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Prieuré Saint-Maixent de Verrines

Dossier IA79001152 réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

Blottie au creux d'un vallon où coule la Belle, l'église priorale de Verrines attire le regard par la beauté sobre de son chevet et le clocher qui le surmonte. Bien qu'elle ait été presque entièrement amputée de la nef, l'authenticité des éléments romans encore en place lui a valu un classement MH dès 1840.

Le chevet est constitué d'une abside semi-circulaire prolongeant la travée droite du chœur et de deux absidioles ouvrant sur les bras du transept. Ces volumes, aux formes relativement épurées, sont néanmoins rythmés par des colonnes montant du sol et des baies en plein cintre ornées de chapiteaux sculptés. De lourdes pierres plates, les lauzes, qui recouvrent les toitures de ces absidioles renforcent ce charme austère. Le clocher carré offre lui aussi des volumes simples avec, dans sa partie supérieure et sur chaque face, une baie centrale haute et étroite flanquée d'arcades aveugles que viennent séparer des colonnes. Par sa structure, ce clocher est très proche de celui de Saint-Pierre de Melle, excepté la tourelle d'escalier située dans l'angle sud-est.

Le décor sculpté est localisé essentiellement sur les chapiteaux ou modillons du chevet. On peut observer, entre autres, un griffon (créature dotée d'un corps d'aigle, de pattes de lion et d'une tête humaine), un dragon, un sagittaire-centaure bandant un arc, un cerf ou des chapiteaux à feuilles d'eau ou grasses dont les modèles sont tirés de l'observation de la nature environnante.

L'intérieur de l'église surprend par la hauteur des voûtes et l'absence de nef, détruite au début du 19e siècle, mais dont seule subsiste la travée la plus proche du chœur. La travée sous clocher, voûtée en coupole sur trompes, est particulièrement haute et crée une belle impression d'élancement. Cette verticalité est renforcée par l'emploi des arcs brisés et du berceau brisé visibles dans les bras du transept et la travée droite du chœur.

Les chapiteaux de la croisée du transept et du chœur sont particulièrement soignés et certains figurent des thèmes chers à l'iconographie romane : l'histoire de Samson et Dalila, le combat des vices au travers de figures d'acrobates se contorsionnant ou de personnages encordés, etc. D'autres chapiteaux de l'abside du chœur développent une iconographie beaucoup plus religieuse, comme un bélier dont l'image rappelle le sacrifice d'Abraham ou l'agneau portant une croix, allégorie de la Passion du Christ.

Genrede bénédictins
Vocablessaint Maixent
Destinationséglise
Dénominationsprieuré
Aire d'étude et cantonRégion Poitou-Charentes - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Lieu-dit : Verrines-sous-Celles
Cadastre : 1821 D 41 ; 1981 AN 71

Un acte de 1078 mentionne qu'une église et des terrains sont donnés aux moines de l'abbaye de Saint-Maixent. L'origine du monument est inconnue. Un incendie de 1569 aurait dévasté le transept, l'abside et l'absidiole nord ; un procès-verbal de la même année signale que l'église est entièrement voûtée et néanmoins mal couverte. En 1666 un état des lieux prouve que la charpente et la couverture ont été refaites. En 1728 des travaux urgents de restauration sont signalés dans un procès-verbal de visite. Un marché est passé en 1734 entre Pierre Bellat, architecte, et le maître-couvreur Elie Miot et les maîtres-charpentiers Raboteau et Antoine Gaillard. En 1768 et en 1785 ont été établis deux procès-verbaux de visites de la maison priorale et de ses dépendances. Devenue commendataire, l'église est vendue comme bien national à la Révolution. En 1797 elle est acquise par Jean Beauchamp. Elle est classée monument historique en 1840. Le plan de l'architecte niortais Segretain de 1842 montre que la nef a été détruite, sauf la travée près du transept. L'église est achetée par Charles Pontonnier de la Girardière qui, en 1846, la donne au conseil de fabrique de l'église de Verrines. En 1998, l'association diocésaine de Poitiers vend l'église à la commune de Verrines. Du logement prioral reste un passage d'entrée qui semble dater du 16e siècle et des bâtiments du 19e siècle.

