavoir

Vingt-trois lavoirs sur les quarante-huit recensés ont été attribués au 20e siècle. Les autres sont plus anciens (fin 18e siècle et 19e siècle) mais pour la plupart restaurés dans le courant du 20e siècle.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Parmi les quarante-huit lavoirs repérés, on en compte seize pourvus de couvertures à longs pans, dont cinq sont en tôle ondulée. Selon un témoignage oral, le lavoir de la Carte à Vitré, dont le bassin a été restauré, en avait une qui n'a pas été restituée lors de ces travaux. À Beaussais, les vides entre les murets latéraux du lavoir de la Banissière et la couverture ont été fermés avec des lattes afin de protéger au mieux les lavandières. Les piliers sont dans la plupart des cas en bois, on en a repéré un seul en métal.

Ces lavoirs sont généralement dotés d'une source maçonnée en moellons. Cinq sont équipés d'une pompe et cinq présentent deux bassins. Du lavoir du Veau à Vitré, situé à mi-chemin entre cet écart et la Renaudière, il ne reste que des vestiges.

Toitstuile creuse, métal en couverture, tuile mécanique, tôle ondulée
Murscalcaire pierre de taille
Décompte des œuvres repérés 38
étudiés 13

Annexes

  • Synthèse sur les lavoirs

    Cinq lavoirs sont matérialisés sur l'ancien plan cadastral et sont donc antérieurs à 1818. La majorité est représentée sur les plans cadastraux récents. L'enquête de l'Inventaire a permis d'en recenser 48. Ces lavoirs sont généralement situés à proximité des villages, mais celui du Perré, construit en 1907, se trouve à l'écart d'un chemin de terre reliant Javarzay et la Poinière au village de Villermat.

    Trente de ces lavoirs ont une source maçonnée ; la plupart des bassins sont en ciment. Les longs côtés du bassin du lavoir près de la Cholerie sont dallés de pierre. Seize sont couverts d'une couverture à longs pans reposant sur une charpente à deux fermes et quatre piliers en bois, mais il s'agit de couvertures de protection, en tôle ondulée, en évrite, en tuile creuse ou en tuile mécanique. D'autres n'ont pas ou plus de couverture. Les lavoirs de la Banissière, du Bourg (près la Cholerie) et de Crouzon sont protégés par un muret en moellon et à la Banissière et au Bourg les côtés exposés aux intempéries sont fermés par des planches de châtaignier. Cinq lavoirs sont munis d'une pompe. Le canal d'écoulement du bassin de Six-Chiens a toujours la bonde en bois permettant le remplissage du bassin, tandis que celui du bassin du Bourg (près la Cholerie) a conservé les pierres rainurées servant à glisser cette bonde. Le lavoir au village de Saint-Rue, le village le plus peuplé de Saint-Médard, est situé en bordure d'un chemin rural, accolé à une maison. L'ancien plan cadastral de 1816 matérialise un point à cet endroit ce qui pourrait signifier qu'il a eu un puits commun. La couverture, en tuiles creuses, est soutenue par une ferme qui repose sur le mur de fond, en moellon, et un poteau en bois ; une niche, pour poser le savon (?), se remarque dans ce mur de fond ; celui de gauche, contre lequel est appuyé la pompe en cuivre, a été refait en parpaings. Les deux bassins sont en ciment.

    À Vitré, au village de Châteauneuf, situé à proximité du plan d'eau du Lambon, deux sources ont permis l'installation de deux lavoirs : l'un à proximité de la ferme de la Pigeonnerie et l'autre au bord d'un chemin qui descendait de la Pataudrie vers le Lambon. À la Renaudière, le lavoir est situé sur une source qui a donné naissance à un ruisseau, appelé le ruisseau de la Renaudière, qui va alimenter la Belle.

    La fontaine de Bessé appartenait à la fin du 19e siècle à Antonin Proust, propriétaire à Germond qui en avait interdit l'accès et fait combler le lavoir. Les habitants des villages de Bessé, des Touches et Verruyes ne disposant plus d'un point d'eau pendant les périodes de sécheresse, une longue procédure d'expropriation a été engagée. Par la suite, un nouveau lavoir a été construit et l'ancien a été dégagé pour servir d'abreuvoir.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Liège Aurélie - Pon Charlotte