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Manoir des Fontaines

Dossier IA79000905 réalisé en 1985

Fiche

  • Ensemble ouest.
    Ensemble ouest.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • buanderie
    • four
    • grange
    • écurie
    • hangar agricole
    • porcherie
    • garenne

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesbuanderie, four, grange, écurie, hangar agricole, porcherie, garenne
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Lieu-dit : les Fontaines
Cadastre : 1818 C 92 à 111 ; 1933 C 107

Le lieu-dit est mentionné dans la première moitié du 16e siècle et une partie de cet édifice semble dater de cette période : l'escalier en vis, des cheminées et des baies couvertes d'un linteau décoré d'une accolade. Il a peut-être été bâti par un membre de la famille Hélie. En 1602, Jeanne Hélie a épousé René de Nossay, et par ce mariage le manoir est entré dans la famille de Nossay, seigneurs du domaine de la Forge dans la même paroisse. Un état des lieux de 1656, fait à la requête de Louise de Brémond, veuve de messire Pierre de Nossay, mentionne un pont-levis qui a disparu avant 1886. Au début du 19e siècle, l'ancienne garenne était déjà devenue une terre labourable. L'emplacement des douves est encore tout à fait perceptible. Au 18e siècle, Marie-Anne de Nossay a épousé Pierre Gédéon Dauzy, chevalier seigneur de Sauzé, demeurant à Niort, qui a fait faire un état des lieux en 1740. Toutes ces sources indiquent que le manoir était devenu une métairie, une propriété de rapport dès le 17e siècle. Il l'est resté au 19e siècle, appartenant d'abord à un certain Provost (vers 1820), puis à Vincent-Molinière, président d'une chambre de la cour d'appel à Poitiers (1882, 1910). Entre 1820 et 1882 le logis et les dépendances ont été remaniés ainsi qu'au 20e siècle.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Le logis est constitué d'un premier corps de bâtiment rectangulaire, dont la façade est à l'ouest, sur lequel se greffe la tour d'escalier octogonale à gauche ; un second corps de bâtiment lui a été accolé sur l'élévation gauche et sur une face de la tour d'escalier de telle sorte que le logis présente un plan en L, l'escalier occupant ainsi l'angle formé par les deux corps de bâtiments. Sur l'élévation postérieure est ont été construits un four et une buanderie. Des remises s'appuient sur les élévations nord et sud. Au nord de cet ensemble sont regroupés les bâtiments agricoles.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile creuse
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • 1 Situation :

    Le manoir des Fontaines est situés à la sortie sud de Montigné. Isolé des autres habitations, il est entouré de champs. L'accès se fait par la D. 103. Il est construit sur un terrain plat. La rivière la Belle coule à l'ouest.

    2 Composition d'ensemble : (cf. plan de situation)

    Le manoir proprement dit est entouré de douves et accessible au nord par une porte ouverte dans un mur. Il forme un plan en L auquel s'ajoute une petite tour rectangulaire en saillie à l'ouest. Ont été accolés : à l'est une buanderie et un four, contre la tour au sud une remise, ainsi qu'une autre devant la façade antérieure à gauche et une troisième entre la tour d'escalier et l'aile droite. Au nord du manoir ont été construits plus tardivement des bâtiments agricoles disposés au nord et à l'est d'un espace formant cour. L'accès à la route est fermé par une barrière métallique. L'ensemble est clos par un muret de pierres au sud-ouest et par des piquets de bois et fils de fer autours des bâtiments agricoles.

    3 Matériaux :

    Toutes les élévations du manoir sont en moellons de calcaire équarris et en lits réguliers, recouverts d'un crépi. Les encadrements des baies et les chaînages sont en pierre de taille (calcaire). Les sols en rez-de-chaussée ont été cimentés sauf l'entrée qui est à dalles de pierre irrégulières. Les sols de l'étage sont en plancher. Les sols de la buanderie, de la cave et des dépendances accolées sont en terre battue. Toutes les toitures sont en tuiles creuses.