Période(s)Principale : Haut Moyen Age
Principale : 11e siècle
Secondaire : 16e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Bellat Pierre architecte attribution par source
Auteur : Raboteau charpentier attribution par source
Auteur : Gaillard Antoine charpentier attribution par source
Auteur : Segrétain Pierre Théophile
Pierre Théophile Segrétain

Architecte.


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architecte départemental attribution par source

Mise à part la façade en moellon crépi, toutes les autres élévations sont en pierre de taille de moyen appareil. L'église présente un chevet semi-circulaire, un transept greffé de deux absidioles, un clocher de plan carré au-dessus de la croisée du transept, flanqué au sud d'une tourelle d'escalier circulaire, et une seule travée de la nef d'origine. L'abside est voûtée en cul-de-four, la travée droite du chœur et les bras du transept sont voûtés en berceaux brisés, la croisée du transept est couverte d'une coupole à trompes. Mis à part le clocher couvert en ardoise, les autres toitures sont en pierre plate. Le décor, à l'intérieur, s'inscrit sur les chapiteaux : dix-sept chapiteaux sont à décor végétal, cinq à décor de quadrupèdes, d'oiseaux ou d'animaux fantastiques, deux sont à symboles religieux et quatre sont à décor historié. Au sud de l'église se trouve le passage d'entrée de l'ancien logis couvert d'un haut toit en ardoise.

Murscalcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toitpierre en couverture, ardoise, tuile creuse
Plansplan en croix latine
Couvrementscul-de-four
voûte en berceau brisé
coupole à trompes
Couverturestoit à deux pans
toit en pavillon
croupe ronde
croupe
Techniquessculpture
Précision représentations

Sur les chapiteaux des retombées des voûtes et les chapiteaux du couvrement des baies.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1840

Annexes

  • Prieuré Saint-Maixent de Verrines, liste des prieurs connus

    154 ? : Pierre Floury, receveur de François de Saint-Gelais et prieur du prieuré de Verrines

    1622 : Daniel Véronneau, avocat au parlement, prieur commendataire du prieuré de Verrines, et y demeurant

    3 juillet 1685 : Prise de possession par le fondé de procuration de mre Louis-Claude de Lachastre, clerc tonsuré du diocèse de Paris, bachelier en théologie ; refus de Louis Duveau, prêtre, curé de la paroisse d'ouvrir la porte ; opposition faite par le fondé de procuration de frère Claude de Laporte, prieur titulaire

    4 novembre 1685 : Prise de possession du prieuré par le porteur de procuration de Louis de Coursillon de Dangeau, abbé commendataire de l'abbaye de Fontaine-Daniel, diocèse du Mans, pourvu dudit prieuré, demeurant à Paris, Place royale

    avant 1770 : Mgr Charles de Grimaldi, évêque de Rodez.

    1 juin 1770 : Prise de possession du prieuré par le fondé de pouvoir de Pierre de Vauchaussade de Chaumont, prêtre du diocèse de Limoges, vicaire général du diocèse d'Auxerre, demeurant à Paris à l'hôtel de Bourgogne, rue de Savoie, bénéfice vacant par le décès de Mgr Charles de Grimaldi, évêque de Rodez, dernier titulaire dudit prieuré

    27 janvier 1771 : Prise de possession par messire André Jollivard, prêtre, chanoine de l'église Sainte-Radegonde de Poitiers, pourvu en commande dudit bénéfice vacant par la mort de Mgr Charles de Grimaldi, évêque de Rodez

    Liste des curés connus :

    1677 : Mre Charles Poupin, curé de Verinnes

    1685 : Louis Duveau, prêtre, curé

    1 avril 1686 : Prise de possession par mre Charles-Urbain Durant, prêtre du diocèse du Mans, bachelier en théologie de la faculté de Paris

