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Maisons, fermes : l'habitat à Pindray

Dossier IA00044792 réalisé en 1976

Fiche

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Aires d'étudesArrondissement de Montmorillon
Dénominationsferme, maison
AdresseCommune : Pindray

Ce dossier rassemble toutes les maisons et fermes de Pindray ; quelques-unes ont pu être construites au 18e siècle ; la plupart datent du 19e siècle.

Période(s)Principale : Temps modernes, Epoque contemporaine

Un petit bourg et de nombreux hameaux

L'habitat de Pindray s'organise entre un bourg, de gros hameaux (Graillé, l'Ébeaupin, Chez-Nadeau, la Roche-à-Baussant, Pruniers et Coupé) et une douzaine de fermes isolées. Par rapport au cadastre de 1840, l'implantation du bâti n'a que très peu évolué et reste toujours assez dispersé sur l'ensemble du territoire.

Le nombre d'habitants est aussi important dans les plus grands hameaux tels que l’Ébeaupin et la Roche-à-Baussant que dans le bourg. Déjà, lors du recensement de 1846, le bourg ne comptait que 16 maisons tandis qu'on en dénombrait 21 à la Roche-à-Baussant.

Le bourg, par sa situation excentrée sur le territoire communal et sa petite taille, n'occupe pas une position centrale dans l'organisation territoriale. Il constitue une petite agglomération de maisons et de fermes, implantées le long de la rue principale, sans véritables îlots de construction. L'église, située quant à elle au sud du bourg, en léger écart, ne polarise pas l'espace.

On observe une faible densité du bâti, qui s'explique notamment par la présence en très grande majorité de maisons individuelles possédant une cour ou un jardin, parfois les deux.

À la différence du bourg, les hameaux de la Roche-à-Baussant, Pruniers et Coupé bénéficient d'une certaine proximité avec la Gartempe, bien qu'aucune construction ne soit directement liée à la rivière.

Des croix de chemin balisent les hameaux de l'Ébeaupin et de la Roche-à-Baussant. Une troisième se trouvait également au Terrier.

Des constructions essentiellement du 19e siècle

La plupart des constructions datent de la seconde moitié du 19e siècle et du début du 20e. Cela est particulièrement vrai dans le bourg, où peu de maisons semblent remonter à l'Ancien Régime. Si certaines reprennent un plan similaire à celui figuré sur le plan cadastral de 1840, elles semblent avoir été reconstruites, sinon remaniées dans la seconde moitié du 19e siècle.

Les traces d'architecture ancienne sont plus visibles dans les hameaux ou dans les fermes isolées. Élément caractéristique de l'architecture d'Ancien Régime, les ouvertures à encadrement chanfreiné n'ont été observées que sur une construction (hors château et manoir), à la Roche-à-Baussant. De nombreuses maisons et dépendances agricoles conservent en revanche des encadrements en bois.

Le territoire de Pindray constitue un espace de transition entre la tuile creuse et la tuile plate, qui se traduit par une variété des formes et des matériaux utilisés pour les toitures. Présente dans les trois quarts des constructions, la tuile creuse demeure très majoritaire. La tuile plate est surtout visible sur les constructions les plus anciennes, datant du 18e siècle ou du début du 19e siècle. Les pentes de toit sont dans ce cas de figure généralement plus marquées. Six habitations étudiées présentent des toitures qui associent la tuile plate sur les croupes et la tuile creuse sur les versants.

Plus rare, l'ardoise est quant à elle uniquement employée pour les maisons de maître, au nombre de quatre. Ces grandes constructions arrivent assez tardivement dans la chronologie du bâti pindraisien puisqu'elles datent de la fin du 19e siècle ou bien du début du 20e siècle, à une époque où le nombre d'habitants commençait à décliner. Ce tableau doit être également complété par la vingtaine d'habitations dont la couverture a été refaite en tuile mécanique.

Les maisons possédant un escalier extérieur sont rares. Celui-ci est le plus souvent simplement constitué d'une structure métallique et permet d'accéder au grenier.

Une majorité de fermes

Le nombre important de fermes ou anciennes fermes observées à Pindray – plus des deux tiers des habitations étudiées sont des fermes ou des maisons rurales avec dépendances agricoles - confirme la vocation agricole de la commune.

La majorité des fermes est organisée en plusieurs bâtiments séparés. Des formes d'organisation plus originales sont observables. À Graillé, par exemple, une ferme se distingue par l'alignement de ses sept bâtiments (logements et dépendances) et la présence d'une lucarne sur trois d'entre eux.

La grange est le bâtiment principal des exploitations. Elle dégage souvent un grand volume et abrite la plupart du temps l'étable. Quelques granges à façade en pignon ont été repérées, notamment dans le bourg, à Pruniers ou à Coupé. Il s'agit sans doute des plus anciennes construites dans la commune. Dans quelques rares cas, le linteau de la porte charretière est protégé par un larmier de pierre.

Les fermes les plus éloignées de la rivière bénéficient souvent d'une mare, aménagée dans la cour, comme c'est le cas au Poirat.

Plusieurs abreuvoirs présentent des formes originales, comme Chez-Nadeau, où un abreuvoir a été aménagé dans le mur de la ferme. À Coupé, un grand abreuvoir a été creusé dans le sol et maçonné sur trois côtés.

Quelques fours à pain ont été repérés dans certaines fermes.

Puits, fontaines et lavoir

Jusqu'à l'arrivée de l'eau courante en 1972, la commune bénéficiait de nombreux accès à l'eau sous la forme notamment de puits individuels ou collectifs.

L'étude a permis d'inventorier 13 puits. Ce nombre nous limite toutefois à un regard très partiel ; en 1956, Pierre Moricheau en avait recensé 19 dans le seul bourg de Pindray. Leur profondeur variait entre 5 et 8 mètres. À l'Ébeaupin, la profondeur de la nappe phréatique - jusqu'à 33 mètres – explique sans doute leur nombre plus réduit. De constitution simple, ils présentent tous une margelle circulaire surmontée d'un mécanisme à manivelle. La plupart est rattachée à une propriété. À la Roche-à-Baussant, on dénombre trois puits, dont deux sont compris dans la même propriété. Un troisième, ceint d'une grille, est situé à la rue des Vieilles-Vignes. Bien qu'isolé, il n'était accessible qu'à certains habitants du village. On trouve également à Coupé un puits isolé, qui devait cette fois-ci être commun à tous les habitants ; il s'agit du seul qui ait été identifié comme tel.

À l'Ébeaupin, la mare dite du Gardour, située en retrait du hameau, est alimentée par une fontaine couverte d'un édicule en pierre. Le bourg possède également sa fontaine qui alimente le lavoir construit en 1960. Elle est associée à une croix érigée au-dessus.

Décompte des œuvres étudié 7
repéré 68
bâti 161
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Reix [Jean Baptiste] Florentin
[Jean Baptiste] Florentin Reix ( - 11/08/1983
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- Dujardin Véronique
Véronique Dujardin

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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- Guichet Maxime