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Saleignes : présentation de la commune

Dossier IA17035057 réalisé en 2000

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Aires d'étudesVals de Saintonge Communauté
AdresseCommune : Saleignes

Une ancienne paroisse du Poitou

Dès le Moyen-Age, Saleignes, dont la paroisse et l'église appartenaient au monastère de Saint-Cyprien de Poitiers, relevait de la province du Poitou. Elle se dénommait alors Saint-Didier-de-Saleignes et, ce, jusqu'à la Révolution.

Cette bourgade serait l’héritière de l’ancienne Villa Salénia ; le village se serait développé autour du domaine de Salenius, un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine. Pendant le 18e siècle, la paroisse de Saleignes, qui était située dans la Généralité de Poitiers et dépendait de l'Élection de Niort, appartenait au marquisat de Chef-Boutonne.

Lors de la création du département de la Charente-Maritime, Saleignes a été détachée du Poitou et a été incorporée dans le canton de Néré. Ce dernier qui comprenait onze communes a subsisté peu de temps avant d'être intégré dans le nouveau canton d'Aulnay, devenu dès lors le plus vaste canton de la Charente-Maritime.

Saleignes aux 19e et 20e siècles

Au cours du 19e siècle, la commune connaît une certaine prospérité et atteint même son apogée sur le plan démographique, puisqu'elle enregistre son chiffre de population record avec environ 275 habitants recensés en 1841. À cette époque, la commune comptait deux moulins à vent en activité et une tuilerie approvisionnée par les bois de la forêt. Les deux moulins à vent fonctionnaient grâce à une importante production locale de blé, d'orge et d'avoine. Cette activité agricole, encore dominante aujourd'hui sur la commune, a permis de fixer sur place un important silo de stockage de céréales.

En 1893, la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux décide de relier Saint-Jean d'Angély à Saint-Saviol en passant par Aulnay-de-Saintonge et Chef-Boutonne. En 1896, la commune est équipée d'une gare, au lieu-dit la Borne, qui est dénommée gare de Saleignes-Romazières. L'arrivée de cette voie ferrée n'a pas eu d'impact sur la démographie, puisqu'au début du 20e siècle Saleignes comptait une moyenne de 180 habitants. Cette ligne de chemin de fer a fonctionné pendant plus d'un demi-siècle mais a dû cesser toutes ses activités fin décembre 1950, ce qui a eu des répercussions sur l'économie du canton d'Aulnay et en particulier sur celle des petites communes rurales.

Dès le début du 20e siècle, la commune est touchée par le mouvement de l'exode rural entamé depuis la seconde moitié du 19e siècle. Ce phénomène ne s'est pas estompé malgré quelques réalisations importantes : construction d'une voie ferrée et de la gare ferroviaire, puis installation de l'école et de la mairie en 1931 dans de nouveaux locaux au nord-ouest du bourg. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la commune connaît une très forte baisse de l'activité agricole et rurale, aggravée par la fermeture définitive de la gare ferroviaire. Si l'économie locale dépend en grande partie de l'exploitation forestière qui est gérée par l'Office National des Forêts, la culture des céréales est devenue dominante. Celle-ci est introduite dès les années 1960 après les opérations de remembrement agricole qui touchent l'ensemble de la Saintonge du Nord, d'où les paysages de plaines qui apparaissent au sud de la commune. Au début des années 1980, à la suite de sa fermeture, l'école est transformée en gîtes communaux, mais l'immeuble abrite toujours la mairie.

Située à l'extrémité nord-est du département de la Charente-Maritime, en bordure des Deux-sèvres, Saleignes dépend de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély et du territoire des Vals de Saintonge. Elle est bordée par les communes de Vinax au nord, les Eduts au sud-ouest et Romazières au sud-est. Elle est placée à 16 kilomètres d'Aulnay-de-Saintonge et à 34 kilomètres du chef-lieu d'arrondissement Saint-Jean-d'Angély. Le bourg le plus proche et le plus important par son équipement en services de première nécessité est celui de Néré. Cet ancien chef-lieu de canton auquel appartenait Saleignes est situé à seulement 5,5 km au sud-ouest, sur la D131, route départementale qui relie Néré à Chef-Boutonne via Saleignes.

La commune appartient à la partie la plus élevée du département, faisant partie de la bordure méridionale du seuil du Poitou où tout son territoire est supérieur à 100 mètres d'altitude. Avec une altitude moyenne de 130 mètres, Saleignes est une des communes la plus haute du département de la Charente-Maritime, se situant après les Eduts, Vinax et Contré.

Le coteau le plus haut s'élève à 148 mètres, à l'ouest de la commune, au lieu-dit Les Vignes Renfermées. Les points les plus bas se situent, quant à eux, à l’extrême nord-est au niveau de la forêt d'Aulnay, avec une moyenne de 110 mètres.

Au sud et à l'ouest, la couverture forestière s'est considérablement amenuisée et a laissé place à de grandes étendues de terres cultivées, aux champs ouverts, rappelant les grands terroirs céréaliers de la plaine de l'Aunis et de la Saintonge du nord. Ce paysage agricole se prolonge vers les plateaux du Ruffécois dans le département de la Charente.

Saleignes est toutefois une commune fortement boisée où la forêt est située essentiellement au nord et à l'est du territoire communal, sur la limite départementale des Deux-Sèvres. Aujourd'hui, environ 45 % de son territoire est recouvert de bois et forêts, ce qui en fait l'une des communes les plus boisées de la Charente-Maritime.