    1698 : « La cure vaut quatre cens livres, tenue par le sieur Allard »

    8 mars 1712 : Prise de possession par mre Charles Dalmas, prêtre du diocèse de Poitiers, par la permutation faite entre ledit Dalmas et mre Robert Pommier de la cure de Verrines et de St-Pierre de Villiers

    6 juin 1713 : Permutation canonique de bénéfice, Charles Dalmas, prêtre, curé de St-Maixent de Verrines, et Pierre Biché, curé de St-Georges de Lusseray

    22 août 1713 : Prise de possession par Pierre Biché

    28 mars 1722 : Prise de possession par mre Jacques-François Aupretre

    24 janvier 1732 : ferme, messire Jacques-François Auprestre, curé de la paroisse de Verrines, y demeurant, à Jean Garnier, marchand et son épouse, d'un quartier de pré

    29 septembre 1751 : Prise de possession de la cure par mre Jean-René Debout, prêtre, vicaire de St-Hilaire de Melle et principal du collège, bénéfice vacant par la mort de jacques Auprestre, dernier titulaire

    21 décembre 1754 : Prise de possession de la cure de Montigné par mre René-Pierre Terrière, vicaire de St-Maixent de Verrines, cure vacante par la mort de mre Jacques-François Maisonnier

    4 janvier 1762 : Prise de possession par mre René-Pierre Terrière, prêtre, pourvu dudit bénéfice

    1769. René-Pierre Terrière est curé de ladite paroisse depuis huit ans

    1789 : Lévêque

    Prieuré de Verrines

    En 1818, un certain Pastureau est propriétaire des parcelles D 50, four banal, et D 44, maison, imposée pour sept ouvertures. Il s'agit vraisemblablement de Jean-François Pastureau, demeurant à Chizé, acquéreur de différents biens nationaux :

    1 juin 1791 : adjudicataire de la métairie du prieuré de Verrines-sous-Celles

    6 décembre 1791 : adjudicataire du logis du prieuré de Verrines-sous-Celles

    Devenu juge de paix du canton de Chizé, demeurant à Availles :

    19 messidor an IV [7 juillet 1796] : adjudicataire de la grange dimière dépendant du prieuré de Verrines, à Verrines-sous-Celles

    ancien juge royal, demeurant aux Ecurolles, commune d'Availles, 26 novembre 1817 : bail à ferme à Jacques Izoré, cultivateur, de la borderie de la Fuye en la commune de Verrines.

  • Prieuré Saint-Maixent :

    "1769 :

    La paroisse de Saint-Maixent de Verrine, située à une grande lieue de Melle est composée de 200 communiants, et les deux tiers de ses paroissiens sont protestants.

    L'église est très grande en bon état et réparée depuis sept ans, décorée et fournie d'ornements qui sont anciens et partie usés. Il y a un calice, un soleil, un ciboire et une custode pour les malades. Le soleil et la custode ont un pied commun et le ciboire et la custode ne sont pas dorés dans leurs coupes.

    M. le prieur est seigneur de la paroisse et principal décimateur. Il n'y a aucun revenu de fabrique.

    Le prieuré de St Maixent de Verrine fondé en ladite église dépend de l'abbaye de Saint-Maixent est chargé d'une messe tous les dimanches et fêtes, est possédé par M. l'Evêque de Rhodès, et affermé 5 800 livres déductin faitte de toutes charges, hors les décimes. Il n'y a aucune fondation sur legs faits à la cure.

    Le curé est à la nomination de M. l'abbé de St-Maixent et ne vaut que 500 livres. M. René Pierre Terrière est curé de ladite paroisse depuis huit ans.

    Signé Terrière, curé de Verrines".

