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Maison, école primaire, actuellement résidence pour personnes âgées dite la Déchandrie

Dossier IA17043477 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesportail, parc, salle des fêtes, logement, préau
Dénominationsmaison, école, école primaire
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde - Communauté de communes de Haute-Saintonge
AdresseCommune : Saint-Sorlin-de-Conac
Lieu-dit : la Déchandrie
Adresse : 87 rue des
Ajoncs
Cadastre : 1828 A 1241 à 1253 ; 2009 A 1058

Des bâtiments apparaissent à cet emplacement sur le plan cadastral de 1828. Ils appartiennent alors à Pierre Vias époux Bignon, puis passent à son fils, Pierre Vias (1805-1876) époux Joyaud. Celui-ci, maire de Saint-Sorlin-de-Cônac de 1865 à 1871, achète par ailleurs en 1867 le domaine de la Rambauderie, voisin de sa propriété de la Déchandrie. Cette dernière est acquise à la fin du 19e siècle par Alexandre Wachter, propriétaire par ailleurs du Mérin d'Or. Après sa mort en 1910, son gendre Daniel Faure en hérite. C'est lui qui, selon le cadastre, fait construire l'actuelle propriété, en 1926, en adoptant le style de l'architecture de villégiature, en vogue à l'époque. En 1934, il la revend au docteur Jean-Pierre Martaud, médecin à Saint-Bonnet-sur-Gironde.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'école située dans l'actuelle mairie étant trop petite, le conseil municipal décide d'acheter la maison du docteur Martaud. Les élèves font leur rentrée 1947 à la Déchandrie. Le 8 octobre, le conseil municipal fixe ainsi la disposition des lieux : les classes prennent place dans le bâtiment principal face au parc, les logements d'instituteurs dans celui de gauche avec une cantine au rez-de-chaussée, et un foyer rural sera construit à droite. Réalisés par l'architecte rochelais Jean Roy, les plans sont approuvés par le conseil municipal le 29 janvier 1950. Enseignants pendant de nombreuses années, M. et Mme Chaillot partent à la retraite à l'été 1971. Une des deux classes ferme aussitôt. La dernière perdure jusqu'à l'été 1974. Les lieux accueillent aujourd'hui une résidence pour personnes âgées.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1926, daté par source
1950, daté par source
Auteur(s)Auteur : Roy Jean

La propriété est accessible au sud par un portail à piliers maçonnés en pierre et en brique, ouvrant sur une allée. Celle-ci longe un parc et débouche sur un ensemble de bâtiments. Parmi eux, au centre, se trouve la maison avec une petite cour à l'arrière. L'architecture et le décor de ce bâtiment empruntent au vocabulaire de l'architecture de vilégiature. La maison est couverte d'un toit à longs pans et à croupes, orné d'épis de faîtage en terre cuite et de deux grosses souches de cheminées en brique et en pierre. La façade, orientée au sud-ouest, est ordonnancée autour d'une travée centrale. Celle-ci comprend la porte d'entrée et une porte-fenêtre à l'étage. Elle s'inscrit dans une partie de façade en pignon, sous un important débordement de toit que supporte un portique en bois. Ce portique et le balcon à garde-corps en bois de la porte-fenêtre, surmontent l'auvent qui abrite la porte. Cet auvent comprend deux piliers en pierre qui portent un toit en tuiles plates dont le débordement est soutenu par des aisseliers. De part et d'autre de cette travée centrale, en parfaite symétrie, on observe une autre travée d'ouvertures constituée par une large fenêtre au rez-de-chaussée et par deux portes-fenêtres jumelles à l'étage. La fenêtre du rez-de-chaussée possède une jardinière, les portes-fenêtres de l'étage un balcon à balustre en bois identique au balcon de la porte-fenêtre centrale. Toutes les ouvertures de cette façade sont en arc surbaissé et ont un encadrement saillant fait de moellons. Un double bandeau également en moellon marque la façade à l'horizontal, au niveau des portes-fenêtres de l'étage.

L'intérieur de la maison a conservé une partie de son décor d'origine et de la distribution des pièces. Le rez-de-chaussée, où se trouvaient autrefois les salles de classes, comprend un hall d'entrée et deux pièces de chaque côté. Chaque pièce est accessible par une double porte ajourée qui s'inscrit dans un arc en plein cintre. Au fond du hall, un escalier en bois dessert l'étage où se trouvait un logement d'enseignant. La balustre de l'escalier rappelle les garde-corps des balcons extérieurs.

A gauche de la maison se trouvent d'autres bâtiments qui lui sont relliés. L'un d'eux présente aussi les caractéristiques de l'architecture de villégiature. Il possède un étage carré et un étage en surcroît. Le rez-de-chaussée était autrefois occupé par la cantine de l'école. La façade est placée sur le mur pignon. Elle est surmontée par une demi-croupe du toit que couronne un épi de faîtage en terre cuite, en forme de pointe, et qui forme un débordement. Celui-ci est soutenu par des aisseliers en bois. La façade n'est enduite qu'au niveau de l'étage en surcroît. Le reste est traité en moellons apparents. Des moellons plus gros forment les chaînages d'angles. La façade présente une travée d'ouvertures, dont une porte au rez-de-chaussée, une double porte-fenêtre à l'étage et une autre, simple, à l'étage en surcroît. La porte du rez-de-chaussée s'inscrit dans un arc en plein cintre et est encadrée par deux petites baies en écoinçons. Au-dessus, les portes-fenêtres possèdent chacune un balcon en bois. Celle de l'étage est protégée par un auvent soutenu par des aisseliers en bois. Le décor de cette façade est également créé par le jeu de couleur entre le ton pierre des murs et le rouge basque de la plupart des éléments en bois.

A l'arrière de ce bâtiment, vers le nord, se trouve une ancienne écurie, sans doute conservée lors de la reconstruction de 1926. Elle est couverte d'un toit à longs pans et à croupes, orné d'épis de faîtage en terre cuite. Cette écurie donne sur une cour que prolonge une mare, le long de la rue des Champs. La petite cour à l'arrière de la maison est en partie abritée sous un préau. Son toit en verre à deux pans inversés est soutenu par une charpente métallique. Enfin, à l'est de la cour et de l'ensemble, se trouve l'ancienne salle des fêtes. Sa façade, sur le mur pignon sud, est ornée d'une génoise. L'entrée est surmontée par une grande baie en demi-cercle, et est encadrée par deux fenêtres, avec un larmier en génoise, et par un oculus.

Murscalcaire
bois
enduit
moellon
pierre de taille
Toittuile mécanique
Étages1 étage carré
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
pignon
Typologiesmaison de campagne, villa
Techniquescéramique
Précision représentations

Les épis de faîtage qui ornent les toits de la maison et de l'écurie ont la forme d'une pomme de pin.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4097. 1828 : tableau indicatif des propriétés foncières, état de section.

  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4098 à 4102. 1831-1939 : matrices cadastrales des propriétés foncières.

  • A. M. Saint-Sorlin-de-Cônac. Registres des délibérations du conseil municipal.

Documents figurés
  • A. D. Charente-Maritime. 3P 4941. 1828-1842 : plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac.

  • Plan cadastral de Saint-Sorlin-de-Cônac établi entre 1828 et 1842.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3P 4941
Bibliographie
  • Le canton de Mirambeau, Mémoire en Images, Ed. Alan-Sutton, 2003.

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