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Port de Thairé-le-Fagnoux, actuellement place et rue

Dossier IA17047558 réalisé en 2019
Dénominationsport
Aire d'étude et cantonVallée de la Sèvre Niortaise, Marais poitevin
AdresseCommune : Saint-Jean-de-Liversay
Lieu-dit : Thairé-le-Fagnoux
Adresse : allée
des Peupliers
Cadastre : 1811 A ; 2019 OA

Le port de Thairé-le-Fagnoux existait probablement déjà au Moyen-Age, permettant un accès aux marais des environs depuis le hameau construit sur les terres hautes. La carte de la région par Claude Masse en 1720 montre la route d'eau qui reliait le hameau et la Sèvre Niortaise (juste en aval de la Petite Choletière) en serpentant à travers les marais. Elle apparaît ensuite sur le plan cadastral de 1811, aboutissant à ce qui, plus qu'un port en tant que tel, constitue alors une fosse aux contours informes, à l'endroit de l'actuelle allée des Peupliers et de la place aujourd'hui formée par le carrefour de la rue de la Sèvre et de l'allée des Peupliers.

Dans les années 1870, cette fosse est réduite de moitié vers le nord, et des quais et une cale sont aménagé, créant un véritable port. Les 19 septembre 1875 et 1er novembre 1877, le conseil municipal vote les crédits nécessaires à l'achèvement des travaux. Dès le 3 juin 1877, un marché est passé avec les frères Jean et Simon Renoux, entrepreneurs de maçonnerie à quelques mètres de là (21 rue de la Sèvre), pour réaliser un radier en maçonnerie sur toute la largeur de la grave du port, soit 9 mètres de large, ainsi que des murs de soutènement de part et d'autre et des escaliers d'accès. Le radier sera construit en pierre rousse du Sableau (Chaillé-les-Marais), les murs de soutènement en pierre de Maillé et les escaliers en pierre de Douhet. Ces travaux s'accompagnent, dans les années qui suivent, d'opérations de curage et d'approfondissement de la route d'eau qui mène à la Sèvre Niortaise et, en 1880, de reconstruction de la passerelle qui enjambe la même route d'eau au chemin de halage. En 1891, le conseil municipal autorise la laiterie coopérative de Saint-Jean-de-Liversay (qui disposera à partir de 1901 d'une annexe juste à côté du port) d'établir une petite cale sur le quai ouest du port pour le transbordement des bidons de lait.

Après 1945, le port est de moins en moins utilisé et est finalement comblé vers 1960.

Période(s)Principale : Moyen Age, 4e quart 19e siècle

Le port occupait l'emplacement de l'allée des Peupliers et du carrefour qu'elle forme avec la rue de la Sèvre. Il présentait des quais empierrés, encadrant une cale au sud.

États conservationsdétruit
Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1874-1914 : aménagement du port de Thairé-le-Fagnoux, curage de la route d'eau de Thairé, construction d'une passerelle.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 2 O 1955
Documents figurés
  • 1720 : Carte du 46me quarré de la generalle des costes du Bas Poitou païs d'Aunis Saintonge et partie de la Basse Guienne, par Claude Masse.

    Service historique de la Défense, Vincennes : J10C 1293, pièce 17
  • 1811 : plan cadastral de Saint-Jean-de-Liversay.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5079
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Centre vendéen de recherches historiques (c) Centre vendéen de recherches historiques - Suire Yannis
Yannis Suire

Chercheur au Service de l'Inventaire du patrimoine de Poitou-Charentes puis Nouvelle-Aquitaine de 2005 à 2017, directeur du Centre vendéen de recherches historiques depuis 2017.


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