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Villa des Iles

Dossier IA86008222 réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

Appellations des Iles
Parties constituantes non étudiées jardin, dépendance, pigeonnier, remise
Dénominations villa
Aire d'étude et canton Vals de Gartempe et Creuse - Pleumartin
Adresse Commune : Vicq-sur-Gartempe
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : 6 rue du Pont
Cadastre : 2010 AY 156, 161, 162 ; 2010 AZ 58

La Villa des Iles a été construite en 1906, selon les plans tout d'abord établis par l'architecte Féron, repris ensuite par Ferdinand Milord, architecte à Châtellerault. Les commanditaires de cette villa de style Art nouveau, qui témoigne d'une importante ascension sociale, sont les époux François Guyard et Marie Alphonsine Guyard, née Brouard.

Marie Alphonsine Brouard est née le 28 novembre 1849 à Vicq-sur-Gartempe, fille de Silvain Brouard, journalier et d'Anne Dorin, domestique. Son père déclare ne pas savoir signer lors de l'établissement de l'acte de naissance. Il a eu dix enfants (Marie Alphonsine est la cinquième) de trois mariages différents. Anne Dorin est sa deuxième épouse, elle s'est mariée le 17 novembre 1846 à l'âge de 17 ans et a un premier enfant le 9 mars 1847. Elle décède le 22 mars 1853, alors que Marie Alphonsine n'a que 3 ans. En 1856, alors que la famille habite le bourg, après avoir été domiciliée aux Touches, puis à Chantegros, Jules et Narcisse, deux frères de Marie Alphonsine âgés de 9 et 15 ans, sont déclarés mendiants dans le recensement de la population. Entre 1861 et 1866, Marie Alphonsine quitte le domicile familial pour travailler à Paris. Elle se marie le 25 novembre 1882 à la mairie du 11e arrondissement avec François Guyard, né le 9 septembre 1847 à Marsannay-la-Côte (Côte-d'Or), fils de vigneron. A partir d'une date inconnue, ils habitent rue des Petits-Ponts à Pantin, où François Guyard travaille comme directeur d'usines pour l'entreprise de grande distribution Félix Potin.

Probablement en 1904 et 1905, alors qu'ils habitent encore Pantin, les époux Guyard achètent plusieurs terrains à Vicq-sur-Gartempe, compris dans l'angle de la rue du Pont et du chemin de l'Abreuvoir, dans le but d'y construire une villa. Les premiers plans sont signés le 26 novembre 1904 par Féron, architecte à Pantin. La villa est prévue avec une utilisation importante de la brique pour les encadrements d'ouvertures et les bandeaux, des baies couvertes en arc segmentaire ou en plein cintre avec peu de variations et une toiture composée de longs pans et de croupes. Une lucarne relativement simple surmonte l'élévation ouest et une autre lucarne, prévue avec une fermette débordante, est positionnée à l'est.

Les plans fournis ne doivent pas convenir aux époux Guyard, puisque de nouveaux plans sont proposés par l'architecte Féron le 10 janvier 1905. L'architecte a modifié les ouvertures, en privilégiant les encadrements rectangulaires au rez-de-chaussée, il a remplacé les bandeaux de briques par d'autres décors en brique en forme de losanges sur l'élévation est, il propose des chaînages d'angle en brique et pierre, mais il prévoit surtout des lucarnes beaucoup plus imposantes, de style néo-gothique à l'est et à l'ouest. Sur un autre plan quasiment identique non daté, l'architecte a envisagé, peut-être en option, une lucarne de style classique à l'ouest. L'apparition de lucarnes richement décorées sur ces plans témoigne probablement de la volonté des commanditaires de construire une demeure offrant davantage de prestige. Les plans ont été signés par François Guyard, mais ils n'ont jamais été réalisés.

