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Temple de protestants

Dossier IA79000922 réalisé en 2001

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Genrede protestants
Dénominationstemple
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Lieu-dit : Verrines-sous-Celles
Cadastre : 1981 344 AN 172

Dans une lettre au Ministre de la Justice et des Cultes, le pasteur Baillif signala en 1840 plusieurs lieux de réunion religieuse, dont une vieille grange, peu en rapport avec la dignité du culte à Verrines. En 1845, on demanda à l'architecte-voyer Bernard Gurs un devis pour la construction d'un oratoire dans la consistoriale de Melle, dans la commune de Verrines. Ce projet n'a pas abouti et les protestants de Verrines continuèrent à se réunir dans une grange mise à leur disposition par un fermier. Les démarches pour obtenir des subventions continuèrent ; en 1857, l'emplacement offert par le conseil municipal était toujours libre. Un nouveau projet de construction a été dressé en février 1865 par l'architecte niortais François-Victor Vallet, projet approuvé par le conseil municipal, puis par le conseil presbytéral en mai 1868. Le 16 septembre 1874, Pierre Fouché et son épouse vendent à la commune une pièce de terre de douze ares et les travaux sont adjugés le 16 octobre suivant à Daniel Mainson, entrepreneur à Fressines. Après plusieurs demandes de modifications, l'édifice a été construit de 1875 à 1877 sous la direction de l'architecte niortais Edouard-Julien Gresset qui, en février 1870, avait repris le cabinet de François-Victor Vallet. Son projet pour Verrines ayant été exécuté vers 1866 dans la commune de Vitré, l'édifice est dû à l'architecte Edouard-Julien Gresset. En 1877, la réalisation de la chaire a été confiée à François Pairault, menuisier à la Ronze. Les murs de clôture sont bâtis de 1878 à 1879 par l'entrepreneur Louis Martin sous la direction de Guillaud, architecte à Vernoux-sur-Boutonne. En 1894, l'architecte départemental Paul Mongeaud a dressé un devis pour diverses réparations extérieures et intérieures ; nous ne savons pas si celles-ci ont été exécutées. En 1906, le temple était pourvu d'une chaire en bois sculpté et d'une table de communion. Le service de communion ainsi que le vase de baptême sont dits être la propriété privée de M. Pitton. Une réfection totale de la couverture a été entreprise de 1962 à 1963. Enfin, à l'occasion du centenaire de l'édifice, le conseil municipal et les communes associées ont entrepris de 1978 à 1980 des réparations importantes (remplacement de la porte d'entrée, consolidation de la charpente et remise en état de la toiture, peintures.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Gurs, Bernard architecte voyer attribution par source
Auteur : Vallet François-Victor
François-Victor Vallet

Architecte.


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architecte attribution par source
Auteur : Gresset Edouard-Julien architecte attribution par source
Auteur : Mongeaud Paul [Antoine]
Paul [Antoine] Mongeaud (23/01/1850 - 1923

Architecte né en 1950 à Nontron. Ingénieur de l’École centrale (1871). Nommé architecte de la ville de Rochefort à la fin de 1879. Architecte municipal de Béziers en 1881. Architecte du Département des Deux-Sèvres de 1888 au début des années 1900.

Auteur notamment de Niort : archives départementales, 1894 (Mon. hist., 178, p. 130) ; Rochefort, hospice civil, école, bureau d’octroi, école de dressage (1879-1881, hôtel de ville (1881) ; Lezay, temple (1889) ; Vitré, presbytère protestant (1893, 1895) ; Verrines-sous-Celles, temple protestant (1894) ; Mougon, prieuré Saint-Jean-Baptiste (1894-1902) ; Saint-Maixent-l’École, sacristie du temple (1895, 1897) ; Prailles, temple protestant (1900-1907) ; Saint-Coutant, groupe scolaire (1900-1902) ; Soudan, temple (1901) et église Notre-Dame (1921) ; La Mothe-Saint-Héray, église Saint-Héray (1902) ; Le Busseau, école de filles (1902) ; Thouars, école maternelle Bergeon (1907) ; La Chapelle-Thireuil, école de filles (1908) ; Coulonges-sur-l’Autize, école de filles (1909) ; Chail, prieuré Saint-Pierre-et-Paul (1911) ; Melle, poste (1912) ; Rom, monument aux morts (1920-1921).