    Un balcon en ciment et en fer forgé a remplacé un balcon en bois sur la façade ouest.

    4 Structure :

    Le logis est simple en profondeur. Le corps central est partagé en trois parties par deux murs de refend transversaux. L'escalier hors-oeuvre est accolé à l'élévation antérieure et au corps de bâtiment ouest en retour d'équerre, séparé du corps central par un mur de refend transversal.

    Le corps central a un étage carré. L'aile sud et la tour sont à étage carré

    surmonté d'un étage en surcroît.

    5 Elévation :

    Elévation antérieure ouest : contre le mur gouttereau du corps central à deux travées à l'étage, est accolée, en rez-de-chaussée, une servitude en appentis. A l'étage, un balcon, au sol et à pilier en ciment et appui en fer forgé, s'appuie au niveau des deux portes hautes. La porte du rez-de-chaussée est à encadrement rectangulaire simple. Les deux portes de l'étage, rectangulaires, sont à encadrement chanfreiné. Le toit, largement débordant à gauche (appuis en bois) couvre le balcon à droite.

    La tour d'escalier est polygonale (trois pans). La porte d'entrée, sur le pan nord, est surmontée d'un tympan en accolade, dont les armoiries sculptées ne sont plus lisibles. La porte est encadrée de colonnettes. L'ensemble est assez détérioré. A l'étage, à l'aplomb de la porte d'entrée, une porte rectangulaire, à encadrement simple ouvre sur le balcon. Sur le pan nord-ouest, en rez-de-chaussée, se trouve un petit bac polygonal en ciment surmonté d'un linteau en bois surmonté d'une petite baie à encadrement en cavet se terminant en accolade. A l'aplomb de cette baie, une seconde petite fenêtre à encadrement en cavet. Au troisième pan, aveugle, est accolée une petite remise en rez-de-chaussée.

    L'élévation nord de l'aile sud est aveugle et présente des pierres en boutisse. L'élévation ouest (mur pignon) est percée, en rez-de-chaussée, d'une porte et d'une fenêtre rectangulaires. A l'aplomb de la porte, et sur les deux niveaux, se trouve une fenêtre rectangulaire à encadrement à feuillure.

    La petite tour rectangulaire est percée, sur l'élévation ouest (mur gouttereau), d'une porte en rez-de-chaussée et de deux petites baies à l'aplomb de la porte sur les deux niveaux.

    La remise accolée à la tonnelle a deux portes et une baie sur l'élévation ouest, une trace d'ouverture murée sur l'élévation sud, deux fenêtres et une porte sur l'élévation est. Le collage avec la tonnelle est visible.

    L'élévation sud du logis (mur gouttereau) montre une reprise au-dessus du niveau de la tonnelle accolée. En rez-de-chaussée se trouvent successivement : une fenêtre ; une autre fenêtre et une porte ; un collage avant la buanderie ; une porte et une fenêtre. A l'étage carré se trouve une fenêtre, à l'aplomb de la première fenêtre du rez-de-chaussée et deux petits jours au niveau de l'étage en surcroît.

    L'élévation est du logis (mur gouttereau) est éclairée à gauche par deux fenêtres. Elles ont conservé leur appui saillant mouluré et leur encadrement, à cavet pour celle du rez-de-chaussée et à chanfrein pour celle de l'étage. Le four s'appuie à gauche sur l'élévation. A droite appariassent des traces de reprises.

    L'élévation nord (mur pignon) est éclairée, en rez-de-chaussée, d'une large fenêtre à appui saillant mouluré. La fenêtre à l'étage est murée. Elle a conservé son appui saillant et son encadrement mouluré ; ainsi que des traces de traverse et meneau. A droite de la fenêtre du rez-de-chaussée, se trouve une pierre d'évier surmontée d'un oculus ovale.

    Devant l'élévation ouest, accolé au mur de clôture, un appentis est soutenu par des piliers.

