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Manot : présentation de la commune

Dossier IA16002351 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'étudesCommunauté de communes du Confolentais
AdresseCommune : Manot

Plusieurs traces d'occupation humaine ancienne ont été repérées sur le territoire de la commune de Manot. Le dolmen de la Couchadie, près de Chez-Menier, ainsi qu'une pierre couchée près de Saint-Martial, probablement un ancien menhir, prouvent une présence humaine au Néolithique. Un très ancien chemin, antérieur à l'occupation romaine, traverse l'est de la commune de Manot. Appelé localement " Chemin des Meules ", il s'agit d'un tronçon d'une route des métaux reliant autrefois Nantes à la Méditerranée. Un ancien gué, utilisé peut-être dès l'époque gallo-romaine, permettait la traversée de la Vienne à proximité du bourg de Manot, au Port.

D'importants vestiges gallo-romains existent autour du hameau du Couret. Un atelier de potier gallo-romain y était situé. Une construction gallo-romaine aurait été située aux Parboulis.

La paroisse de Manot est attestée dès le Xe siècle. Elle dépendait de l'abbaye Saint-Martial de Limoges. La paroisse de Manot possédait une petite enclave sur la rive droite de la Vienne. Manot dépendait de la seigneurie de Chabanais jusqu'au XVIe siècle. Une fortification, érigée probablement pendant la Guerre de Cent Ans, englobait l'église et une partie du bourg de Manot. Cette fortification est mentionnée dans les textes jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Les sources parlent de destructions à Manot pendant les Guerres de Religion. Le logis du prieuré de Manot semble avoir été détruit à ce moment.

Après le démantèlement de la seigneurie de Chabanais, Manot dépend à partir de la fin du XVIe siècle de la baronnie de Loubert, acquise et conservée par la famille Salignac de La Mothe-Fénelon jusqu'à la Révolution. Ils élèvent un château à l'emplacement de l'ancien logis du prieuré.

La plus grande partie des hameaux est présente sur la carte de Cassini et sur l'ancien plan cadastral datant de 1824. Manot contient 1282 habitants en 1821 et 1269 en 1889. Entre 1882 et 1886 est construit le pont traversant la Vienne, remplaçant le bac situé au Port, lui-même ayant remplacé un gué. L'école et la mairie ont été installés dans les locaux actuels en 1886.

Entre 1880 et 1887 est construite la voie ferrée reliant Confolens à Roumazières.

Le four banal, situé à proximité, cité dès le XVIe siècle, a été détruit au cours du XIXe siècle. Les halles, situées autrefois sur la place devant l'église, ont été détruites vers 1955.

La commune de Manot connaît au cours du XXe siècle un déclin démographique. La commune compte 598 habitants en 1999. Beaucoup de commerces ont fermé. Un village de vacances, situé à la Goutrie, fonctionne depuis 1965.

La commune de Manot se situe au sud de Confolens, elle possède une forme allongée sur la rive gauche de la Vienne. Les matériaux du sous-sol utilisés pour la construction des bâtiments sont principalement le granite, mais aussi le grès présent surtout au nord-ouest de la commune.

La Vienne marque la frontière orientale de la commune. Elle coule du sud vers le nord, à une altitude d'environ 135 mètres. Plusieurs cours d'eau de faible débit prennent leur source à l'ouest de la commune et se jettent dans la Vienne. La ligne de partage des eaux entre le bassin de la Charente et le bassin de la Loire correspond approximativement aux limites communales entre Manot et Ambernac et Roumazières.

La limite occidentale de la commune, sur les hauteurs, varie entre 200 et 230 mètres d'altitude.

L'habitat s'est répandu inégalement sur le territoire. Le bourg et les gros hameaux sont situés sur le versant de la Vienne, à l'est. Le nord de la commune est largement plus peuplé que le sud. Le bourg, situé au nord, est entouré d'une grande quantité de hameaux très proches les uns des autres. Certains hameaux sont de grande taille et possèdent un habitat ancien très dense où les bâtiments sont accolés les uns aux autres (les Monts). La partie occidentale de la commune est peu peuplée, l'habitat est composé de quelques fermes isolées (la Richerie) et de quelques petits hameaux.

Références documentaires

Bibliographie
  • Boulanger, Pierre, Manot en Charente Limousine, Imprimerie Eclaircy, Confolens, 2003.

  • Cadet, Alberte. Le culte des eaux. Mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 1954.

    p. 131
  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

  • Martin-Buchey, J. Géographie historique et communale de la Charente, Châteauneuf-sur-Charente, 1914-1917. Paris, librairie Bruno Sépulchre, réédition 1984.

    p. 228-229
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 3.

    p. 48-50, 93
  • Nanglard, abbé J. Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. - Imprimerie G. Chasseignac (26, rempart Desaix) ; Angoulême, 1894-1903. - 4 vol. (683 p., 588 p., 582 p., 684 p.) ; 24 cm. - Extr. de : "Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente". - Les 3 premiers tomes concernent l'ancien diocèse d'Angoulême et le 4e le diocèse actuel depuis la fin du XVIIIe siècle. Une table des paroisses dactylographiée de 17 p., faite en 1953, complète ces 4 tomes. Tome 4.

    p. 501-502
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes de Charente Limousine (c) Communauté de communes de Charente Limousine - Ourry Yann