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Mairé : présentation de la commune

Dossier IA86009519 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aires d'étudesVals de Gartempe et Creuse
AdresseCommune : Mairé

Aux origines de Méré-le-Gaulier

Le territoire de Mairé est habité depuis une époque très reculée. En effet, les premières traces d'occupation humaine remontent aux périodes du Paléolithique inférieur et du Paléolithique moyen (entre 800 000 et 40 000 ans avant notre ère), comme en témoignent des silex taillés trouvés dans la commune. Cette "industrie lithique" doit être rapprochée du bassin de production du Grand-Pressigny, situé à seulement 8 km à vol d'oiseau de Mairé. D'autres sites de taille de silex ont été découverts sur la commune, occupés quant à eux au Néolithique (entre 6000 et 2200 ans avant notre ère).

Dans les années 1830, les thermes d’une villa gallo-romaine sont découverts au hameau du moulin au Roi par un habitant venu extraire du sable au bord de la Creuse. Dans les deux bâtiments dégagés par les fouilles, un ciment particulièrement dur était employé comme mortier, témoignant de l’expertise des maçons romains dans la production de ce matériau qui ne fut redécouvert qu’au 19e siècle. Les petits piliers de briques du système d’hypocauste qui permettait de chauffer l’eau du caldarium des thermes avaient aussi survécu à l’épreuve du temps.

Le nom de la commune de Mairé peut aussi être un indice d’occupation du lieu pendant l’Antiquité. En effet, il était à l’origine un anthroponyme gallo-romain désignant une personne probablement appelée Marius ou Matrius, qui aurait vécu et possédé des terres à l’endroit où le village s’est ensuite formé. Ce nom propre devenu toponyme évolua ensuite tout au long du Moyen Âge et jusqu’au 19e siècle. Au milieu du 15e siècle, le village est appelé Mairé-le-Gaulier, probablement en référence en la gaule, un bâton utilisé pour battre les branches d’arbres fruitiers pour en faire tomber les fruits. Ceci est probablement lié aux vergers de prunes qui étaient particulièrement abondants à Mairé. Le village était aussi parfois mentionné sous le nom « les Alliaux ». Ce toponyme existe encore à Mairé mais il désigne aujourd’hui un hameau situé au sud du bourg. Au 19e siècle, c’est l’orthographe « Méré » qui est la plus souvent rencontrée dans les documents d’archives.

Entre l’Antiquité et le milieu du Moyen Âge, aucune trace textuelle ou vestige archéologique ne permettent à ce jour de déterminer l’évolution du village. Il faut en effet attendre la fin du 12e siècle pour que Mairé soit mentionné dans les sources. Une fortification sommaire devait déjà avoir été construite à cette époque puisque le lieu était habité par un certain Guillaume de Méré, signalé comme chevalier. Pendant l'Ancien Régime, la baronnie de Méré-le-Gaulier dépend du vicomté de la Guerche, à foi et hommage lige et fait partie de l’élection de Loches. Plusieurs familles de seigneurs se sont succédées à la tête de la seigneurie entre la fin du 12e et la fin du 18e siècle : les de Méré, les Cléret, les Brossin et les Montbel. Ils résidaient au château de Mairé, une construction fortifiée flanquée de tours défensives, bâti à proximité de la Creuse. La population des environs, en recherche de protection, est progressivement venue s’agglomérer à l’ouest de cette place forte. Petit à petit, le bourg s’est formé sur un terrain en pente entre la rivière et la grande forêt de la Groie.

Les sources mentionnent l’existence de plusieurs fiefs sur le territoire de Mairé. Le seigneur du manoir de la Grange, au nord-ouest de la commune, rendait en effet hommage au seigneur de Mairé pour sa terre. Un pigeonnier-porche, encore visible aujourd’hui, atteste de la présence d’une seigneurie à cet endroit, puisque sa construction fut le fruit d’un privilège nobiliaire. Le manoir de la Fourneraye d’Arnac est aussi cité à plusieurs reprises dans les registres paroissiaux. Les Massoneaux, ancienne métairie aujourd’hui disparue, dépendait d’un seigneur nommé Martial Montjon à la fin du 18e siècle. Les bâtiments furent confisqués à la Révolution et l’exploitation fut revendue avant d’être progressivement abandonnée. La tradition orale évoque aussi la présence d’un fief à Prends-t’en-garde, au sud-ouest de la commune, mais aucune source consultée n’a permis de confirmer cette hypothèse.