    6 Couvertures :

    Le corps de bâtiments central est couvert en longs pans. Le versant ouest est largement débordant. L'aile sud est en partie en longs pans et en partie en appentis ; il y a une noue au niveau de la tour d'escalier. En effet, le mur gouttereau nord de l'aile sud dépasse le niveau du toit du corps central.

    La charpente a été très remaniée. Dans le corps central, à l'étage, dans la pièce de gauche, on peut voir une ferme, qui ne semble pas très ancienne.

    Les souches de cheminées sont rectangulaires et couronnées d'abat-vent.

    7 Distribution intérieure :

    L'accès au corps central se fait par la tour d'escalier qui dessert à gauche la partie habitable et à droite la cave. La première pièce de la partie habitable, au sol en ciment et plafond en plancher et poutres, est éclairée à l'est par une baie ébrasée jusqu'au sol. Sur le mur sud se trouve une cheminée engagée en pierre dont le manteau porte un blason muet. Cette pièce communique avec la pièce de gauche, la cuisine, par une porte percée dans le mur nord. La cuisine, au sol en ciment et au plafond en plancher et poutres, est éclairée au nord par une fenêtre largement ébrasée jusqu'au sol et à encadrement mouluré extérieurement, avec un meneau. A gauche de la fenêtre, se trouve un évier en pierre fermé par deux ventaux en bois et éclairé d'un petit oculus ovale. Le mur ouest est doté d'une cheminée en pierre. A droite de celle-ci est placé un potager en pierre à trois feux fermés par quatre vantaux en bois. A gauche de la cheminée, une porte rectangulaire communique avec une arrière cuisine accolée au logis. La cuisine communique directement avec l'extérieur par une porte percée dans le mur ouest.

    A droite de la porte d'accès à la cave, apparaissent des traces de porte murée. La cave, en contre-bas de trois marches, a un sol en terre battue et un plafond en plancher. Le mur sud est percée d'une fenêtre et d'une porte rectangulaires. Dans le mur est, une porte communique avec la buanderie et le four. La buanderie, au sol en terre battue et plafond en plancher, est éclairée au sud par une fenêtre . Une porte à droite de la fenêtre accède avec l'extérieur. Les foyers de la buanderie, en pierre de taille, et une des deux ponnes, également en pierre de taille, sont conservés sur le mur est. Dans le mur nord est percée la gueule du four, elle est à encadrement à linteau et corbeaux.

    La pièce ouest de l'aile sud n'est accessible que par une porte dans le mur ouest. A gauche de cette porte se trouve une fenêtre rectangulaire. Une seconde fenêtre est percée dans le mur sud. Le sol est en terre battue et le plafond en plancher. Sur le mur nord sont visibles les traces d'une porte murée (communication avec la tonnelle).

    La tonnelle rectangulaire est accessible par deux portes : l'une dans le mur nord, l'autre dans le mur ouest. Le sol est en petites pierres et en terre battue. Sur le mur sud, les traces d'une porte murée sont visibles.

    La remise accolée à la tonnelle est accessible par deux portes dans le mur ouest et une porte dans le mur est. Elle est éclairée de deux baies à l'ouest et une autre à l'est. Sur le mur sud apparaissent les traces d'une porte murée. Le sol est en terre battue et le revers de l'appentis sert de plafond.

    A l'étage, la première porte, à encadrement et piédroits moulurés, mène à la pièce de l'aile gauche. Celle-ci, au sol et plafond en plancher, est éclairée à l'ouest par une fenêtre rectangulaire. Sur le mur nord se trouve une cheminée engagée en pierre semblable à celle de la cuisine. Une porte dans le mur sud permet l'accès à la tonnelle. Cette pièce, au sol et plafond en plancher, est éclairée à l'ouest par une fenêtre rectangulaire. Dans le mur est, apparaît une meurtrière murée et dans le mur sud, deux autres meurtrières également murées.

