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Vallée de la Charente

Dossier IA17050718 réalisé en 2015

Fiche

Aires d'étudesVallée de la Charente

Rendu navigable à partir d'Angoulême par des aménagements pratiqués au Moyen Âge, le fleuve a permis le développement de ports à Angoulême, Cognac, Saintes, Tonnay-Charente et Rochefort, pour le transport de matériaux, de produits manufacturés et de vivres. Il a également stimulé l'économie des communes alentours. La navigation a longtemps été pratiquée à courant libre entre Cognac et l'océan, jusqu'à ce que des écluses soient construites à Chaniers et à Saint-Savinien. En raison de la baisse du trafic dans la première moitié du XXe siècle, la section de Cognac à Tonnay-Charente a été rayée de la nomenclature des Voies navigables de France (VNF) en 1957. L'ancien axe commercial et économique est désormais consacré à la navigation de plaisance qui se développe fortement ces dernières années.

La presque totalité du cours du fleuve et de ses affluents est classée dans le réseau européen Natura 2000. En outre, la loi Littoral s'applique sur la plus grande partie des espaces naturels sensibles de l'estuaire. Au plan de la protection des paysages, depuis août 2013, 17 500 hectares (dont 10 000 en mer) de l'estuaire sont classés, et un site de Port-des-Barques, la Côte-de-Piedemont, est inscrit depuis 1967.

Sites de proctectionloi littoral, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Le fleuve Charente parcourt 381 kilomètres entre sa source à Chéronnac, en Haute-Vienne, et son embouchure dans l'océan Atlantique, traversant successivement les départements de la Charente, de la Vienne et de la Charente-Maritime.

En Charente-Maritime, le fleuve a une faible pente et sa vallée se caractérise par un large fond plat et des coteaux à peine marqués. Grossi par les eaux de ses affluents, le Né, le Coran, la Seugne, la Boutonne, il parcourt 93 kilomètres en faisant de nombreux méandres. Il est en outre relié, en aval de Tonnay-Charente, à la Seudre par le canal de la Bridoire, achevé en 1862. La marée, qui se faisait autrefois sentir jusqu'à Cognac, a été limitée jusqu'à la Baine, à Chaniers, grâce à la construction d'un barrage dans les années 1960 à Saint-Savinien. En aval de Rochefort, la Charente forme une grande boucle et s'élargit progressivement dans les marais, pour atteindre plus de 500 m de large dans les cinq derniers kilomètres. Elle se jette dans l'océan par une large embouchure entre Fouras et Port-Des-Barques.

Le fleuve est soumis à des crues annuelles largement débordantes, principalement en période hivernale et printanière ; assez fréquemment, des crues de grande ampleur provoquent des inondations longues à régresser en raison de la faible pente et des marées qui ralentissent l'écoulement. Les limons déposés au cours des épisodes de crues contribuent au surhaussement des berges.

Les prairies de la large vallée de la Charente entre Cognac et Rochefort sont ainsi inondées chaque hiver. En aval de Rochefort, des marais sont organisés en un réseau dense de chenaux et de fossés, creusés pour assainir les prairies, et d'anciens marais salants sont convertis en prairies et en peupleraies. À son embouchure, le fleuve alimente en eau douce le bassin ostréicole de Marennes Oléron, composé de marais, de claires et de parcs à huîtres. Toutes ces zones humides rassemblent de nombreuses espèces et forment une mosaïque de milieux écologiques très riches.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Moisdon Pascale