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Mairie, école primaire et salle des fêtes

Dossier IA17043403 réalisé en 2010

Fiche

Dénominationsmairie, école, école primaire, salle des fêtes
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Sorlin-de-Conac
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : 2 route de
Saint-Thomas
Cadastre : 1828-1842 A 236 ; 2009 A 509

La mairie actuelle occupe un bâtiment qui a abrité également une école primaire, avant que celle-ci n'emménage à la Déchandrie. La première mention d´une "maison commune" figure en 1800 dans les délibérations du conseil municipal. Ce dernier siège dans un bâtiment loué à Baptiste Sabourin, probablement déjà dans le bourg. Le 16 janvier 1831, Jean Massière, propriétaire à la Rambaudrie, afferme à la municipalité "la principale chambre de sa maison", située au bourg. Selon le cadastre, il s´agit du bâtiment situé sur la parcelle 236, à l´emplacement de la mairie actuelle. Jean Massière s´engage par ailleurs à fournir douze chaises et une grande table. En 1837, le conseil municipal refuse d´ouvrir une école primaire, considérant qu´il en existe déjà à proximité, à Saint-Thomas-de-Cônac et à Saint-Bonnet-sur-Gironde. L´idée fait pourtant son chemin et, le 10 mars 1844, le conseil autorise le maire à acquérir un bâtiment pour en faire une maison d´école. Le projet met toutefois encore de nombreuses années avant d´aboutir. Un instituteur est pourtant mentionné, et il semble que la mairie et une école se tiennent dans la maison louée à Jean Massière en 1831, depuis acquise par Jérémie Fourestier. Du mobilier d´école est acheté en mai 1854. Le 29 août suivant, le curé de Saint-Thomas-de-Cônac, qui dessert l´église de Saint-Sorlin, écrit à l´inspecteur d'académie pour plaider en faveur de l´achat de la maison appartenant à Jérémie Fourestier, près de l´église, contenant une vaste salle de classes, plusieurs chambres d´habitation, un local pour la salle de récréations, des servitudes et un jardin. Le 18 janvier 1857 enfin, un arrêté du préfet autorise l´acquisition. Des travaux sont aussitôt lancés pour réaménager le bâtiment et lui donner son aspect actuel. Exécutés par Jules Noyant, entrepreneur de travaux publics à Mirambeau, sous la supervisation de l´architecte Robin, ils durent jusqu´en 1861. La mairie-école comprend désormais un couloir d´entrée, une salle de mairie à gauche, avec cheminée en pierre de taille, une salle de classe à droite et un logement d´instituteur au fond, côté cour. Ce logement est constitué d´une cuisine derrière la salle de mairie, avec cheminée en pierre de taille, d´une chambre pour l´instituteur, avec aussi une cheminée, et d´un salon ou chambre donnant sur la rue des Ajoncs, au-dessus d´une cave. Dans la salle de classe sont installés huit tables à deux places, une estrade, deux tableaux noirs, un poêle, un buste de l´Empereur Napoléon III, un curcifix et une clochette. La partie la plus à gauche du bâtiment est aménagée en débarras. Des malfaçons émaillant les travaux, un contentieux s´élève pour plusieurs années entre la commune et l´entrepreneur Noyant. La nouvelle école semble accueillir aussi les filles : elles sont dirigées en 1874 par Mme Saudeau, "directrice de travaux à l'aiguille". De nouveaux aménagements sont projetés en 1909 pour agrandir le logement de l'institutrice, mais ils ne sont réalisés qu'au lendemain de la Première Guerre mondiale. En 1920, l´architecte M. Ollivier dresse les plans de construction d´un mur pour délimiter la cour de récréation, à l´arrière du bâtiment, et d´un préau couvert au fond de la cour, auquel sont adjoints des cabinets. En 1922, Maurice Renoux, entrepreneur de travaux publics à Jonzac, est chargé de la réalisation des travaux. Mais dès 1932, on envisage la construction d'un nouveau groupe scolaire, sur un terrain jouxtant la mairie. La conception en est même confiée en 1937 à l'architecte Olivier. En attendant, une classe est installée dans la maison louée à Honoré Rouyer (actuellement 6 route de Saint-Bonnet). Les plans du projet sont adoptés en 1939, juste avant que la guerre ne l'arrête. Après la Libération, la question de l'exiguité de l'école revient. En 1945, une maison située juste dans le virage en face de la mairie (à l'emplacement du monument aux réfugiés de Schweyen) est acquise par la municipalité pour être détruite, dégager la visibilité et faire place à une nouveau bâtiment scolaire. Finalement, l'école est transférée à la Déchandrie (87 rue des Ajoncs, actuelle maison de retraite) à la rentrée 1947. La mairie occupe désormais seule les anciens locaux. Une salle des fêtes est cosntruite à sa gauche en 1958, sur les plans de l'architecte Ravet.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates1861, daté par source
1958, daté par source
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

La mairie occupe l'angle formé par la route de Saint-Thomas et la rue des Ajoncs. Le bâtiment est couvert d'un toit à longs pans qui ne possède une croupe et un épi de faîtage en terre cuite que sur le côté droit. Le bâtiment comprend un rez-de-chaussée et un étage de soubassement. Ce dernier, accessible sur le côté droit, par la rue des Ajoncs, permet de compenser la pente du terrain. La façade principale, sur la route de Saint-Thomas, est percée de sept ouvertures dont deux portes et, à gauche, une troisième plus large à linteau en anse de panier. La salle des fêtes est accolée à la mairie, à gauche. Sa façade est sur le mur pignon, sur la rue. Elle est couverte d'un toit à longs pans et en tuiles mécaniques.

Murscalcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toittuile creuse
Étagesen rez-de-chaussée, étage de soubassement
Couverturestoit à longs pans
croupe

Le mot "Mairie" est inscrit sur le linteau de la fenêtre la plus à droite de la façade principale.

Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 2O 2444. 1831-1863 : bail de la mairie, réaménagement de la mairie-école, contentieux Noyant.

  • A. D. Charente-Maritime. 2O 2445. 1920-1922 : agrandissement du groupe scolaire.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4097. 1828 : tableau indicatif des propriétés foncières, état de section.

  • A. M. Saint-Sorlin-de-Cônac. Registres des délibérations du conseil municipal.

Documents figurés
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4941. 1828-1842 : plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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