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Présentation de la commune de Priaires, actuellement Val-du-Mignon

Dossier IA79009657 réalisé en 2018

Fiche

Œuvres contenues

Depuis le 1er janvier 2019, Priaires forme avec les communes de Thorigny-sur-le-Mignon et Usseau la nouvelle commune de Val-du-Mignon, d’une superficie de 28 km² et un peu plus de 1100 habitants.

Aires d'étudesCommunauté d'agglomération du Niortais
AdresseCommune : Priaires

En 1044, Priaires est connue sous le nom de Villula Pirariis. Le nom de paroisse s'écrit "Prières" en 1698, puis "Priaires" en 1789. Son nom pourrait venir du prieuré fondé par Guillaume II de Parthenay sur la commune. L’ajout du S apparait sur la carte d'Etat Major (1820-1866) sans perdurer. Cet orthographe s'impose dans les documents administratifs dans la 2e moitié du 20e siècle. Actuellement les deux orthographes – Priaire et Priaires - sont utilisés.

Priaires semble avoir connu une occupation préhistorique comme en témoigne la découverte fortuite de deux tumulus supposés préhistoriques. Le premier connu sous le nom de "Chiron de la Fleur" a été détruit lors de travaux de terrassement dans les années 1927-1928. De forme circulaire, il mesurait environ 20 mètres de diamètre et 2,5 mètres de hauteur. Le second dit "Chiron de la Motte" situé à 1km environ de la Gaubertière a été démoli lors des travaux de remembrement en 1965. Il mesurait entre 12 et 15 mètres de diamètre et environ deux mètres de hauteur. Découverts fortuitement, aucune étude approfondie n'a été faite avant la disparition de ces tumulus, ce qui explique que leur datation restent imprécises.

De l'époque médiévale, peu d'informations nous sont parvenues. Néanmoins, une mention dans le cartulaire de Saint-Jean-d’Angély, atteste la présence d'un prieuré fondé par Guillaume II de Parthenay.

La majorité du bâti de la commune datent du 19e siècle, quelques habitations datent du 18e siècle. Il n’y a pas d’habitation ancienne isolée. Le bourg et l'écart de la Verdais figurent sur la carte de Cassini. Il est fait mention de l'écart de la Gaubertière qu'à partir de la deuxième moitié du 19e siècle.

Suite à l'ordonnance royale du 21 août 1824, la frontière entre les départements des Deux-Sèvres et de la Charente-Inférieure (actuellement Charente-Maritime) est fixée par le chemin reliant Priaires à Deuil. La portion du territoire dépendant de Priaires apparaissant comme une enclave dans le département de la Charente-Inférieure dépend, à partir de cette date, de la commune de Marais. Sur cette portion de territoire correspondant à la section D du cadastre de 1808. il n'y avait aucune habitation. On trouve seulement un moulin à farine encore en activité en 1809, le moulin du fief joyeux.

Anciennement située dans l’une des zones d’appellation du Cognac, la vigne a marqué le paysage jusqu’à la crise du phylloxera de 1874. Progressivement cette économie est remplacée par l’élevage de vache laitière et des cultures de céréales. La commune a compté jusqu'à 305 habitants en 1861. En 2016, la commune de Priaires compte 122 habitants (INSEE)

Sites de proctectionzone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Priaires se situe à 25 km de Niort à l’extrémité sud du département des Deux-Sèvres, limitrophe au département de la Charente-Maritime. Le bourg a la particularité de s'étendre au-delà des limites départementales. Quelques habitations sont situées sur la commune de Marsais, en Charente-Maritime, formant ainsi un ensemble implanté sur deux communes.

La rivière du Mignon marque la limite communale nord. Elle est alimentée par deux autres rivières : "la Subite" qui coule au cœur du bourg et "la Coudre" qui traverse l’écart de la Gaubertière. L'habitat s'est principalement développé autour de ces rivières.

Le bois de Breuillac, situé à l'ouest de la commune appelé aussi bois de Priaires est identifié depuis 2002 comme Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) par le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN). En 1800, ce bois s’étend sur environ 113 ha, aujourd’hui il en compte 72 ha. Il abrite 14 espèces végétales rares ou menacées, notamment une flore sauvage issue du bassin méditerranéen, qui constitue une grande richesse à l’échelle régionale.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Deux-Sèvres. Série P ; 3 P : 229. Cadastre napoléonien de la commune de Priaire. 1808

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 P 229
  • AD Deux-Sèvres. Série P ; 3 P : 2242 à 2246. Etat de section et matrices napoléoniennes. 1823 à 1910.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 P 2242 à 2246
  • AD Deux-Sèvres. Série M ; 1 M : 336, Ordonnance Royales du 20 août 1824.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 1 M 336
  • AD Deux-Sèvres. Série O ; 2 O : 1894. Église reconstruction (1852-1827) ; travaux et réparations (1869-1895)

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 2 O 1894
Bibliographie
  • Mitard, Pierre-Henri. Découverte et destruction d'un tumulus supposé préhistorique à Prairies (Deux-Sèvres). Bulletin de la société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e S., t.5, 1972.

    Bibliothèque Guy Pillard, musée Bernard d'Agesci, Niort : non coté
  • Poignat, Maurice. Le Pays niortais : histoire des communes des Deux-Sèvres [volume 7]. Poitiers : Michel Fontaine, 1989, 182 p.

    Bibliothèque Guy Pillard, musée Bernard d'Agesci, Niort : non coté
Multimedia
  • DIREN Poitou-Charentes. ZNIEFF Bois de Breuillac et de la motte Aubert [en ligne, consulté le 09/10/2019] https://www.sigena.fr/upload/gedit/1/Patrimoine%20Naturel/znieff/Fiches/Znieff%201/00000248.pdf

    Internet : non coté

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Niort Agglo (c) Niort Agglo - Chemin Mathilde
Mathilde Chemin

Chargée de mission, Communauté d'agglomération du Niortais (2018- )


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