L’église paroissiale est quant à elle mentionnée à partir du début du 13e siècle. En effet, une chapelle y avait été fondée par le seigneur Philippe de Mairé avant 1217. Il s’agit peut-être de la chapelle seigneuriale, lieu de sépulture de plusieurs barons de Mairé qui est toujours visible aujourd’hui au nord du chœur. La première église romane fut en partie reconstruite au 15e siècle. À cette occasion, le chevet a été modifié et des voûtes d’ogives ont été construites.

Un prieuré-cure dédié à saint Sylvain et dépendant de l’abbaye de Preuilly est aussi mentionné dans plusieurs textes. Vendu en tant que bien national à la Révolution, ses biens et ses terres ont été dilapidés dès la fin du 18e siècle. Son emplacement exact n’est pas avéré avec certitude mais la tradition orale le situe au nord de la rue du vieux port dans le bourg. Sur le cadastre « napoléonien », les parcelles situées à cet endroit sont appelées «Le Couvent », ce qui pourrait étayer l’hypothèse d’une ancienne occupation par un édifice religieux. De plus, la maison qui est aujourd’hui visible à cet emplacement présente des vestiges antérieurs au 19e siècle.

La carte de Cassini, dressée au 18e siècle, signale la présence d'une chapelle ou d'un prieuré à la Renière, entre les hameaux de la Fourneraye d'Arnac et de la Grange. Bien qu'aucune source textuelle n'en fasse mention, les vestiges d'un bâtiment ont été repérés par archéologie aérienne sur une parcelle de terre désignée sur le cadastre "napoléonien" sous le nom de la Renière.

Une lente modernisation au 19e siècle

Après la Révolution, l’ancienne paroisse de Méré devient commune et intègre le canton de Lésigny en 1793, avant de rejoindre le canton de Pleumartin en 1801. Située à l’ouest de la Creuse, la commune est officiellement assimilée au nouveau département de la Vienne bien qu’elle dépende historiquement plutôt de la Touraine.

Le 19e siècle est une période de changements importants pour le village qui se modernise progressivement. Le désenclavement de la commune est l’une des priorités des élus locaux qui souhaitent y parvenir en construisant et en rénovant plusieurs routes reliant Mairé aux communes voisines. La route départementale qui traverse le village du nord au sud, en direction de Leugny et Lésigny, est pendant longtemps la seule voie empierrée et praticable pour les voitures à chevaux et les charrettes. Dès 1839, plusieurs terrains attenants à la voie sont achetés pour permettre de porter sa largeur à six mètres. Des deux côtés, des fossés d’un mètre de large sont aussi aménagés pour l’écoulement des eaux de pluie. À la fin de l’année 1853, le Ministre de l’Intérieur alloue une subvention de 4 millions de francs à répartir entre les communes qui se doteraient d’ateliers de travail pour les ouvriers indigents. En janvier 1854, la commune doit faire niveler et empierrer sa place publique et aménager la route traversant le bourg du nord au sud. Le conseil municipal vote un impôt extraordinaire pour faire face à la dépense engendrée par ces travaux et ainsi « donner du travail aux malheureux ». En effet, le conseil évoque la nécessité de recruter les ouvriers parmi les habitants les plus pauvres de la commune de Mairé. En échange, le conseil municipal prie le Préfet de bien vouloir allouer à la commune une partie des 4 millions offerts par le ministère. Cependant, en 1855, c'est un habitant de Barrou, Louis Méreau, qui est désigné pour réaliser les travaux. Dans les années 1860, c’est au tour des routes du moulin au Roi à Oyré et des Rivaux aux Alliaux de faire l’objet de réaménagements. La circulation de l’information devait aussi être facilitée au même titre que les personnes et les marchandises. Ainsi, l’établissement d’un service de poste quotidien à partir de 1840 participe au désenclavement de la commune. Pour traverser la Creuse et rejoindre le département voisin de l’Indre-et-Loire, les habitants de Mairé pouvaient utiliser les deux bacs de la commune, l’un au port du bourg et l’autre à la Petite-Guerche, ou se rendre à Lésigny pour emprunter le pont suspendu, construit en 1835. C’est généralement cette dernière option qui était choisie et le passage en bateau a progressivement perdu en fréquentation jusqu’à être abandonné au début du 20e siècle.

Après avoir connu un pic de population à plus de 600 habitants dans les années 1830, la commune va progressivement se dépeupler, probablement en raison d’un exode rural important vers les villes voisines. Dans la première moitié du 19e siècle, Mairé n’accueille aucune foire ni marché. Les habitants sont donc forcés de se rendre à Descartes, Preuilly, Pleumartin, Châtellerault et Tournon, bien que ces communes soient difficilement accessibles pendant deux tiers de l’année du fait du mauvais entretien des routes.