En 1905, de nouveaux plans sont signés par Ferdinand Milord, né en 1849 à Angles-sur-l'Anglin, architecte à Châtellerault. Dans l'ensemble, à l'exception du comble, Milord a respecté les plans dressés par son prédécesseur pour l'aménagement intérieur de la villa, mais il a par contre largement modifié le projet concernant les élévations extérieures et la toiture. Inspiré par l'Art nouveau, il enrichit le projet de nombreux décors en pierre sculptée, brique ou céramique, invente des décors différents autour de chacune des baies de l'élévation est, et couvre la villa d'un toit à longs pans brisés, avec un toit indépendant en pavillon dans l'angle sud-est. Les éléments de décor apportés aux élévations est et ouest apportent à la Villa des Iles un aspect très original, particulièrement rare pour les villas construites en milieu rural. Deux ans avant la Villa des Iles, en 1904, un immeuble Félix Potin est construit rue de Rennes à Paris dans le style Art nouveau. Ce bâtiment est peut-être à l'origine de la volonté des époux Guyard de construire une villa dans ce style.

La construction de la Villa des iles est autorisée par l'agent voyer Alluaume le 27 décembre 1904, puis par la sous-préfecture le 31 décembre suivant, à condition de respecter l'alignement en bordure de route. Le 30 avril 1906, François Guyard écrit au préfet pour lui demander l'autorisation de détruire un hangar, magasin d'approvisionnement dépendant du pont, situé au sud de la route, et de le reconstruire à ses frais de l'autre côté de la route. La réception des travaux de ce hangar a lieu le 23 avril 1907.

Pour la villa, les travaux débutent probablement en 1906, comme l'indique la date portée sur la lucarne sud de l'élévation est, mais la correspondance entre François Guyard et l'agent voyer Alluaume indique que les travaux sont en cours en mai 1907. Les carreaux de céramique portant l'inscription "Villa des Iles", à l'étage de l'élévation est, ont été posés quelques mois ou années plus tard, car ils n'apparaissent pas sur une carte postale réalisée après la fin des travaux. Quelques différences peuvent être observées entre les plans dressés par Milord et la construction finalisée, comme par exemple la salle de billard, prévue initialement à l'étage, située aujourd'hui dans le comble.

Quelques travaux sont ensuite réalisés dans l'environnement de la villa. Ainsi, les époux Guyard reconstruisent le mur de clôture au nord de la route et établissent un caniveau, avec l'autorisation de l'agent voyer Alluaume. En 1908, ils achètent un jardin situé face à la villa, au nord de la route. Les années suivantes, ils y construisent une dépendance. François Guyard décède en 1912. Sa veuve fait preuve de générosité en offrant des dictionnaires aux enfants de l'école et en finançant le monument aux morts de Vicq. Elle décède en 1932, elle est inhumée avec son époux dans une chapelle funéraire du cimetière de Vicq. Plusieurs propriétaires se sont alors succédé jusqu'à aujourd'hui, mais peu de modifications ont été effectuées depuis la construction de la villa : la cuisine a été remaniée dans les années 1960, une chambre à l'étage a été transformée en salle d'eau. A l'extérieur, certains carreaux de céramique ont disparu et le jardin a été modifié. La villa a été inscrite au titre des Monuments Historiques le 15 décembre 2010.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1906, porte la date
Auteur(s) Auteur : Féron, architecte,
Auteur : Milord Ferdinand, architecte,

La Villa des Iles est située dans le bourg de Vicq-sur-Gartempe, immédiatement à l'ouest du pont franchissant la rivière. Bâtie sur d'importants remblais, elle domine la Gartempe et les îles qui lui ont donné son nom. Elle s'apparente aux nombreuses villas construites à cette époque en bord de mer, à la périphérie des villes ou au bord des fleuves. La villa est aménagée dans une parcelle triangulaire, à l'angle de la rue du Pont et du chemin de l'Abreuvoir.

Les contraintes topographiques du terrain ont imposé un certain nombre de dispositions et d'aménagements. Pour protéger la villa des inondations et limiter la dénivellation, une importante quantité de terre a été apportée, maintenue par un mur de soutènement haut de 6 mètres. Un étage de soubassement a été aménagé au niveau du jardin, sous la villa et sous la terrasse. Enfin, la villa adopte un plan au sol proche du trapèze pour exploiter la forme triangulaire de la parcelle.