    La seconde porte de l'escalier, à encadrement mouluré et linteau en accolade, dessert la pièce au-dessus de la cave. Le sol est en plancher et le plafond en plancher et à poutres. Elle est éclairée d'une fenêtre percée dans le mur sud.

    Sur le mur nord, se trouve une cheminée en pierre engagée.

    Une troisième porte, aujourd'hui murée, donnait dans la pièce de droite du corps central. Cette pièce est accessible, d'abord par une porte dans l'escalier menant au balcon, puis du balcon par une porte chanfreinée à linteau en accolade. Cette pièce contenait une cheminée qui a été démontée. Elle était, selon les renseignements fournis par les propriétaires actuels, plus ouvragée que celle du rez-de-chaussée. La pièce est éclairée à l'est. Cette pièce n'est séparée de la suivante que par une cloison en bois. La seconde pièce est également accessible du balcon par une porte à encadrement chanfreiné. Sur le mur nord se trouve une fenêtre murée. Une partie de la charpente est visible à gauche.

    Au-dessus de l'aile gauche et de la tourelle, il y a un étage en surcroît que a été très compartimenté par des cloisons et un muret de pierre.

    8 L'escalier :

    L'escalier est en vis sans jour, tournant à gauche. Il est en pierre jusqu'au niveau du balcon et en bois jusqu'à l'étage en surcroît. Il est éclairé par deux petites baies, l'une à gauche de la porte du rez-de-chaussée, l'autre à gauche de la porte d'accès au balcon. Ces baies sont ébrasées et la partie supérieure est échancrée.

    9 Parties agricoles :

    A gauche du mur d'entrée du logis est accolé un corps de bâtiment bas et allongé. Il est en moellons de calcaire et son toit à longs pans en tuiles creuses. La porte au nord s'inscrit entièrement dans le mur pignon. Elle est surmontée d'un linteau en bois. L'intérieur, au sol en terre battue et revers du toit apparent, est éclairé à l'est et à l'ouest par deux petits jours. La pièce attenante est accessible à l'ouest par une porte rectangulaire à encadrement et linteau en pierre de taille ; le linteau est surmonté d'un lit de pierre débordant. Cette pièce, au sol en terre battue, est aveugle.

    Les dépendances, au nord de la cour, sont constituées d'un hangar-écurie et d'une écurie à laquelle sont accolés, à gauche un auvent, à droite une porcherie. L'écurie est prolongée à l'est par un hangar. Le toit de l'auvent repose par deux pierres sur le toit de l'écurie.

    Une vaste grange-écurie, à façade en pignon asymétrique, est en partie accolée à l'écurie-hangar. La partie gauche (écurie) est séparée de la partie droite par un muret de pierres à mi-hauteur, surmonté de fermes. La partie gauche a des mangeoires en moellons. Isolée de cette ensemble, se trouve un autre porcherie.

    Au sud-est, il y a un autre corps de bâtiment à étage carré. Le rez-de-chaussée, au sol en terre battue et au plafond en plancher, servait autrefois d'écuries et, actuellement de remise à matériel agricole. A l'étage, accessible par une échelle en bois, est entreposé du foin. Un hangar en appentis est accolé à l'élévation est.

    Toutes les élévations sont en moellons de calcaire équarris et disposés en lits réguliers. Les chaînes d'angle et les encadrements des baies sont en pierre de taille, sauf pour la grange et les écuries où les linteaux sont en bois.

    Conclusions :

    Selon les renseignements fournis par les propriétaires, la partie supérieure du logis a été incendiée au 19e siècle. Le plan en L avec tour d'escalier hors-oeuvre, la porte d'entrée et la cheminée du rez-de-chaussée semblent indiquer le 15e siècle comme date de construction.

