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Manoir dit le Logis d'Angle ou le Grand-Logis

Dossier IA79001601 réalisé en 2002

Fiche

Dossiers de synthèse

Historique :

Nous ne connaissons pas l'origine de ce logis appelé en 1731 et 1826 le logis d'Angle[s].

Cependant, nous connaissons plusieurs seigneurs qui portent ce nom :

Jacques Suyrot, sieur d'Angles en 1667

Pierre Suyrot, écuyer, sieur d'Angle, y demeurant, 7 avril 1682 ; le 12 novembre 1715, à la suite du décès de son frère Gabriel en janvier et d'une transaction avec Suzanne Louveau, sa veuve, du 18 février, un état des lieux est fait de différents biens immobiliers qui font partie de l'héritage de Pierre, notamment d'une maison au bourg de Celles, délaissée à Susanne Louveau, veuve de Gabriel.

Le 21 mai 1731, Charles Gourjault, et Gabrielle Suyrot, son épouse, afferment le logis d'Angle, situé à Celles, à Antoine Boiffard, notaire royal, et son épouse ; le 13 juin suivant a eu lieu la visite de ce logis noble.

Alexandre Gourjault, chevalier, seigneur d'Angle, la Niortière, la Villebeurre, Bessé ; les 23 mars 1760 et 21 avril 1774 il est dit demeurant dans son logis de la Niortière, paroisse de St-Martin d'Enjambes [Lusignan] ; sgr d'Angle-le-Bessay.

Le Dictionnaire de BEAUCHET-FILLEAU énumère ces membres de la famille Suyrot dans la branche des Champs. On y apprend que Gabrielle, fille de Pierre, épousa en 1705 Charles Gourjault, sieur de Cerné.

Ces renseignements permettent d'affirmer que le logis d'Angle a été bâti avant 1682, probablement à la fin du 16e ou dans la première moitié du 17e siècle.

La visite de 1715 pose les problèmes suivants :

- Il ne s'agit pas du logis en fond de cour, identifié par ses tourelles.

- Il s'agit d'un état des lieux d'une partie de la propriété où demeure un certain Jacques Martin (?) poêlier. Cette partie, sur rue, comprend une grande chambre pavée à grands carreaux de pierre, une boutique, une autre chambre pavée à côté de l'escalier à vis avec un évier, un bout de cour, une chambre haute, une chambre de derrière, et un grenier.

- La description permet d'émettre l'hypothèse qu'il pourrait s'agir ici du « vieux » logis : présence d'un escalier à vis, chambres pavées à grands carreaux. Le fait que les foyers des cheminées aient besoin d'être raccommodés indique la vétusté du gros oeuvre.

- Cette partie de l'ensemble a probablement été démolie à une date inconnue.

La visite de 1731 amène les observations suivantes :

- Le logis, situé en fond de cour, était simple en profondeur et possédait un étage carré et un grenier. La description énumère deux pièces, une salle basse principale pourvue d'une cheminée et une cuisine équipée d'une cheminée et d'un potager « auprès » à trois fourneaux. On peut remarquer ici que dans les plus vieux logis le potager est situé à l'intérieur de la cheminée et que les sources ne mentionnent cet équipement à proximité de la cheminée avec plus d'un fourneau qu'à partir de la fin du 17e siècle. Les deux tours communiquaient avec chacune des chambres (ou greniers) à tous les niveaux

- Il était dans l'ensemble en bon état et les pièces principales étaient pourvues de vitres, un article cher et fragile considéré comme « mobilier » à cette époque, ce qui permet d'émettre l'hypothèse que le propriétaire y avait fait sa demeure peu d'années auparavant.

- Très peu de parties sont dites en mauvais état ou en ruine : le tour du puits sans corde ni chaîne ; le four est mauvais ; l'escalier pour monter sur l'écurie est ruiné ; le bois de deux croisées et d'une fenêtre est dit usé ainsi que de quelques portes des dépendances.

- Ce logis était accompagné de tous les communs et dépendances agricoles qu'on trouve habituellement pour un manoir : un puits, un colombier ou pigeonnier, une grange, des écuries pavées et des toits.

- Enfin, la dernière partie de la visite concerne des bâtiments peut-être antérieurs au logis : un petit toit auprès du « vieux » logis et le propriétaire, Charles Gourjault, l'époux de Gabrielle Suyrot, se réserve dans l'écurie « du vieux logis [une] place pour mettre deux ou trois chevaux ».