La villa s'élève sur quatre niveaux et présente deux portes principales, l'une à l'ouest, côté bourg, l'autre à l'est, côté rivière. Ces deux élévations sont d'ailleurs celles qui ont été les plus soignées, avec un décor plus important. La demeure est construite en appareil polygonal pour l'étage de soubassement. Au rez-de-chaussée, des bandeaux successifs en pierre de taille et en brique sont couronnés d'un bandeau mouluré en pierre, qui encadre la partie supérieure des baies sur les quatre élévations. Au-dessus, la villa est construite en moellon enduit. La pierre de taille et la brique ont également été utilisées pour les angles, les encadrements des ouvertures, les corniches, les bandeaux et les souches de cheminée, souvent disposées en alternance. Le sommet des différentes élévations est particulièrement soigné, avec un bandeau de briques présentant des arêtes vives saillantes et une corniche en pierre soulignée par une frise de carreaux de céramique décorés d'iris, fabriqués par la faïencerie Boulenger à Choisy-le-Roi.

A l'est, la villa communique avec le jardin par un escalier extérieur en pierre à deux volées convergentes menant à une terrasse. Une porte en anse de panier, percée sous le palier de l'escalier, ouvre sur l'étage de soubassement. La rampe d'appui repose sur des balustres en pierre, identiques à celles de la balustrade fermant la terrasse. Cette dernière borde l'élévation est de la villa et se prolonge sur une partie de l'élévation sud.

L'élévation est de la villa est composée de trois niveaux de trois travées d'ouvertures. Chacune des neuf baies diffère des autres par un encadrement ou un décor particuliers. Au rez-de-chaussée, la baie sud est couverte en anse de panier et surmontée d'un décor végétal dans lequel s'inscrivent les lettres CP, tandis que la baie nord est rectangulaire, surmontée d'un décor végétal mais sans inscription. Au centre, la porte est couverte en arc segmentaire, son linteau à décor végétal est encadré par les consoles à volutes soutenant le balcon à balustrade en pierre de l'étage. Les trois baies de l'étage ont des encadrements constitués alternativement de brique et de pierre. Des carreaux de céramique, décorés d'iris et sur lesquels se trouve l'inscription "Villa des Iles", décorent le linteau de la baie centrale. Ce décor est encadré par deux motifs coniques en céramique surmontés par deux consoles soutenant la corniche. Les mêmes motifs coniques en céramique encadrent les baies latérales. La baie sud est surmontée de carreaux de céramique décorés d'iris, encadrés de consoles portant le balcon à garde-corps en fer forgé de la baie située au-dessus. Cette dernière est couverte en anse de panier, aménagée dans une lucarne dont le fronton, sculpté d'un décor végétal portant l'inscription 1906, porte trois motifs coniques en céramique et trois amortissements en pierre en forme d'obélisque. Cette lucarne est installée dans le toit en pavillon brisé couvrant l'angle sud-est de la villa, dont les murs sont un peu plus élevés que pour le reste de l'édifice. Les deux autres travées de l'élévation est sont surmontées d'un oculus ovale au centre et d'une lucarne à devant en pierre et brique au nord, décorée de deux motifs coniques et d'un motif floral en céramique. La couverture de cette lucarne est en forme d'arc en doucines affrontées, jointes par un motif végétal.

L'élévation nord, en bordure immédiate de la route, présente un décor beaucoup moins varié. Cette élévation est organisée en trois travées d'ouvertures et les ouvertures d'un même niveau sont identiques. Ainsi, l'étage de soubassement est éclairé par trois lucarnes en anse de panier. Le rez-de-chaussée présente des fenêtres à encadrement en pierre, surmontées d'un décor végétal. A l'étage, les encadrements sont en brique et pierre, les plates-bandes sont délardées en arc segmentaire et encadrées par deux motifs coniques en céramique et un décor végétal sculpté. Dans le comble, une lucarne centrale, presque identique à la lucarne nord de l'élévation est, est encadrée de deux oculus ovales. Sur une pierre de l'angle nord-est est peinte l'inscription : "F. Milord architecte Châtellerault".