La production industrielle est localement assurée par une tuilerie qui dépendait du château de Mairé et par deux moulins. Celui du moulin au Roi, situé au nord de la commune, est alimenté par le petit ruisseau de Montant. Il existait déjà sous l’Ancien Régime et devait servir de moulin banal à la seigneurie de Mairé. Le second moulin est plus tardif puisqu’il ne fut construit qu’en 1827. Aujourd’hui disparu, il s’agissait d’une usine de production de papier située à proximité de la Creuse au port de Mairé. Le mouvement de la roue n’était pas activé par la rivière mais par un canal qui traversait le parc du château de Mairé et acheminait l’eau du ruisseau du Gué de la Reine. En effet, c’est le marquis Alexandre Lignaud de Lussac, propriétaire du château entre 1826 et 1843 qui fit construire ce moulin à papier.

Le type de métier exercé par les habitants de la commune est différent en fonction qu’ils habitent dans le bourg ou un dans un lieu-dit. Ainsi, dans les hameaux, les occupations liées à l’activité agricole sont omniprésentes et les métiers de cultivateurs et de journaliers sont les plus représentés. Les activités du habitants du bourg sont généralement plus diversifiées puisque c’est là que sont concentrés les artisans de la commune. En 1851 par exemple, des cordonniers, des tisserands, des sabotiers et des maréchaux-ferrants résident au cœur du village. Parfois, une même personne pratiquait plusieurs activités : les recensements de population évoquent en effet la présence d’un cabaretier-tisserand ou encore d’un cultivateur-pécheur.

La fin du 19e siècle et le début du 20e siècle sont marqués par la personnalité de Ludovic Véneau, maire de la commune pendant plus de 40 ans, entre 1884 et 1929, et bienfaiteur de la commune. Propriétaire du château de Mairé puis du château de Rocreuse dont il supervise la construction, il a à plusieurs reprises œuvré à la modernisation de sa commune et à l’entretien des bâtiments anciens. En 1880, il fit construire un puits et une pompe pour approvisionner en eau les habitants du bourg, qui devaient auparavant se rendre à la fontaine Saint-Sylvain, à proximité du port. Quelques années plus tard, il a payé sur ses fonds propre la restauration complète de l’église paroissiale. En 1912, il acheta un bâtiment et ses dépendances situés sur la place du bourg pour en faire don à la commune et y installer la mairie.

Sites de proctectionzone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

La commune de Mairé comptait 161 habitants en 2015 et s'étend sur 20,57 km², ce qui représente une densité de population de 7,8 habitants au km². Dans l'aire d'étude des Vals de Gartempe et Creuse, il s'agit de la plus petite commune à faire l'objet d'un inventaire. Elle est riveraine de Lésigny, Coussay-les-Bois et Senillé-Saint-Sauveur au sud, Oyré à l'ouest, Leugny au nord et Barrou, en Indre-et-Loire, à l'est.

Le sous-sol de la commune est particulièrement riche en pierre calcaire tendre de type "tuffeau" et de silex brun dit "du Grand-Pressigny". Ce dernier est particulièrement employé dans les constructions du nord-ouest de la commune, aux hameaux de la Fourneraye d'Arnac, du Bas et du Haut Montant, mais aussi dans le bourg de Mairé. Plus résistant que le tuffeau, il est généralement cantonné à la base des murs et sert à isoler le reste des maçonneries de l'humidité du sol.

Le territoire est irrigué par plusieurs cours d'eau. La rivière de la Creuse est le plus important d'entre eux et matérialise la limite occidentale de la commune. Elle a eu une grande importante historique et économique pour le village puisqu'elle fut un lieu frontalier mais aussi d'échanges avec la Touraine toute proche. Elle servait de voie de communication entre le nord et le sud, en particulier vers la Vienne qu'elle rejoint à Port-de-Piles, puis vers la Loire. À Mairé, le cour de la Creuse est plutôt rectiligne et suit un axe nord-sud, hormis à proximité du bourg où elle forme un méandre.