Maurice POIGNAT affirme, à tort semble-t-il, que « la jolie maison dite le Grand logis » était la demeure de Jacques-Elie Manceau (1704-1765), seigneur de Boissoudan, auteur du Fauconnier parfait ». Ce seigneur fut baptisé dans l'église de Thorigné et mourut au château de la Renaudière à Thorigné. Il ne semble pas avoir réellement habité au Grand logis. En revanche, son petit-fils Gabriel-Antoine, fils de son second fils Jacques-Pierre, fut baptisé à Celles en 1775. Gabrielle-Rose-Bénigne, fille de son second mariage avec Marie-Gabrielle Gourjault, épousa Pierre du Chesne en l'église de Celles en 1779. Son épouse Marie-Gabrielle Gourjault, fille de Charles et Gabrielle Suyrot, demeurait encore à Celles le 4 juin 1789 lors de la visite de la métairie de Virleban à Beaussais. D'après l'abbé LARGEAULT, elle mourut à Celles le 10 juillet 1801. Ces sources semblent indiquer qu'après la mort de son époux, Marie-Gabrielle Gourjault a demeuré au Grand logis entre 1775 et 1801. Elle était apparentée à la veuve Bernay.

En 1822, les parcelles A 344 à 346, un grand logis avec des tourelles aux angles, appartenaient à la veuve de Bernay à Saint-Maixent. Il s'agissait de Françoise-Gabrielle-Olive de Gourjault, fille de Charles-Hubert-Alexandre, chevalier, seigneur d'Angle et de la Niortière (Lusignan), deuxième épouse de Claude-Philippe-Marie Boynet, chevalier seigneur de Bernay, qui demeurait en 1784 à Saint-Maixent, dans la paroisse Saint-Saturnin, rue de la Croix, où il mourut en 1785. Elle épousa ensuite Philippe-Charles Janvre, chevalier seigneur de l'Estortière (Soudan) et demeurait en 1799 à Poitiers.

Le 3 mai 1826, les héritiers de feue Madame de Bernay, née de Gourjault, qui portent le nom de Janvre de Bernay, vendent à Pierre-Gabriel Daniau et son épouse Marie-Françoise-Catherine Boiffard, la propriété, décrite dans la minute comme « une maison de maître entre cour et jardin, dit le logis d'Angle, composée de divers appartements hauts et bas, cave au-dessous, greniers au-dessus, écuries, granges, fenils et autres servitudes, et deux maisons attenantes à la cour et à une fruitière, occupées l'une par ... et l'autre par ..., et ses ? et dépendances consistant en une pièce de terre appelée le Grand Pré et en une autre pré dit le Pré Barroux, le tout se joignant et contenant en son ensemble quatre hectares cinquante deux ares, confrontant du levant au chemin qui conduit de la croix au cimetière, du midi, au grand chemin qui conduit de Melle à Niort à droite, du couchant à Jacques Crémault et du nord à la veuve Lévrier et au cimetière ...».

Dans les années 1840, Gabriel Daniau fit construire un nouveau logement imposé pour 6 ouvertures sur la parcelle A 344 et fit faire des travaux au Grand logis (parcelle A 346) dont le nombre d'ouvertures passa de 9 à 25 avec un portail. Il acquit également la parcelle de terre A 347.

En 1867, Louis Barré, agriculteur à Pillac, commune de Sepvret, est mentionné comme propriétaire de ces parcelles. Il va demeurer au « Grand logis » où il fait bâtir différentes dépendances, notamment une écurie (1886). Il y demeure encore en 1891.

En 1893, le négociant Alfred Vandier-Barré, originaire du Clouzeau de Prailles, et son épouse Suzanne Barré, née à Sepvret en 1852, sont devenus les propriétaires du Grand logis. Il fait ajouter un magasin (1907) et une remise (1911).

Par la suite, leur fille, Eugénie Baudou-Vandier est propriétaire des parcelles A 345, une maison imposée pour huit ouvertures, A 346, une maison imposée pour six ouvertures, une maison imposée pour trois ouvertures, le Grand logis imposée pour un portail et vingt-cinq ouvertures, ainsi que les dépendances, écurie, remise et magasin jusqu'au milieu du 20e siècle.

Enfin, sa fille aînée, Germaine-Marie Baudou, devient la propriétaire de cet ensemble.