  • Prieuré Saint-Maixent

    1er mai 1883. Inventaire des meubles et objets affectés au culte dans l'église de Verrines.

    une cloche, dans le clocher

    un autel immobile, en pierre et en bois sculpté, style renaissance, dans le sanctuaire

    six chandeliers et une croix en cuivre argenté, style roman, sur le maître autel

    six souches, sur le maître autel

    deux appliques à trois lumières, aux côtés du maître autel

    deux anges adorateurs en plâtre, aux côtés du maître autel

    une crédence en chêne avec pieds en fer, à côté du maître autel

    un petit crucifix en cuivre, sur la crédence

    un missel grand format, sur la crédence

    une nappe, sur la crédence

    un fauteuil, à côté de la crédence

    douze tabourets et douze agenouilloirs en chêne, dans le sanctuaire

    une chaise, dans le sanctuaire

    un bénitier et son goupillon, dans le sanctuaire

    un éteignoir, dans le sanctuaire

    une statue de l'enfant Jésus, dans le choeur

    un encensoir avec sa navette, dans le sanctuaire

    une lampe, dans le sanctuaire

    une sonnette, dans le sanctuaire

    un bidon en fer blanc, dans le placard du sanctuaire

    deux candélabres en cuivre à trois luminaires, dans le placard du sanctuaire

    deux candélabres imitation bronze, à deux luminaires, dans le placard du sanctuaire

    deux flambeaux imitation bronze à une bougie, dans le placard du sanctuaire

    deux flambeaux en cristal, dans le placard du sanctuaire

    quatre flambeaux en cuivre argenté, dans le placard du sanctuaire

    quatre bancs en bois blanc avec pied en fonte et quatre agenouilloirs, dans le choeur

    trois bancs en bois blanc avec agenouilloirs pour les enfants, dans le choeur

    une chaire, dans le choeur

    un crucifix à la chaire, dans le choeur

    un grand crucifix, en face de la chaire

    un tableau représentant la sainte Vierge et l'enfant Jésus, en face de la chaire

    une table de communion, séparant le sanctuaire du choeur

    un ciboire en argent, dans le tabernacle

    un pavillon, sur le ciboire

    un conopé blanc, devant le tabernacle

    un conopé blanc, pour mettre au tabernacle

    un chemin de croix, aux murs de l'église

    quinze chaises, dans l'église

    un confessional, dans l'église.

  • "On peut sans crainte faire remonter la fondation de ce monument vers l'an 900. L'aspect de cet édifice a quelque chose de féodal. Autour de lui se creuse des fossés, s'élève des murailles qui semblaient destinées jadis à défendre ses colonnes, ses chapiteaux, sa coupole.

    Les Cénobites qui l'élevèrent et qui le possédèrent, l'avaient ainsi disposé afin de l'avoir en tout temps, à toute heure. Mais ses remparts ne l'ont pas toujours défendu, car il en reste seulement aujourd'hui, le clocher, le bras de la croix, les absides.

    Cette église ; sans de grandes dévastations, existerait dans toute son intégrité, car les parties échappées au « marteau » destructeur, sont solides et semblent pouvoir braver pour quelques temps encore, les pluies et les orages. Ces débris seuls, attestent que l’Église de Verrines fût autrefois l'un des édifices les plus élégants, les plus remarquables de nos contrées. Les piliers qui soutiennent les arcades et les voutes sont formés par quatre colonnes engagées et séparées les unes des autres par la double saillie des pilastres intérieurs.

    Les chapiteaux qui la couronnent sont très riches. Plusieurs des corbeilles à galbe Corinthiens sont d'une grande élégance avec leur feuilles qui s'élèvent en gerbes et leurs volutes gracieusement recourbées.

    A l'un des chapiteaux on remarque un hibou et à chaque angle du tailloir, deux hommes qui semblent soutenir avec peine, le poids qui retombe sur eux.