L'élévation ouest est la plus étroite du fait de la forme triangulaire de la parcelle, mais elle présente un riche décor, principalement concentré sur la travée centrale. Cette élévation est parfaitement symétrique. De ce côté, la villa est précédée d'un porche et d'une petite cour triangulaire, bordée par un muret et une grille métallique. Le porche, ouvert sur trois côtés, repose sur quatre colonnes à chapiteaux sculptés d'arums. Les mêmes fleurs ornent la face ouest du porche, au-dessus de l'ouverture en arc segmentaire. Sous le porche, la porte est couverte d'une plate-bande en arc segmentaire, décorée de feuilles sculptées. Un balcon, surmontant le porche, est clos par une balustrade en pierre. Il est accessible par une porte-fenêtre dont la plate-bande délardée est décorée d'iris sculptés. Les piédroits, en brique et pierre, sont sommés de quatre consoles qui soutiennent un fronton cintré à volutes interrompu par une lucarne. Cette lucarne, à baie couverte en anse de panier, présente un fronton portant l'inscription CP, trois motifs coniques en céramique et trois amortissements en pierre en forme d'obélisque. Les baies latérales sont en plein cintre, à encadrement en pierre et décorées de motifs végétaux au rez-de-chaussée, en anse de panier, à encadrement en brique et pierre, avec des motifs coniques en céramique à l'étage. Deux oculus ovales éclairent le comble.

L'élévation sud n'est pas rectiligne, un pan coupé brise la forme trapézoïdale du plan pour permettre de constituer un angle droit au sud-est (seul angle droit de la villa) et ainsi d'élever le pavillon carré. Les baies de l'étage de soubassement, de différentes tailles, sont couvertes en anse de panier. Les baies du rez-de-chaussée et de l'étage sont similaires à celles de l'élévation nord : baies à encadrement rectangulaire en pierre surmontées d'un motif végétal au rez-de-chaussée, baies à encadrement en brique et pierre, à plate-bande délardée en arc segmentaire, décorée d'un motif végétal et encadrée de motifs coniques en céramique à l'étage. Deux baies, séparées par un plein-de-travée en brique et bois, éclairent la cage d'escalier. Une lucarne, identique à celle de l'élévation nord, et un oculus éclairent le comble.

La couverture de la villa est en ardoise. Un toit en pavillon brisé, surmonté d'une girouette en zinc, coiffe l'angle sud-est. Le reste de l'édifice est couvert par un toit à longs pans et croupes brisés, couronné par un épi et une crête de faîtage en zinc.

A l'intérieur, chaque niveau de la villa est organisé de manière similaire : un couloir central traverse le bâtiment dans un axe est-ouest et les pièces sont réparties de part et d'autre. La cage d'escalier, située dans la partie sud-ouest, dessert les quatre niveaux. La villa comprend un étage de soubassement presque entièrement enterré à l'ouest et de plain-pied du côté du jardin à l'est. Il s'étend aussi sous la terrasse. Plusieurs pièces de répartissent de part et d'autre d'un long couloir qui relie la porte ouvrant sur le jardin, sous la terrasse, et l'escalier intérieur tournant en pierre. La cave comprend une chaufferie avec une réserve de combustible, un atelier contenant un puits avec deux pompes, une cave à vin, une buanderie et un garage.

Le rez-de-chaussée surélevé comprend un vestibule derrière la porte ouest et un couloir se prolongeant jusqu'à la porte ouvrant sur la terrasse. Les portes, à deux vantaux, présentent des verrières à décor géométrique, de même que les baies des toilettes et de la pièce située au nord-ouest. La pièce principale du rez-de-chaussée, au sud-est, présentait aussi deux verrières, mais celles-ci ont été déposées et conservées dans la cave. Outre le même décor géométrique, ces verrières figurent deux soldats de l'époque Renaissance. Des verrières à décor géométrique éclairent aussi la cage d'escalier et le couloir de l'étage. Le sol du rez-de-chaussée est couvert de carreaux de céramique, probablement de grès cérame, dans le couloir, le vestibule, la pièce au nord-ouest et la cuisine, de parquet dans les autres pièces. Le rez-de-chaussée est pourvu de quatre cheminées en marbre. Les deux pièces situées à l'est ont leur plafond décoré de rosaces.