La rivière est alimentée par plusieurs petits cours d'eau s'écoulant d'ouest en est depuis les hauteurs de la forêt de la Groie. Le ruisseau du gué de la Reine marque la limite sud de la commune. Il prend sa source à Coussay-les-Bois et passe à proximité de la fontaine de Tiers, située dans un terrain boisé à Mairé. Il est alimenté par un autre petit cours d'eau, le ruisseau des Minimes, qui alimente aussi une fontaine dans la forêt de la Groie. Le ruisseau du Moulin au Roi, aussi appelé ruisseau de Montant, est situé plus au nord. Il prend sa source vers Oyré et se jette dans la Creuse au hameau du moulin au Roi. Le ruisseau du Ridouet, parfois orthographié Ridoué ou Rédoué, est un ancien cours d'eau aujourd'hui asséché qui passait au nord du bourg. Un ancien lavoir se trouvait à l'endroit où il se jetait dans la Creuse, à quelques centaines de mètres au nord du port de Mairé.

Ces divers cours d'eau s'écoulent dans de petits vallons, donnant à la commune un relief prononcé. L'altitude de Mairé varie entre 143 m environ pour sa partie la plus élevée, à l'ouest, et 50 m pour sa partie la plus basse, vers le méandre de la Creuse.

Une très grande partie du territoire communal est boisée, ce qui explique en partie la faible densité de population. La forêt de la Groie occupe environ 18 km² dont 13 km² sont situés sur Mairé, le reste étant réparti entre les communes de Oyré, Senillé-Saint-Sauveur et Coussay-les-Bois. Ainsi, à Mairé, la surface boisée représente jusqu'à 66% du territoire communal. La forêt est une chênaie partiellement enrésinée par des plantations de pins maritimes et de pins sylvestres. Associée à la forêt de Guerche plus au nord, la Groie est partiellement protégée au titre de Zone Naturel d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Elle doit cette protection en particulier pour son intérêt ornithologique. En effet, elle est un lieu de nidification pour plusieurs espèces de rapaces diurnes considérés comme vulnérables : l'autour des palombes, le busard St-Martin, le faucon hobereau ou la bondrée apivore, entre autres. La forêt conserve aussi une essence de hêtre rare en Poitou-Charentes.

Deux autres ZNIEFF sont présentes sur la commune au titre de sa richesse floristique. En effet, elle présente plusieurs espèces d'orchidées sauvages comme l'orchis singe, l'orchis militaire et l'orchis pourpre qui sont particulièrement rares dans cette partie de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Annexes

  • Lettre du conseil municipal de Mairé à l'Empereur Napoléon III suite à l'attentat du 6 juin 1867 (Archives municipales de Mairé, registre des délibérations du conseil municipal de 1827 et 1876).

    "Adresse du conseil municipal de la commune de Mairé à Sa Majesté l'Empereur des Français,

    Sire,

    L'odieux attentat qui vient de menacer vos jours et ceux de votre hôte auguste l'Empereur de Russie, a fait bondir d'indignation et d'horreur toute notre population. Protestant énergiquement contre cet exécrable forfait, le conseil municipal de Mairé remercie sincèrement la Providence d'avoir préservé des jours aussi précieux à la France et à l'Europe, et, il s'empresse de venir déposer aux pieds de Votre Majesté, l'expression de ses plus sincères sympathies et de son inaltérable dévouement.

    Fait en mairie à Mairé le 10 juin 1867."

  • Article de presse sur l'incendie du 30 juillet 1952 (non sourcé).

    "Gigantesque incendie de le secteur de Lésigny

    Villages entiers menacés et partout terre brûlée.

    Lésigny, 21h.

    À l'heure où nous téléphonons ces lignes, 1500 hectares sont détruits, une dizaine de villages sérieusement menacés et l'on s'emploie à protéger le château de Rocreuse dont une partie du parc a été la proie des flammes.

    En fin de matinée, hier, on jugeait que tout danger était écarté dans la partie qui fut détruite mercredi et jeudi. Alors on donna l'ordre de relever le piquet de surveillance. Cet ordre était à peine exécuté que dans la partie qui avait été jusqu'à présent préservée, on s'aperçut que le feu prenait dans les environs des "Brouillards" et des "Velours". L'alerte fut donnée immédiatement et les pompiers se rendirent sur les lieux. [...] Le vent violent ne fut pas pour faciliter la tâche des sauveteurs qui constatèrent que le fléau s'étendait. Malgré leurs efforts méritoires, aidés par la population des environs, le feu gagnait toujours mais avec une rapidité surprenante, le feu se dirigeait sur le château de Rocreuse, "sautant" les routes qui se trouvaient sur son passage. Alors, il fallait protéger le parc du château.

    Une fois encore, malgré les efforts des sauveteurs et le mur qui l'entoure, le parc, pour une grande partie, fut la proie des flammes. Il ne restait plus qu'à chercher à protéger le grand bâtiment, la maison du garde ayant été sauvée. Les autos-pompes furent misent en batterie, les arbres ébranchés. Ainsi, malgré la violence du feu, on pense que l'immeuble sera sauvé à son tour.