    Parmi les autres chapiteaux, ceux qui sont au commencement de l'abside principale, méritent d'être signalés. Là, ce sont des hommes qui ont une corde au cou et semblent se trainer sur leurs mains et sur leurs genoux, puis ici deux personnages se renversent sur la tête attachés par une corde qui les presse par le milieu du corps ; on en voit deux autres assis vis à vis l'un de l'autre pieds contre pieds, ils tiennent une corde qu'ils s'efforcent de briser. Le chapiteau qui forme le pendant de celui que je viens de décrire, est aussi, garni de personnages, l'un a la tête appuyée sur un coussin, ses mains sont jointes ; un autre, à l'angle des chapiteaux, est presque à genoux, les bras tendus vers celui qui repose.

    L'abside principale est éclairée par trois petites fenêtres, flanquées chacune de deux sveltes colonnettes. Au centre de la croix, au dessus des piliers dont les colonnes sont habilement agencées au dessus de ces chapiteaux, dont plusieurs ont été refouillés par des taille-pierres si heureusement inspirés au dessous de ces tailloirs, dont quelques uns sont unis et dont les autres se distinguent par des rinceaux, des guirlandes, s'élève une coupole.

    Rien n'est plus distingué que la tour carrée qui surmonte ces ruines, sur chacune des ses faces, elle est percée par une petite fenêtre, ornée de plusieurs colonnettes, les chapiteaux sont formés par des feuilles qui s'épanouissent en gerbes. La tour est surmontée d'une corniche à modillons, dont quelques-uns sont d'assez bon goût et accompagnée d'une tourelle ou cage d'escalier qui produit un effet pittoresque. A l'extérieur des absides, se distinguent par de jolis détails l'abside principale seule, avait un peu d'importance, les deux latérales sont très petites.

    Les chapiteaux dans cette partie de l’Église, sont des feuillages, l'un d'eux est garni d'entrelacs.

    Cette Église, sous le vocable de St. Maixent, sous le nom (Ville Véchina) 936-966. L'endroit où les Bénédictins s'établirent en premier lieu ; s'appellent la maison des Défricheurs ou Prieuré.

    Outre Verrines, les Moines de St. Maixent possédaient encore, comme l'explique un jugement rendu en leur faveur, (au 10 X.bre.) vers l'an 1033 ; Montigné (Ville de Montiniaco) chef lieu de la commune de ce nom (BONOLIS) Bonneuil, commune de Verrines (VINELLA) Viré, village, dont quelques maisons seulement dépendent de la commune et (VILLANOVA) Villeneuve « voir plus loin ».

    Le Prieuré qui était de la dépendance des Bénédictins de St. Maixent valait quatre mille livres de rente.

    Un Dom, Claude De La PORTE, ou « PORTE », avait été Prieur et Seigneur de la Paroisse et avait droit de Chatellerie, on y tenait plaide ordinaire, dont les appellations allaient à St. Maixent.

    Je trouve dans un extrait du papier censif du Prieuré de Verrines (article 158), qu'à la fin de la date du 29 octobre 1768, le Prieuré de Verrines appartenait à tout et puissant Seigneur, Messire Charles de GRIMALDI d'Antibes, des Princes de Monaco, licenciés en théologie de la Faculté de Paris, Évêque et Comte de l’Évêché de RODES « Z » en son palais épiscopal.

    Le Prieuré, (comme l'église) a eu à souffrir de la rigueur des temps, le tout fût probablement démantelé à l'époque de la Révolution, le Curé qui désservait alors l'Eglise, se nommait LEVESQUE et était originaire de St. Maixent. Il ne prêta pas serment à la constitution et reste caché pendant un certain temps chez une veuve, il finit ensuite ses jours à l’Église de Secondigné, où il est inhumé.

    On peut voir encore de nos jours toute la surface qu'occupait l’Église de Verrines à l'époque de la splendeur. Sur une portion de l'emplacement du Prioré, on a élevé de nos jours, un couvent où deux ou trois Nonnes entretiennent une école.

