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Saint-Martial : présentation de la commune

Dossier IA17035051 réalisé en 1998

Fiche

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Aires d'étudesVals de Saintonge Communauté
AdresseCommune : Saint-Martial

L’histoire de la commune de Saint-Martial de Loulay est très nébuleuse, très peu de documents existe sur cette commune. L’origine du nom de la localité proviendrait de saint Martial, premier évêque de Limoges au 3e siècle. Fondateur de l’église d’Aquitaine, il est le saint patron éponyme de multiples villes et lieux de cultes catholiques, dont le plus renommé est l’abbaye Saint-Martial de Limoges. Le culte de saint Martial se perpétue encore aujourd’hui lors d’ostensions qui se déroulent tous les sept ans à Limoges. Au moment de la déchristianisation révolutionnaire, la commune reçu le nom de « l’Industrie » puis de « Martial Bel-Air ».

Selon l’ancienne appellation, Saint-Martial s’appelait Saint-Marsault et était autrefois un prieuré formant, avec d’autres bâtisses, un bourg autour de l’église. De ce bourg primitif, il ne reste que l’église et le cimetière. Le prieuré dépendait de l’office de l’abbaye de Saint-Jean d’Angély, a qui l’église fut donné en 1028.

Les revenus et les droits féodaux des terres de la paroisse étaient partagés entre le monastère et le seigneur de Maillé (paroisse de la commune voisine Coivert), ce qui a entraîné plusieurs litiges. Selon une légende, le seigneur de Maillé aurait accordé un droit de pacage aux paroissiens pour les beaux yeux d’une dame de Saint-Marsault.

L’église, dédiée à saint Martial, a été bâtie au 12e siècle, mais elle fut quasiment rasée une première fois durant la guerre de Cent Ans, puis plus tard pendant les guerres de Religion. De l’église primitive romane, il ne subsiste que le portail à trois voussures légèrement brisées et supportées par des colonnes à chapiteaux sculptés. La parti haute de cette façade, au-dessus des modillons, a été reprise au 15e siècle. L’abside romane ayant été détruite, un mur a été bâti aussi au 15e siècle, mais il conserve toutefois des chapiteaux romans.

L’église Saint-Martial est citée en 1028 par sa vente à l’abbaye de Saint-Jean d’Angély par une certaine Alearde. Elle fait partie du « blanc manteau d’églises » évoqué au 11e siècle par Raoul Glaber, où après les angoisses de l’an mille l’Europe se couvre de nouveaux sanctuaires en pierres.

La commune de Saint-Martial de Loulay se situe dans la région Nouvelle-Aquitaine, dans le département de la Charente-Maritime et plus précisément sur le territoire des Vals de Saintonge. Elle est positionnée sur la rive droite de la rivière la Boutonne, qui coule à l’est du territoire communal. C’est d’ailleurs dans cette partie que se trouvent les deux plus gros hameaux, la Grève et la Petite-Vaillette.

D’une superficie de 407 hectares, la commune s’étend sur 2,5 kilomètres d’est en ouest et 2,5 kilomètres du nord au sud. En plus du bourg, elle compte quatre hameaux, la Grève et la Petite Vaillette au nord-est, Les Martins à l’ouest et les Sauzets au sud. Elle aussi limitée par Coivert au nord, Blanzay sur Boutonne au nord-est, Saint-Pierre-de-l’Isle au sud-est et la Jarrie-Audouin au sud-ouest.

Située à 17 kilomètres au nord du chef-lieu d’arrondissement, Saint-Jean-d’Angély, la commune est traversée par la route départementale 210 selon un axe est-ouest. Elle permet de relier Loulay à l’ouest et Aulnay de Saintonge à l’est.

Le relief communal est marqué au centre par une colline, qui culmine à 61 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer. C’est sur celle-ci qu’a été édifiée l’église, dédiée à saint Martial. Le point le plus bas, 29 mètres d’altitude, se situe quant à lui au niveau de la rivière la Boutonne, à proximité du hameau de la Grève. Cette rivière est le cours principal de la commune, tandis que deux ruisseaux viennent également irriguer le territoire, le ruisseau du Roi au sud et le fossé de la Planche au nord.

Les espaces naturels se situent principalement au nord-est, aux abords de la Boutonne, et ils couvrent environ 6 % du territoire communal. Ce dernier est concerné par la mise en place d’un réseau expérimental « Peuplier de Poitou-Charente » aux abords de la Boutonne avec plantations comparatives de clones de peupliers. Le reste de la commune appartient à l’entité paysagère dite « plaines du nord de la Saintonge », caractérisé par des étendues essentiellement agricoles et très ouvertes. Ces plaines disposent d’espaces vastes et simples, où la culture du sol offre des paysages presque sans obstacles.

L’analyse de la morphologie urbaine montre le mode d’organisation des constructions et le réseau viaire qui s’y rattache. Le bourg en lui-même n’est formé que de deux ensembles (anciennes fermes). Il faut savoir que le bourg actuel était, au début du 19e siècle, un hameau nommé la Perdrix. En effet, l’étude du plan cadastral napoléonien, dressé en 1839, montre que le bourg était placé au pied de l’église. Suite à la destruction d'une partie de celui-ci, il a été transféré au hameau de la Perdrix. Les deux hameaux les Martins et les Sauzets ont gardé leur organisation d’origine. La vie s’est principalement développée à proximité de la rivière Boutonne, autour des hameaux la Grève et la Petite-Vaillette. La structure du hameau la Grève correspond à celle d’un village rue, avec un développement qui s’est fait le long de la voie principale, sans profondeur, avec des accès directs des habitations sur la route. Le hameau de la Petite-Vaillette est structuré en quatre îlots.

Les évolutions urbaines récentes s’observent au niveau des hameaux de la Grève et la Petite-Vaillette. L’urbanisation s’est faite le long de la route départementale 220, au coup par coup, sous forme de maisons individuelles, en contribuant à relier ces deux hameaux. Cette évolution qui résulte de l’habitat pavillonnaire reste toutefois très modérée.

Références documentaires

Bibliographie
  • Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Poitou-Charentes. Tome 1. Paris : Flohic, 2002. p. 352.

  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l’arrondissement de Saint-Jean d’Angély. 6e fascicule, Canton de Loulay. Saint-Jean d'Angély, imprimerie Brisson, 1972. p25.