    Pendant ce temps, des villages étaient menacés à leur tour. Parmi ceux-ci nous devons citer : la Mersessière, les Biefs, les Ringères, La Grange, les Boutins, Saint-Hubert, la Chauvière, le Gros-Chilloux, la Carraque, où l'on dû installer des services de protection. Quant au bourg de la commune de Mairé, il est plongé dans un nuage du fumée et chacun s'interroge. Toutefois, on ne pense pas que le désastre s'étende jusque là, car tout le monde veille, prêt à intervenir en cas de besoin. La vision que l'on a de la vallée de la Creuse est sinistre.

    Lésigny, 23h.

    Des foyers épars se rallument, rendant la tâche difficile aux pompiers de toute la région, aux C.R.S. et à la troupe qui continuent à lutter. Mais la violence est telle qu'ils doivent faire des efforts seulement pour arrêter ou enrayer tous les foyers d'incendie, en considérant que le château de Rocreuse, appartenant à M. Carrot-Dulac, indutriel à Saint-Étienne, actuellement absent, était momentanément à l'abri du danger. Toutefois, la ferme voisine du château restait menacée et c'est devant un rideau de flammes que les sauveteurs tentaient de la sauver. Un peu partout, dans la périphérie de la vallée de la Groie, des villages restent constamment en danger. Toute une population lutte aux côtés des sauveteurs. Autours des foyers principaux des feux locaux achèvent de consumer quelques arbres, des souches et des cordes de bois. Les dégâts impossible à chiffrer sont, on le devine, considérables. On se trouve en présence d'une véritable catastrophe.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 172 3
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 601 W 445
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 5501-5507
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 2538
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4 P 2540
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 9 T 89
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 341
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 1 Q 1271
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 18
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 69
  • Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 33
  • AM. non côté, 1827-1876: Registre des délibérations du conseil municipal de Mairé.

  • AM. non côté. 1876-1890: Registre des délibérations du conseil municipal de Mairé.

Bibliographie
  • Association VGCA, Les clochers des Vals de Gartempe et Creuse, entre Berry, Touraine et Poitou, 2017.

    p. 95-100
  • Association VGCA, Lumière et couleurs: les vitraux des Vals de Gartempe et Creuse, 2015.

    p. 46, 47 ; 76, 77
  • Beauchet-Filleau, Henri. Pouillé du diocèse de Poitiers. Niort (22, rue des Halles) : L. Clouzot ; Poitiers (4, rue de l'Éperon) : H. Oudin, 1868.

    p. 82, 117, 302
  • Clouzot, Étienne, Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame de la Merci-Dieu, autrement dite de Bécheron, au diocèse de Poitiers, Archives Historiques du Poitou, tome 34, Poitiers, 1905.

    p. 41, 92
  • Dauzat A. ; Rostaing Ch. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Le Poiré-sur-Vie, 1983.

    p. 425
  • Durand Philippe, Andrault Jean-Pierre, dir. Châteaux, manoirs et logis, la Vienne. Éditions patrimoines et médias. Niort, 1995.

    p. 168, 177
  • Guillemet, Dominique, dir. Dictionnaire des communes et pays de la Vienne des origines à nos jours : histoire, patrimoine, économie. La Crèche : Geste éditions, 2003.

    p. 202
  • Jean, Suzanne, L'architecture rurale française: Poitou, Pays charentais, Paris, 1981.

    p. 28
  • Lalanne, abbé. Histoire de Chatelleraud et du Chatelleraudais, Châtellerault : chez A. Rivière, imprimeur-libraire, 1859.

    p. 499-502
  • Le patrimoine des communes de la Vienne. Paris : Flohic (35-Rennes : Oberthur Graphique), 2002.

    p. 729-731
  • RÉDET, Louis. Dictionnaire topographique du département de la Vienne [...], Paris : Imprimerie nationale, 1881. (Réédition Paris : J.-M. Williamson, 1989), 526 p.

    p. 244 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : 914.463 RED
  • Simmat, Gérard, Juchault, Pierre, Dubout, Jean-Paul. Le Pays des Vals de Gartempe. Joué-lès-Tours : Alan Sutton, 2000. 126 p., ill. (Mémoire en Images). ISBN 2-84253-512-X.

    p. 58-65
Multimedia
  • Site internet : http : //cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/ [Des villages de Cassini aux communes d'autrefois].

Liens web