    Bien que depuis fort longtemps, Verrines renfermait beaucoup de Protestants, ainsi qu'en fait foi Jean MIGAULT dans son journal, au passage où il dit qu'étant à la recherche d'un de ses enfants, il le rencontre au moment où il entrait dans Verrines bourg, où il se trouve beaucoup de Protesants".

    Récit recopié textuellement sur l'original manuscrit tout d'abord par Monsieur L. DANIAU en 1803 et repris par J. Bain le 15 septembre 1879. Quelques mots malgré tout ont été mis entre « guillemets » et suivis d'un mot plus compréhensible, afin que tous les lecteurs puissent mieux le comprendre.

    Armand COUDRET 1976.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 2 E 1 Mazières-sur-Béronne. Avril 1659 : Procès-verbal de visite des églises de l´archiprêtré de Melle par Jean de Nogeret, curé de Mazières-sur-Béronne.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 2 E 1 Mazières-sur-Béronne
  • 1er juin 1770 : Prise de possession du prieuré par le fondé de pouvoir de Pierre de Vauchaussade de Chaumont prêtre du diocèse de Limoges, vicaire général du diocèse d´Auxerre, demeurant à Paris à l´hôtel de Bourgogne, rue de Savoye, devenu vacant par le décès de Mgr Charles de Grimaldi, évêque de Rodez, dernier titulaire dudit prieuré.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 1974
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 8920. Prise de possession par le fondé de procuration de messire Louis Claude de Lachastre, clerc tonsuré du diocèse de Paris, bachelier en théologie ; la porte d´entrée est fermée, refus de Louis Duveau, prêtre curé, de l´ouvrir ; bénéfice vacant par la mort de Balthasar de Crevant ; opposition faite par le fondé de procuration du frère Claude de Laporte, prieur titulaire dudit prieuré.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 8920
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 8933 Prise de possession de la cure par messire Jean René Debout, prêtre, vicaire de Saint-Hilaire de Melle, desservant le prieuré de Melle et principal du collège, bénéfice vacant par la mort de Jacques Auprestre, dernier titulaire.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 8933
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 8962, 8963, min. 18 29 mai - 1er juin 1767 : Inventaire des effets de la communauté de feu Nicolas Pierre Delaroy, fermier, et Marguerite Elisabeth Benoist sa veuve.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 8962, 8963, min. 18
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 8971, fol. 97. 4 novembre 1685 : Prise de possession par le porteur de procuration de Louis de Coursillon de Dangeau, abbé commendataire de l´abbaye de Fontaine Daniel, diocèse du Mans, pourvu dudit prieuré, demeurant à Paris, place Royale.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 8971, fol. 97
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 8997 Prise de possession par messire René Pierre Terrière, prêtre, pourvu dudit bénéfice. Voir Melle (Deux-Sèvres 174), prieuré Saint-Hilaire.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 8997
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 9003 27 janvier 1771 : Prise de possession par messire André Jollivard, prêtre, chanoine de l´église Sainte-Radegonde de Poitiers, pourvu en commande dudit bénéfice, vacant par la mort de Monseigneur Charles de Grimaldy, évêque de Rodez.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 9003
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 10190. 1er avril 1686 : Prise de possession de la cure par messire Charles Urbain Durant, prêtre, bachelier en théologie de la faculté de Paris, diocèse du Mans.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 10190
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 10291. 8 mars 1712 : Prise de possession par messire Charles Dalmas, prêtre du diocèse de Poitiers, par la permutation faite entre ledit Dalmas et messire Robert Pommier de la cure de Verrines et de Saint-Pierre de Villiers.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 10291
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 10299 17 novembre 1734 : Marché entre Pierre Bellat, maître maçon, Elie Miot, maître couvreur, et Antoine Gaillard, maître charpentier, demeurant à Saint-Maixent, adjudicataires des réparations à faire aux bâtiments du prieuré de Verrines, et Jean Raboteau, maître charpentier, demeurant à Celles, pour faire toutes les réparations de charpente comme elles sont expliquées dans la visite faite en juillet dernier reçue par Caillon notaire (manque).

