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Le Vieux-Cérier : présentation de la commune

Dossier IA16001319 réalisé en 2003

Fiche

Œuvres contenues

Le nom de Vieux-Cérier viendrait selon les uns de " vadum ", signifiant gué en latin, ou, pour d´autres, de " vieux cerisier ". Un four à tuiles, qui daterait du début de notre ère, a été trouvé vers 1887 au lieu-dit chez Ferroux, par Louis-Eugène de Fleury. Au XVIIIe siècle, sur la carte de Cassini, une tuilerie figure encore à cet emplacement, mais elle a aujourd'hui disparu de même qu´une autre située, sur cette même carte, plus à l´est. Dans le même secteur, au nord-est de chez Ferroux, est encore visible une motte féodale.

La commune couvre 961 ha. Elle occupe un plateau calcaire aride, dont la partie la plus fertile est au sud, autour de la vallée de l´Argent qui coule du sud-est vers le nord-ouest. C´est dans cette zone que se trouve la plupart des habitations. Au nord une étroite langue de terrain s´allonge entre les communes de Champagne-Mouton et de Saint-Coutant dont elle est séparée, à son extrémité nord par une petite partie du ruisseau de l´Or. Ce dernier est enjambé par un petit pont sans parapet, dit le pont romain, déjà vu sur la commune de Saint-Coutant. Des bois sont répartis sur l´ensemble du territoire de la commune.

D´après le recensement agricole, le nombre d´exploitations qui était de 33 en 1988, est passé à 10 en 2000. Le tiers environ de l´espace (318 ha) est labouré et quelques parcelles de vigne sont visibles, essentiellement dans le sud. L´élevage bovin occupe une place importante dans l´activité économique (252 vaches en 2000).

En 1898, d´après le Bottin, les commerces étaient représentés par deux auberges, une épicerie, un marchand de bois, un de grains et deux maréchaux-ferrants.

La commune comptait 550 habitants en 1800, 600 en 1831, 456 en 1898, 396 en 1914, 334 en 1949, 199 en 1982, 154 en 1997 et 134 en 1999.

Selon Quenot, il y avait 112 maisons en 1818. En 1999, les habitations se répartissaient ainsi : 54 résidences principales, 27 résidences secondaires et 24 logements vacants, dont certains sont aujourd'hui en mauvais état. Toujours d´après l´INSEE, 5 logements seulement sont des constructions postérieures à 1975.

L´habitat est dispersé entre le bourg et 24 écarts. Deux agglomérations seulement ont plus de 10 logements (le village et chez Ravard), 10 n´ont qu´une unité d´habitation, les autres en ayant entre 2 et 6. La plupart de ces écarts existaient au XVIIIe siècle et figurent sur la carte de Cassini. Cependant le Bois-Chauminet, les Sables, chez Martin, le Chemin-de-Saint-Claud et chez Jéry ont été établis postérieurement. Parmi ces derniers lieux-dits, seul " les Sables " n'existait pas au moment de l'établissement du plan cadastral de 1835.

Les principales voies traversant la commune sont, au nord, la D. 740, de Ruffec à Confolens et, au sud, la D. 28 de Champagne-Mouton à Saint-Claud et la D. 342, de Champagne-Mouton à chez Ravard, qui traverse le bourg et dont le tracé a été modifié en plusieurs endroits depuis 1835 (date de l´ancien plan cadastral). Le tracé de l´ancienne ligne de chemin de fer de Ruffec à Roumazières est encore visible par endroit autour des Courades.

Aires d'étudesCommunauté de communes du Confolentais
AdresseCommune : Le Vieux-Cérier

Références documentaires

Bibliographie
  • Anonyme. Notice sur le comte Louis-Eugène de Fleury (1827-1909). Bulletin et mémoire de la Société archéologique et historique de la Charente, 8e série, t. I, 1910.

    p. LVI, LXII-LXVII
  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

  • Dumont, Jacques. Géographie historique (3) : Canton de Champagne-Mouton, Les Amis du Vieux Confolens, numéro 62, juin 1997.

    p. 3-9
  • Martin-Buchey, J. Géographie historique et communale de la Charente, Châteauneuf-sur-Charente, 1914-1917. Paris, librairie Bruno Sépulchre, réédition 1984.

    p. 401-402
  • Quenot, J.-P. Statistique du département de la Charente. Paris, chez Deterville, 1818. Réimpression : Bassac (16), Ed. Plein-chant, 1986.

    p. 204

Liens web

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