Appellationsmanoir dit le Logis d'Angle ou le Grand-Logis
Parties constituantes non étudiéescour, jardin, puits, communs
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Adresse : 58 rue
Emile-Verdon
Cadastre : 1981 AD 181, 182 ; 1822 A 346

Logis d'origine inconnue, probablement bâti à la fin du 16e siècle ou dans la première moitié du 17e siècle. Dans les visites de 1731 et 1826, il est appelé le Logis d'Angle. La famille Gourjault en fut propriétaire au 18e siècle et au début du 19e siècle. En 1826, il est vendu à Pierre-Gabriel Daniau qui, après 1840 fit faire des travaux au Grand-Logis dont le nombre d'ouvertures passa de neuf à vingt-cinq avec un portail. La disposition actuelle des ouvertures des élévations principales du logis semblent donc dater de cette époque. De 1867 à 1891, Louis Barré en est propriétaire et fait bâtir des dépendances dont une écurie en 1886. En 1893, le négociant Alfred Vandier-Barré achète le Grand-Logis. Il fait ajouter un magasin en 1907 et une remise en 1911. Vers 1960, la propriété est donnée au pasteur. Au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, les communs et les étages du logis ont été transformés en chambres et en salles de réunion. Un corps de bâtiment en appentis a été collé à l'arrière du logis et une aile perpendiculaire à celui-ci a été construite au nord-ouest.

Période(s)Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Principale : 19e siècle
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Propriété constituée d'une grande cour carrée fermée sur la rue par d'anciens communs transformés en logement et, au milieu, par un passage couvert surmonté d'une pièce et d'un haut toit à deux pans et croupes couvert de tuile plate. A l'est de la cour sont d'autre communs transformés et à l'ouest un mur de clôture. Au nord, se trouve le logis principal, à large façade limitée par deux grosses tours d'angle. A l'arrière, s'étend un jardin clos de murs dans lequel se trouve un puits aujourd'hui inclus dans une aile rajoutée. Le logis, simple en profondeur, se compose d'une pièce de part et d'autre d'un large couloir limité par deux murs montant de fond en comble. L'escalier, refait au 19e siècle, se trouve au nord de la pièce ouest, il est en pierre avec rampe à barreaux de fonte, tournant et à jour. Les tours, de plan circulaire à l'extérieur et carré à l'intérieur, sont couvertes par un toit conique en tuile plate. La charpente du corps de logis est sans ferme et le toit, de très faible pente, est couvert de tuile creuse.

Mursenduit
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse, tuile plate
Étagessous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans
toit conique
pignon couvert
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
Techniquessculpture
Précision représentations

Au rez-de-chaussée, dans la pièce est, sont deux gros corbeaux à décor végétal d'une ancienne cheminée.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Visite de domaines délaissés à Suzanne Louveau, veuve de Gabriel Suyrot, à la requête de Pierre Suyrot, écuyer, sieur d'Angle, du 12-15 novembre 1715 :

    [Le 14e dudit mois]

    « ... transportez dans la maison où demeure Jacques Mar ? poislier audit bourg de Celles dans laquelle le sieur de Lautremont [Pierre Suyrot] est fondé pour un quart et les trois autres quarts appartenant audit deffunt sieur du Breuil [Gabriel Suyrot] où estant avons visitté la porte principalle entrée de ladite maison soutenue ...

    La chambre est pavé à grands carreaux de pierre en bon estat ; la cheminée en assé bon estat exepté le foyer où il convient de faire un peu racommoder ; les deux fenestres sur la rue soutenues ... en estat passable ; il y a dans le mur desdites fenestres un grillon de ferq plat.

    Plus la porte de la boutique soutenue ..., l'ouverture de la boutique est fermant à deux avec un aissieu ; les deux fenestres sont soutenues ... en assé bon estat et al porte du milieu n'est point attachée et en mauvais estat ; il y a une fenestre dans le mur soutenue ...

    La porte entre l'escallier et la susditte chambre est soutenue ...

    La porte de la chambre à costé de l'escallier est soutenue ... ; l'esguier est en assé bon estat ... et au desus est une petitte fenestre sans estre attachée ; la cheminée en estat passable ; les deux fenestres de ladite chambre sont soutenues de fiches ; il y en a une quy a un casdre garny de deux tarjettes et la vitre est sans cadre ..., le tout en estat passable ; il y a troois grillons de fert dans ... ; la porte de la chambre pour entre dans la cour est soutenue ... ; ladite chambre est pavée à grand carraux en assé bon estat.

    La cour est en estat passable ; le mur de la cour du costé de ... est ruiné et renversé.

    Il y a à costé de laditte cour un petit toit sans couverture en mauvais estat, la porte est soutenue ...