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 10299
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 10386, fol 71 28 mars 1722 : Prise de possession par messire Jacques François Auprêtre.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 10386, fol 71
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 10389, fol. 93 4 juillet 1728 : Procès-verbal de visite des réparations à faire à la nef par Elie Miot, couvreur et François Millaud, maçon, demeurant à Saint-Maixent.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 10389, fol. 93
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 10390, fol. 91 28 mai 1729 : Procès-verbal de visite à la requête du fondé de pouvoir du révérend père dom Jacques Cessa de La Porte, prêtre O.S.B., prieur dudit prieuré.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 10390, fol. 91
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E 10399, fol. 45 23 mai 1785 : Procès-verbal de visite du prieuré de Verrines et ses dépendances à la requête du fondé de pouvoir de messire Jean Henri de Grimaldy d´Antibes prieur commendataire dudit prieuré.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E 10399, fol. 45
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 3 E Moyne 22 août 1713 : Prise de possession par Pierre Biché.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 3 E Moyne
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 14 F 180. 1769 : Visite épiscopale de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire.

    p. 93 Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 14 F 180
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : G 17 20 décembre 1728 : Déclaration de revenus par Jacques François Auprêtre, curé vicaire perpétuel.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : G 17
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : L 1er suppl. 58 23 février 1793 : État des biens dépendant tant des fabriques que des cures situées dans l´arrondissement du bureau de Melle... : la cure de Verine, consistant en cour, batiments, grange, jardin, l´église, le cimetière, et ont de valeur de 4000 l., plusieurs ornements en mauvais état de valeur de 90 l.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : L 1er suppl. 58
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : Q 42 6 décembre 1791 : Procès-verbal d´adjudication définitive des domaines de la ferme du cy-devant prieuré de Verinnes consistant, 1, en une maison et servitude, le tout clos de murs, un jardin... 2, feu le four bannal... Adjudicataire : Jean-François Pastureau, demeurant à Chizé, pour 24 000 l + 2 928 l de frais.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : Q 42
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : Q 67 3 mai 1798 : Procès-verbal de vente de domaines nationaux. « la ci devant église de Verines... Adjudicataire : Jean Beauchamps, demeurant commune de Verines, pour 24 000 fr. 3 mai 1789 (14 floréal an VI) : Procès-verbal de vente de domaines nationaux. « la ci-devant église de Verines... » Adjudicataire : Jean Beauchamps, demeurant commune de Verines, pour 24 000 fr.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : Q 67
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 13 V 3 1er mai 1883 : Inventaire des meubles et objets affectés au culte dans l´église de Verrines.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 13 V 3
  • Archives départementales des Deux-Sèvres : 13 V 3 9 février 1906 : Inventaire des biens de la fabrique.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 13 V 3
  • Bibliothèque municipale de Poitiers : ms. 383 (192).

    p. 133-134 Médiathèque François-Mitterrand, Poitiers : ms. 383 (192)
  • Casier archéologique [documents établis par le service des Monuments historiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur des édifices protégés ou destinés à l'être].

    2 p., 12 fig., 1 plan, 1 coupe Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont
Documents figurés
  • Archives de la direction du Patrimoine, n° 3056 Département des Deux-Sèvres. Conservation des Monuments historiques. Église de Verrines-sous-Celles. État actuel... Niort, 1er avril 1842. Segrétain. Ech. 1/100. 337 x 370 mm. Encre, lavis. Plan.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : n° 3056
  • Archives de la direction du Patrimoine, n° 3057 Département des Deux-Sèvres. Conservation des Monuments historiques. Église de Verrines-sous-Celles. État actuel... Niort, 1er avril 1842. Segrétain. Ech. 1/100. 464 x 339 mm. Encre, lavis. Coupe transversale.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : n° 3057
Bibliographie
  • Anonyme. Notice sur Verrines (canton de Celles, arrondissement de Melle). Mémoires de la Société de Statistiques du Département des Deux-Sèvres, 1e série, tome XX, 1858/59.

