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Loiré-sur-Nie : présentation de la commune

Dossier IA17035035 réalisé en 1998

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Aires d'étudesVals de Saintonge Communauté
AdresseCommune : Loiré-sur-Nie

Une origine depuis des temps reculé

Loiré sur Nie est l’héritière de l’ancienne lauriacum ou villa laurii. Pour les romains, une villa constituait une immense exploitation agricole couvrant parfois une centaine d’hectares. On y trouvait une maison de maître, des logements des esclaves et des bâtiments agricoles. Il est aisé d’identifier ces anciennes “villas” car leurs noms modernes se terminent soit en “ac” dans les pays de langue d’oc (Cognac, Jonzac), soit en “ay ou é” dans les pays de langue d’Oïl (Aytré, Aulnay).

Le village se serait donc développé à partir du domaine de laurius, un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine. La localité était connue au 11e siècle sous l’appellation de loriaco super nehia. Au siècle suivant, nehia devint neha qui donnera notre Nie.Les habitants de Loiré sur Nie ont toujours entendu dire qu’un établissement gallo-romain aurait existé à proximité du bourg actuel, toutefois, aucun écrit ne peut confirmer ces dires.

Des vestiges de l’époque mérovingienne ont été mis au jour sur la commune de Loiré sur Nie. Au lieu-dit “les places”, à proximité du bourg, plusieurs tombes ont été découvertes en 1902. La plus grande de ces tombes, recouverte d’une dalle contenait deux épées de 1,20 m de longueur, un scramasaxe (grand couteau mérovingien d'origine germanique), ainsi que des plaques de ceinturons où figuraient des dessins.Près du village de Féole, au lieu-dit « entre-les-deux-chemins » il a été découvert, en 1923, sept sarcophages munis de leur couvercle, de l'époque mérovingienne. Tous les corps étaient orientés la tête vers l'est et un trou était percé au fond de chaque sépulture. Dans trois d'entre elles il y avait différents objets : des poteries, des plaques, des bagues et des anneaux. Un cimetière mérovingien se trouvait donc en ces lieux, où la tradition place un ancien bourg disparu : Sainte-Cécile.

Cette paroisse portait le nom de Loiré jusqu'en 1922, date à laquelle elle a pris le nom de Loiré sur Nie, en rapport avec le cours d’eau qui traverse le bourg.

Une activité importante aux 18e et 19e siècles

On sait par la carte de Cassini, de la fin du 18e siècle, que la paroisse de Loiré comptait deux moulins à eau et trois moulins à vent. Les points élevés étaient propices à l’implantation de moulins à vent. D'ailleurs, au début du 19e siècle, Loiré est passé de deux à sept moulins à vent, qui sont figurés sur le plan cadastral napoléonien de 1839. Il y en avait deux au nord du hameau Chéraud, trois au nord-est du bourg et deux au sud-est de la commune. Si aujourd'hui il ne reste que deux moulins encore debout (un à perdu sa toiture), quelques fiefs en portent encore le nom : le Moulin à Vent, fief du Moulin à Vent, fief des Moulins et le Moulin Brûlé. Outre les moulins, au 18e siècle l'activité économique est entièrement tournée vers l'agriculture. On y cultive du maïs, du blé, des céréales et de la vigne.

La Révolution de 1789 crée la commune de Loiré, qui deviendra beaucoup plus tard Loiré sur Nie. Cette période révolutionnaire rattache la commune de Loiré au département de la Charente-Inférieure, au district de Saint-Jean d'Angély, et à un éphémère canton de Néré (de 1790 à 1801) rapidement englobé dans celui d'Aulnay, aujourd'hui intégré dans le canton de Matha.

La période du 19e siècle est probablement la plus prospère pour la commune. C'est d'ailleurs grâce aux activités de la terre et des moulins que la commune comptait une moyenne de 670 habitants dans la 1ère moitié du 19e siècle.

Dans la 2e moitié du 19e siècle, la commune se dote d'un groupe scolaire et surtout elle fait reconstruire son église, dont il ne restait, en 1845, plus que des ruines. Cette reconstruction eu lieu entre 1864 et 1872. le groupe scolaire, établi à l'arrière de l'église, comprend alors une classe de garçons, une classe de filles, une mairie et des logements pour les instituteurs. Il est construit dans le même esprit que les groupes scolaires de la fin du 19e siècle. Contrairement à de nombreuses communes, Loiré sur Nie n'a pas procédé au transfert de son cimetière hors du bourg, à moins qu'il n'ai été déplacé à son emplacement actuel au tout début du 19e siècle.

La commune de Loiré sur Nie se situe dans le département de la Charente-Maritime, dans la région Nouvelle Aquitaine. Établie à l'est du territoire des Vals de Saintonge, elle est à 23 kilomètres du chef lieu d'arrondissement, Saint-Jean d'Angély, la plaçant ainsi, par l'autoroute A10, à environ 2 heures des grandes agglomérations de Poitiers et Bordeaux.

Ses communes limitrophes sont Villemorin au nord, Le Gicq et Gibourne au sud, Néré à l'est et Cherbonnières à l'ouest. Les cinq hameaux qui la composent cette sont Chaudusson, Galanchat, Féole, Chéraud et Les Métairies. Les trois premiers sont placés au nord du bourg et les deux derniers au sud de ce dernier.

Avec une superficie de 1 440 hectares, la commune possède un paysage composé essentiellement de plaines cultivées, toutefois une zone boisée se situe au nord, il s'agit du bois de Féole où est établi le hameau du même nom. Le point culminant de Loiré sur Nie, 109 mètres, se trouve au sud-est du hameau Féole, au lieu dit le Moulin Brûlé, où il y était encore établi un moulin à vent au début du 19e siècle. La partie la moins élevée, seulement 59 mètres d'altitude, se situe au niveau de la rivière la Nie, au hameau Chéraud.

Cette rivière la Nie, ainsi que l'un de ses affluents, la Guillotière, coulent au sud du territoire communal au niveau du bourg. Avec une longueur de 26 kilomètres, la Nie est le plus long affluent de la rive gauche de la rivière la Boutonne. Elle prend sa source sur la commune voisine de Néré et se jette dans la Boutonne à Saint-Jean d'Angély, après avoir traversée 10 communes.

Ses principales ressources économiques sont agricoles : on compte plusieurs exploitants dans la commune. La commune accueille aussi deux commerces, des entreprises artisanales, un garage et une métallerie artisanale et industrielle (SO.M.A.C). La commune dispose d'équipements publics (mairie et école), et d'infrastructures comme une salle des fêtes et un aire de loisirs aménagé au bord d'un étang en 1975.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Vals de Saintonge Communauté (c) Vals de Saintonge Communauté - Deschamps Barbara