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Moulins, minoteries et tanneries du Confolentais

Dossier IA16008672 réalisé en 2007

Fiche

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Aires d'étudesCommunauté de communes du Confolentais
Dénominationsmoulin, minoterie, tannerie

La force hydraulique des nombreux cours d´eau est domestiquée et contrôlée par les pouvoirs civils ou religieux dès le Moyen Age. Biefs et moulins prennent place sur de modestes rivières et ruisseaux aussi bien qu´au fil de la Vienne. Sous l´Ancien Régime, ils servent à la production de farine, d´huile et de tan pour les tanneries.

L´activité polluante et malodorante des tanneries, aux portes même de la ville de Confolens, sur le Goire et la Vienne, provoque entre 1768 et 1775 un grand procès plaidé devant le sénéchal de Confolens, puis devant le présidial d´Angoulême. Un plan est alors dressé (voir figure 1) ; il représente les tanneries, leurs bassins (essanges) sur la Vienne et le Goire, l´hôpital et les différentes propriétés riveraines qui subissaient les nuisances de cette exploitation. Au terme de ce procès, l´activité se poursuit, l´armée révolutionnaire puis impériale ayant besoin de cuir. Mais les tanneries de Confolens déclinent ensuite : en 1841, il ne reste que la tannerie de Parat-Blondin ; celles de Saint-Germain, sur la Vienne et sur l´Issoire et de Sainte-Radegonde survivent difficilement après 1880.

Si l´activité de tannage a disparu des environs de Confolens à la fin du XIXe siècle, elle se poursuit encore aujourd'hui en amont de la Vienne, à Saint-Junien (Haute-Vienne), où elle est passée à une production industrielle dès la fin du XIXe siècle.

Quoiqu´en régression par rapport à la fin du XVIIIe siècle, les moulins à eau demeurent très présents encore vers 1830. On comptait alors vingt-six moulins dans la zone calcaire et quarante-sept dans la zone granitique, dont onze à Confolens et huit à Saint-Maurice-des-Lions. La production était au XIXe siècle avant tout tournée vers la farine de blé et de seigle, mais aussi l´huile, principalement de noix.

L´évolution technique de la meunerie entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XXe siècle est illustrée par plusieurs moulins qui ont conservé leur mécanisme, comme le moulin d´Assit à Manot, sur une île de la Vienne, le moulin de Vieux-Ruffec à Champagne-Mouton, aménagé sur une dérivation de l´Argentor, ou encore le moulin de Douzit à Lesterps, sur la Marchadaine.

A partir des années 1870, quelques moulins installés sur la Vienne prennent une ampleur industrielle pour la production de papier (Puygrenier à Confolens à partir de 1874 et jusqu'en 1973) ou de textile (ancien moulin de la Roche à Confolens, transformé en filature en 1873).

Aujourd'hui, la force hydraulique n´est plus utilisée sur le territoire pour la production artisanale ou industrielle, sauf pour la micro-centrale électrique de Puygrenier à Confolens.

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine

Une soixantaine de moulins, tanneries et minoteries a été étudiée sur l´aire d´étude, soit : 52 moulins (dont 2 à Confolens transformés en usine dans les années 1870), 7 tanneries, 3 minoteries (dont 1 à Confolens transformée en usine de produits alimentaires).

- LES TANNERIES

Au cœur d´une zone d´élevage importante, Confolens eut dès le Moyen Age une activité de transformation des peaux, tant en ville même que dans les faubourgs et les villages voisins de Saint-Germain et Sainte-Radegonde (Lessac). L´une des paroisses est d´ailleurs placée sous la protection de Barthélemy, saint patron des tanneurs. La présence de la Vienne a favorisé l´installation de moulins à tan pour le broyage des écorces de chêne, les opérations de tannage (avec trempage dit reverdissage à même la rivière) et de teinture, et facilité le transport des matières premières nécessaires (écorces, chaux, peau) et des produits finis (cuir).

- LA PRODUCTION DE FARINE ET D´HUILE

La production de farine et d´huile est illustrée par de nombreux petits moulins, qui ont pour la plupart aujourd'hui perdu leur mécanisme. Ils étaient alimentés par la production locale de blé, de seigle et de noix. Seuls quelques rares exemples sont passés à un mode de production industriel (minoteries).

Décompte des œuvres repérés 43
étudiés 19

Références documentaires

Bibliographie
  • Dujardin Véronique, Moinot Emilie, Ourry Yann. Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin. Images du patrimoine n° 243, Geste éditions, 2007.

    p. 156-159
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes de Charente Limousine (c) Communauté de communes de Charente Limousine - Dujardin Véronique
Véronique Dujardin

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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- Moinot Emilie