    Le jardin est renfermé de maisons quy appartiennent au sieur Lambert et de murs de ? à pierre sèche ; il y a un costé dudit mur quy menace ruine ; la porte dudit jardin est en mauvais estat ...

    Dudit lieu nous avons retournés dans l'escallier quy est de pierre est à vis ; il y a une fenestre et son cadre soutenue ...

    La porte de la première chambre haute est soutenue ... ; la fenestre est [une] croizée de pierre fermant à quatre [fenêtres] ... en assé bon estat ; la petitte fenestre à costé ... ; la cheminée en bon estat fors le foyer quy a bezoin d'estre racommodé ; le plancher en bon estat.

    La porte de la chambre de derrière est garnye ... ; l'esguier est garny d'une aisse en assé bon estat ; le plancher en bon estat ; la cheminée en bon estat exepté le bas et le foyer ... ; la fenestre de la cour est garnye d'un chassy ... ; le dessus de laditte fenestre est garny d'un cadre ...

    Il y a une fenestre dans l'escallier sans fermeture.

    La porte du grenier est soutenue ... ; le plancher est en estat passable et a besoin d'estre relevé ... ; la fenestre sur la rue est sans fermeture aussy bien que de ceux du grenier ... ; la cherpante est en bon estat, il y manque de lattes en plusieurs endroits qu'il convient de remettre en faisant recouvrir.

    Le plafon [palier] de desous l'escalier en assé bon estat.

    Les murs sont en assé bon estat exepté que celuy de devant a besoin d'estre enduit et celluy du costé du sieur Boisneuf est uzé ... ».

  • Visite du logis noble d'Angle, du 13 juin 1731 :

    [Logis, rez-de-chaussée]

    « Premièrement que la porte d'antrée du corps du logis laquelle est en bon estat soutenue par quatre ardivelles ... [à 2 battants].

    La porte de la chambre à droit[e] laquelle est bonne ... ; la croizée quy regarde sur la cour laquelle est passablement bonne garnye de vitre ... ; la croizée quy regarde sur le jardin laquelle est en bon estat ..., garnye de vitre ... ; la cheminée est en assez bon estat sur laquelle il y a deux crochet[s] de fert à mettre fuzil.

    La porte quy entre dans la tour y joignant est en assez bon estat ... ; la porte quy sort dehors de ladite tour laquelle est telle que telle ... ; la croizée quy regarde sur la fr[u]itière laquelle est uzée ..., ny ayant ny contrevant ny vitre à ladite croissée.

    La porte de la chambre où on faisoit la cuizine autrefoy[s], la porte en bon estat ... ; la croizée quy regarde sur la cour uzée en son bois ..., ayant des vitre[s] au paneau d'an hault en bon estat et le bas sans vitre ... ; la croizée quy regarde sur le jardin en bon estat ..., les vitres tant en hault que en bas en bon estat ... ; la cheminée a bezoin d'estre reparée, le potager auprès d'ycelle avecq ces trois fourneaux grillé[s] en bon estat.

    La porte quy entre dans la tour est en bon estat ... ; la croizée quy regarde sur le pré en assez bon estat ..., sans aucune vitre ... ; l'armoire en pierre [placard mural], la boisure en bon estat ...

    La porte quy entre dans le jardin soubz l'escallier est en bon estat ... ; la porte du cavreau en bon estat ...

    [Etage]

    L'escallier pour monter en hault est un peu deschaumanty [n'est plus assez blanchi] ; la croizée quy regarde sur le jardin en bon estat ... n'ayant q'un paneau de vitre en bon estat ... ; la croizée quy regarde sur la cour laquelle est en assez bon estat ..., et vitre en bon estat ...

    La porte quy entre dans la chambre à gauche en bon estat ..., les vitre[s] en bon estat ... ; la croizée quy regarde sur la cour en estat tel que tel ..., les vitre[s] en bon estat ... ; la croizée quy regarde sur le jardin en bon estat ..., les vitre[s] en bon estat ... ; la porte quy entre dans la tour quy est au bout en bon estat ... ; la croizée quy regarde sur la fruitière en assez bon estat de son bois et un paneau de vitre en bon estat.

    La porte de l'autre chambre en assez bon estat ... ; la croizée quy regarde en la cour en bon estat ..., les vitre[s] en bon estat ; la croizée quy regarde sur le jardin est en assez bon estat ... ; la porte quy entre dans la tour est en assez bon estat ... ayant un paneau de vitre en hault et la bas sans vitre ; veu la croizée quy regarde sur le prez quy est en bon estat ... ; dans laquelle chambre il y a une fenestre en pierre [armoire murale] ...