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architecte départemental attribution par source

L'édifice, de plan allongé, se distingue par sa grande hauteur. Les élévations latérales, soutenues par des contreforts, sont percées par trois baies en arc brisé. La façade en pignon se caractérise par sa porte d'entrée, de style néo-classique, encadrée de pilastres cannelés et l'entablement est surmontée d'un fronton cintré ; au-dessus de cette porte, il y a des baies en triplet en arc brisé et une autre baie en arc brisé a été percée dans le pignon. Les contreforts angulaires, les pignons et les baies de la façade sont coiffés de fleurons. Une sacristie ou vestiaire est accolé au chevet.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toitardoise
Plansplan allongé
Couverturestoit à longs pans
pignon découvert
Typologiesde style composite néo-classique et néo-gothique
Techniquessculpture
Précision représentations

La porte d'entrée est encadrée de pilastres cannelés et l'entablement est surmontée d'un fronton cintré ; les contreforts angulaires, les pignons et les baies de la façade sont coiffés de fleurons.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • Le projet du temple de Verrines est dû à l'architecte Edouard-Julien Gresset, successeur de François-Victor Vallet.

    Après l'acquisition du cabinet de François-Victor Vallet, il a repris au moins trois de ses projets :

    - la mairie-école de Chey (c. Lezay), exécuté suivant le projet ;

    - le temple de Verrines-sous-Celles ;

    - la mairie-école de Salles (c. La Mothe-Saint-Héray), non exécuté.

    Le projet du temple de Verrines de François-Victor Vallet a été exécuté, à quelques modifications près, dans la commune de Vitré.

    Le temple de Verrines se distingue par son développement en hauteur, les angles sont chaînés en bossage et la porte d'entrée principale est sommée d'un fronton cintré.

    On retrouve ces caractéristiques dans le nouveau projet que Gresset a dressé pour la mairie-école de Salles : un corps central pour la mairie, sans étage et dont la travée centrale est surmontée d'un édicule formé par deux lits de pierre percés d'un oculus, le tout sommé d'un fronton cintré. La mairie est encadrée de part et d'autre par les deux logements pour les instituteurs, des logis hauts et assez étroits, dont les chaînages sont à bossage, ainsi que les encadrements des fenêtres.

  • A. Devis des ouvrages à exécuter pour la construction d'un oratoire dans la consistoriale de Melle, situé dans la commune de Verrines, du 20 novembre 1845 :

    « L'oratoire dont il s'agit sera construit en la commune de Verrines, sur une longueur de dix-sept mètres, sur une largeur de dix mètres hors oeuvre ; sa hauteur sera de sept mètres trente centimètres aux dessous des berges, avec des épaisseurs de mur de soixante-dix centimètres ; dans ledit mur il y aura quatre croisées, comme le dessin l'indique et une porte, les mêmes seront couronnés d'une assise de pierre de taille tout autour de trente-cinq centimètres d'épaisseur formant une saillie de trente centimètres [corniche].

    L'intérieur sera pavé en dallage avec de la pierre provenant des carrières de Celles, le plafond (ou tillis) sera en bois blanc à douelles de seize centimètres au plus de largeur sur une épaisseur de vingt millimètres. Les fermetures de la porte et des croissées seront en bois de sapin de première qualité ; la charpente aussi en sapin ; la couverture sera en tuiles creuses, qui reposera sur des lattes en chêne ... ».

    B. Extrait du registre des délibérations du Comité des inspecteurs généraux des édifices diocésains, séance du 6 mai 1870 :

    « Le Comité, après examen des plans et devis relatifs à la construction d'un temple protestant dans la commune de Verrines, signale d'abord l'insuffisance du chiffre auquel on évalue la dépense de l'entreprise, qui très probablement dépasserait les prévisions.

    Pour ce qui est des plans, il fait observer que l'édifice projeté prendrait de meilleures proportions et présenterait intérieurement une disposition plus convenable sous le rapport des conditions d'acoustique, si on restreignait sa longueur en lui donnant une largeur plus considérable de manière à lui laisser en définitive la même surface.

