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Seigné : présentation de la commune

Dossier IA17035058 réalisé en 2001

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Aires d'étudesVals de Saintonge Communauté
AdresseCommune : Seigné

Une histoire ancienne méconnue

L'histoire ancienne de Seigné n'a laissé que peu de documents et de vestiges. La toponymie ne propose des pistes que très incertaines : il s'agirait peut-être d'une dérivation du latin Seniacum (domaine de Senius) ou Sania (marais), mais ce ne sont que des hypothèses. Le territoire de la commune aurait été traversé par la voie antique reliant Aulnay-de-Saintonge (Aunedonnacum) à Chassenon (Cassinolagus). Des sarcophages du Haut Moyen Age auraient été découverts au début du 20e siècle à Nougeret.

Le bourg se développe autour d'une église romane édifiée sans doute au 12e siècle. C'est le premier jalon posé dans l'histoire de Seigné, aucun élément plus ancien n'ayant à ce jour été identifié sur le petit territoire de la commune. L'église semble porter la trace d'incendies : guerre de Cent Ans ? guerres de Religion ? Aucun autre bâti repéré lors de l'inventaire ne remonte au Moyen Age.

A cette époque, la paroisse relevait du comté de Fontaine et pour partie du prieuré de Sénebière (Chives). Le chapitre de chanoines de Saintes y avait également des possessions, comme au Gicq ou aux Eduts. A la Révolution, une grange appartenant au chapitre est vendue comme bien national. Le lieu-dit « le Fief Chapitre », à l'extrémité est de la commune, est d'ailleurs toujours visible sur les cartes.

Au 17e siècle, la famille de Barbezières, alliée à celle de Montbron de Fontaine, fait édifier le logis de Nougeret, aujourd'hui en ruine. D'après le docteur Texier, ce logis aurait peut-être remplacé un autre du 15e siècle, mais cette information semble très hypothétique. Étonnamment, Nougeret appartenait à la province du Poitou, tandis que Seigné se trouvait en Saintonge.

Au 18e siècle, la paroisse compte environ 150 habitants. Ses principales productions sont le blé et le vin. A la Révolution, la paroisse appartient quelques années au canton de Néré, bientôt intégré à celui d'Aulnay-de-Saintonge. L'ancien presbytère est vendu comme bien national en 1796.

Seigné aux 19e et 20e siècles

Le développement de la commune se poursuit au cours du 19e siècle, grâce à l'ampleur de la culture de la vigne et de la production d'eau-de-vie. Selon les écrits de Gautier (vers 1840), la commune produit principalement des vins, des grains, du foin et du bois.

Comme nombre de communes en Vals de Saintonge, le 19e siècle voit la reconstruction de la plupart des maisons et fermes de Seigné. Parmi elles, quelques imposantes propriétés viticoles caractéristiques du vignoble cognaçais, avec de vastes logements, de nombreuses dépendances et des décors sculptés récurrents.

La population augmente jusqu'à 300 habitants dans les années 1850-1860. La commune s'enrichit et procède à des travaux publics : construction d'une mairie-école, transfert du cimetière hors du bourg. Un temple est également construit dans le bourg, ce qui indique une importante communauté protestante.

Un léger recul de la démographie, liée à l'exode rural, s'amorce quelques années avant la crise du phylloxéra, mais celle-ci va précipiter le déclin de la commune : elle ne compte plus que 200 habitants vers 1900. L'agriculture doit se reconvertir à l'élevage laitier, puis à la production céréalière. Isolée des grands axes et des villes, Seigné voit décliner sa population inexorablement tout au long du 20e siècle.

Malgré tout, la commune poursuit sa modernisation : électrification, adduction d'eau, routes… Une distillerie est fondée en 1942 à Nougeret. Toutefois, les derniers commerces disparaissent et l'école ferme à son tour en 1978. En 2001, il y avait un maçon et sept exploitations agricoles dont trois également viticoles. On comptait 88 habitants au recensement de 2014.

La commune du Seigné se situe à environ trente kilomètres à l'est de Saint-Jean d'Angély, à treize kilomètres d'Aulnay-de-Saintonge et seize kilomètres de Matha, au sein de la Communauté de Communes des Vals de Saintonge, en Charente-Maritime. Elle est entourée par les communes de Néré et Romazières au nord, Fontaine-Chalendray à l'est, Cressé au sud, Le Gicq à l'ouest.

La commune possède un territoire de 643 hectares. Il est traversé par le ruisseau la Gravelle, affluent de l'Antenne qui prend sa source dans le bourg (au lavoir). Le paysage est très vallonné, notamment autour de Nougeret. Le point le plus bas se trouve à la limite de la commune du Gicq, au sud-ouest, et le plus élevé se situe à l'opposé, au nord-est, au-delà de Nougeret, à la limite avec Romazières. Le bourg se trouve à environ 80m d'altitude.

Seigné se trouve à la limite de plusieurs formes de paysages, les plaines céréalières du nord de la Saintonge, le pays bas viticole et la marche boisée. Les sols sont constitués de plaines calcaires, dévolues en quasi-totalité à l'agriculture et à la viticulture. On compte quelques espaces boisés au nord et au sud. Les paysages, principalement composés de vastes champs remembrés, sont généralement ouverts.

La commune n'est traversée que par des axes ce circulation secondaires, reliant Aulnay-de-Saintonge et Néré à la Charente.L'habitat est regroupé en un pôle principal, le bourg, de taille moyenne. On ne compte que deux hameaux, Chez Chauché et Nougeret dont l'ancien logis est quelque peu écarté, situé dans un paysage très pittoresque.

Références documentaires

Documents figurés
  • AD 17. 3 P 5191/01 à 05. 1834, plan cadastral napoléonien de la commune de Seigné.

    Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : 3 P 5191.
Bibliographie
  • Cassagne, Jean-Marie. Seguin, Stéphane. Origine des noms de villes et villages de Charente-Maritime. Saint-Jean d'Angély : Ed. Bordessoules, 2002. p. 211.

  • Chapacou, Denis. Aulnay, un voyage dans l'histoire du canton, 1995. p. 45.

  • Flohic Ed. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime : t. 1. Paris : Ed. Flohic, 2002, p. 144, 145.

  • Gautier, M.-A. Dictionnaire des communes de Charente-Maritime (1839). Saintes : Les Chemins de la Mémoire, 1998. p. 138.

  • Texier, Jean. Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean d'Angély. "Canton d'Aulnay", t.2. Saint-Jean d'Angély, 1970. p. 50, 51.

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