    p. 96-99
  • Anonyme. Information à la séance du 12 novembre 1975. Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e série, tome VIII (1975).

    p. 500
  • Arnauld, Charles. Monuments religieux, militaires et civils du Poitou, Deux-Sèvres. Niort : Robin, 1843.

    p. 84-85, 114, 221
  • Bercé, Françoise. Les premiers travaux de la Commission des Monuments historiques, 1837-1848. Procès-verbaux et relevés. Paris : Picard, 1979.

    p. 208
  • Bonneau, Florence. L´église de Verrines-sous-Celles. Mémoire de maîtrise d´histoire de l´art médiéval. Poitiers, 1992 (non publié).

  • Camus, Marie-Thérèse. Les oiseaux dans la sculpture du Poitou roman. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e série, t. 11, 1967-1970.

    p. 10, 12
  • Camus, Marie-Thérèse, Carpentier, Elizabeth, Amelot, Jean-François. Sculpture romane du Poitou. Le temps des chefs d'oeuvre. Paris : Éditions A. et J. Picard, 2009.

    p. 50, 52, 56, 102, 196, 242, 256, 258, 263, 294, 305, 308, 334, 347, 361 n. 36, 430, 445, 459 ; fig. 33, 87-88, 196, 251, 281, 480
  • Crozet, René. Dictionnaire des églises de France. Paris : Robert Laffont, 1967, tome IIIc, Poitou-Saintonge-Angoumois.

    p. 203
  • Crozet, René. L´art roman en Poitou. Paris : Laurens, 1948.

    p. 116, 126, 133, 157, 162, 174, 185, 219, 220, 226 Médiathèque, Thouars : 944.6
  • Doray, Jean. Le service des Monuments historiques en Deux-Sèvres : ses débuts et son premier architecte, Pierre Théophile Segrétain. Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e série, t. 16, 1983.

    p. 168-169, 174, 176, 180-181
  • Giron, docteur Claude. Notes sur les anciens hôpitaux et les maisons de secours de la ville d´Angoulême. Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, 4e série, tome V, 1867.

    p. 157
  • Héliot, Pierre. Les églises abbatiales de Saint-Maixent, de Celles-sur-Belle et l'architecture poitevine. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e s., t. 2, 1955.

    p. 36-37 note 75
  • Joanne, Adolphe. De Poitiers à La Rochelle. Paris : Hachette, 1862.

    p. 13
  • La Girardière, Pontenier de. Abrégé de l´histoire de Melle et histoire de Verrines-sous-Celles. Paris : Henri Jouves, 1909.

    p. 44-49
  • Largeault, Alfred. Notre-Dame de Celles (Deux-Sèvres), son abbaye, son pèlerinage. Parthenay, 1900.

    p. 236
  • Lefèvre-Pontalis, Eugène. Les nefs sans fenêtres dans les églises romanes et gothiques. Bulletin monumental, tome 81, 1922.

    p. 260
  • Le Roux, Hubert. Comment on traitait le patrimoine au siècle dernier : la restauration de Saint-Hilaire de Melle. Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e série, tome XIII (1980).

    p. 259
  • Poignat, Maurice. Histoire des communes des Deux-Sèvres (vol. 2). Le pays Mellois. Niort : Éditions du Terroir, 1982.

    p. 150-152
  • Prin, Rémy. Aulnay d'ombre et de lumière, édition Bourdessoules, 2009.

    p. 171
  • Trotet, Gérard ; Dupuy, Pierre ; Grossin, François. Renseignements statistiques et écologiques concernant l´extension des Cyanophycées calcicoles dans les monuments historiques de la Vienne et des Deux-Sèvres. Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e série, t. 13, 1975-1976.

    p. 383
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Debelle Jacqueline - Liège Aurélie - Allard Thierry
Thierry Allard

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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