    Le Comité conseille, en outre, de diminuer la hauteur du chevet, en décrochant sa toiture du grand comble et de ramener cette partie de l'édifice à la forme rectangulaire afin de pouvoir y mieux ajuster le bâtiment de vestiaire dont la disposition est inadmissible, telle qu'elle est indiquée au projet.

    Il fait observer enfin que l'architecture de la façade qui manque totalement de caractère quoiqu'elle ne soit pas exempte de recherche, pourrait gagner à être simplifiée et devrait, dans tous les cas, être dégagée des deux contreforts inutiles, indiqués à droite et à gauche du portail.

    En conséquence de ces diverses observations, le Comité est d'avis qu'avant d'examiner dans quelle proportion l'Etat pourra venir en aide à la commune de Verrines dans les dépenses à faire pour l'exécution de l'entreprise dont il s'agit, il y a lieu de renvoyer les plans avec invitation à l'architecte d'en faire l'objet d'une nouvelle étude ».

    C. Extrait du registre des délibérations du Comité des inspecteurs généraux des édifices diocésains, séance du 13 janvier 1873 :

    « Après examens des plans et devis dressés en vue de la construction d'un temple protestant dans la commune de Verrines-sous-Celles, le Comité, jugeant peu vraisemblable que la somme de 22.000 fr. à laquelle est évaluée la dépense de cette construction puisse suffire pour l'exécuter intégralement dans de bonnes conditions, fait observer qu'on pourrait obtenir une économie notable en faisant un comble moins élevé avec couvertures en tuile canal et en réduisant au moins d'un mètre la hauteur de l'édifice dont cette réduction ne ferait d'ailleurs qu'améliorer l'aspect tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

    A la condition que le projet sera modifié en ce sens, le Comité est d'avis qu'il y a lieu d'accorder un secours de huit mille fr. ».

    D. Inventaire des biens du conseil presbytéral, du 9 février 1906 :

    « Dans le temple protestant de Verrines décrit ci-contre :

    1. 48 bancs ...

    2. 2 tableaux indicateurs des chants ...

    3. 1 harmonium, son estrade et son banc ...

    4. 1 tableau noir et son chevalet ...

    5. 1 calorifère ...

    6. 4 lampes verre avec suspensions ...

    7. 1 table de communion recouverte d'un tapis ...

    8. 1 grande bible, 1 bible moyenne, cantiques pour le service du temple ...

    9. 1 grand drap mortuaire ...

    10. 1 petit drap blanc pour enfants ...

    11. une petite armoire contenant les deux draps ...

    12. un brancard ...

    Dans la sacristie, M. le trésorier nous déclare qu'il n'est détenteur d'aucun denier.

    Cette sacristie contient :

    13. 1 table en noyer ...

    14. 1 lampe à pied en bronze ...

    15. robe du pasteur et rabats ...

    16. 2 bourses de collectes ...

    17. service de communion, vase de baptême ...

    18. 1 armoire bibliothèque ...

    19. 1 étagère bibliothèque ...

    20. 500 volumes environ ...

    21. 9 chaises ...

    22. 1 glace ...

    23. 1 poële hors d'usage ...

    Le temple protestant de Verrines couvre, avec ses dépendances, une superficie d'environ 10 ares. Il appartient à la commune qui l'a fait édifier vers 1875 sur un terrain lui appartenant.

    On y remarque un vestibule avec deux portes latérales et une porte donnant accès dans la salle du culte, une chaire en bois sculpté, et deux troncs fixés au mur à côté des deux portes latérales, le tout faisant corps avec le temple.

    La sacristie, annexe du temple avec lequel elle communique directement ne comprend aucun immeuble par destination.

    La valeur du sol occupé par le temple et la sacristie peut être évaluée ... à 250 fr.

    Le presbytère appartient à la Société civile de St-Just en Chaussée ...

    Tous les meubles et objets mobiliers qui le garnissent sont la propriété personnelle de M. Pitton, ainsi qu'il le déclare ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Deux-Sèvres. 2 O 2789.

  • Document.

    Archives départementales des Deux-Sèvres, Niort : 13 V 3
  • A.N. : F19 10691 (consistoire de Melle). Travaux de Bernard Gurs, architecte, 1843-1845.

  • A. privées.

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