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Maison dite logis de la Boissière

Dossier IA79001355 réalisé en 2002

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesremise, puits
Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Adresse : avenue de
Limoges
Cadastre : 1822 A 171 ; 1981 AD 216

L'origine de ce logis remonte au moins au 17e siècle. Seule la cave sous le logis principal, voûtée en arc brisé, est un vestige de cette période. Entre 1684 et 1841, il a été la propriété de la famille Matar, puis, par alliance matrimoniale, des Granier de Lillegrand, puis des Granier de Saint-Aubin. En 1822, le logement est imposé pour huit ouvertures correspondant vraisemblablement aux quatre baies de la façade sur rue, couvertes en arc segmentaire, indiquant probablement un remaniement de ces baies dans la seconde moitié du 18e siècle, et des quatre baies, couvertes en linteaux droits, de la façade latérale gauche du bâtiment, faisant partie de la partie englobant le logis principal. La cuisine située dans cette partie a conservé son dallage en pierres rectangulaires datant de cette époque. L'intérieur a été remanié.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle

Bâti sur un terrain en forte dénivellation, le logis principal présente sa façade, à deux travées, sur le mur gouttereau ; cette partie est couverte d'un toit à longs pans et croupe ; les baies de cette façade ont des linteaux délardés en arc segmentaire. La cave sous cette partie est voûtée en berceau brisé. Le logis principal a été agrandi par une construction englobant une partie de la façade postérieure et toute l'élévation latérale droite. Les baies de cette augmentation sont couvertes de linteaux droits. Dans la cuisine, située dans la partie ajoutée, adossée au logis primitif, le sol de dalles de pierre rectangulaires a été conservé.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
appentis
croupe
Typologiesdouble en profondeur, petite largeur sur rue
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Logis de la Boissière

    Historique :

    L'origine de ce logis remonte au moins au 17e siècle. En octobre 1684 et en janvier 1703, François Matar, sieur de Gourville, fermier du prieuré de Verrines, puis receveur général de la baronnie de Saint-Romans, fait faire des états des lieux ce qui semble indiquer qu'à cette époque, fin 17e siècle, début 18e siècle, la propriété était affermée.

    En 1733, un François Matar, le même peut-être ou son fils, est dit demeurer à Celles dans un état des lieux de la métairie de Briette.

    En 1753, une nouvelle visite a lieu à la requête de Marie-Madeleine Matar, veuve du sieur [Louis-Charles] Granier de l'Islegrand.

    Enfin, le dernier état des lieux que nous avons trouvé dans les minutes notariales, date du 26 mars 1760. Il est fait à la requête de [Charles]-François Granier de Saint-Aubin, héritier avec son frère de Marie-Madeleine Matar, sa mère. Charles-François était en 1790 secrétaire greffier de la mairie de Celles et greffier de la justice de paix de 1793 à 1801.

    Entre 1822 et 1841, les héritiers Granier Saint-Aubin possédaient encore les parcelles A 171, une maison imposée pour huit ouvertures, et A 172, 173, jardins.

    La description de 1760 nous présente une propriété composée d'un logis et de dépendances agricoles. L'accès à la cour se faisait par une porte cochère et une porte piétonne.

    En plus de toutes les dépendances traditionnelles d'une métairie il y avait un colombier - nous ne savons pas s'il s'agissait d'un pigeonnier indépendant ou d'un pan de mur avec des trous de boulin - et des commodités, c'est à dire des latrines installées au bout des toits au cochon et à la volaille.

    Dans la description du logis, on peut remarquer plusieurs choses :

    - il s'agit d'un logis avec étage et grenier

    - le rez-de-chaussée est composé d'une salle - non décrite, sans doute réservée par les propriétaires - ; d'une grande chambre planchée ; d'une petite chambre carrelée ; d'une cuisine ; d'une chambre de l'évier ; d'un couloir avec un ballet ou auvent devant sa porte. Cette composition appelle quelques remarques : la « chambre de l'évier » indique une origine assez ancienne, tandis que le couloir est une invention du 18e siècle ; la chambre basse a probablement reçu un sol en plancher dans la première moitié du 18e siècle.

    - à l'étage, il y a au moins deux grandes chambres, une petite et un cabinet

    - mais ce qui est le plus important dans cette description, c'est l'observation que les vitres de plusieurs pièces sont en bon état, bien qu'à l'étage il manque déjà quinze carreaux aux vitres de la chambre sur rue. Avant la Révolution, la présence de vitres - un article coûteux et fragile - indique généralement que le (s) propriétaire (s) ont occupé personnellement leur bien. Ici les supports à un fusil aux cheminées de la grande chambre et de la cuisine confirment cette hypothèse.

    Comme l'ensemble du logis est en bon état, on peut émettre l'hypothèse que le logis a été restauré vers le milieu du 18e siècle.