    D'illecq sommes allez au grenier, il y a deux fenestre[s] sur l'escallier ...

    La porte du grenier à droit[e] en bon estat ... ; il y a deux fenestre[s] ... ; la porte quy entre dans la tour sans boisure.

    La porte de l'autre grenier en bon estat ... ; les deux fenestre[s] en bon estat ... ; la porte quy entre dans la tour en bon estat ... ; la fenestre quy regarde sur la fruitière uzée ...

    Les planché[s] des chambres et grenier en bon estat.

    D'illecq sommes allez dans le jardin dans lequel il y a une porte à bourdonneau quy sort dans le prez en bon estat ... ; les espallier[s] des fruits à noyaux sont vieux sans boisure et quelques jeune[s] nouvellement replanté[s] la boisure en mauvais ordre aussy bien que celle des autres espallier[s] où il manque quelque[s] arbre[s] le long du prez vers la pierrière ; les arbre[s] ont estez taillé[s] dans le mois de février dernier par main de maître jardinier et son bien cultivé de gurest (?) ayant estez labouré deux fois despuis la Saint-Michel aussy bien que tout le jardin dans lequel il y a un carré d'asperge quy ont acoutumé estre bien fumée et ont estez bien cultivée et un carré d'artichaux en bon estat quy ont estez bien fumé et chaussé l'hiver ; laisseron[t] aussy le jardin ensemancé de quatre planche d'oignon, une planche de laitue, trois planche[s] de pois, de deux mesure[s] de grosse febve et un carré d'ail d'anviron la valleur de quatre planche, le tout enblavé et bien fumée en saizon convenable ; et la moityé de la grande plate bande la plus prest des clapier[s] en laitue d'hiver environ une mezure et demye de graine de lain d'hiver ...

    [Dépendances agricoles et communs]

    D'illecq somme[s] entré dans le prez où le puy est ayant un timbre auprez, le tour est en mauvais estat sans corde ny chaîne ; le prez en bon estat ...

    D'illecq somme[s] venus dans la cour, la porte du prez uzée en son bois ...

    La porte de l'escurye auprès ... ; l'escurye est pavée ... ; l'escallier pour monter sur l'escurye est tout ruyné ... ; la porte quy entre de ladite escurye dans la grange est telle que telle ... ; la porte de la grange quy sort dans la cour uzée en son bois ... ; la porte de la petitte escurye ..., laditte escurye est pavée.

    Les deux portes des deux toits l'une en bas l'autre en hault sont uzée (s) ...

    Le coulombier en bon estat et est très peu peuplé ; le planché en bon estat ... ; une eschelle à rollon pour monter ... ; le coulombier a acoutumé estre blanchi tous les an.

    Les grande[s] porte[s] d'antrée ..., la petitte porte joignant ... garnye de ... son maillet.

    La porte d'antrée vieille et uzée ... ; la fenestre en hault boisée et deux autre en hault quy sont sans fermeture.

    Le sellier quy est au bout a sa porte en assez bon estat garnye ...

    Le petit toit quy est auprès le vieux logis, la porte est uzée ...

    La boulangerye, la porte en assez bon estat ..., le four en mauvais estat ... ; le planché quy est dessus fort uzé.

    La porte d'un vieux toit quy est auprès ..., ledit toit est tout descouvert.

    La porte quy entre dans la fruitière ...

    La porte du jardin dont jouist le maréchal ... ; il y a dans ledit jardin une treuille soutenue par sa boisure en bon estat, les poiriers sont vieux ...

    Les prez et cloture du logis se sont trouvé fermé de murs ...

    Se réserve ledit seigneur de Cerné dans l'escurye du vieux logis place pour mettre deux ou trois chevaux ... ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10296, min. Senné, du 13 juin 1731.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10351, min. Jean-Baptiste Rigault, notaire à Celles, du 3 mai 1826.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10383, fol. 127. Visite du 12 au 15 novembre 1715, min.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10433, min. du 4 juin 1789.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 P 30 Celles-sur-Belle, matrices.

Bibliographie
  • POIGNAT, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres [volume 2]. La pays mellois. - Niort : Ed. du Terroir, 1982.

    p. 98
  • BOURALIERE, A. (de la). "Maintenus de noblesse". t. II, Arch. hist. Poitou, t. 23, 1893.

    p. 260-261, 397
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