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Tannerie et usine de chaussures Poyaud, puis Férez

Dossier IA79002163 réalisé en 2003

Fiche

Œuvres contenues

Appellationstannerie Poyaud, puis Jarry, puis Damelon, puis Baudry-Férez, puis Férez
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, cheminée d'usine, bureau
Dénominationstannerie, usine de chaussures
Aire d'étude et cantonDeux-Sèvres - Mauléon
Hydrographiesl' Ouin
AdresseCommune : Mauléon
Adresse : 9 rue de la
Tannerie
Cadastre : 2003 AK 144, 155

Cette tannerie est créée en 1734 par la famille Poyaud. Après les destructions de la Révolution et des guerres de Vendée, les bâtiments sont reconstruits par Paul et Pierre Poyaud, qui entreprennent la fabrication de chaussures. Jacques Jarry, un beau-frère, leur succède en 1829, puis Paul, son fils, et Alexandre, son petit-fils. La direction est prise vers 1865 par l'époux d'une fille Jarry, Eugène Damelon. Le fils de ce dernier, Paul, va développer l'entreprise de manière significative, avec notamment l'adjonction d'un secteur de corroyage à façon pour empeignes. Le mari de sa nièce, Théophile Baudry, lui succèdera en 1910. C'est à cette époque qu'est édifié le logement patronal (étudié IA79002185). Un secteur de fabrication de chaussures, situé rue Saint-Pierre, est annexé à la tannerie vers 1905 ; cette unité est bientôt détachée du reste de l'usine lorsque sa direction est prise par Louis Férez. Des bâtiments de séchoir sont construits au début du 20e siècle le long de la route de Nantes ; ils seront prolongés plus tard du côté ouest. En 1918, l'entreprise produit par mois 180 cuirs pour la tannerie et 700 pour la corroierie. En 1936, les usines de tannerie et de chaussures sont de nouveau réunies et dirigées par Fernand Férez. En raison de la pénurie de cuir durant la guerre, l'activité de tannerie cesse au profit de la fabrication de chaussures à semelles de bois et d'une scierie installée route de Nantes. En 1970, le fond est vendu à François Petit, mais l'affaire cesse complètement son activité peu de temps après. Actuellement, les bâtiments abritent une communauté des Compagnons d'Emmaüs.

En 1918, la tannerie compte un broyeur d'écorces, 10 fosses, 42 cuves de basserie, 4 pelains, 3 fouloirs, 2 coudreuses et un turbulent, tandis que la corroierie comprend une lisseuse, un marteau, une scie, une machine à blanchir et un tonneau à mettre en huile. Les machines sont entraînées par une machine à vapeur de 60 ch, remplacée en 1918 par un moteur à huile lourde de 45 ch. L'usine de chaussures est équipée de presses à découper, de scies, de machines à coudre et de machines à clouer les talons entraînées par un moteur de 10 ch.

Vers 1900, 300 personnes travaillent à l'usine ou à domicile pour cette entreprise.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1734, daté par travaux historiques, daté par source

Tous les bâtiments de cette usine sont en moellon de granite enduit et couverts d'ardoise. Les bâtiments les plus anciens forment les deux côtés d'une cour le long de la rivière ; ils sont en rez-de-chaussée avec comble à surcroît. Les encadrements des ouvertures du rez-de-chaussée sont en brique et en plein cintre. Les ateliers situés le long de la rue des Tanneries possèdent un étage carré et un grand comble à surcroît ; une croupe polygonale coiffe l'extrémité est à pans coupés. Les bâtiments situés le long de la route de Nantes sont dotés d'un étage de soubassement et d'un rez-de-chaussée surélevé ; les encadrements des ouvertures sont en brique et pierre.

Mursgranite moellon enduit
Toitardoise
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couvrementscharpente en bois apparente
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
pignon couvert
pignon découvert
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
États conservationsétablissement industriel désaffecté

Industrie du cuir

Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsédifice non protégé MH

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Deux-Sèvres, 1 F 6, enquête sur la reprise et le développement de la vie économique en Poitou, Tours, 1918, T. II.

    p. 283-284, 311-313
  • AD Deux-Sèvres, 3 P 30, matrices cadastrales de Saint-Jouin-sous-Châtillon.

Documents figurés
  • En-têtes de lettres de 1897 et 1919, dans : CHAUVIN, Jacques. Le sabaron et l'escarpin, Mougon : Geste Editions, 1992.

    p. 125
Bibliographie
  • CHAUVIN, Jacques. Le sabaron et l'escarpin, Mougon : Geste Editions, 1992.

    p. 125-128
  • LOEZ, Alexandre. Les Deux-Sèvres : Monographie économique : agriculture - commerce industrie. - Niort : Imprimerie Saint-Denis, 1926.

    p. 52, 105, 106
  • MAUDET, Xavier. Mauléon ; deux siècles de son histoire, 1989.

    p. 170, 176-177
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Moisdon-Pouvreau Pascale
Pascale Moisdon-Pouvreau

Chercheur Service Patrimoine et Inventaire


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