  • Le manoir des Fontaines :

    Nous ne connaissons pas l'origine de ce manoir. En août 1656, un état des lieux est fait à la requête de Louise de Brémond, veuve de Pierre de Nossay, chevalier seigneur de la Forge, en présence de Jacques Malterre, curateur aux causes des enfants dudit sieur de la Forge, héritiers de la succession bénéficiaire de défunte dame Jeanne Hélie. Celle-ci avait épousé en 1602 René de Nossay, chevalier seigneur des Forges, beau-père de Louise de Brémond. Il est possible que ce manoir ait appartenu avant le début du 17e siècle à la famille Hélie et que c'est par mariage qu'il est venu dans la famille de Nossay, propriétaire du domaine voisin de la Forge dans la même paroisse.

    En février 1740, un état des lieux est fait d'une métairie aux Fontaines, à Montigné à la requête de Pierre-Gédéon d'Auzy, chevalier, sgr de Saugé, demeurant à Niort. Ce dernier, fils de Gédéon d'Auzy, IIIe du nom, mourut à Niort en 1775, âgé de 75 ans, sans laisser d'enfants de Marie-Anne de Nossay, qu'il aurait épousée en 1754. On peut se demander si l'année du mariage indiqué par Beauchet-Filleau est exacte car la minute indique que c'est en tant que « propriétaire » qu'il a fait faire cet état des lieux.

    Le Dictionnaire géographique, agronomique et industriel du département des Deux-Sèvres du préfet DUPIN, publié à Niort en l'an XI, 1802-1803, mentionne une métairie à ce lieu-dit.

    L'état des sections de l'ancien plan cadastral énumère toutes les parcelles qui formaient la propriété vers 1820. Parmi celles-ci, on remarque la maison imposée pour quatre ouvertures, la douve, la garenne, ainsi que les dépendances agricoles. Elle appartenait alors à un certain Provost.

    Entre 1820 et 1882, le logement a été remanié ou agrandi, car en 1882, il est imposé pour sept ouvertures. A cette époque il appartenait à Vincent-Molinière, président à Poitiers. Il s'agissait d'un président de chambre à la cour d'appel, lui-même fils d'un premier président à la cour d'appel de Poitiers. Il est probable que le domaine était toujours une propriété de rapport.

    Dans la « Monographie de la commune de Montigné » rédigée en 1886, on peut lire « On y voit aussi un autre petit château, appelé les Fontaines, encore tout entouré de douves ; le pont-levis seul a disparu pour faire place à une autre porte, mais son emplacement subsiste toujours ».

    Visite de la métairie des Fontaines, du 6 février 1740 :

    "Premièrement la porte de la cour est garnie..., laditte porte mauvaise.

    A costé de laditte porte y a une petite loge couverte de paille garnie de fagots autour.

    A costé de laditte loge y a une porte qui regarde sur la doue garnie..., laditte porte... mauvaise ; contre le logis y a une porte sans fermure.

    La porte du toit aux brebis bonne garnie... ; dans ledit toit y a trois fenestre[s] ...

    La porte de la maison est telle quelle garnie...

    La chambre qui est à costé [de] la porte... est à demy usée... ; dans laditte chambre la bourde [l'étais] qui prend dans le toit au brebis y est ; la croisée de laditte chambre regardant vers le bois, le tout en mauvais estat ... ; la porte qui entre dans le fourniou mauvaise garnie ... ; le planchier dessus laditte chambre en bon estat.

    La porte du fourniou qui sort dans le petit jardin mauvaise... ; à costé de laditte porte y a une petite fenestre sans fermure...

    La porte de dessous le degré pour entrer dans l'escurie bonne, garnie... ; la porte qui entre de l'escurie dans le toit au cochon mauvaise garnie ... ; la porte de l'escurie qui sort dehors...

    [Etage]

    Le degré pour monter dans le hault y a une petite fenestre qui donne jour sans fermure ny grillon...

    La porte de la chambre à droit[e] en montant mauvaise, garnie... ; la fenestre de laditte chambre mauvaise... ; la porte de laditte chambre qui entre dans les commodités [W.C.] bonne...