Depuis le vestibule, un escalier tournant en bois permet l'accès à l'étage. Ce niveau était composé de quatre chambres et d'une salle de bains, mais une des chambres a été transformée en salle d'eau. Les chambres sont munies de rosaces au plafond, pour les deux situées à l'est, et de cheminées. Un pan de papier peint d'origine est conservé dans le couloir. L'escalier tournant en bois monte au comble, divisé en trois chambres, un grenier et une salle de billard. Le billard est probablement présent depuis la construction de la villa.

Côté rivière, la villa est précédée d'un jardin, composé d'allées bordées de buis, de massifs et de quelques arbres, clos par le mur de soutènement et une grille métallique. Sur le côté sud du jardin, une dépendance est divisée en trois pièces : latrines, pigeonnier et petit abri de jardin. Sa façade est construite en brique pour le gros-oeuvre et en pierre pour les encadrements d'ouvertures et les angles. Les autres élévations sont en pierre de taille. Deux trous à pigeons sont percés dans l'élévation postérieure. La couverture en ardoise est sommée d'épis et d'une crête de faîtage.

Des dépendances sont situées au nord et au sud, de l'autre côté de la route et du chemin de l'Abreuvoir. Au nord, une dépendance, à plan en L, est construite en moellon enduit, avec des encadrements d'ouvertures et des angles en brique et pierre. La couverture en tuile mécanique est sommée d'une crête de faîtage. Plusieurs lucarnes éclairent le comble à surcroît. Ce bâtiment est aujourd'hui aménagé en habitation. Au sud, des jardins sont disposés en terrasses accessibles par des escaliers en pierre et une cave munie d'un puits est voûtée en anse de panier.

Murs calcaire
brique
enduit
moellon
Toit ardoise
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans brisés
toit brisé en pavillon
croupe brisée
Escaliers escalier de distribution extérieur, escalier symétrique, en maçonnerie
escalier intérieur, escalier tournant à retours sans jour, en charpente
États conservations bon état
Techniques sculpture
céramique
vitrail
Représentations iris arum soldat ornement végétal ornement géométrique
Précision représentations

Des carreaux de céramique sont décorés d'iris. Les mêmes fleurs sont sculptées au-dessus d'une baie de l'étage de l'élévation ouest. Les chapiteaux du porche, sur l'élévation ouest, sont sculptés d'arums. De nombreux motifs végétaux ornent les plates-bandes des baies. Les verrières présentent un décor géométrique et deux soldats d'époque Renaissance.

Inscriptions : Villa des Iles ; CP ; 1906 ; F. Milord architecte Châtellerault ; Cette villa a été construite dans le style Art nouveau, style en vogue à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, privilégiant l'inventivité, l'esthétisme des formes courbes, le décor végétal et l'utilisation de matériaux variés dans l'architecture. Exceptionnelle par son style et son volume dans les Vals de Gartempe et Creuse, la Villa des Iles présente de nombreux décors, principalement végétaux, sur des supports variés : pierre, brique, céramique, verre, métal. La construction de cette demeure prestigieuse témoigne de la réussite sociale des commanditaires, les époux François Guyard et Marie Alphonsine Brouard, née à Vicq-sur-Gartempe dans une famille modeste.

Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 2010/12/15
Précisions sur la protection

Inscription par arrêté du 15 décembre 2010.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives Départementales de la Vienne : 9 E 345/10 : Naissances, publications, mariages, décès de la commune de Vicq-sur-Gartempe (1848-1849)..

  • Archives Départementales de la Vienne : 8 M 3/356 : Recensements de la population de la commune de Vicq-sur-Gartempe.

  • Conservation Régionale des Monuments Historiques. Dossier de protection de la Villa des Iles. Direction Régionale des Affaires Culturelles, Poitiers.

  • Archives privées.

Bibliographie
  • Association VGCA. Rues et chemins, le bourg de Vicq-sur-Gartempe. Vicq-sur-Gartempe, mai 2008.

    p. 37-41
(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel (c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Beauvarlet Gilles