    Actuellement, seule la cave voûtée en arc brisé située sous le logis principal, est un vestige d'une construction pouvant dater du 16e ou du 17e siècle.

    Les baies de la façade du logis principal, couvertes en arc segmentaire, confirmeraient une restauration vers le milieu du 18e siècle.

    Les dalles en pierres rectangulaires de la cuisine située dans la partie adossée au logis principal, et les baies de l'élévation latérale gauche de cette partie, couvertes de linteaux droits, indiqueraient un remaniement ou une reconstruction à la fin du 18e ou au début du 19e siècle.

  • Visite du logis de la Boissière, du 26 mars 1760 :

    « Premièrement, la petitte porte de la cour soutenue ... avec un maillet de fert ; le grand portal est à bourdonneau garny ...

    [Dépendances agricoles]

    La porte du toit aux brebis ...

    La porte de l'escurye aux chevaux ...

    La porte du jardin est soutenue ... ; le jardin est en assé bon estat, les poiriers seront entretenus de la taille et la haye au-dessus le mur dudit jardin est telle que telle ...

    La porte de la grange ... ; la petitte porte de la grange ... ; la petitte fenetres du costé du champ de la Roche ... ; les deux autres fenestres sans fermeture ; à l'une de laquelle il y a un grillon de fert.

    La porte du bas du colombier ... ; la porte dudit colombier au-dessus celle cy desus ...

    La porte du toit au cochon ...

    La porte du toit aux volailles à costé ...

    La porte des commodittés ...

    La porte qui entre dans le champ de la Roche est à deux battans ... ; dans ledit champ de la Roche il y a un petit jardin ...

    La porte pour aller au four est soutenue ... ; pour garniture du four s'est trouvé deux pelles de bois ; dans la cour s'est trouvé un timbre de pierre.

    [Logis, rez-de-chaussée]

    Le portillon pour entrer sous le ballet hors d'uzage ...

    La couverture de la cave est une claye en bon état.

    La porte qui entre dans la cuisine ... ; les fenestres de laditte chambre ..., ayant chacune deux grillons de fert dans le mur ; l'apuy ou tenailler en bon état, un petit potager et deux porte fuzil de fert à la cheminée ...

    La porte de la chambre de l'esvier ... ; la fenestre de laditte chambre ..., dans le mur il y a deux grillons ; la porte à costé de l'esvier ... ; la fenestre sans aucune fermeture.

    La porte de la cave ...

    La porte qui entre dans la chambre basse planchée en bois ... ; l'armoire qui est dans le mur fermant à clef ... ; à la cheminée il y a une ? de fert pour supporter une crémaillère ; à laquelle cheminée il y a deux porte fuzil et un crochet de fert au bout ; les fenestres de laditte chambre ..., les vitres toutes en bonnes estat ; à chascune des fenestres il y a trois grillons de fert dans le mur ...

    La porte de la petitte chambre carellée ... ; la petitte porte de laditte chambre à costé de la cheminée ... ; les deux petittes fenestres garnyes de leur chassis ..., vitres en bon état, ayant trois grillons de fert dans le mur ...

    La porte de la chambre pour entrer dans le courouoir ... ; la porte de la charnerye ... ; la porte du courouoir sous le ballet ouvre à deux battans ...

    La porte qui entre dans la salle ne regarde point les preneurs.

    [Etage]

    La croizée qui est au bout du degré ...

    La croizée qui regarde sur l'escallier du grenier ...

    La porte de la chambre haute ... ; la porte de la petitte chambre dans celle cy-dessus ...

    Les grandes fenestres de la grande chambre sur la rue ... chascune des quatre vollets ..., aux vitres il y manque quinze carreaux ... ; la petitte porte du cabinet à costé ... ; la petitte fenestre du costé de la porte ..., dans le mur il y a un grillon ; la grande fenestre de laditte chambre ..., aux vitres il y a cinq carreau[x] de cassés, dans le mur il y a deux grillons ...

    La porte du grenier ... ; la fenestre dudit grenier ... ; l'autre petitte fenestre ...

    La porte du jardin bas ...

    La porte du puy ..., le puy sans corde ; auquel puy la veuve Gautier aura son droit de puizage du consantement et promesse unanime ...

    La porte de la fruitière ... ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10287, fol. 97. 12 octobre 1684 : Procès-verbal de visite de cette demeure appartenant à François Matar, sieur de Gourville.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10195. 17 janvier1703 : Procès-verbal de visite à la requête de François Matar, sieur de Gourville.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10318. 2 juin 1753 : Procès-verbal de visite à la requête de dlle Marie-Madeleine Matar, veuve de feu le sieur Granier de Lillegrand.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10405. 26 mars 1760 : Procès-verbal à la requête de François Granier de Saint-Aubin, héritier avec ses frères de dame Marie Madeleine Matar.

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