    La porte à costé de la première chambre bonne... ; la fenestre de laditte chambre en mauvais estat... ; la porte qui sort au commodités bonne...

    La fuye en bon estat.

    La grange en bon estat, les grandes portes de laquelle sont mauvaises... ; l'estable aux boeufs couverte de mauvaises buailles, la porte bonne... ; contre laditte estable y a un petit jardins renfermé d'une mauvaise palisse et de mauvais murs ; le pré de derrière laditte estable bien renfermé...

    Le champs de de (sic) contre la maison assé bien fermé...

    Le pasturault du petit matreau assé bien fermé...

    Le pré de la fontaine... (1820 C 100)

    Le jardin de contre l'aire...

    Et dans l'aire un pailler de paille de fromant...

    Plus il y avoit dans la grange un pailler de paille de baillarge".

  • Fond agricole du manoir des Fontaines :

    Parcelle C92 : pré (propriété de Provost, au Jardin).

    Parcelle C 93 : jardin (propriété de Provost, à Préneuf).

    Parcelle C 94 : bâtiment (propriété de Provost, aux Fontaines).

    Parcelle C 95 : aire (propriété de Provost, aux Fontaines).

    Parcelle C 96 : grange et cour (propriété de Provost, aux Fontaines).

    Parcelle C 97 : pré (propriété de Provost, aux Fontaines).

    Parcelle C 98 : pré (propriété de Provost, au Jardin de la grange).

    Parcelle C 99 : pré (propriété de Provost, à La fruitière).

    Parcelle C100 : douve (propriété de Provost, au Pré de la fontaine).

    Parcelle C101 : jardin (propriété de Provost, Les Douves).

    Parcelle C102 : maison (propriété de Provost, au Verger du four).

    Parcelle C103 : bois (propriété de Provost, aux Fontaines).

    Parcelle C104 : pâtis (propriété de Provost, au Derrière le four).

    Parcelle C105 : pâtis (propriété de Provost, à La chaume du bois).

    Parcelle C106 : pâtis (propriété de Provost, à La chaume du bois).

    Parcelle C107 : pâtis (propriété de Provost, à La chaume du bois).

    Parcelle C108 : pâtis (propriété de Provost, à La chaume du bois).

    Parcelle C109 : pâtis (propriété de Provost, à La chaume du bois).

    Parcelle C110 : bois (propriété de Provost, au Bois).

    Parcelle C111 : labour (propriété de Provost, à la Garenne).

    Mutations de propriété :

    Parcelle C103 : en 1882 (propriété de Vincent-Molinière, président à Poitiers).

    Parcelle C103 : en 1910 (propriété de Vincent-Molinière, président à Poitiers).

    Parcelle C103 : en 1925 (propriété de Grandchamps Garrigou Aubin-Marie-Roger Allenet à Rochechouart (Haute-Vienne).

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10 177, fol. 44. 14 août 1656 : Procès-verbal de visite à la requête de Louise de Brémond, veuve de messire Pierre de Nossay ; fait par François Fort, maître maçon, demeurant au bourg de Montigné, et Jacques Brisson, maître charpentier, demeurant à Château Gaillard, paroisse de Périgné et Gilles Saulvanon, maître couvreur.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 9 400. 6 février 1740 : Procès-verbal de visite à la requête de Pierre Gédéon Dauzy, chevalier seigneur de Sauzé demeurant à Niort.

  • A.D. Deux-Sèvres. 4° 95 Celles-sur-Belle. 1886 : monographie sur la commune.

Bibliographie
  • DECRON, Benoît. "Les Fontaines", Association Promotion Patrimoine (Niort). Châteaux, manoirs et logis. Les Deux-Sèvres. 2e éd. rev. corr. augm. - Niort : Ed. Patrimoine et Médias, 1998.

    p. 337
  • BEAUCHET-FILLEAU. Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Art. D´AUZY.

  • Châteaux, manoirs et logis des Deux-Sèvres. - Niort : A.P.P., 1998.

    p. 337
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